CARTES DE M. DUPERRET
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ment plus grande dans l’hémisphère boréal que dans l’hémisphère opposé.
« En terminant son mémoire, M. Hansteen appelle l’attenlion sur le rapport qui paraît exister entre la température moyenne d’un lieu et sa position vers les pôles magnétiques. Il ajoute que M. Brewster, d’Edimbourg, a adopté ce rapport , et que plusieurs naturalistes sont portes à attribuer l’abaissement de la température à la puissance des' pôles magnétiques. Mais il ne lui paraît pas encore possible d’éclaircir cette question , qu’il regarde comme une énigme , dont la solution jettera le plus grand jour sur la constitution intérieure de la terre.
§ II. Cartes de M. Duperrey.
Après avoir pris connaissance du Mémoire qui précède, M. Duperrey, désirant fixer son opinion sur les questions qu’il renferme, s’est d’abord appliqué à achever la carte des lignes isodynamiques qui était restée incomplète, faute d’observations dans l’hémisphère austral. Dans Tes nouvelles cartes que M. Duperrey a présentées à l’Académie des sciences, en i833 ( voyez pL XVII et XVIII), les lignes isodynamiques de l’hémisphère nord sont à peu près telles que M. Hansteen les avait déjà tracées ; mais celles de la zone intertropicale et de l’hémisphère sud ont éprouvé des modifications considérables. Les observations faites à Payta, à Offak, à Sourabaya,à l’Ile-de-France, au Port-Jackson et à Van-Diémen, ont fait remonter les lignes d’égale intensité vers le nord, de 8 à lo® en latitude selon les localités, et la ligne i,6, 'qui passait sur la partie méridionale de la terre de Van- Diémen, est remplacée parla ligne i,8, qui ne permet plus d’admettre la différence que M. Hansteen croyait pouvoir établir entre les intensités des deux hémisphères.
C’est en faisant dépendre des observations de M. de Humboldt, ses propres observations et celles que M. de Rossel avait faites, durant le voyage de l’amiral d’Eutrecasteaux , que M. Duperrey est parvenu à fixer la valeur