‹ Traite experimental de l'electricite et du magnetisme, et de leurs rapports avec les phenomenes naturelsChapitre 256 sur 327 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

fêtera, ne fîit-ce que quelques heures, il faudra, si c’est possible, mesurer la déclinaison, l’inclinaison et l’intensité.

En cherchant à concilier les observations d’inclinaison, faites à des époques éloignées dans diverses régions de la terre peu distantes de l’équateur magnétique, on avait reconnu, depuis quelques années, que cetéquateur s’avance progressivement et en totalité de l’orient à l’occident. Aujourd’hui on suppose que ce mouvement est accompagné d’un changement de forme. L’étude des lignes d’égale inclinaison envisagée sous le même point de vue, n’offrira pas moins d’intérêt. Il sera curieux, quand toutes ces lignes auront été4racées sur les cartes, de les suivre de l’œil dans leurs déplacements et dans leurs changements de courbure; d’importantes vérités pourront jaillir de cet examen. On comprend maintenant pourquoi nous demandons autant de mesures d’inclinaison qu’on en pourra recueillir.

Les observations d’intensité ne datent que des voyages de d’Entrecasteaux et de M. de Humboldt; et cependant elles ont déjà jeté de vives lumières sur la question si compliquée, mais en même temps si intéressante, du magnétisme terrestre; et cependant à chaque pas le théoricien est arrêté par le manque de mesures exactes. Ce genre d’observations mérite, au plus haut degré, de fixer l’attention des officiers de la Bonite,

Quant à la déclinaison , son immense utilité est trop bien sentie des navigateurs, pour qu’à cet égard toute recommandation ne soit pas superflue.

Les voyages aérostatiques de MM. Biot et Gay-Lussac, exécutés jadis sous les auspices de l’Académie, étaient en grande partie destinés à l’examen de cette question capital^ : la force magnétique qui, à la surface de la terre j dirige l’aiguille aimantée vers le nord, a-t-elle exactement la même intensité à quelque hauteur que l’on s’élève?

Les observations de nos deux confrères, celles de M. de Humboldt faites dans les montagnes, les obser- VI. a' partie. 28

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