VI. partie
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d’observations se rapportent à deux branches principales, dans lesquelles se subdivise la science du magnétisme terrestre, dans son état actuel, et qui ont une certaine analogie avec les théories des mouvements elliptique» des planètes et de leurs perturbations périodiques et séculaires. La première de ces branches comprend la distribution de l’influence magnétique sur le globe, à l’époque actuelle, dans son étal moyen, lorsque les effets de fluctuation temporaire sont négligés, ou qu’on les a fait disparaître en prenant des observations continuées pendant un temps suffisant pour en neutraliser les effets. La seconde branche comprend l’histoire de tout ce qui n’est pas jiermanent dans le phénomène, soit que cette partie variable apparaisse sous forme de changements momentanés, quotidiens, mensuels ou annuels, ou sous celle de changements progressifs qui ne sont pas compensés par des changements contraires , mais qui s’accumulent constamment dans une direction, de manière à altérer, au bout de quelques années, la somme moyenne des résultats obtenus.
« Ces derniers changements sont , relativement aux quantités moyennes et aux fluctuations temporaires , ce que, dans les mouvements planétaires, sont les variations séculaires par rapport aux orbites moyens et aux perturbations de la courte période.
« Il y a cependant cette différence, que dans la théorie planétaire, toutes ces variétés d’effets ont été rapportées d’une manière satisfaisante à une cause unique , tandis que dans celle du magnétisme terrestre, il est loin d’en être ainsi, et que le cas contraire n’est pas dénué de probabilité. En effet, rien ne s’oppose à ce que l’on puisse voir, dans les grandes lignes des courbes magnétiques, dans leuTs déplacements généraux et leur changement de forme sur la surface du globe, le résultat de' causes agissant dans l’intérieur de la terre et envahissant toute la masse; tandis que les variations annuelles et diurnes de l’aiguille, avec leur série de mouvements jiériodiques subordonnés, peuvent provenir et provieu-
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ncnt vraisemblablement de courants électriques produits par des variations périodiques de température à la surface du globe, variations dues à la position du soleil au-dessus de l’borizon, ou dans l’écliptique, et modifiées par des causes locales ; tandis que les décharges électriques locales ou temporaires, ducs à des causes calorifiques, cliiiiiiques ou mécaniques, agissant dans des régions élevées de ratmosphcre et sc renouvelantirrégulièrement ou à intervalles , peuvent servir à rendre compte de ces mouvements incessants et accidentels comme on pourrait le croire, que des observ^ations récentes ont placés dans un jour aussi manifeste et aussi intéressant. La théorie électro-dynamique, qui rapporte tout le magnétisme à des courants électriques, garde le silence sur les causes de ces courants qui peuvent être divers, et que l’analyse seule de leurs effets peut nous fairer considérer , soit comme dus à des causes internes superficielles ou atmosphériques.
« Ce n’est pas seulement pour l’usage des navigateurs qu’il est nécessaire d’avoir des cartes donnant une idée générale des lignes de déclinaison, d’inclinaison et d’intensité. Ces cartes, si on pouvait ,se fier à elles, et qu’elles fussent bien complètes, seraient d’un usage très-utile pour le théoricien, considérées non-seulement comme directions générales dans le choix des formules empiriques, mais encore comme moyens puissants pour faciliter les recherches numériques par le choix qu’elles présentent de données convenablement disposées , et, par-dessus tout, comme offrant décidément les meilleurs moyens de comparer toute théorie donnée avec l’observation. En effet, le mode le plus prompt et le plus efficace d’épreuve pour l’application numérique d’une théorie magnétique terrestre, ne consisterait pas à calculer servilement ses résultats pour des localités données, quelque nombreuses qu’elles fussent, et d’accumuler les erreurs apparentes avec les erreurs réelles d’observation et de magnétisme local, mais à comparer la totalité des lignes dans nos cartes avec des lignes correspondantes, telles qu’elles ré-
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sultent (les formules que l’on doit essayer , et dans lesquelles l’accord ou le désaccord de ces lignes ne montrera pas seulement combien les dernières représentent les faits, mais encore nous fournira des indications distinctes des modifications cju’clles exigent.
« Malheureusement pour le progrès de nos théories, nous sommes encore bien éloignés déposséder des cartes, même de déclinaison, l’élément le plus nécessaire aux naviga- ,teurs; bien plus, les autres cartes , celles qui sont relatives à l’inclinaison et à l’intensité, présentent les lacunes les plus déplorables, surtout dans les régions antarctiques , par la pratique continuelle de cha(|ue mode d’observation approprié à la circonstance dans laquelle l’observateur se trouve placé pendant le voyage. Un des objets les plus dignes d’attention sei'ait de compléter ces lacunes. Et d’abord, en mer, on ne peut pas attendi’c des observations magnétiques qui y sont faites, la précision dont elles sont susceptibles à terre. Néanmoins, on s’est assuré que nonseulement la déclinaison, mais encore l’inclinaison et l’intensité peuvent être observées avec une piveision suffisante pour fournir une instruction utile, si l’on met assez de patience et de précaution , et si on le fait dans les circonstances ordinaires de la mer et de l’atmosphère. L’intensité totale, comme on s’en est assuré, peut être mesurée avec un grand degré d’exactitude en adoptant une méthode statique d’observation récemment découverte par M. Fox, dont l’appareil fait partie des instruments dont l’expédition doit être pourvue. T.,orsqu’on pense que, au défaut de ces observations, toute la
[lartie du globe qui est maintenant recouverte par ’Océan, resterait (m blanc sur ces cartes, il devient inutile d’insister sur la nécessité de s’occuper attentivement dans ce voyage, et dans les deux vaisseaux, d’une série journalière d’observations magnétiques sous les trois rapports ci-dessus ment ion nés. Les observa lions magnétiques, en mer, seront naturellement affectées par le magnétisme du vaisseau, qu’on doit éliminer, si l’on veut obtenir des résultats utiles.