‹ Traite experimental de l'electricite et du magnetisme, et de leurs rapports avec les phenomenes naturelsChapitre 27 sur 327 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

et même de a kil. , suffit pour obtenir les plus petites mesures.

Ceux qui sont plus petits ont l’avantage, h la vérité, sur les plus grands, de recevoir un plus fort degré d’aimantation; mais on n’emploie les premiers que lorsque l’on se trouve dans l’impossibilité d’aimanter puissamment les derniers.

Pour un appareil qui renferme un barreau de i a kil. , il suffit d’un local semblable à celui de l’observatoire de Gœttingue. La pièce peutavoirmoinsde largeur et former un angle quelconque avec le méridien magnétique, dans le sens de sa longueur, attendu que le miroir n’est pas attaché au bout du barreau, comme da^is le magnétomètre unifilaire, mais bien au milieu de l’axe de l’étrier.

La salle où l’appareil est placé doit avoir une hauteur considérable, afin que les deux lils métalliques auxquels riustrument est suspendu, puisse se trouver à une distance facile à mesurer. Quand on n’a pas une hauteur suffisante, bu perce le plafond.

Le barreau dont ou fait usage doit être beaucoup plus lourd que l’étrier, et former avec ce dernier un poids capable de tendre convenablement les fds ; par conséquent, quand deux barreaux sont aimantés au même degré, peu importe celui que l’on choisit, pourvu que le fil soit tendu comme il convient. Quand on ol)serve tous les jours les variations de la déclinaison et celles de rintensilé à des distances très -rapprochées, il faudrait avoir un nombre double d’observateurs, si les deux appareils étaient séparés; il convient donc de les placer tians la même salle, eu sorte que la déclinaison moyenne ne soit pas affectée, ainsi que les variations de l’inclinaison et de l’intensité.

T.e cercle de torsion a été placé en' bas pour ne pas être obligé d’aller au plafond ; c’est pourquoi les vis servant .à allonger ou raccourcir les fils sont adaptées à l’étrier; elles sont disposées aussi pour que l’on puisse, de l’étrier même, les approcher ou les éloigner, afin de

6a DESCniPTfON DF, l’appareil.

diminuer ou d’augmenter à volonté leur force de dir recllon.

Quoiqu’il soit très-simple de donner aux deux fils la même distance en haut comme en bas, néanmoins cette condition n’est pas indispensable, car l’éloignement ou le rapprochement des fils peut s’effectuer en bas comme en haut. Si l’on veut toutefois remplir la première condition, on a pratiqué dans la partie supérieure de l'appareil, comme on le voit sur la fig. 17 et 18, un mécanisme qui permet de déplacer les deux cylindres auxquels sont adaptés les fils, et qui glissent avec frottement dans ,une coulisse.

Je vais ajouter encore quelques observations qui sont indispensables pour bien connaître les avantages du magnétomètre bifilaire; nous prendrons pour type celui qui se trouve dans l’observatoire de Gœttingue.

Ijes deux fils de suspension de l’étrier, qui sont en acier, n’en forment qu’un seul , et ont 5 met. 5ao inillim. de long; les deux bouts sont attachés à l’appareil, tandis que sou milieu passe sur les deux cylindres du porteur, qui les tiennent à une distance d’environ 4 centim.; au moyen de cette disposition , les doux fils ont la même tension. '

L’appareil , comme on l’a vu pi écédemment , se compose de quatre parties: la première, à laquelle sont assujettis les fils d’acier, est un disque circulaire horizontal de 108 millim. d’épaisseur, divisé en^de degré sur cercle en argent; la seconde, d’une alidade avec deux verniers, indiquant les minutes, laquelle tourne sur le limbe du cercle; d’une tige assez forte attachée à l’alidade et perpendiculaii’emcrit au plan du cercle; d’un miroir jiarfaitcmenl circulaire de 4 centim. de diamètre, qui s’^trouve attaché, et dans lequel on voit, au moyen d’un télescopé éloigné de 5 mèt. iç)6 millim., l’image d’une portion‘d’une cchoMc horizontale divisée en millimètres et placée en dessous du télescope , comme dans le magnétomètre unifilaire. On peut ainsi reconnaître et mesurer tout changement survenu dans la position du cercle,

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