‹ Traite experimental de l'electricite et du magnetisme, et de leurs rapports avec les phenomenes naturelsChapitre 26 sur 327 · C11AP1TR£ VII · texte numérisé non relu

C11AP1TR£ VII

’ . Sg

de mesuré. Une vis v sert à fixer le .cylitidre Sur l’axe.

Le miroir M, sa tige aa, sou alidade faisant corps (fig. 20 ), composent la seconde pièce tournante; ces trqis. pièces tournent ensemble dans la boîte du cercle D D. , »

. L’ângle de rotation peut être mesuré au moyen de l’alidade du pivot qui est recourbé à ses deux extrémités^ auxquelles sont fixés deux nonius N N (fig. i8), reposaiit sur le plan du cercle. Une vis de. pression v (fig. 17 et 20) serre la pièce contré le plan du cercle, et arrête tout . mouvement. ,

Cette seconde pièce, au besoin , pourrait suffire; mais l’usage montre qu’il est quelquefois besoin de se servir de la première.

La troisième pièce tournante est composée de l’étrier avec son alidade; elle repose sur le cercle, comme on le voit fig. 18 et 19.

Deux forces sont en présence : la force de direction des fils, qui agit immédiatement sur le cercle auquel sont fixées les vis de suspension des fils V Y, et la force directrice du magnétisme terrestre, qui agit en même temps sur l’ctrier dans lequel se trouve le barreau aimanté. Dans le cas, où les directions de ces deux forces font entre elles un angle, elles tendront natiirelleinent à faire tourner les deux parties réciproquement; pour éviter cet inconvénient, et afin qu’il n’y ait aucun déplacement , les deux parties sur lesquelles chacune de ces forces agit séparément, ne peuvent être bougées qu’au moyen d’un frottement plus grand que chacune des forces agissantes.

L’appareil est disposé pour que l’on puisse mesurer avec une grande exactitude l’angle de rotation, dont dépend l’angle que forment entre elles les deux forces de direction.

Dans l’appareil bifilaire , le même cercle et la même division qui servent à évaluer les mesures du second tour , sont employés en même temps à mêsurer les pffets du troisième : c’est une simplification très-avanla-

6o - • DESCRIPTION DE l’aPPAREIL.

geuse. Pour atteindre ce but , l’alidade de l’étrier est munie de deux, nonius. Le cercle a donc deux systèmes d’alidade ayant chacun deux nonius qui doivent servir indépendamment l’un de l’autre; mais pour éviter qu’ils ne se rencontrent, l’une des alidades est placée au-dessus, l’autre au-dessous du cercle. Les nonius de l’alidade supérieure touchent les divisions intérieures du cercle, tandis que les autres, comme le montre la figure, touchent les divisions extérieures.

Les chiffres appartenant à ja division du cercle ne pouvant servir à la fois pour les deux, attendu qu’ils sont nécessairement recouverts par les nonius de l’un ou l’autre système d’alidade, on remédie à cet inconvénient en plaçant les chiffres tour à tour en dedans et en dehors ( fig. i8 ).

La quatrième pièce a mouvement de rotation est celle qui concerne les deux bouts de fds tournant autour de l’axe an. Ce mouvement s’obtient au moyen du porteur qui est placé au plafond. Cette pièce, en raison de ' sa position , sera rarement employée ; on peut seulement, dès le principe, lorjsqu’on dispose l’appareil, tourner le porteur pour qu’il ait la position la plus convenable pour l’expérimentateur.

Je crois devoir consigner ici quelques observations relatives aux dimensions du barreau aimanté, et à quelques autres parties de l’appareil.

Dans l’observatoire de Gœttingue, le barreau aimanté qui fait partie de l’appareil pèse 12 ^ kil., comme je l’ai déjà dit, et est fortement aimanté. M. Gauss pense qu’il faut employer des aimants plus forts dans cet appareil que dans le magnétomètre unifilaire. Voici les motifs qu’il en donne :

La dépense de l’appareil n’augmente pas en raison du volume du barreau, vu qu’elle porte particulièrement sur les divisions du cercle, le miroir et l’étrier, et il ne faut pas un local plus grand pour le placer. En outre, le barreau n’a que très-rarement besoin d’être enlevé de son étrier; ou a reconnu néanmoins qu’un barreau de 5 kil.,

Page 1