‹ Traite experimental de l'electricite et du magnetisme, et de leurs rapports avec les phenomenes naturelsChapitre 29 sur 327 · CHAPITRE VH · texte numérisé non relu

CHAPITRE VH

puissance, et ensuite conjoiiilement avec un multiplicateur.

On peut citer encore d’autres preuves de la sensibilité de cet appareil, employé comme multiplicateur.

T.e multiplicateur dans lequel se trouve le barreau aimanté est formé de 610 tours de 61 de cuivre entouré de soie; le courant voltaïque parcourt une longueur de fil de plus de 6,000 pieds : cette longueur peut aller jusqu’à 1 3,000 pieds, et même jusqu’à 4^,ooo, en faisant entrer dans le circuit d’autres appareils. Malgré cette longueur, les courants voltaïques, même les plus faibles, produisent sur le barreau de forte dimension une action telle, que la déviation non-seulement est visible, mais peut être encore mesurée avec précision. On obtient des effets de ce genre, même avec les courants thermo-électriques, que l’on sait ne pas traverser de trèslongs circuits.

M. Gauss a essayé également de reconnaître l’effet du courant produit par l’électricité des machines. Au lieu de faire passer dans le fil la décharge d’une bouteille de I.«yde ou d’une batterie de plusieurs bocaux, il a mis en relation les bouts du fil ayant i3,ooo pieds de long, avec le conducteur et les frottoirs d’une machine électrique. En tournant la roue d’une manière uniforme, pendant longtemps, avec une vitesse d’un tour par seconde, le barreau aimanté pesant la kilog. ^ a été dévié de i44 parties de l’échelle, qui correspondent environ à plus de 5o' : le sens de la déviation correspondait à la direction du courant. L’effet avait toute la régularité désirable; je dois ajouter que l’action électro-magnéiique avait la même intensité quand le circuit avait un mille de long.

§ II. De V usage du. nuignétomètre bifilaire.

Avant d’exposer la marche à suivre pour les observations , je crois devoir indiquer la série d’expériences qui doivent être faites pour établir et régler l’appareil.

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