VI. a* partie
66 ‘ DE l’usage du magnétomètre bifilaire.
Cette connaissance est indispensable pour quiconque veut se familiariser avec son emploi.
1® La pendule, le théodolite et réchelle sont fixés à demeure, comme avec le magnétomètre uniOlaire, et l’on fait descendre également un fil à plomb du milieu de l’objectif, au milieu de l’échelle ; le théodolite est posé de niveau.
2" Oh dirige le télescope sur le mur en face, de manière que l’axe optique se trouve dans le plan vertical de la mire; l’échelle est placée perpendiculairement .à ce plan.
3“ Dans ce même plan , on cherche un point où doit être placé le miroir, et dont la distance, au centre de l’objectif , et à la partie de l’échelle en contactavec le fil à plomb, soit aussi grande que celle de la mire au centre de l’objectif. Ce point doit se trouver dans un plan horizontal, qui partage en deux la partie du fil à plomb située entre le milieu de l’objectif et l’échelle; enfin, on fait descendre du plafond un fil à plomb qui passe par ce point.
4” Le porteur est assujetti au plafond.
5° On fait choix d’un fil d’acier qui soit assez fort pour porter, sans risque de rompre, la moitié du poids de l’instrument. On attache à l’une de ses extrémités un bout de cordon, et on l’attire en haut vers le porteur, tandis que l’on tire l’autre vers le bas. On a toujours soin que le cordon reste en ligne droite. On le fait passer par-dessus les deux cylindres du porteur pour le ramener vers le bas; après quoi on détache le cordon et l’on charge avec des poids les bouts du fil d’acier, jusqu’à ce qu’il ait achevé de sc détordre.
6*^ On coupe les deux bouts de fil d’acier, environ à 100 ou i5o mill. au-dessous de l’endroit où doit osciller le magnétomètre, et on les assujettitaux vis de la suspension; à l’aide de vis, ou soulève ensuite l’étrier jusqu’à l’endroit voulu.
<7° On place le barreau aimanté dans une caisse suffisamment grande pour qu’il puisse s’y mouvoir; et afin de
CUAI’ITIIE VII.
le garantir des courants d’air, celle caisse est fermée de tous les côtés , et son couvercle est composé de deux parties qui s’adaptent parfaitement ensemble, et sont percées d’une ouverture par laquelle passe le pivot, dont le bout inférieur porte le miroir qui doit se trouver au-dessus du couvercle. Par la même ouverture passent deux fils d’acier. Cette ouverture circulaire est recouverte en grande partie par deux soupapes semi-circulaires, dans lesquelles se trouvent des échancrures plus petites que la cheville et des fils d’acier. Avant de mettre le barreau magnétique dans l’étrier, on y place un corps du même poids pour détordre les fils.
8“ L’alidade de l’étrier doit être mise aussi exactement que possible dans le plan du méridien magnétique; une seconde alidade, qui est adaptée au pivot, peut être placée de manière à former avec l’autre un angle droit, afin de tenir éloignes les nonius. On dispose ensuite l’appareil pour que le miroir vienne se placer entre les deux fils d’acier, où alors l’axe du miroir est à peu près horizontal.
On se sert ensuite du premier mouvement circulaire pour diriger le miroir vers l’échelle, sans déplacer l’alidade; dans le cas où l’échelle ne paraît pas de suite dans la lunette , on tâche de la voir avec l’œil nu , audessus ou au-dessous ; et on peut l’amener dans le champ de vision à l’aide d’un léger poids coulant, que l’on place sur l’étrier, comme cela se fait dans l’autre magnétomètre. On fait la première observation et l’on détermine la position de l’échelle.
10“ On peut déterminer aussi la force de direction des fils d’acier, au moyen de la durée d’une oscillation, avant que le barreau magnétique soit placé, et après une augmentation connue du moment d’inertie.
1 1° On place le barreau magnétique dans une position inverse , son pôle nord tourné vers le pôle sud de la terre, et l’on observe l’état de l’échelle qui doit s’accorder avec l’observation mentionnée au paragraphe 8. Dans le cas où il n’y aurait pas accord dans les observations , on l’obtiendrait par le mouvement circulaire de l’étrier avec son
68 DE l’üSAGE du MAGNÉTOJlJîTnE BIFILAIRE.
alidade. L’accord des observations prouve que l’axe du barreau est dans le plan du méridien magnétique. Il faut avoir égard, bien entendu, à rinOuence des variations horaires.
On observe la durée d’oscillation t dans la position inverse.
ia° On remet le barreau dans sa position naturelle, l’on tourne l’étrier avec son alidade de i8o“, et l’on observe de nouveau la duree d’oscillation t; alors la force directrice magnétique M se rapportera à la force de direction dépendante de la suspension S , on aura ;
Dans le cas où ce rapport s’éloignerait de l’unité, il faudrait rapprocher ou éloigner les fils d’acier jusqu’à ce que la force de direction des fils, changée par cette circonstance, ne dépassât que peu la direction des forces magnétiques; de ,-V par exemple.
i3® Si l’on cherche ensuite l’angle dont
Sin. Ç =
et que l’on tourne l’alidade de l’étrier de 90“ — X, de l’est à l’ouest, et l’alidade du pivot du miroir eu sens contraire, l’équilibre sera rompu; les fils ne pourront plus rester dans leur position naturelle ; ils feront tourner le cercle auquel ils sont assujettis, et avec lui tout l’instrument , de la grandeur de l’angle X, dans la direction de l’est à l’ouest. Néanmoins l’équilibre pourra être rétabli dans cette position , attendu que le barreau fera alors un angle de 90“ -+- — Çou 90*; tandis que les
fils d’acier n’auront été tournés à leur extrémité infé- * rieure que de la grandeur de leur angle C H résulte de là, que si d’abord les fils d’acier se trouvent dans leur position naturelle , et l’axe du barreau dans le méridien