CHAPITRE Vin
« pourra être exaclenicnt iléterrniné. En rxaminaiii üii- « perficielleinent la ciixonstance omise' avec intention « dans ce qui précède, savoir, qu'il est impossible d'ub- « server avec précision l’action si faible que pourra pro- « duire N S sur l’autre aiguille n s (à laquelle nous sup- « poserons provisoii'ement une puissance de magnétisme a égale à celle de N S), vu que cette dernière ne sau- « rait être soustraite à l’action universelle et beaucoup K plus puissante du magnétisme terrestre , on croira de « prime abord que cette question sera fort difficile à a résoudre; au contraire, cette circonstance même en « donnera une solution on ne peut plus facile.
« Admettons que, d’après la position que nous avons a indiquée plus haut , la ligne droite qui part du centre de « l’aiguille N S traversant l’aiguille n s, y rencontre « (dans la direction du nord au sud) le méridien ma- « gnétique ; dans cette position , la force magnétique « terrestre n'agira pas encore sur l’aiguille ns; mais dès O l’instant que la puissance de rotation que N S exercera* « sur ns commencera à agir, ns sera détournée de sa « position première et se mettra en mouvement; par la « suite, plus le mouvement s’éloignera de la direction « première , plus le magnétisme terrestre tendra à l’y raie mener. L’aiguille oscillera donc, mais le centre de cos ce oscillations ne se trouvera plus dans la position du « méridien magnétique lui-même; mais, au contraire, a dans une position plus ou moins inclinée. Or donc, a ce centre sera on même temps la position équilibrée de U l’aiguille ns, qui prendra cette position aussitôt que a les oscillations auront cessé. 11 est possible que la « direction ne soit autre chose que le résultat des deux « puissancesqu’exercent à la place.de l’aiguille «T, le ma- « gnétisme terrestre et celui de l’aiguille N S, puissances « qui ont, nous le supposons du moins ainsi, plusieurs « directions autour d’un rectangle.
a On pourra donc, d’après les règles connues de la « statique, déterminer les proportions de la force de a ces puissances, proportions qui sont également celles VI. partie. 6
8a RkcLE A StnVB. pour tirer parti des OBSERVATIOifà.
K des moments de rotation produits par elles, nu moyeu a de l’angle de déviation , c’est-à-dire, au moyen de « l’inégalité des deux positions de repos de ns prises, « la première, lorsque les deux puissances commenceront a à agir; la seconde, lorsque N S sera très-ploigné. » Ici vient se présenter une observation encore plus importante. d’angle de déviation de l’aiguille n s est absolupient indépendant de la puissance dp magnétisme de celle-ci; car, eu augmentant la vertu magnétique, les depx moments dfs rotation augmentent évidemment dans les montés propnrtions. Ceci nous dispense tout à fait de la conditiou, sans doute difficile à remplir, savoir, que le magnétisme de ns soit aussi puissant que celui de NS. Maintenant, supposons que l’on désigne la déviation par v; par(//iT), le maximum du moment île rotation imprimé par la terre à l’aiguille; par F, le moment de rotation exercé par le magnétisme du barreau (= M) sur le magnétisme de l’aiguille {=ni) à la distance K, •les puissances exercées par lu terre et par le barreau sur l’aiguille sont entre elles dans le rapport du cosinus au sinus de la déviation v;\\ en sera de même des moments derotatiuu et F, de sorte qu’on aura :
/w T : F :: cos. v. ; sin. v ou mT— flll.l
. . T- ^ ... , . tang. V. ^ ^
Si l’on divise l’équation m M = par la dernière, on aura :
mU FR^.tang.v. . M R^. tans.v. .
,doul„„ ,,re-=
Ainsi, la détermination de l’intensité du magnétisme terrestre conduit à deux choses principales ; i“ on observera la durée d’oscillation d’une aiguille N S , et on calculera le moment de rotation exercé par le magnétisme terrestre sur l’aiguille; ce moment sera exprime confor-
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