CHAPITRE IX
lOI
Ces résultats nous montrent encore que l’intensité des forces magnétiques diminue avec la chaleur, et qu’un barreau aimanté à la tenip. de i3“, échauffé jusqu’à 8o", puis refroidi jusqu’à i3“, ne reprend plus son premier état magnétique; effet qui devait être prévu, puisque le barreau, en se refroidissant lentement, perd de sa trempe, et par suite de son magnétisme libre.
Comme on a très-peu l’occasion d’observer les oscillations de l’aiguilleaimantée à des températures supérieures à 3o®, je me bornerai à donner la formule à l’aide de laquelle M. Ruppfer parvint à faire les corrections nécessaires pour ramener la durée d’oscillation à la même température.
Si l’on représente par c la force exercée par le globe sur l’aiguille oscillante, ,r le nombre de secondes que cette aiguille emploie pour faire» oscillations à i3°, R.,et F la force exercée par le barreau à la même température, x' le nombre de secondes que la même aiguille emploie pour faire n oscillations à la température t, q l’intensité de la force au terme de la température la plus élevée, on a
Or, dans le tableau précédent on en déduit, comme on va le voir
Si l’on fait ^ = 2i°,on a x — '■> = 464)^-
Pour montrer comment on obtient c, Fet il faut remai-quer que lorsque le barreau aimanté a été chauffé de i3° à 80", puis refroidi, il n’a pas repris la même force magnétique qu’il avait auparavant. Cet effet ne peut
lOa IlECHERCHES DB M. KVPPFER.
être attribué qu’à une perte du magnétisme, qui est indépendante des variations de l’intensité de cette même force à différentes températures. Il doit donc exister, d’après cela , deux quantités différentes , p et q , qui expriment, la première, l’intensité de la force magnétique du barreau à 1 3® de température, lorsque après avoir été échauffé jusqu’à 8o“, on le refroidit jusqu’à i3“, la force de ce même barreau avant d’être chauffé , étant égale à l’unité; la seconde quantité q sera l’intensité de la force magnétique du barreau à 8o“, celle de 1 3“ étant prise pour unité.
Il est évident que est la valeur de la force qui
a sollicité l’aiguille au commencement de l’expérience. Or cette force est composée de celles exercées par le barreau aimanté et par le magnétisme terrestre ; en retranchant du nombre trouvé, la force exercée par la terre, qui est égale à 74* étant la durée de 3oo oscil-
lations sous l’inOuence seule de la terre, la différence sera la valeur de F.
Si l’on substitue dans le calcul précédent 463 à 4^*9» on aura la force p , qui sera restée au barreau après le changement de température et dont la valeur est ici de 0,787487.
Quant à y , il faut opérer de la même manière sur les nombres 476 et 463, qui expriment les durées de 3oo oscillations, d’abord à 5o“, puis à i3°; on obtient alors ^ = 0,91 1771 . On suppose que l’intensité du magnétisme du barreau, après son retour à i3° de température, est égale à i.
Au moyen des indications que je viens de donner, il sera possible de faire toutes Tes corrections qu’exigeront les températures diverses auxquelles on fera osciller l’aiguille horizontale.
Le capitaine Duperrey, qui a pris en considération les belles recherches deM. Kuppfer, pense que l’on doit observer à deux tempéiatures différentes dans chaque station d'un voyage, attendu que le coefficient d’une même aiguille n’est pas constant; la température agissant aussi