L.UMIÈUE MAGNÉTIQUE
i. Le corps humain, — II. L'Aimant. — III. Lô Mar gnétisme terrestre. — IV. L'Electricité. — V. La Chaleur. — VI. La Lumière. — V [I. Le Mouvement. — VTll. Le Son. — IX. Les Actions chimiques. — X. Les Odeurs. — XI. Les Animaux. — XII. Les Végétaux. — XIII. Les Minéraux. — XIV. Les Gourants. — XV. Quelques mots sur les Couleurs de chaque pôle.
Nous avons constaté la réalité de l'agent magnétique dans presque tous les corps ou agents de la nature et formulé les lois qui régissent son action sur le corps humain ; mais nous ne f avons pas étudié sous tous ses aspects.
Nous sommes directement en rapport avec les agents de la nature par les organes des sens qui transmettent la sensation au cerveau. Si nous h*avions pas l'ouïe, nous ne percevrions pas les vibrations sonores ; dépourvus des organes de la vue, nous ne concevrions pas la lumière avec toutes ses nuances ; privés du tact, du goût et de l'odorat, nous ne saurions pas ce que c'est la chaleur, les saveurs et les odeurs.
Il y a certainement dans la nature des ondulatipns de Téther engendrant des agents qui nous resteront toujours inconnus, parce que nous n'avons pas de sens pour les percevoir. Mais, ce n*est pas tout : les sens que nous possédons sont grossiers et imparfaits, et la connaissance du magnétisme physiologique nous échapperait peutêtre complètement si quelques-uns d'entre nous n'en possédaient pas de plus délicats que le plus grand nombre des autres. Nous avons constaté que les sensiii/s le perçoivent plus ou moins nettement par le tact sous forme de chaleur ou de fraicheur ; par le goût, sous celle de saveur acide ou alcaline ; qu'il détermine chez eux de l'attraction ou dd la répulsion ; qu'il augmente ou diminue l'activité organique ; et que chez quelques rares sujets, le sens olfactif même est affecté.
Si, pour certaines personnes, l'agent magnétique est réellement perceptible par le tact, le goût et l'olfaction, tout porte à admettre qu'il puisse également l'être par la vue.
Un dicton populaire pourrait nous le faire supposer. — Quand on reçoit un choc violent à la tête, après y avoir porté la main, on exprime généralement sa douleur par une expression analogue à celle-ci : /'en ai vu 36 chandelles ! Ce dicton semble tout au moins nous indiquer que certaines personnes perçoivent des effets lumineux sous la violence du choc. Nous savons déjà
que quelques personnes voient certains sons sous forme de couleurs, et que plusieurs malades, dans une nuit obscure, voient briller d'une lumière blanchâtre le souffle de ceux qui reposent à leurs côtés, ainsi que les objets métalliques que les environnent
En effet, l'agent magnétique devient parfaitement visible sous forme de lumière dans certaines conditions.
Ce phénomène n'est pas aussi anormal qu'on pourrait le croire tout d'abord ; il ne sort pas du domaine de la physiologie la plus pure, et plusieurs médecins l'ont déjà constaté. Dans sa Physiologie de la vue, Helmoltz a signalé l'aptitude que l'homme acquiert sous l'influence de la fièvre à percevoir certaines couleurs, certaines radiations lumineuses qui échappent à l'état normal. Il donne de nombreuses preuves de cette hyperacuité visuelle que Ton observe chez un certain nombre de malades.
De temps immémorial on a remarqué l'existence de certaines lueurs s'échappant du corps de certaines personnes, particulièrement de la tête et des mains. Ribet, dans sa Mystique divine, t. II, c. XXIX, en cite de nombreux exemples, et l'imagerie religieuse, d'accord avec les peintres, nous en a transmis la tradition par l'auréole qui entoure la tête des saints et les effluves lumineux dé-
gagés par le cœur de Jésus, les mains de la Vierge et celles de Moïse.
« On voit dans Thistoire, dit G. Agrippa, que le père de Théodoric jeltait des étincelles de tout son corps, de sorte que les flammes étincelantes pétillaient de tous côtés. Et il parait quelquefois de semblables choses dans les bêtes, comme on Ta dit du cheval de Tibère, qu'il jettait des flammes par la bouche. {Philosophie occuitey 1721 y 1. 1, p. 182).
A l'état ordinaire, nous dégageons constamment des effluves obscurs ; mais quand nous sommes sous Tempire d'une surexcitation anormale, notre organisme vibre avec plus d'énergie, les effluves augmentent de longueur, leur mouvement ondulatoire est plus rapide; et dans l'obscurité, ils peuvent devenir visibles sous forme de lumière pour un grand nombre de personnes. Si le nombre des vibrations devient assez considérable, la lumière peut même donner la sensation des couleurs. Ce fait a été observé par le docteur Baraduc, qui le cite dans son ouvrage sur la Force vitale, p. 86.
« Un hasard, dit-il, m'a permis de voir très distinctement ces phénomènes sur tout le côté gauche de mon fils âgé de 12 ans, le 22 août 1891, à Luc-sur-Mer, alors qu'on était en pleine nuit^ Dans un rêve agité, il croyait avoir poché un homard et le brandissait debout sur son lit en di-
saut : «Je le tiens ! » la ntiit étant complètement obscure et pluvieuse, sans lumière dans la pièce» J'observais un instant : rien à droite ; et tout le long du côté gauche, de la face, du nez, du menton, du bras, courait une phosphorescence d'un blanc un peu jaune, plus marquée sur toutes les parties saillantes, qui s'éteignit au bout d'une minute lorsque je reveillai Tenfant de son cauchemar. La déperdition avait été si forte que, pendant trois jours, il resta complètement hébété. »
Ces efâuves, obscurs dans les conditions normales, sont pourtant visibles en plein jour pour les somnambules et môme pour quelques malades lorsqu'on les magnétise. Ils paraissent sous la forme de rayons blanchâtres s*échappant des yeux et surtout des mains du magnétiseur, les pénètrent, et forment bientôt autour d'eux une sorte d'atmosphère à demi-lumineuse.
Chez les magnétiseurs forts, vigoureux et bien doaés, ces rayons sont plus appréciables que chez les faibles. Il paraît même qu'avec de très rares praticiens, presque tout le monde peut les apercevoir et que la plaque photographique en est impressionnée. La fîg. 44 en serait une preuve s'il n'y avait aucun doute sur les procédés employés par le photographe. Elle représente un magnétiseur hollandais, M. Van der Velde, à Haarlem, d'après une photopraphie sortant des ateliers de M. List, (8, Zoetestraat) de la même ville. J'ai
montré cette photographie à plusieurs amateurs experts en l'art photographique ; et après examen, ils m'ont tous déclaré qu'avec la retouche pratiquée par un véritable artiste, il n'était pas impossible d'obtenir ce résultat; mais que, néanmoins, rien ne leur démontrait que le procédé ne fut pas purement naturel.
« La plupart des somnambules, dit Deleuze, voient un fluide lumineux et brillant envelopper leur magnétiseur et sortir avec plus de force de sa tête et de ses mains ; ils reconnaissent que l'homme peut le produire à volonté, le diriger et en imprégner diverses substances . Plusieurs le voient, non seulement pendant qu'ils sont en somnambulisme, mais encore quelques minutes après qu'on les a réveillés ; il a pour eux un goût qui leur est très agréable et il communique un goût particulier h l'eau et aux aliments. Quelques personnes aperçoivent ce fluide lorsqu'on les magnétise, quoiqu'elles ne soient point en somnambulisme ; j'en ai même rencontré qui le voient en magnétisant, mais ces cas sont extrêmement rares. »
« La plupart des somnambules les distinguent des qualités différentes dans le fluide des divers individus : ils prétendent qu'il est moins lumineux, plus épais, plus lent dans les personnes d'une mauvaise santé ; ils le regardent quelquefois comme très mailsain, et ils conseillent de s'en faire débarrasser par d'autres, après avoir magné-
tisé certains malades. Par la même raison, ils éprouvent beaucoup de répugnance h toucher un vêtement, ou un mouchoir qui a été porté par une personne atteinte d'une maladie interne, à cause du mauvais fluide dont ces objets sont imprégnés. » HUé. critique du Magmtisme animal, 1819, ill, p. 86).
Les docteurs Despine, Charpignon, et avec eux tous les magnétiseurs, sont d'accord pour confirmer les observations de Deleuze.
Mais il n'y a pas que les somnambules et les malades magnétisés qui voient ces effluves. Presque tous les sensitifs les voient en raison directe de leur sensitivité, et d'autant mieux que l'obscurité est plus grande. Ce fait a été démontré jusqu'à l'évidence par de Reichenbach qui a consacré, pendant 30 ou 40 ans, la plus grande partie do son activité à cette étude. Après avoir constaté qu'un sensitif éprouve à la même main des eflets différents en l'approchant des pôles d'un cristal, il pensa qu' « il en rayonne et découle ce que la physique ne connaît pas encore, » et que dans une profonde obscurité les sensitifs «doivent être en état d'apercevoir quelque chose de ces émanations. » Pour s'en assurer, il porta un soir un grand cristal de roche chez une demoiselle sensitive à un haut degré. Dans deux chambres de celle-ci, il fit l'obscurité parfaite, et dans l'une d'elles il déposa le cristal. « Il ne se passa qu'un
peu de temps, ajoute-t-il, dans ses Lettres odiqueSy avant qu'elle me désigna le lieu où je l'avais déposé. Elle me dit que tout le corps du cristal était pénétré d'outre en outre par une fine lumière, et qu'au dessus de la pointe s'élevait une flamme bleue de la grandeur d'une main, ayant un mouvement ondulatoire et constant, parfois scintillant, en forme de tulipe et se perdant par le haut en fine vapeur. Lorsque je retournai le cristal, elle vit s'élever du côté obtus une fumée moite, rouge-jaune. Vous pouvez imaginer le plaisir que cette déclaration me fît. » (2« hei.)
Ce fut pour lui une véritable révélation; et à partir de ce jour, dirigeant toutes ses recherches sur ce point, il marcha de surprise en surprise.
Il constata que le corps humain, comme celui ^es animaux, les plantes, les aimants, Télectricité, le magnétisme terrestre brillent d'une lunaière bleue au jpôle positif, d'une jaune-rouge au négatif; que le son, la chaleur, la lumière, le frottement, les décompositions chimiques, les métaux, etc., brillent d'une couleur quelconque, même quand on conduit leur action à distance sur un fil. C'est ce que je vais démontrer aussi méthodiquement que possible.
Avant d'arriver à cette description, quelques mots sont encore nécessaires.
En 1882, je repris l'étude de de Reichenbach, en employant d'abord sa méthode, c'est-à-dire l'obs-
curilé complète, avec des sensitifs entièrement éveillés ; puis une autre méthode, qui consiste à mettre préalablement le sujet dans une phase de rétat somnambulique où il a les yeux ouverts, et dans une demi-obscurité.
Depuis, quelques observateurs ont étudié ces phénomènes. Je citerai seulement la Société de recherches psychiques de Londres, avec la méthode de de Reichenbach, le docteur Luys et le colonel de Rochas, avec la seconde méthode, qui est un peu celle de ce dernier.
Le docteur Luys observe que le côté droit du corps humain brille d'une couleur bleue, le côtéjgauche d'une couleur rouge. Les yeux, les oreilles, les narines, brillent des mêmes couleurs que les côtés correspondants ; et toutes les radiations sont d'autant plus intenses que les sujets sont plus forts et plus vigoureux. Quand d'un côté, l'ouïe est affaiblie, le conduit auditif externe de cette oreille dégage des effluves moins longs et moins brillants. Il constate que les effluves" des yeux subsistent plusieurs heures après la mort et que si on ouvre le crâne d'un animal vivant, le lobe droit du cerveau brille d'une belle couleur bleue ; le lobe gauche, rouge, jusqu'à ce que la vie disparaisse complètement. Ce phénomène montre bien qu'il n'y a pas entrecroisement pour les actions magnétiques comme pour les actions sensitives et motrices. Le pôle positif de
-^^la pile eiûe Taimant brille bleu; le négatif rouge. Une bobine d'induction devient jaune quand elle est traversée par un courant. Chez les sujets hystériques des deux sexes, les effluv-es du côté droit deviennent violets ; quand il y a paralysie les colorations bleue, violette ou rouge sont
--pai semées de points noirs. Un poisson vivant hors de l'eau émet les mêmes radiations que l'homme et les autres animaux, mais quand il est dans l'eau ces radiations disparaissent..
Le docteur Luys ne paraît pas absolument fixé sur la nature de la coloration des côtés opposés du corps humain, car il publie des observations contradictoires entre elles : parfois le côté droit dégage des effluves rouges et le gauche des bleus.
A l'aide de Tophtalmoscope, il constate aussi que le fond de l'œil des sujets en état de voyance présente un phénomène d'éréthisme vasculalre
\ extra-phybiologique, et que les veines ont presque
. triplé de V4)iume.
Le colonel de Rochas observe aussi cette inversion des C( uleurs, surtout quand le sujet est fatigué, mais moins fréquemment que Luys^ et au point de vue physique, ses observations ont une plus grandn importance. En collaboration avec «un physicien distingué» qui garde l'anonyme, car il occupe une position officielle, de Rochas a publiésous <etitre, dans les Annales des sciences psychiques de mai-juin 1894 lûbjeaivité desefflu-
ves perçus sous forme de lumière dans l*éiat hypnotique, un remarquable travail où ces phénomènes sont admirablement décrits.
Les deux expérimentateurs ont limité leur étude à la réalisation de trois principes de physique classique : Taimantation par un courant, la réfraction et la polarisation de la lumière. « Pour écarter toute idée de suggestion même involontaire, les attributions des deux opérateurs étaient nettement séparées : M. 'de Rochas, s'occupait de placer le sujet dans Tétat convenable ; M. C. exécutait les opérations à Tinsu du sujet et aussi de M. de Rochas, sans s'occuper en aucune façon de la partie hypnotique. »
Il est bon de faire observer ici que M. de Rochas, tout en pratiquant le magnétisme le plus pur, se sert souvent pour le désigner des mots hypnotisme, hypnose^ qui sont impropres. Mais admirant la précision de la méthode de l'auteur, je ne veux pas critiquer celui-ci pour les mots qu'il emploie.
Les expérimentateurs avaient à leur disposition un remarquable sujet, Albert L., qui, à cette qualité, joignait celle non moins précieuse de pouvoir « dessiner et peindre, au moment même de l'observation et d'après nature, les effluves qu'il disait apercevoir. »
Le premier principe est réalisé avec un électroaimant actionné au moyen d'une pile au bichromate de potasse à un iquide; et les disposition
de l'appareil sont telles qu'on peut faire passer le courant dans un sens ou dans l'autre, le renverser et le supprimer sans que le sujet s'en doute. Quelle que soit la façon dont l'électro-aimant fut actionné, le sujet voyait invariablement le pôle positif briller d'une lumière bleue, le négatif d'une rouge. Quand on changeait le sens du courant, qui changeait les pôles de l'aimant, le sujet voyait d'abord une flamme rouge paraître dans la lumière bleue du pôle positif, une bleue dans la rouge du négatif; et au bout de quelques instants, le bleu du premier prenait entièrement la place du rouge du second, et réciproquement. Quand on supprimait le courant, toute coloration disparaissait.
a On chercha encore à supprimer le courant en relevant les zincs de la pile de façon à les amener hors du liquide ; on pensait ainsi dérouter le sujet ; puisque le courant ne devait plus exister, le sujet ne devait plus rien voir. Or, celui-ci déclara qu'il voyait toujours les deux effluves. La boussole fut approchée et indiqua qu'il y avait en effet, une polarisation encore énergique du noyau de fer, et, par conséquent, un courant très appréciable. On examine alors la pile, et il fut facile de constater que ce courant était dû à des gouttes de liquide qui avaient été entraînées par les zincs et qui étaient restées adhérentes aux pièces d'ébonite destinées à séparer les zincs des charbons ; ces gouttes étaient en contact
' avec les zincs et les charbons, et suffiraient pour prolonger Tactivitô de la pile, ainsi que le montrait bien nettement le jeu du commutateur. »
Après avoir ainsi constaté un grand nombre de fois que le sujet voit invariablement le pôle positif de Taimant briller d'une lumière bleue, le négatif d'une rouge, les expérimentateurs utilisèrent le principe de la réfraction de la lumière, qui permet de séparer et d'analyser les radiations lumineuses d'après leur longueur d'onde, en se servant d'un spectroscope composé d'un colima^teur, d'un prisme et d'une lentille .
Les résultats étant conformes à ce qu'ils attendaient, les expérimentateurs passèrent ensuite à l'étude de la polarisation, au moyen de deux prismes de Nicol, montés sur pieds et pouvant chacun tourner dans sa monture autour de son axe. Comme dans les deux séries précédentes, la vue du sujet indique toujours que les rayons lumineux qui émanent des pôles de l'îdmant, se polarisent comme ceux de la lumière.
En présence de ces résultats, les ôxpérimentateurs résument ainsi leur étude :
« En résumé, nous croyons avoir établi les points suivants :
« !• L'effluve est un phénomène réel.
» 2' La perception^s'efïectue par la voie de la rétine.
« 30 L'effluve présente: Certains caractères
^éaiérauK et coexistants : sa forme, qui est celle d'une projection de flamine, et la localisation de cas projections auK extrémités des corps lors- *fii*ils ont une forme allongée : Certains caractères variables suivant les sujets : sa longueur, son intensité et sa coloration ; ces trois éléments constituent la caractéristique de chaque individu. « 4o L'aimantation détermine des effluves aux fiKtpémités d'une pièce de fer on forme de bari?eau ou de fer à cheval ; ces effluves sont pas sa- . gers dans le fer doux, et permanents dans Tacier ; la coloration de chaque pôle dépend du sens de çaropagation du courant aimantant; elle est la même que celle de reffluve du pôle aimantant au contact.
K^» La caractéristique de chaque sujet est fonction de Tétat de l'hypnose.
« 6© La suggestion peut altérer dans un certaine mesure, la description de l'effluve ; il faut donc employer les plus grandes précautions pour se mètre à l'abri de cette cause d"'erreur.
ce 7° La production et la perception de Teffluve peuvent s'expliquer par nos connaissances scientifiques actuelles. »
Nous avons donc deux méthodes pour étudier ces curieuses manifestations de Ténergie : 1» La méthode de M. de Rochas, dans une demi-obscurité, les sujets étant dans une phase spéciale de l'état somnambulique ; 2© Celle de de Reichen-
bach, daaa Tobscurité complète, les sujets entièremônt éveillés. On peut néanmoins se contenter d'agir seulement sur les yeux du sujet, comme Ift fait Luys, mais- la méthode me paraît défectueuse.
Ces deux méthodes n'offrent pas les mêmes avantagets. Pour la i'% il faut déjà être très familiariséavec tous les phénomènes du magnétisme, parfaitement connaître les états du sommeil et les phases diverses de ces états; tandis qu'on peut faire cette étude avec la seconde sans rien connaître du magnétisme. Il n'y a qu'à s*enfeTmer dans la chambre obscure avec un certain nombre de personnes ; et au bout d'un temps plus ou moins long, celles qui sont sensitives, voient plus ou. moins distinctement.
Un bon sensitif, entraîné à' ce genre d'expériences, voit beaucoup mieux éveillé dans la chambre obscure, qu'endormi dans une demiobscurité. Si, dans le premier cas, il voit les effluves d'un aimant placé verticalement atteins dre 2 ou 3 mètres de longueur et éclairer le plafond, il ne les voit plus que db 30 ou 40 centimètres dans le second.
Dans l'obscurité, il voit parfaitement presque toutes les nuances de l'arc-euKîiel se détacher dans les couleurs générales de chaque pôle, tandis-qu'il en distingue à peine quelques-unes dans une demi-obscurité.
Endormi, le sujet se fatigue vite ; et quand il
est fatigué, ou même sans fatigue apparente, vers la fin d'une longue séance, il voit moins bien, voit parfois à l'inverse de ce qu'il voyait quand il était bien disposé, ou ne voit même plus du tout. 11 faut donc le réveiller souvent, le laisser se reposer, le rendormir pour continuer, et cjBSser quand on s'aperçoit de la moindre fatigue. Dans l'obscurité, au contraire, il voit de mieux en mieux et ne se fatigae pas ; ou s'il y a chez lui fatigue réelle ou apparente, cet état ne fait qu'accroître l'acuité de la vision .
Endormis, quoique très peu suggestibles, presque tous les sujets sont néanmoins plus ou moins aptes à être suggérés, et leur imagination possède un champ beaucoup plus étendu, qui peut faire varier plus ou moins les résultats des expériences. Il n'en est pas ainsi à l'état de veille .
Pour ceux qui veulent suivre la première méthode, il est nécessaire de donner quelques indications sur l'état dans lequel le sujet doit être pour pour voir les effluves.
Dans le § V du ch. III, j'ai décrit sommairement les états du sommeil magnétique, mais je n'ai rien dit des phases, c'est-à-dire des subdivisions de ces états. Or, l'état somnambulique nous présente 7 phases distinctes ayant chacune ses caractères particuliers.
A l'instant où le sujet, sous l'action des passes
ou de ritnposîtion de la main droite au front, passe de rétat cataleptique è. Tétat somnambulique, il est en rapport avec le magnétiseur, et n'entend que lui et les personnes avec lesquelles celui-ci le met en rapport par le contact. C'est la première phase. Si on fait quelques passes de plus, très doucement, ou que Ton présente la main droite au front, pendant un temps qui peut varier de 10 à 30 secondes, on remarque un petit tressaillement se produisant dans tout son être, indiquant qu'il arrive à la seconde phase. Là, le rapport continue ; et si, en touchant le sujet, le magnétiseur se pince, celui-là ressent la douleur au point correspondant. C'est la sympathie au contact:. En continuant Taclion sur le sujet, un nouveau tressaillement se produit bientôt, indiquant que celui-ci franchit la 3« phase. Le rapport continue ; et sans toucher le sujet si le magnétiseur se pince, celui-là ressent la douleur au point correspondant. C'est la 4« phase, dite de sympathie à distance. En continuant encore l'action, nouveau tressaillement, et le sujet arrive à la 5« phase; à lo^lucidlté yeux fermés. C'est le somnambulisme des magnétiseurs et somnambules consultants. Le rapport a toujours lieu, mais les phénomènes observés précédemment ne se produisent plus. Continuant encore l'action qui endort le sujet de plus en plus profondément, on observe de nouveau le tressaillement précédent et le sujet entre dans la 6* phase. Là, on le prie d'ouvrir les yeux, ce
quHl fait généLalein3iit sans effort; le rapport cesse, et il est en état capable de voir les effluves qui se dégagent des corps : c'est la lucidité yeux ouverts.
Expérim3ntant dans la chambre obscure^ certaines précautions sont néanmoins nécessaires. ; Il faut d'abord que l'obscurité soit absolue, ; car le plus pstit rayon lumineux pénétrant du '. dehors, trouble la vue des voyants, qui devient \, moins parfaite et peut -même momentanément cesser complètement. Donc, autant que possible, pendant toute la durée des séances, la porte doit rester ferm3e ; dans tous les cas, les voyants ne doivent pas sortir.
En entrant dans la chambre obscure, on ne voit absolument rien. Au bout d'un temps plus ou moins long, les corps commencent à paraître lumineux ; et quand l'œil est complètement débarrassé des impressions lumineuses qu'il avait conservées, les nuances apparaissent, peu intenses d'abord, pour devenir d'autant plus nettes que les séances sont plus longues et plus souvent répétées. Là, et sans aucun effort, l'œil du voyant acquiert peu à peu une acuité dont on se fait difficilement une idée.
La vue est toujours plus parfaite si, au lieu d'avoir marché longtemps au soleil, le sujet s*est tenu à l'ombre.
Pour les deux méthodes, les sujets doivent
être en bon état de santé, et ne pas être fatigués par le travail ou la marche. On ne doit pas les toucher, ne les approcher que le moins possible et leur laisser la plus grande liberté d'action.
Toute impression agréable favorise l'acuité de l&vue, toute impression désagréable la diminue.
En général, les sujets voient mieux au milieu d'un grand salon parqueté que dans une petite chambre dallée ou carrelée.
Gomma le courant magnétique de la terre agit avec beaucoup d'énergie sur les sensitifs, ils voient généralement mieux quand ils sont tournés la face au nord que lorsqu'ils regardent les autres points de Tborizon.
Dans tous les cas, les sujets doivent être considérés comme des instruments de précision dont il ne faut se servir qu*avec la plus grande précaution.
C'est à ces conditions que l'on obtient, dans leur majestueuse beauté, les merveilleux effets que je vais décrire.
Après avoir constaté la polarité du corps humain par les actions que les mains, les yeux, le souffle, etc., dun individu exercent sur les différentes parties de l'organisme d'un autre individu, tout en constatant une polarité analogue dans l'aimant, l'électricité, la chaleur, la lumière, le mouvement, etc, jusque dans les corps inertes, nous avons autant de fois vérifié cette étrange disposition de notre corps matériel. Partout, les
résultats obtenus se sont confirmés les uas par les autres ; mais la plus éclatante confirmation va être fournie par l'étude de la Lumière magnée tique, c'est-à-dire par les effluves lumineux qui se dégagent, non seulement du corps de Thomme, des animaux, des végétaux, des minéraux, mais aussi de tous les agents de la nature.
Pour cela, en employant le plus souvent la méthode de de Reichenbach , nous allons reprendre méthodiquement Tobjet de chacun des principaux chapitres de cet ouvrage, en commençant par le corps humain.
§1. — Le Corps humain.
Pénétrons dans la chambre obscure avec un certain nombre de personnes des deux sexes, choisies de préférence parmi celles qui, nerveuses et impressionnables, sont mal à leur aise à l'église, aiment le bleu et détestent le jaune, dorment mal sur le côté gauche, la tête au sud ou à l'ouest, ou mieux encore avec 3 ou 4 des sensitifs que nous connaissons par les expériences précédentes. La porte fermée, et le moindre rayon lumineux ne pénétrant pas du dehors, restons là tranquillement et attendons que la lumière se fasse.
Si nous avons de bons sensitifs, notre patience ne restera pas longtemps à l'épreuve. Au bout de 10 à 15 minutes, nous apprendrons que nos yeux
deviennent visibles, que notre silhouette se détache dans Tobscurité et apparaît à la vue du sensitif sous une forme indécise, vaporeuse et blanchâtre.
11 est bon d'observer qu'il n*y a que les meilleurs sensitifs qui puissent voir une forme appréciable dans un laps de temps aussi court. Les sensitifs ordinaires ne distinguent que fort peu de chose au bout jl*une heure, et il faut souvent plusieurs séances de 2 à 3 heures pour que les personnes douées d'une sensitivité médiocre puissent apercevoir la forme de ceux qui les entourent.
Gomme nous avons besoin d'aller vite, tout en obtenant des résultats précis, restons avec le meilleur sensitif et prions-le de nous faire part de ce qu'il verra,
— Dans cette forme indécise, nos traits se dessineront bientôt dans toute leur pureté et notre corps apparaîtra dans une blanche incandescence. Les mains paraîtront plus grosses et surtout plus longues qu'elles ne le sont réellement ; les dernières phalanges des doigts et surtout la racine des ongles seront plus claires, et ces doigts se termineront par un prolongement brillant, comme lé montre la fîg. 45, qui fut dessinée pay l'un des voyants de Reichenbach.
Au fur et à mesure que l'œil se débarrasse de l'excitation produite par la lumière dans laquelle
il a été plongé avant de pénétrerdans la ch^mbroobscure, le oojfiiini voit apparaître dans cette lumière blaneliâtre des teintes diff-^rentes qui se caractérisent de plus en plus. Une sorte d'auréole, dans laquelle plusieurs couleurs paraissent s'entremêler, se montra au-dessus de nos têtes, qui brillent elles-mêmes d'un éclat particulier. Les côtés latéraux du corps, depuis le bord supérieur
des temporaux jusqu'aux extrémités des mains et despied8,paraissen[bleusàdroit6,jaunesagauche. La lumière bleue du côté droit et la jaune du gaucbe semblent s'avancer vers la ligne médiane pour se confondre; et sur les côtés latéraux, comme aux extrémités, les couleurs passent h l'indigo et à l'orangé.
Ûuaad toute excitation a disparu de rœil, au himi d'une heure environ, le sujet vo'it ie devant du eorps briller" ctVne couleur qu'il n'avait pas encore perçue. Il lui seniblait d'abord qwje.la ligne médiane — le front, la ligne du aez, la pointe du menton, le sternum, la colonne vertébrale— brillait d'une lumière indécise, provenant du mélange, ou plutôt de la juxtaposition duJîleu et du jaune, mais il voit bientôt distineteiitÉint une bande d'un bleu très vif, large de 3 à 5 oentimètres, prendre naissanee vers le bord supérfear dxi frontal, diminuer la largeiff et suivre la ligne éxL nez, sous la forme d'un filet très bxillaaft. Ji. quelques millimètres au-dessous des ailes -^u nez, ee filet s*élargit eonsidérableDEbent et cûfuvre toute la lèvre supérieure où il paraît se terminer. Cette teinte bleu reparaît à la pointe du menton, suit le digastrique, la ligne des sterno-hyoïdiens, le sternum, où elle est large de 5 centimètre, et, en s^affaiblissant, elle arrive jusqu'au nombril, où elle disparait à peu près complètement. Par .derrière, une bande jaune-pâle, large de 4 à 5 centimètre part de la région coccygienne, remonte la colonne vertébrale et devient de plus en plus brillante jusqu'au cervelet. Là, le pttéaemène se complique, et la coloijne vertébrale présente «m spectacle aussi curieux qu'inattendu. Au militea de cette bande jaune, il se détache une biandelette large d'un centimètre environ, qui semble Jbnrillar d'une couleur bleuâtre d'un aspect tout particulier.
En examinant attentivement, le sujet reconnaît la présence de plusieurs couleurs plus ou moins vives qui se fondent, pâlissent et tendent à disparaître dans les reflets du bleu. Ces couleurs secondaires sont disposées en minces filets, les unes à côté des autres, dans Tordre où la nature les a placées dans rarc-en-ciël. A la base du cervelet, cette bandelette s'élargit et les filets colorés semblent s*entre-mêler circulairement en repoussant le jaune à droite et h gauche jusqu'à environ un centimètre au-dessus du bord supérieur de Toccipital, où elle se termine sous la forme d'un cordon jaune-orangé très vif. Une sorte de circulation s'établit entre cette lumière jaune et la bleue de ' la région frontale, et leur mélange donne naissance à un vert très brillant qui couvre toute la partie supérieure de la tête, sur une largeur de 5 à6 centimètres.
L'examen de l'axe antéro-postérieur nous confirme l'existence d'un axe polaire autour de la bouche que j'ai déjà signalé au § III du ch. IV. Si la lèvre supérieure brille bleu, l'inférieure brille d'un beau jaune-clair.
Au premier examen d'ensemble, le côté droit parait entièrement bleu, ]g gauche entièrement jaune ; mais au fur et à mesure que la vue devient plus parfaite, le voyant aperçoit des bandes longitudinales de nuances différentes qui se fondent les unes dans les autres et tendent à disparaître,
à droite dans J^es reflets du I^Lbii, à gaucbei daius ceux du jaune. , .i.J:^
Les bras présentent isoléiyient le même asç^t que les deux côtés du corps auxquels Us appartiennent. Le bras droit paraît d'abord entièrement bleu, le gauche entièrement jaune ; mais, comme le tronc, ils paraissent bientôt briller des deux couleurs principales qui caractérisent la polarités Allongés, la paume de la main en arrière, t-e voyant remarque dans le bleu-indigo du bras droit une petite bande jaune «ur toute la longuseair du côté interne, c'est-à-dire du pouce ; et daps le jaune-orangé du gauche, une petit bande Meue, sur tout le côté du petit doigt.
Chaque doigt paraît plus ou moins bleu du côté
du petit doigt, plus ou moins jaune du côté du pouce. Le bout des doigts les plus positifs 'brille d'Anne vive lumière indigo, qui paraît même violette chez quelques individus, et de chaque extrémité sort un effluve d'un bleu-indigo très brillant', qui atteint parfois 8 ou 10 centimètres de longueur. Le bout des doigts les plus négatifs brille d'un beau jaune qui passe à l'orangé et parfois au rouge clair vers la racine de l'ongle, et de cha(jue extrémité jaillit un effluve jaune-orangé de même longueur qu'aux doigts positifs.
La face palmaire de la main droite brille d'un bleu-indigo très brillant; la face dorsale est jauneclair, La iace palmaire de la ganclie brille d'Un
superbe jaune -orangé; la lace dorsale est bleuclair.
Les jambes et les pieds présentent à la vue les mêmes particularités que les bras et les mains du même côté.
L'œil droit lance continuellement un faisceau de rayonô bleu-indigo, dans lequel on remarque souvent des rayons violets ; le gauche, un faisceau de rayons jaune-orangé parmi lesquels on remarque parfois des rayons rouges. Ces faisceaux atteignent souvent une longueur de deux mètres.
De Toreille droite, il jaillit constamment des houppes de lumière bleue ; de la gauche, des houppes de lumière jaune.
Ghaciue mouvement respiratoire projette par la narine droite un petit faisceau de rayons bleus ; par la gauche, ;,un faisceau analogue de rayons jaunes.
Le son de la voix est toujours visible sous forme lumineuse. En général, quand le son de la voix est aigu, la couleur est bleu-indigo ; les sons nasillards sont bleu-gris ou rouges. Le sifflement est d'un bleu-indigo très vif. Quand le son est très aigu, il paraît violet.
L'haleine sort de la bouche soûs forme de houppes d'un gris bleuâtre. Le souffle chaud est gris bleu ; le souffle froid, lancé en serrant les lô-
vres comme pour éteindre une bougie, est jauneclair.
Quand on frappe dans ses mains, il jaillit instantanément une gerbe de lumière verte qui se projette d'autant plus loin, que l'on a frappé plus fort.
Les couleurs de l'axe latéral du corps sont inverses chez les gauchers : le côté droit brille jaune-orangé; le gauche, bleu-indigo. •
. La lumière de l'homme n'est pas identique à celle delà femme. A droite, l'homme brille d'un bleu-indigo plus vif, plus intense que celui de sa compagne ; tandis qu'à gauche, la lumière de celle-ci, est d'un jaune-orangé plus vif, plus actif que celui de l'homme .
Quand l'équilibre de la santé est rompu, les couleurs sont plus ou moins modifiées. En général, dans les maladies caractérisées par une augmentation de l'activité organique, elles sont plus brillantes, plus scintillantes, comme si elles étaient la conséquence d'une combustion plus active, et souvent le bleu passe à l'indigo et même au violet. Quand elles sont au contraire caractérisées par une diminution de l'activité organique, comme dans les paralysies, les couleurs sont plus pâles et l'orangé devient d'un jaune d'autant plus clair que l'énergie est moins grande. Quand il y a des lésions graves, comme
dans le canoer, la pMi-siB, Tataxie locomotricç, ces lésions deviennent visibles sous la forme de plaques sombres entourées d'une auréole* très lumineuse dans laquelle le vert apparaît plus -ou moins.
Quelques personnes nerveuses sont zébrées obliquement par des bandes jaunes et bleues.
Qaand les expériences sont -souvent répétées, la vu^ du su}ert atteint un degré de perieciâoii dont on peut difficilement se faire une idée. Le corps humain devient entièrement lumineux et d'une transparence particulièrement rêmarqua- \ ble. A travers les vêtements, on distingue tous ! les organes. Le sang apparaît avec la couleur \ qui lui est propre, mais son mouvement produit une lumière d'un bleu très clair ([ui illumine tous les vaisseaux 'de la circulation, et Ires iierfs sont particulièrement brillants. Les couraats de l'organisme, qui 'semblent toujours cheminer dans le même sens, avec les mêmes couleurs, sont perçus dans .les profondeurs de la machine humaine, et un coin du voile qui couvje le fonctionnement de la vie organique se soulève.. Les manifestations de la pensée et de la volonté paraissent même appréciables par des nuances différentes et par des sortes d'ondulations gui emportent au loin les mouvements vibratoires du cerveau .
Ces phénomènes que l'on peut très facilement
obtenir en observaat loutea les Goiaxiitiona qjiô i»^ai' énuanérées, confirna^ntdiiiaôrfeBçon abaoluala i^Grîe'dDe la polariibs» dnr. eorps lijiunain,. telia q^xe je rai ètaibliff air di. iV de-OBt ouvrage. La&ranar logie»sQ»nt fr sapantes et paxlexUL aussez: d'ellesr mêmes pour me dÎTSpenswaï dafaip© ici le moimiffe eom mBîîîlîaipe -y eair si gbbd seaumet La *iLJet à Taction ëe Fun des* faiseeaaix de Imniône Meyie- aui jaune qm- s»* échappent de nos HiMnâ^. les irappoçts^ de cause à eS-et se mcnxtizBnt. visibles^ dan& taote Iwiirsimj^iicité,. et tojŒfe 0Xï)iieaiiion davifiaii. sttpsFirQlie».
Chez certains sujets, l'èbcuité delà vue peut atteindre un tel degré de perfection, que rimagfft'aAion; reste- confonduB. Il» i^reient la* eori^s humains à distance etk. tooavBrsB las Qâr]|£b apaqjiidâu
« Urt der mes sen-sitiïfe atStendîaât, dit de Bbeichenbaciiy dans la chïimÊper noiraj. le momfflit ou sa prufssanca visuella aurai! aiteint l'inteiïsrtié maximum. A côté de lUr, séparé- par une- doôson en brrqrtes^, se trouvait an p^çritre' su» LaqMBàiJB m'bccu^ai'S' en attendant. CTette p«ïrspnne ne tot pas^peu étonnée d'apwreavoip, sur le mu» deraiÉaBB lequBÎ je rae trouvats-, ma; sîlli'ou^tfee' qui sa dfâcoapaitBrillauite, et qui reprod^oisait exactemaent tous mos mouvements. — Un escalier, ménjSDgpé jà&as un. autre bàtim.eioit,. conduisait dans la cbam* Jasa, obâciica et cela tauit coxiine la mur qui séparaitlaft deUiX. coc^Sf éa iQgia, Sa, pendant, qu'une
personne bien sensible restait dans Tobscurité, je me déplaçais sur cet escalier, elle voyait mon image se mouvoir sur la face intérieure du mur. D'autres sensitif s voyaient, lorsque quelqu'un se promenait au-dessus delà chambre, une tache lumineuse prendre naissance à chaque pas. Une sensitive couchée dans une pièce très obscure, voyait des taches ovales lumineuses se produire sur le plancher de sa chambre. Elle s'en effraya, et lorsqu'on regarda la chose de près, on se rendit compte que l'apparition de ces taches coïncidait avec le mouvement d'une personne habitant la chambre de dessous. » {Le Fluide des magn, p. 85.)
Uœil des sensitifs peut donc voir à travers les corps opaques, mieux encore que les rayons Rœntgen de l'empoule de Crookes, autour desquels on fait tant de bruit depuis quelques mois. Puisque le corps humain émet des radiations lumineuses pour certains d'entre nous, la photographie devrait les percevoir; mais elles paraissent peu susceptibles d'impressionner la plaque sensible, même par une longue pose dans l'obscurité, ce qui démontre que l'œil du sensitif exercé par l'habitude, est beaucoup plus puissant que l^œil du savant»
Pourtant, le docteur de Narkiewicz lodko, con-i seiller de VInstilui impérial de médecine expéri" mentale 'de Saint-Pétersbourg, correspondant
FiG. 16. — Radiations d'unb
Fio. t7. — RAurATioNS d'u:
Fia. 4S. — Radiât
d'honneur de la Société magnétique de France, obtient la photographie de ces radiations dans une obscurité relative et sans objectif, à l'aide de son procédé électrographique.
Il possède aujourd'hui au moins 1,500 clichés montrant ces radiations lumineuses dans les principales conditions de la vie. Sur l'un, on voit que la main d'une jeune fille très anémique ne dégage que de faibles et courtes radiations, fig. 46. Un autre, fig. 47, montre que celle d'une jeune fille bien portante mais nerveuse en dégage de plus longues. Un 3e, fig. 48, indique que la main d'un j eune homme sensuel irradie dans toutes les directions des effluves nombreux, longs et fins. Un 4*, fig. 49, fait voir que les radiations des mains de noms contraires d'hommes et de femmes s'attirent, tandis que d'autres montrent que les mômes radiations se repoussent quand les mains présentées l'une à ^ l'autre sont de même nom .
Les pieds dégagent des radiations analogues à celles des mains, mais elles sont un peu plus longues.
Les lois du magnétisme humain que j'ai formulées, après avoir été vérifiées dans la chambre obscure par la vue des sensitifs, le sont donc une fois encore par la photographie.
Les procédés du docteur de Narkiewicz lodko, qui reposent sur une étude de vingt années, sont trop
compliqués pour que. le premiôr venu puisse obtenir ces pliotQgEaphiiBS . Il faut d'abord cûnjQ:aîia:B la» tension électrique, da corps humain, et cella de l'atmosphère, afin de régler les conditions de Tqpération. Quand celles-ci sont établies, une pile fournissant un courant de 1 à 2 volts actionne une bobine deRuhmkorff dbntTun des fils reste en communication avec Tair- atmosphérique, tan*- (Ks que l'autre se termine par un tube de verre dans lequel il est scellé. G es dernières dispositionB étant prises, on passe dans la chambre obscure. Ee tube isolateur est posé sur^ la table ; et une plaque sensible appliquée dessus, par son côténx)n préparé. On applique deesus la main à électrographier, et dès que l'appareil est en activité, des étincelles jaillissent du tube et Tem'preinte photographique se prend d'elle-même presque instantanément.
§ II. — L'Aimant.
Dadis- la chambre obscure l'aimant esrt partieur lièrement remarquable, surtout quand il est puiôu sant.
Dans presque* tontes me«" expériences, j'ai employé un fer à cheval composé de 12 lame*, pou^ vnnt porter 100 ktlogramines. Il était posé-suT une table, ou sur le pacquet*,. les pôles dirigé» soit verticalemani vsrs- la «iel^ soit horizontalement^ à plat sur lasi/ deux branches,, ou sur uns
— SOô — seule-, dans 1«& diflérenta» posïtioa& qu'on. peu.t Tiri faire prondiFe,
AvBc un aimant dff crtta force "placé verticaJaraerhf, arr bonit d« oaalieats à nu», henre et demie
Sun. 50. — RiCIATIONH d'uM «SJAN.T BN. FSE. A CHKViL,
«(«ittentarUn faJijUt sanâlbif aperçoit lui faisceau luuiineuiL &'écha^p«r de clia.que pâlfi ai e'éLever en suivant le prolongement des branches^ comme l'indifiue la flg.50,,deBsiDée par un des voyants de BeJchenbach. Le faiscean qui s'échappe du pdle positif est bleu, celui du négatif est jaune, et leur bauteur atteint de 40 à 60 centimètres. Cette hauteur atteint de 1 métré h- 1 mètre 50 pour un sensitif moyen ; ils sont bleu-indigo et jaune-orangé, avea des rayons dont la nuance n'est pas nettement caractériséa.. Pouc un très Bon''sensitif, ils
s'élèvent jusqu'au plafond qu'ils éclairent dans tous les sens, sur un rayon de 1 mètre à 1 mètre 50. Les deux faisceaux montent parallèlement l'un à l'autre, sans s'attirer ni se repousser. Le positif, qui est le plus intense, brille bleu-indigo, avec des rayons violets et verts ; le négatif est jaune-orangé avec des rayons rouges et gris; mais dans chaque faisceau, ces derniers rayons, plus ou moins nombreux, sont pâles et tendent à disparaître dans les reflets du bleu et du jaune. En examinant attentivement, on remarque même dans ^ la lumière de chaque pôle les 7 couleurs du prisme. Des étincelles brillantes jaillissent des pôles de l'aimant, et montent en scintillant jusqu'au plafond. La lumière de ce double faisceau est assez intense pour éclairer toute la chambre et même pour permettre de lire un journal. L'aimant luimême est presque entièrement lumineux, surtout vers les pôles ; les fêlures et les défauts qui peuvent être cachés à l'intérieur de la masse métallique deviennent également appréciables.
En plaçant sur les pôles de l'aimant un grand cornet de carton coupé vers la partie la plus étroite pour laisser une ouverture de 5 à 6 centimètres de diamètre, les deux faisceaux se réunissent en un seul et les rayons des différentes couleurs observées d'abord dans les faisceaux séparés se rangent dans un ordre déterminé et toujours le même par rapport aux différents points de l'horizon, comme nous allons bientôt en être informés.
En plaçant dans la colonne lumineuse au-dessus de l'ouverture du cornet une bande de tôle ou de carton de 7 à 8 centimètres de large sur 25 à 50 de long, dont les extrémités, terminées en pointes, sont recourbés vers le haut, la bande devient entièrement lumineuse et la colonne se divise en deux faisceaux qui s'échappent par les pointes. Les couleurs ne sont pas les mêmes à chaque pointe, mais elles changent de nuances si on change la direction de la bande par rapport aux différents points de Thorizon. Dans le méridien,la pointe N est bleu-indigo avec des rayons violets et verts; la pointe S est rouge avec des rayons gris et orangés. De l'est à l'ouest,! a pointe E est grise avec des rayons violets, celle de l'ouest est jaune avec de l'orangé et du vert.
Si nous remplaçons cette bande par une plaque carrée de 25 à 30 centimètres de côté, ayant les angles également relevés, la colonne lumineuse se divise en quatre faisceaux qui brillent d'autant de couleurs principales. Le bleu-indigo mêlé de rayons violets et verts est au nord; le jaune à l'ouest, avec des rayons verts et orangés; le rouge au sud avec des rayons orangés et d'autres d'un gris foncé ; l'est brille gris-clair.
Si on fait tourner lentement la plaque pour amener à l'ouest la pointe qui était au nord, les faisceaux lumineux suivent d'abord chaque pointe jusqu'à ce qu'elle ait décrit environ 50«, puis ils
rabandomaônit pour reprendre leur place reapectbre par roipport aiix quatre .poinis eardinaaix, cfesti-à-dire que Ia bieu qui avait touraé juscîue vers- Le- noïd-ouesb en allant vers rouastse reporte sur La pointe q^l arrive- aumird,. etleartEoiâauiros se camper tent ée La mêxaie i&Qon..
Ce phénomène est plus remarquable encore si on remplace la plaque carrée par une roadîe. Gomme les premières, elle s'ilTumine. dans toute son étendue, la circonférence brille d'un éclat beaucoup plus vif, et une infinité de rayons colorés jaillissent de toutes parts. Le violet apparaît au nord-est, l'indigo au nard-nx)rd-est, le bleu au nord, le vert au nord-ouest, le jaune ë.^ Fouest, Forangé au sud-ouest et le rouge au sud. Le sudouest est gris-foncé; l'est, gris-clair.
Fn tournant lentement la plaque, les couleurs ondulent légèrement,attirées d'''abord dans le sens du mouvement, puis elles reprennent leurs places respectives, sans qu'on puisse les déplacer de plus de 5 à 6 degrés.
La lumière magnétique nous présente donc ici le spectacle le plus inattendu. Non seulement on observe le phénomène de la dispersion, mais on remarque encore un véritable spectre horizontaT, fî^.51, avec toutes les, couleurs, du. spectre solaire; at^, da plas„cas. couleurs- sont rangées dans le mâme ordre avec Leuflis nuances les plus variées.
Las. rauyons.dfi L'infcarEouge qui brilLent. gpis-
toneé et obux de 1 ultra-orioM qui «ont gris-tilak se rejoignant vers l'est pour ifwrmer une paleftl:-© circulaire de . tourtes les ccmlre'urs qui impressionnent notre rétine.
Vert
JcXLlIll?
Orctncy
Ù. V(o/ct
— •G'* 1,5 c\xx\.i
1 lUit.a wy'.ia. )
'^^ Grts-iomJ
?yO L> d e.
FiG. 51. — "Spectre de la lumière magnétique.
Dans les chapitres traitant du Magnétisme dé la chaleur f nous avons constaté dans le courant de chaudement, que l'action d'une région située vers le nord-ouest détermine des e*ffets successifs de sommeil et de réveil, de contracture et de paralysie que nous ne «avions pas expliquer.- Ayant observé depuis, en étudiant le Magnétisme de la lumière^ que le vert détermine ces -eff^s.
comme les deux pôles réunis de l'aimant, de la pile et du corps humain, nous possédons maintenant une explication confîrmative suffisamment éloquente pour ne pas en chercher d'autres.
Quand l'aimant est placé à plat sur la table, les faisceaux lumineux se dirigent horizontalement ; et si nous couvrons les deux pôles avec le cornet des observations précédentes, les deux faisceaux se réunissent également en un seul; et, quelle que soit la position dés branches de l'aimant l'une par rapport à l'autre, les couleurs se rangent encore dans le même ordre. En les recevant sur un écran, on remarque que le rouge se place en bas, avec des rayons d*un gris foncé, comme s'ils étaient les plus pesants; Torangé, le jaune,
6ru • clou-r (U\ti«.v;«U) Violei.
JBUu Vert
Fio. 53. — Spectre de la lumiârb magnétique.
le vert, le bleu, l'indigo et le violet avec des rayons gris-clair, se placent successivement audessus'.
Nous observons donc encore ici un spectre lu-
mineux dont les couleurs sont disposées horizontalemeot les unas au-dessus des autres, dans un plan vertical, comme l'indique la ilg. 52.
Les deux faisceaux lumineux qui s'échappent des pôles d'un aimant en lorme de (er à cheval, ne paraissent pas exercer d'action bien appréoitLble i'un sur l'autre ; mus il n'en est pas da
même des ïaisoeaui prorenant d'aimants daiffiérents.
Les faisceaux de même couleur se repoussent, fig.J3;ceuxdecoulearscoiitrairess'attirent, flg. 54.
Si on appli'iue un corps quelconque sur l'un ^es pùJea d'un barreau aimanté, la lumiôrg de celui-ci s'infléclnt et suit en partie le corps qui l'empêche de t>'élever normalement, comme le montre. la flg. 55. ...
Ces trois figures, tirées de l'ouvrage du colonel de Rochas, sur l'Objectivité des ef/tuoes, ont été dessinées d'après nature par son sujet Laurent et peintes à l'aquarelle, mais la reproduclioii typographifiuene peut en donner qu'une faibleidée.
Les clichés obtenus par le docleur deNarkiewiez lodko, à l'aide de son procédé éléetrographique, montrent également cas actions attractive et riîpulsive. Lafig. 56 représente deux de mes barreaux magnétiques présentés l'un à l'autre parleurs pôles de noms contraires. On voit que les 6tfluves,longset fins, s'Irradient entons sens, sui* tout dans la direction des lignes de force, et qu'ils sont réciproquement attirés d'un pôle à l'uutre.
La plaque sensible peut-elle être directement impressionnée par les radiations de l'aimant
quand il agit seul ? — J'ai essayé plusieurs fois avec des plaques au gélatino-bromure sans y parvenir. En employant des plaques iodées, de Reichenbach y est parvenu.
« M . Karl Schuh, professeur libre de physique à Vienne, bien connu par ses travaux sur le microscope à gaz et par son habileté en daguerréotypie, dit-il, voulut bien me prêter son concours. Il mit dans une chambre noire une plaque iodée en face de laquelle on plaça un aimant ouvert ; en même temps il disposait de même une autre plaque dans une autre chambre noire, mais sans aimant.
« Après quelques heures, il reconnut que la première plaque, après avoir été traitée par les vapeurs mercurielles, avait été affectée par la lumière, tandis que la seconde ne Tavait pas été ; mais la différence entre les deux était peu marquée. Pour mieux voir Teflet, il prit l'aimant, rappliqua sur une plaque iodée, en prenant les plus grandes précautions pour éviter la moindre trace de lumière pendant la manipulation à laquelle j'assistai ; il plaça le tout dans une boîte qu'on glissa entre d'épais matelas et qu'on laissa là pendant 64 heures. Reprise dans l'obscurité et exposée à la vapeur mercurielle, la plaque laissa voir le plein effet de la lumière qu'elle avait reçue 9ur toute sa surface. Il est donc évident, à moins que d'autres causes ne soient capables daffecter les plaques photographiques ap'*ès un temps con-
&idérablc^ qu'une lumière, faible, il est vrai, et d'action lente," se dégage de Taimant. » {Le FliUde des Magnétiseurs y p. 155.)
La lumière magnétique présente donc les analogies les plus frappantes avec la, lumière qui impressionne notre rétine. Cherchons encore d'autres analogies.
Cette lumière donne lieu à des ombres parfaitement limitées quand on interpose la main, un livre, un écran quelconque entre elle et les objets éclairés.
En soufflant dessus ou en produisant un courant d'air en agitant un éventail, elle ondule comme la flamme d'une bougie.
Si on déplace l'aimant, en suivant celui-ci, elle se courbe et reprend lentement sa position normale dans le prolongement des pôles, après avoir exécuté quelques mouvements ondulatoires.
En plongeant un doigt, une baguette ou un objet de faibles dimensions dans la colonne lumineuse, celle-ci se divise, contourne l'objet et se reforme à quelques centimètres au-dessus, en laissant un petit espace sombre ; mais si l'on place un livre ou une planche de 8 à 10 centimètres de largeur, les deux parties séparées continuant leur marche parallèlement Tune à Tautre sans se rejoindre.
Pnèsque tous les eorps placés dans la co-
lonne lumineuse deviennent eux-mêmes entièrement lumineux.
Si on fait tomber obliquement un faisceau de rayons sur une surface polie, une glace, par exemple, presque tous les rayons sont réfléchis en vertu des lois qui régissent la réflexion des rayons lumineux.
En tombant sur une lentille bi-convexe, les rayons sont réfractés comme les rayons lumineux et viennent se concentrer au foyer de la lentille ; mais on remarque que la distance de ce foyer est plus éloigné qu'avec les rayons lumineux. Dans les lentilles divergentes, la réfraction paraît h peu près analogue à celle de la lumière qui impressionne notre rétine.
Si on fait tomber le faisceau lumineux sur un prisme, il se décompose et forme un spectre coloré qui n'est pas sans analogie avec la lumière du soleil ; mais le cône dans lequel les rayons de chaque couleur se réfracte est beaucoup plus grand, ce qui nous indique que certaines couleurs sont beaucoup plus réfrangibles que celles de la lumière solaire.
Les couleurs du speclre magnétique sont simples, ou du moins indécomposables par les moyens ordinaires. Ainsi, si Ton reçoit Tune d'elles sur une petite glace et qu'on la refléchisse sur un second prisme en la concentrant au foyer
d'une lentille bi-con vexe, elle se réfracte, mais ne donne pas lieu à un nouveau spectre.
Si on réunit les couleurs du spectre magnétique et qu'on les fasse passer à travers une lentille bi-cônvexe, une lumière d'un blanc étincelant apparait au foyer.
Le thermomètre le plus délicat et les réactifs chimiques employés en physique ne sont pas affectés par ces divers rayons. Mais le violet, l'indigo, le bleu et le rouge, qui sont positifs, sont perçus parles sensitifs sous forme de chaleur, ou plutôt de tiédeur désagréable à droite et de fraîcheur très agréable à gauche ; tandis que Torangé et le jaune, qui sont négatifs, déterminent des effets à peu près inverses sur les mêmes côtés du corps. Une substance quelconque, de Peau, par exemple, soumise pendant quelques minutes à Taction des premiers paraît acidulée, fraîche, légère, agréable au goût des sensitifs, qui la boivent avec satisfaction ; tandis que sous l'action des seconds, elle est alcaline, tiède, fade, nauséeuse, elle sujet ne la goûte qu'avec répugnance, sans toutefois que le plus habile chimiste puisse trouver le moindre changement dans la nature de Tune et de l'autre.
Enfin, la lumière magnétique est perçu© par la voie delà rétine, car si le sensitif ferme les yeux, il ne voit absolument rien. La voyance des sensi*
tifs n'a donc rien de commun avec la lucidité des somnambules.
§ UI . — La M agnétiBine terrestre
Le Magnétisme terrestre est partout et on ne peut le saisir nulle part. On constate sa présence sui' l'aiguille aimantée ; mais il paraît impossible de le voir. Au ch. VI, en nous servant d*une tige quelconque, nous sommes déjà parvenus à l'accumuler, à le condenser d'une façon suffisante pour le rendre appréciable aux sensitifs par des impressions de tiédeur et de fraîcheur, par de la répulsion et de l'attraction, par une augmentation ou une diminution de l'activité organique, etc. Gomme l'agent magnétique que nous avons observé dans l'aimant et dans le corps humain, l'agent du magnétisme terrestre doit tomber sous le sens de la vue.
En effet, dans la chambre obscure, plaçons une tige quelconque, obliquement dans la direction des pôles de la terre, ou mettons-la simplement horizontalement sur la table dans la direction du méridien, et un bon sensitif ne tardera pas à voir la tige entièrement lumineuse. Le milieu, que nous pouvons considérer comme son équateur, est peu éclairé ; mais en approchant des extrémités, la lumière devient de plus en plus vive. Cette lumière parait d'abord entièrement blanche ; mais bientôt celle de l'extrémité nord prend une belle teinte
bleue, et celle de rextrémilé sud une belle teinte rouge-orangé; et de chacune d'elles sert un. faisceau de rayons de même couleur de 8 à iO centimètres de long. Après une heure d'attente dans la chambre obscure, quand Toeil est bien débarrassé de toutes les particules lumineuses qu'il avait pu conserver, le sujet distingue des nuances dans les couleurs caractéristiqaies de chaque pôle. Au nord, il y A surtout du violet et du vert ; au sud, du jaune et du gris. Et, observation infiniment curieuse qui pourrait servir à établir une théorie rationnelle des couraoïts, aanissi bmn pour ia pOie que pour l'aimant et le ooirps humiain, Meta couleurs sont superposées Tune sur Tautre. Au nord, le vert est en-dessous de la tige ; le bleu, l'indigo et le violet jsont au-dessus; au sud, le gris est en bas, puis viennent le rouge, r^onrangé et le jaune. Les couleurs semblent d'abord partir de réquateur de la tige pour se diriger vers les extrémités; mais en observant bien attentivement, le sujet les voit glisser les unes sur les autres d'un bout de la tigeà rautre.Elles ne pirenneutdonc pas naissance au milieu^ eomme on pourrait le^supposer d'abord ; mais «lies cheminent l'une è côté de Tautre, les positives se dirig^Mint du -sud vers le nord ; les négatives, du nord vers le sud. S'il y a deux courant-s glissant Tun sur ll^utre dans oe que Ton ost convenu d'appeler le coura>nt magnétique de la 1itn*€^ il en est certaineloent de même pour le <îourant de la pile, poiCEr
celui de Taimant et du corps humain. Mais une fois encore, ne faisons pas de théorie, et n'observons que les fait^.
De Reichenbach étudia d'une autre façon le magnétisme de la terre, en se servant d'une sphère métallique traversée par un électro-aimant.
« Je me procurai, dit-il, une sphère creuse de deux pieds de diamètre, en forte tôle pour étudier les phénomènes odiques auxquels elle donnerait lieu. Je la fis traverser par un gros barreau de fer entouré d'une triple spirale de fil de cuivre, que traversait en même temps le courant d'une pile de Volta formée par soixante éléments zinc-cuivre de six pouces. La sphère entière était recouverte d'une délicate lueur présentant les mille couleurs de l'arc- en-ciel et distante d'environ deux ou trois pouces de la surface sphérique; du pôle sud une flamme rouge, de l'épaisseur du bras, s'élevait à trois pouces au-dessus de la surface, s'épanouissait, et de là retombait en une flamme bleue qui finissait par s'étendre sur l'hémisphère nord. Les deux gerbes se réunissaient à l'équateur. L'intensité lumineuse était maximum aux pôles ; puis elle diminuait pour arriver au minimum à l'équateur.
(( Ceci était produit par l'électro-aimant intérieur, son action se combinant avec celle de l'od et du magnétisme terrestre. Les fuseaux sphériques présentaient, en effet, sur toute la périphérie,
les couleurs de rarc-en-ciel que nous avons vues tout à rhéure autour du disque : rouges au Sud, orangées au Sud-Ouest, jaunes b TOuest, vertes au Nord-Ouest, bleues au Nord, puis violettes; tout cela avec les graduations les plus délicates. Enfin TEst entier était gris ; mes sensitifs ne distinguaient plus les deux arcs se rapportant à Tinfra-rouge et à Tultra-violet, mais confondaient le tout sous la dénomination de gris. Des personnes douées d'une plus forte sensitivité que celles que j'avais sous la main, auraient sans aucun doute perçu là encore des colorations plus délicates . ft C'est ainsi que la sphère nous apparaît comme une petite terre revêtue d'Une lumière analogue aux aurores polaires, et entourées partout de l'agent odique, qui recouvre aussi la surface terrestre, comme la manière dont les effluves sont chassés vers le sud nous Ta fait voir. Ici, il se présente sous la forme d'un magnifique arc-en-ciel. » {Le Fluide des mag. p. 76.) •
Gomme l'agent magnétique est partout le même et qu'il obéit toujours aux mêmes lois physiques, je me contenterai de dire que, ici, comme avec tous les corps et les agents qu'il me reste à étudier, la lumière magnétique, quelle que soit ses nuances, se laisse conduire à distance sur un fil, qu'elle est réfléchie par les glaces, réfractée en traversant les lentilles et les prismes et qu'elle présente toujours tous les caractères décrits à la fin du§ précédent.
§ IV. — L'Electricité.
Dans la ettambrô obscure, une machine électrostatiqiae est à peine visible et le sujet ne distingue qu'e le plateau de verre, les conducteurs et autres pièces métalliques qui brillent seulement de la. lumière qui leur est propre . Mais dès que la mar chine est en activité, elle devient entièrement lumineuse. Le disque est d'un blanc étincelant, et . si la machine fournit les deuxélectricités, lecôcTducteur positif devient bleu-indigo; le négaUf, jaune-orangé. Si on réunit les deux conducteurs, rétincelle jaillit, et l'intensité lumineuse de l'appareil diminue pendant quelques instants pour reprendre bientôt son intensité normale. L'étincelle est blanche; mais- elle paraît entourée de ravons verdâtres.
Dans la chambre obscure, surtout si l'on tiré des étincelles, le sujet est ébloui, la vision, qui, est ensuite moins parfaite, peut même disparaître complètement. Il est donc préférable de faire ce genre d'expériences dans un© demi-obscurité, le sujet étant en somnambulisme, dans- la phase de lucidité yeux ouverts.
Un électrophore chargé est entièrement lumineux. Un tube de verre frotté avec un chiffon de laine brille bleu-indigo tant qu'il est chargé d'électricité; pendant le frottement le chilïon est jaune. C'est le contraire qui a lieu avec un bùton de ré-
sma: loelui-oi ets-t j aiinehOTBngéjt&otquë^ Bst ûli&vfgéj Ia eMfïûn. aât Meu..diii:asLi.l&;fh9iieni6nh.
Une- pile en activité est entièrement Ibmiheu&e. E'&l&ment positif brille- Klèu-indigo, surtout a la partiB supérieure*; le négatif est* jàune-orangé. Quand le circuit est* fermé par" un fîl conducteur, ce flr devient entièrement' ttlknc et*rbn observe autbur de lui un courant'ltimiheux qui circule en forme de spirale, du pôle positif au négatifs. Si lîon- ouvre le circuit' en coupant* le fîren un point quelconque, lés deux parties dû fil restent lumineuses, mais la coloration des fils change et la spirale disparaît. Le âlipûfiitifîeàt ]3â»tEy.J^ négaiif âfit.j^una, eiunielûuye-db; sottaaeicoiiflleuinjàillit ào chaque- e&trémitéi. Gett eiOtive eist . d'audtant pitus long, que llactivit^ de- la pile eakpilusi'graaad«Ei.Si an. mule: rextriémi^ét dee- deuK^filSîpdiïr eoiiftiratun': sdui couduoteuri, ua afflUvaivertf jaillit ijaaissitâi:
I V: — L'a Ghaifenn
II- est. diffloiie d'étudiei»- méttiodiiîuenaent' l6s nianif estât ions lumineueesde la^ehadeur, csriillitut! toujouBS un corps- incandesceaœt. pour? lai produire^ Néanmoins, en prenant, certaines précautions, on paut les observer presque toutesj Je vais en signaler quelques-unes.
Dans une demi-obscurité, le sujat étant dans la phase de lucidité yeux.ousrier/ts,si.ran eairauleuu.
fil métallique à Textrémité d'une tige de fer chauffée à l'autre extrémité sur le verre de tirage d'une lampe munie d'un bon abat-jour, le fil devient bleu dans toute sa longueur, et un effluve de même couleur jaillit de l'extrémité libre. En supprimant la source de chaleur, le refroidissement de la tige se produit et la coloration du fil change. Il devient jaune et un effluve de même couleur jaillit à l'extrémité libre.
Ces phénomènes sont à peu près les mêmes, quelle que soit l'orientation de la tige par rapport au méridien.
' Si on fixe un fil à chaque extrémité de la tige et que l'on chauffe celle-ci au milieu, les deux fils s'illuminent et un effïuve jaillit des deux extrémités libres; mais, non seulement la couleur n'est pas la même dans chaque fil, mais elle varie avec l'orientation. Dans le méridien, le fil est bleu au nord, rouge au sud; de l'est à l'ouest, il est gris au premier point, jaune au second. En supprimant la source de chaleur, la coloration change dans les deux fils : elle devient rouge au nord, bleue au sud, grise à l'ouest, jaune à l'est; et les teintes vont en s'afîaiblissanl au fur et à mesure que le refroidissement se produit, pour disparaître complètement lorsque la tige ne dégage plus qu'une faible chaleur.
Dans des plaques chauffées au milieu^ le phénomène est à peu près le même qu'avec la lu-
mière de l'aimant. Il est inutile d'en refaire ici la description, et je renvoie au § II de ce chapitre. Pendant le refroidissement, les colorations sont inverses aux mêmes points.
§ VI. —La Lumière.
Gomme la chaleur, la lumière est difficile à étudier méthodiquement sous cet aspect. Il faut dissocier la lumière qui impressionne nptre rétine de la lumière magnétique qu'elle dégage. Néanmoins, en prenant de grandes précautions, on peut y parvenir.
La lumière ne se transmet pas a l'œil à travers les corps opaques. Cette propriété va nous servir de base pour quelques expériences.
Dans la chambre obscure des physiciens, faisons passer un faisceau de rayons solaires, décomposons ce faisceau à travers un prisme, et jetons le spectre lumineux sur le mur ou sur un écran. Si on place l'extrémité d'un fil métallique dans l'une des couleurs du spectre, le fil s'illumine aussitôt dans toute sa longueur, et le sujet, dans la phase de lucidité yeux ouverts, voit un effluve jaillir de l'extrémité libre. La couleur du fil et celle de l'effluve est toujours la même que celle de la bando dans laquelle il plonge.
Toutes les couleurs du spectre se transmettent de la même façon; et comme la lumière qui im-
pressionne nûtre rétine ne se tranâSDiet pas kâlatance sur v(a ûl, ntous devo<fikï admatUra qoa. c?tât La luTnièk'e mag^nélique. de. ohaiqne. b»»âe coiasittti qui se transmet ici, cT autant prlutsr qu'il n'y a. qiouB l'œil da voyant qui soit impressionné.
Si nous mettons deux fils, l'un dans la bande jaune,raulre dans la bleue, et qu'à une distance de quelques mètres nous tordions ensemble les deux fiîb comme pour en faire un seul et même conducteur, rextrémîté du fli qui plonge dans les bandas colorées prend ces calorations jusqu'au point de jonction; mais là, le bleu et le jaune disparaissent pour faire place à un beau vert qui s'échappe de l'extrémité libre sous la forme d^un effluve de plusieurs centimètres de longueur.
Si nous plaçoas 7 fils dans les 7 couleurs au spectre, et qu'à une certaine distance nous les tordions ensemble pour en faire un seul conducteur, comme précédemment, jusqu'au point de jonction, chaque fil brille de la couleur dans laquelle il plonge; mais à partir de là,il devient entièrement blanc et un long effluve de même couleur jaillit à l'extrémité.
Ce n'est donc pas la lumière telle qu^elIe apparaît à nos yeux qui se recompose, car elle n'est perçue que par rœîl des sensitifs, mais bien la lumière magnétique que dégage la lumière solaire.
On peut étudier les manifestations de la lu-
/mère magnétique de la luinlère par dBs moyens pHus simples.
Si on fait pénétrer dans une chaml)re <>t)stMLre un fil exposé aux rayons du soleil, ce fil devieiat entièrement bleu, et un etfluve de -mô-me couleur jaillit à l'extrémité libre. Si le fil est exposé dans là lumière de la lune, il devient.jaune, eiun'efflu»« de même couleur jaillit aussitôt.
Dom-.BQe la lumière du soleil et de ta lune n''apparalt jamais à nos yeux en Men et en j-aiine, c'est donc ia lumière magaétique qui se transmet.
Toutes les expériences décrites au ch. IX peuvent être répétées ici pour l'étude de la lumière magnétique, en se servant d'un 111 conduct-eur aboutissant dans la chambre obscure, le sujert étant entièrement éveillé, ou dans une demi-<&bscurité, le sujet étant dans la phase de lucidité yeux ouverts de Tétat somnambuliqùe.
La hmnière magnétique i:raverse certains corps opsaqiwBS. De Reichenfeach a observé ce phénomène qu'il décrit aiTisi qu'il suit :
« J'avais fixé, dit-il, dans un des volets de, la ohambre obscure une plaque ^e cuivre rectangulaire deia grandeur delà main. pareille àun carreau de vitre, avec cette seule difîérence qu'au verre en avait substitué du cuivre. On pouvait relever ou abaisser -cette plaque comme un guicliet. Lorsque
le soleil donnait à l'extérieur, elle apparaissait aux sensitifs de la chambre noire comme portée au rouge clair.
« Devant cetto fenêtre était une table r'^nde polie ; si j'ouvrais le guichet, le soleil éclairait la table et y dessinait un ovale brillant; je laissai le guichet fermé, et plaçai devant la table un sensitif qui ne savait rien de ces choses. Avant que ses facultés visuelles se fussent développées, je lui fis mettre sa main gauche aplat sur sur la table et lui dis de tâtonner pour voir si aucune place n'éveillait en lui des sensations odiques. Après quelque temps, il s'arrêta à un endroit qui, selon .lui, était beaucoup plus froid que 1^ reste de la table. Je maintins sa main à ce point, et, pour plus de sécurité, je la couvris.de la mienne. J'ouvris alors le guichet, et fus agréablement surpris en voyant les rayons solaires tomber exclusivement sur ma main,
« Une matière rayonnante, venant du soleil, avait donc traversé le cuivre qui retenait les rayons lumineux et avait envoyé des rayons odiques à la place même à laquelle venaient tomber les rayons lumineux lorsqu'on leur laissait la route libre. Tandis que la plaque métallique retenaient les radiations lumineuses, les radiations odiques passaient librement. De même que les rayons lumineux traversent le verre, de même les rayons odiques passent au travers du cuivre. Le cuivre s'est montré diodane pour ainsi dire.
(( Le jour suivant, je fis un pas de plus en avant. Je n'ouvris pas le guichet avant que le sensitif pût voir ; je le laissai pendant une heure .dans la chambre noire, et ce n'est que lorsqu'il vit bien la lumière odique que je le menai près de la table. C'était à peu près à la même heure que la veille. Je dirigeai ses regards sur la surface de la table. Il vit une tache bleuâtre, brillante, ayant la forme d'un parallélogramme, et bien délimitée. Je lui fis appliquer sa main dessus de façon à ce qu'elle la couvrît. J'ouvris alors le guichet ; à rinstant même sa main brilla du plus vif éclat, et ce ne fut que sa main. Tout le reste de la table resta dans l'ombre.
« Les rayons odiques qui passaient par la plaque étaient donc accompagnés des radiations lumineuses d'od. Le métal peut donc être considéré comme étant odiquement diaphane.
« Bientôt je renouvelai ces expériences avec un autre sensitif, un des employés de ma mine. Cette fois, la table manquait, et je fis tomber les images sur le plancher. Tous les phénomènes se reproduisirent comme plus haut, et cela eut lieu aussi lorsque j'eus combiné un grand nombre de variantes.
« Je suis ainsi arrivé à penser que l'od n'est qu'un mode nouveau de vibration de l'éther. » (Le Fluide des magnétiseurs, p. 86.)
^n' faisant eîdécrater à un ^pendùle un mouvement de traiislatian autour œuniB tige placée ver- ' ticàle ment,' comme 'âanB les expériences décrites âu-§'I dii'tih. X,' cette 'iige devient lumineuse et fatsiétorfatianvaTi^e-^ëlan-le s«ns du mouvemerit. Elle '«st bleue quand 'îe mouvement a lieu de gatrche'àdroltB ; jatrne, quand il se fait de droite a gauche. Un 'ftrmétalli que 'fixé à cette tige transfttétlâ'luniièreà drstaTiCB, "et un effluve de même couleur' jaillit à lextrémité'libre.
Il en est de même des mouvements de rotation, décrits au § Jlduimême chapitre.
:Iîeî mauve aient ti^usn ipendiileque Ton 'fait'oscii*«T'pfès de! la tige •précéde'ntej Illumine' également cette ti^e. ainsi qwse le 'fil conducteur. "8i -le panduîe oscille dunsl^a- direction du méri<ïiefn,'la coiaration^Bôt Wetie; s?il oscille de Test àToue^, elle eôt jaune.
Ces colorations sont peu 'intenses et Teffluve qui jaillit à l'extrémité du.iil est à peine long d'un centimètre. Par le frottement, la coloration est beaucaup plus vive, et Teffluve atteint parfois 3 à 4 centimètres de loi^gueur.
Une bouteille contenant un liquide que Ton agite devient d'autant plus lumineuse que l'agitation est plus forte. Ta coloration varie selon la
nature du liquide. L'eau brille d'un blanc laiteux. Si on introduit un Hl métallique dans la TDOuteille à travers le bouchon, le iîl devient également lumineux dans toute sa longueur et "un effluve jaillit à Pçxtrémité lilare.
• Un liquide qui s'écoule dans un tube rend ce tube lumineux, et la coloration varie également avec la nature daliqaide; mais ici, la coloration particulière tend à se rapprocher du jaune.
Si on frotte une tige quelconques, de fer, jxar exemple, avec une lime, le fer et la lime devien«s nent entièrement lumineux. Le fer brille d**une couleur jaune ; la lime est bleue.
§ vra. — le So%
Quand on frappe :siir une cloche pour lui îairô jandre des sons, elle devieat entièrement Isimiv jieuse, et le point -frapipë .brille d'un écHat plii-s vif, La coloration prend des teintes difiérentes selon la direction que l'on fait prendre à la cloche, et aussi selon l'intensité des sons que l'on en tire.
Quand l'ouverture est dirigée vers le zénilh ou vers le nord, la coloration est bleue pour les sons de moyenne intensité ; elle devient Lttdigo at même violette pour les sons aigus. Quand l'ouverture est dirigée vers l'est, la coloration est grise, •striée de rayons violets. Vers le sud elle va, selon rintensrté des sons, de l'orangé au ton ge vif ; vers
le nadir, elle est jaune ou orangé; vers l'ouest elle va du jaune à l'orangé.
Un coup d*archet sur un violon éclaire toute la table d'harmonie ; les cordes, et surtout celle qui a été excitée, brillent d'un éclat plus vif. La coloration varie également selon l'intensité des sons»
§ IX. — Les Actions chimiques.
Les actions chimiques donnent lieu à des phénomènes lumineux très remarquables.
Une bouteille de Champagne ou de limonade que l'on débouche dans l'obscurité apparaît dans une blanche incandescence. Une gerbe étincelante de lumière bleuâtre s'échappe du goulot et monte en scintillant jusqu'au plafond, cpii se trouve ainsi éclairé sur un rayon de près de deux mètres. Cette gerbe disparaît vite et la bouteille reste lumineuse jusqu'à ce que le pétillement du liquide ait complètement disparu.
Que l'on mette de l'acide tartrique avec du bicarbonate de soude dans une bouteille à-demi remplie d'eau, la bouteille et toute la masse du liquide s'illumineront soudainement et une gerbe de lumière bleue jaillira par le goulot, pour monter jusqu'au plafond.
Toutes les dissolutions deviennent lumineuses. De la chaux vive, du sel, du sucre, se dissolvant
dans un verre d'eau dégagent une lumière d'un blanc laiteux qui éclaire le verre et toute la masse du liquide ; et tant que dure l'action dissolvante, des franges bleues s'échappent des bords du verre en scintillant. Tout phénomène lumineux cesse dès que la dissolution est complète.
La fermentation, sans en excepter la putréfaction, constitue une source lumineuse d'intensité variable ; et des bords des vases renfermant les substances en fermentation ou en putréfaction» des franges bleuâtres qui s'élèvent en scintillant se dégagent constamment.
Une tige métallique plongeant dans un liquide corrosif, de l'acide sulfurique, par exemple, illumine toute la masse du liquide ; la tige, qui brille d'un éclat plus vif, devient même transparente et l'extrémité qui se trouve en dehors du liquide dégage un long effluve d'un bleu-indigo plus ou moins éclatant.
Tous les acides brillent d'un beau bleu, et quelques-uns, surtout quand on les agite, sont particulièrement remarquables. Les oxydes sont généralement d'un bleu pâle ou rougeàtres ; les bases sont jaunes ou orangé.
§ X. — Les Odeurs.
Je n'ai guère étudié les manifestations lumineuses des odeurs ; mais tout me porte à admet-
trequ» 'Chacune» d'elles'poséôde- sa colonration propre. «Dans ; tous les : cas, lorsqu'on débouche ïtn flacon renfermant des substances odoriférantes, le sujet voit jaillir uae petite gerbe lumineuse qui s'èiève jusqu'ià 20 ou 30 centimètres . Le muscpar raît d'un blanc bLeuiâtre; :1e camphre, d'un blaac \ jaunâtre.
§ XI. — -. tes Animaux,
1 * Les animaux supérieurs brillent de couleurs ' analogues à celles de l'homme; et comme les inférieurs ne sont que très peu différents, il me paraît inutile d'en faire ici une description spéciale. Néanmoins, un-e remarque e&t nécessaire : La téte< des animaux n'est pas entourée d'une auréole comm« celle de l'homme.
§ XII. —Les Végôtaux.
Dans la chaunbre obscure, les végétaux présentent une particularité très remarquable. Observons d'abord un arbuste, ou mieux encore une plante d'ornement dans une caisse ou dans un pot.
J Au bout de 10 à 20 minutes, les fleurs sortent de l'obscurité et deviennent perceptibles sous la forme d'un nunge grisâtre ; p'us lard, il se forme des poi'ûts phas clai«s,plus brillants ; et bientôt, les fleurs deviennent parfaitement distin'cleB ^i
— say —
reconnaissables. Après un séjour assez prolonge, les feuilles et les tiges deviennent elles-mêmes visibles. La coloration du sommet de la plante est bleue, la tige ©st jaunâtre. Quelle que soit la couleur sous laquelle nous voyions la fleur à la -lumière du jour, celle-ci eât bleue. Ainsi, un souci, une rose ou un dalhi a jaunes sont d'abord vus eatiàrement bleus; puis, bous cette couleur magnétique, apparaît la couleur propre delà fleur qui la fait reconnaître.
On observe plusieurs nuances dans le bleu de la fleur. Le bord des pétales est d'un bleu étincelant, le centre est bleu-clair ; le pistil et les étamines sont bleu-indigo, et laissent échapper des effluves fins et déliés de même couleur. Les différentes nuances de la plante rayonnant autour d'elle, lui donnent l'aspect d'un buisson flamboyant d'une remarquable beauté ; la plante est suffisamment éclairée pour que le voyant distingue, sans aucun effort, tous les détails de f orniez de structure et de couleur.
Les fruits sont bleu« darfe'leur ensemble ; raasis vers le pf'doncule ils paraisserit jaune»; à la partie opposée, ils 'brillertt bleu-indigo.
Des graines renfermées dans un sac ou dans un flacon de verre brillent d'un beau bleu ; mais'eti -observant attentivement chacune d'elles, le sujtàt i-emarque un filet jiaune. Les tubercules sont jaunes dans leur ensenlble ; la 'partie qui les raXif*^
chait à la racine est bleue, le bout opposé brille orangé .
Une branchft de bois vert paraît d'un blanc bleuâtre et un effluve s'échappe de chaque extrémité. Cet effluve est bleu à Textrémité supérieure, jaune à l'extrémité inférieure, c'est-à-dire à celle qui la rattachait à l'arbre. Si la branche de bois est desséchée, elle brille des mêmes couleurs, mais les nuances sont plus pâles et les effluves un peu moins longs.
§ XlII. — Les Minéraux.
La matière que l'on croit inerte est certainement le siège d'une certaine activité moléculaire que la science officielle n'a pas encore déterminée, activité qui se traduit par des vibrations ayant leur forme caractéristique, leur amplitude, leur mode de propagation, leur vitesse ; en un mot, par un mode particulier du mouvement. Et comme tout mouvement devient lumineux pour les sensitifs, dans la chambre obscure, tous les corps doivent briller d'un éclat qui leur est propre.
En effet, dans les préliminaires de ce chapitre,
nous avons vu que certains malades, seulement
dans l'obcurité dç la nuit, voient briller les objets
métalliques qui les environnent, et que dans la
chambre obscure,pour les sensitifs de de Reichen-
bach, les cristaux sont particulièrement remarquables.
Le principe de ce phénomène étant admis, je dirai seulement que tous les cristaux brillent bleuindigo àla partie supérieure; jaune-orangé à la partie inférieure, c'est-à-dire à celle sur laquelle ils se gont développés; et qu'en descendant les degrés du règne minéral, les métaux et les métalloïdes ne brillent par eux-mêmes que d'une couleur simple ou composée. Quand ils ont une forme allongée, un effluve s'échappe de chaque extrémité; s'ils sont en boules, il n'y a pas d'effluve et toute leur surface est recouverte d'un duvet lumineux; l'épaisseur de cette couche lumineuse est proportionelle à la masse du corps qui la dégage.
Le plomb et le cobalt sont bleus ; le soufre est d'un bleu-indigo particulièrement remarquable; le bismuth et zinc sont rouges ; le potassium,orangérougeâtre; le cuivre, rouge, entouré de jaune-verdâtre; le platine, l'or, l'argent, l'antimoine, le cadmium, blancs; le chrome et le nickel, jaune-verdâtre ; le fer, gris-bleuté ; l'arsenic et l'iode, rougeâtres .
§ XIV . — Les Courants .
Presque tout ce qu'il y a à dire des courants a déjà été exposé dans les § précédents. Néanmoina je vais ajouter quelques observations qui pourront servir à l'établissement d'une nouvelle théorie.