‹ Traité forestier pratique manuel du propriétaire de boisChapitre 40 sur 106 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

97. Le traitement est Tensemble des opérations à faire pour exploiter et améliorer la forêt.

Le revenu s'obtient par la coupe, qui est en définitive la conclusion du traitement et de Taménagement.

La coupe doit être annuelle, dans le triple intérêt du propriétaire, de l'ouvrier et du consommateur.

Au propriétaire elle donne le revenu ; à l'ouvrier, le travail qui, dans la saison morte pour l'agriculture, le retient dans le pays; au consommateur, un approvisionnement annuel, dont Tinterruption fait croire au déficit et motive l'importation étrangère.

L'égalité des coupes annuelles est désirable, mais il suffit d'en approcher autant que possible, et pour cela de leur assigner des contenances inversement proportionnelles à la fertilité, c'est-à-dire à l'accroissement qui en est la résultante.

De cette manière la forêt se régularise naturellement, et son produit, duquel dépend le triple intérêt du pro-

TRAITEMENT ET AMiXAGEMENT.

priétaire, de Touvrier et du consommateur, augmente à mesure qu*eUe approche de Tétat régulier.

98. Toutes les opérations forestières se rapportent à la division, qui est Funité tactique en sylviculture. Les coupes doivent se composer de divisions entières, et si Taménagement exige de les fractionner ou de les grouper, connue on est quelquefois obligé de flaire avec les longues révolutions, le contrôle se rapporte toujours à la division, qui doit rester entière sur le terrain et au cahier d'aménagement.

Considérons une forêt partagée en vingt divisions

égales et sépaotées par deshomes numérotées et des tranchées aboutissant sur une sommière ou ligne principale d'aménagement comme au plan ci-contre.

Ce partage est définitif et ne doit pas être modifié, même quand on q)porte des changements au traitement et à raménagemenL Les forêts n'ont pas toujours la régularité de celle prise pour exemple. Elles peuvent se composer de plusiem^ massîfe. On doit utiliser comme sommièresél /roncsAéeiv tes : routes, allées, chemins, sentiers, de. promenade, en les recdâint au bescHu, et profiter des limites nalnreUes : conrs d*eau, crëles, vallées, etc. Les divisions peuvent être inégales. Il ne ooavient pas d^avoir des divisions de plus de 20 hectares ni des aménagements de plus de 400 hectares.

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99. Taillis simple. — Il s^'exploite par coupe rase, de proche en proche, sans faire de réserves. Avec le partage en vingt divisions égales, si la révolution des coupes est de vingt ans, on en exploite une chaque année.

Si Ton se propose 4'ahaisser la révolution à quinze ans, par exemple, il si^ra d'exploiter, outre la coupe annuelle, une coupe supplémentaire tous les trois ans. Le parcellemenit ne sera pas ctemgé Bt on aura dans chaque révolution 15 coupes ordinaires et 5 coupes supplémentaires.

S'agit-il de porter la révolution à vingt-cinq ans, on fera 15 coupes ordinaires et 10 demi-coupes.

L'abaissement de la révolution a pour effet de diminuer la durée du placement en forêt. Il est avantageux à tous égards, et tant qu'on ne descend pas au-dessous de rage du maximum d'accroissement, on ne perd rien sur la quantité du produit. Le bois e^ plus petit, mais il est facile d'obvier à cet inconvénient. Une réserve convenable destinée à être coupée à la révolution suivante donnera par surcroît du bois plus fort, sans porter préjudice à la reproduction du taillis.

Le mérite de la transformation peut être apprécié d'après les indications suivantes.

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