‹ Traité forestier pratique manuel du propriétaire de boisChapitre 44 sur 106 · CHAPITRE PREMffiR · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMffiR

PRINCIPE FONDAMENTAL

113. La comptabilité forestière n'est, à proprement parler, qu'une tenue de livres en partie double, établie d'après les données de livres auxiliaires spéciaux à Fart forestier.

114. Tout propriétaire ou industriel étant dans Tusage de faire rentrer ses comptes forestiers dans sa comptabilité générale, nous nous bornerons ici à quelques notions sommaires sur la tenue des livres que tout comptable est à même de tenir, pour nous attacher spécialement aux livres auxiliaires.

La loi prescrit trois livres au négociant :

Le journal, L'inventaire, Et le copie de lettres.

Et généralement tout commerçant y adjoint :

Le brouillard, Le grand-livre,

Et le carnet d'échéances ou copie d'effets.

Le brouillard sert à inscrire, jour par jour, les ventes, achats, négociations, paiements, impositions, et tout ce qui se fait dans la journée ayant rapport au commerce. Le journal est le relevé exact du brouillard: la loi exige qu'il soit tenu sans rature ni surcharge. Poiu* le tenir, il faut distinguer les débiteurs et les créanciers. On le divise en plusieurs comptes, tels que ceux de capital, caisse, effets, bois et charbons, compte de Vagent, usines, etc.

L'inventaire est le livre sur lequel le négociant inscrit son inventaire général, son actif et son passif, c'est-à~ dire ce qu'il possède et ce qu'il doit.

Linventaire et le journal doivent être visés et paraphés chaque année par le président du tribunal de commerce de Tarroûdissement ou son délégué.

Le copie de lettres sert à copier littéralement, et par ordre de dates, les lettres que l'on envoie. — On doit mettre toutes celles que l'on reçoit en liasses, également par ordre de dates, et les conserver, d'après la loi, dix ans. Le grand'livf^, ouvert par doit et avoir, renferme tous les comptes les uns à la suite des autres, les principaux d'abord.

PRINCIPE FONDAMENTAL. 109

Le carnet d'échéance, appelé aussi copie d'effets, sert à inscrire tous les efiets à recevoir du côté du doit, et tous ceux à payer du côté de V avoir. Il en est de même pour tous les autres livres.

115. Comptes. — Nous avons vu que, pour tenir le journal, il fallait avoir plusieurs chapitres ou comptes, tels que ceux de capital, caisse, effets, etc.

Compte de capital représente Tactif et le passif du négociant ou propriétaire, les sonunes qu'il doit et celles qu'il possède. — Du côté du doit, sont placées en bloc celles qu'il doit, et du côté de Yavoir, celles qu'il possède.

Compte de caisse est débité de toutes les sommes reçues, et crédité de toutes les sommes versées.

Il en est de même pour tous les comptes qui peuvent se présenter ou que Ton peut ouvrir à une industfie quelconque, à une exploitation ou à un particulier, tels que ceux de bois et charbon, usines, forêts, etc.

D'où le principe est d*ouvrir un compte à n'importe qui, ou à quelque chose que ce soit ou qui se présente.

En général, la tenue des livres se résume éans les règles suivantes :

Tout compte qui reçoit doit, et Il est dû à tout compte qui donne. — Tout ce qui entre doit être débité, et Tout ce qui sort doit être crédité.

La loi prescrit trois livres au négociant :

Le journal, L'inventaire, £t le copie de lettres.

Et généralement tout commerçant y adjoint :

Le brouillard, Le grand-livre,

Et le carnet d'échéances ou copie d'effets.

Le brouillard sert à insmre, jour par jour, les ventes, achats, négociations, paiements, impositions, et tout ce qui se fait dans la journée ayant rapport au commerce. Le journal est le relevé exact du brouillard; la loi exige qu'il soit tenu sans rature ni surcharge. Poiu* le tenir, il faut distinguer tes débiteurs et les créanciers. On le divise en plusieurs comptes, tels que ceux de capital, caisse, effets, bois et charbons, compte de Vagenty iLsines, etc.

L'inventaire est le livre sur lequel le négociant inscrit son inventaire général, son actif et son passif, c'est-àdire ce qu'il possède et ce qu'il doit.

L*inventaire et le journal dérivent être visés et paraphés chaque année par le président du tribunal de commerce de l'arrondissement ou son délégué.

Le copie de lettres sert à copier littéralement, elpar ordre de dates, les lettres que l'on envoie. — On doit mettre toutes celles que l'on reçoit en liasses, égalesient par ordre de dates, et les conserver, d'après la loi, dix ans. Le grand'livi*e, ouvert par doit et avoir, renferme tous les comptes les uns à la suite des autres, les principaax d'abord.

COMPTABILITÉ FORESTIÈRE. Ii3f

117. Livre d'avances. — Pour lenip le journal, il ît nécessaire d'avoir un livre d'avances sur lequel laque exploitation a un compte ouvert, où toute somme îe est inscrite. Chacpre mots on arrête le total, qui ^l reporté au journal, dans la côloniie ctes acomptes.

)ir, page 114, l'exemple d'un livre d^avances.

TRAtXÉ FORESTIER.

Page 1