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Chemins. — L'exécution et la largeur des che

142 ADfltOISTttATIOîï ET SUUTEILLA5C1.

mins dépeadent de leur nsage et de leur fréquentation.

Aa far et à mesure des exploitations, on rectifiera, s'il y a Ueo, les chemins, et chaque année one certaine somme sera affectée à lemr entretien : boucher les ornières, empierrer, écrêter les parties élevées et remblayer celles qui se tronrent trop basses, etc.

On peut distinguer éenK sortes de chemins^ ceux qui serveut de sommière et ceox qui serrent de limite de coupes.

Chemins sommières. — Les chemins qui serviront de sommières recevront de quatre à cinq mètres de largeur et seront bordés de rigoles de cinquante centimètres de profondeur. La terre des bords et des fossés sera rejetée de manière à former un bombement régulier de quarante à cinquante centimètres sur Taie.

Ces chemins peuvent être seulement bombés, sans rigoles, tout en conservant la même largeur. La terre des bords doit alors être rejetée de manière à former un bombement plus fort, cinquante à soixante centimètres sur Taxe.

Chemins de coupes. — Ces chemins recevront trois mètres de largeur, entre rigoles de quarante centimètres de profondeur, et la terre sera rejetée de manière à former un bombement de trente centimètres sur Taxe du chemin.

S'ils sont bombés sans rigoles , ils conserveront la même largeur, et la terre des à-côtés sera rejelée sur le milieu de manière à former un bombement plus fort, quarante centimètres.

Chemins en montagne, — Les chemins en montagne

et en coteau seront moins larges et moins bombés que les chemins en plaine. Des revers d*eau, de petits aqueducs et des talus seront souvent nécessaires.

Talus, — Tous les talus de chemins, fossés et rampes, devront être inclinés au moins à 45**, quand ils dépasseront trente centimètres de hauteur.

Lorsque Tétat des lieux le permettra et qu'on aura la pierre sur place, les talus, au lieu d*être en terre, seront eu pierres sèches mises à plat les unes sur les autres.

Empierrement, — Tous les chemins devront être empierrés quand on pourra le faire à peu de frais. L'empierrement sera déposé dans un encaissement de O^'IO de profondeur.

Les chemins non empierrés seront engazonnés avec soin et fauchés chaque année, en été, par les gardes.

Le premier empierrement sera à Tanneau de 0™09 ; le second, à celui de 0™07 ; et l'entretien, à celui de 0™05 ou 0"»06.

144. Bornes. — Toutes les bornes seront en pierre dure et non géli\^e. Elles seront piquées à la grosse pointe du marteau et les angles relevés à trait de ciseau.

Elles seront plantées à moitié de hauteur.

On peut distinguer trois sortes de bornes : celles de périmètre, celles d'aménagement et les bornes kilométriques.

Bornes de pénmètre, — Les bornes de périmètre sont prismatiques rectangulaires avec sommet arrondi.

iU

Dimensions en plaine. Dimensions en montagne

Longueur totale, 1 mètre 0^750

dont O^OeO hauteur de la partie arrondie 0^050

400 — du prisme 350

540 — de la partie brute ou patte 350

avec 0™25 de face sur 0'"17 de côté.

Boimes d'aménagement. — Les bornes d'aménagement sont prismatiques quadrangulaires avec sommet à pyramide.

7^ An

Dimensions.

Longueur totale, 0^80

dont 0™50 hauteur de la pyramide.

350 — du prisme.

400 — de la partie brute ou patte.

avec 0"20 de côté.

Ces bornes sont plantées sur l'axe des lignes ou tranchées, à deux mètres en deçà des extrémités.

Quand les chemins serviront de limites de coupes, elles seront plantées aux mêmes distances que ci-dessus des extrémités, l'une d'un côté du chemin et Tautre de l'autre côté.

Bornes kilométriques, — Les bornes kilométriques seront dans la même forme que les bornes d'aménagement, un peu moins haules, et le chiffre sera taillé dans un petit encaissement.

Longueur totale, 0,70 dont O^'OSO hauteur de la pyramide.

300 — du prisme.

350 — de la partie brute ou patte.

700 avec 0,12 sur 0,15 de côté.

Dimension de l'encaissement : O^OS sur 0™iO.

145. Fossés. — On peut établir quatre catégories de fossés, de la manière suivante :

- Profondeur . .

Ouverture. perpendiculaire. Urgeur au fond.

1" catégorie 1"50 0"80 0°^20

Fossés de périmètre. — Pour le périmètre des champs, pâturages et lieux découverts, on emploiera les première et seconde catégories.

Pour les limites entre forêts, les troisième et quatrième catégories ;

Les terres provenant du fossé de périmètre seront je-

tées SUT le bord, du côté de la propriété, et placées en talus très incliné et au moins à 45*.

Les fossés étant creusés sur le périmètre d'une borne à l'autre, on laissera autour de chacune d'elles un massif de terre de :

Un mètre de rayon pour les première et deuxième catégories.

Et soixtBinle-quinze centimètres pour les troisième et quatrième catégories.

Fossés de chemins. — Pour les chemins de quatre mètres, on emploiera la troisième catégorie, et pour ceux de trois mètres, la quatrième catégorie.

Fossés d'assainissement. ^— Les fossés de troisième et quatrième catégorie servent encore à l'assainissement des parties himiides. Les terres sont rejetées de chaque côté à 0*^30 des bords, avec saignées de distance en distance, ou bien elles sont répandues à la pelle.

Les anciens fossés d'assain^sement doivent être soigneusement curés à chaque exploitation, et maintenus à leur lai^ur primitive.

146. Tranchées. — Dans l'aménagement sur le terrain (voir ci^essus), lorsqu'on doit recourir aux tranchées droites pour limiter les coupes, il est 4'usage de donner à ces tranchées unmètre de largeur sur dix centimètres de profondeur. Les soucSies sont extraites et la terre est rejetée de chaque côté à trente centimètres au moins des borda.

En montagne, on assure les tranchées droites par des cordons en pierres brufles placées les unes à la suite des

EXÉCUTION DES TiRAVAUX. 147

autres. Quelquefois on se borne à couper le bois sur les tranchées, sans déraciner les souches et même en leur laissant une certaine hauteur. On peut encore ne pas couper les arbres qui se trouvent dans les tranchées, et leur donner un ceinturage à Thuile au-dessus duquel on place les numéros des divisions.

Dans tous les cas, il est essentiel que les gardes entretiennent les lignes séparatives des divisions.

14-7. Hurs de clôture. — Les murs de clôture se font en pierres sèches. Ces pierres sont posées sur lit de carrière^ par assises horizontales. Des gros de mur sont ménagés de dislance en distance^ de manière à relier les deux parements et à consolider la construction. H suffit de donner aux murs quatre-vingts centimètres do hauteur, quatre-vingts centimètres de largeur à la base, et quarante centimètres à la partie supérieure, que Ton recouvre de grosses pierres disposées en hérisson. L'emplacement du mur est préparé par un creusage de 0™10 de profondeur, nivelé et les souches esLtraites.

148. nantations. Serais. Pépinières. — Les plantations forestières réussissent 4ans toutes les saisons de l-an&ée. Le succès parait dépendre du soin apporté dans la mke ea place des plants, et surtout de la fredcheur de leurs racines, dont le chevelucesl 1res dëMcat et très si^t à se dessécher au printemps €t «n été.

Il faut éviter de planter pendant les sécheresses et en temps de gelée.

Une pépinière à proximité, et s'il est possible dans

i48 ADMINISTRATION ET SURVEILLANCE.

rintérieur de la forêt, est une excellente condition de succès quand il est nécessaire de planter.

Le semis réussit bien quand' on a de bonnes graines, mais il est quelquefois plus coûteux que la plantation faite avec économie. 11 est naturellement en retard de quelques années sur la plantation, ce qui peut être dans certains cas un grave inconvénient.

Pour reboiser un terrain nu, le semis est souvent préférable à la plantation, mais pour regarnir des clairières ou introduire des essences nouvelles dans la forêt, la plantation parait mériter la préférence sur le semis.

L'industrie des pépinières a pris un grand développement. Quand on n'a besoin que de plants ordinaires, il est souvent préférable de les demander aux pépiniéristes, mais il est avantageux de produire les grands plants nécessaires pour regarnir après les coupes. A cet effet, on met en rigole des plants de dix-huit mois ou deux ans demandés aux pépiniéristes.

149. Reboisements. — Lorsqu'il s'agit de boiser un terrain étendu, on le partage en divisions à Taide des chemins, des limites naturelles et au besoin de lignes droites, comme on le fait pour l'aménagement d'une forêt (0. Ensuite on plante en bordure le long des chemins et des lignes de division. Puis on procède au repeuplement par division, de manière différente, suivant le mode de traitement qui sera plus tard appliqué à la forêt.

(1) Voir IP'.partie.

1° Dans le cas où Ton se propose de traiter les bois en massifs de même âge, si le sol n'est pas complètement dénudé, on coupe les broussailles qui peuvent s'y trouver et l'on donne une certaine culture au terrain, souvent même quand on doit recourir à la plantation, puis on repeuple en plein.

Pour la plantation, on emploie des sujets jeunes et on les met à raison de 10,000 et quelquefois plus à l'hectare. Pendant plusieurs années on regarnit.

2° Dans le cas où l'on doit traiter les bois en massifs d'âge mêlé, on adopte une courte période, six ans par exemple, et l'on procède au repeuplement progressif.

Dans un sol complètement nu, il suffit, en général, de 3,000 plants par hectare. Pendant la première période, on plantera à raison de 1,000 plants par hectare et autant dans chacune des deux périodes suivantes. Aux plantations de la première période, on peut ajouter 100 potets par hectare^ qui pourront fournir un certain nombre de plants utilisables dans la suite. Pour la première période on prend des plants ordinaires, et pour les deux périodes suivantes des plants forts.

Dans un terrain en partie couvert de broussailles, on repeuple les vides à la première période. A la deuxième on coupe la broussaille, en conservant tous les sujets de bonnes essences qui peuvent s'y trouver, et Ton repeuple en forts plants. A la troisième période on opère comme à la deuxième.

S'agit-il d'une forêt qui a été réalisée, et où il ne reste plus après la coupe qu'un sol très imparfaitement garni en sujets, la plupart défectueux et endommagés , il faut

150 ADMINISTRATION ET SUETEILLANCE.

éirit^ de raser tous ces mauvais bois d'un aspect désagréable. Us forment un abri précieux et beaucoup se rétablissent. En ad(^lant la période de six ans, par exemple, on pourra pknter, dans la première, 506 plants Ibrts, très espacés et dans les vides et clairières. Dans la deuxième, 250 plants, et faire un prenaier nettoiement. Dans la troisième , on procédera comme dans la deuxième. Au bout de trois périodes de six ans, la foï^t est, en général, rétablie et peut être soumise à des prévisions d'exploitations régulim'es.

156l Pâtures botséoL — Le mouton et la chèvre détruisent le bois, et il n'est ici question que du pâturage du grand bétaU. Il ne met pas obstacle à la reproduction naturelle du bois et permet de l'aménager.

Dans les domaines de haute montagne, un bail règle ordinairement pour trois, six ou neuf ans le pâturage et assure le chauflage du fennier. Quant à l'exploitation du bok, eUe est rés«:^«ipar le prc^iriétaire, qui la Êdt à sa convenance et en ^énéasal sàus aménagement.

Considérons séparément le sous-bois, les arbres de futaie et la manière dont ils se recruLent.

Ordinairement atoouM, le sous-bois dégénère en broussadUes épaisses qui encombrent le sol, restreignent le pâturage et ralentissent la végétation ligneuse. Il s'en déga^ à la longue des arbres servant au recrutement de la futaie. Plus ou moins difformes, ces arbres sont moins bons et mcnns nombreux que ceux qui se produisent en dehors des broussailles.

Dans l'intérêt du pâturage et des arbres de la pâture,

EXÉCUTION DES TRATAUX. 451

il est donc utile de débarrasser le sous-bois en réserv^att les semis naturels et les sujets de bonnes essen^s.

En général, Texploitation du sous-bois est négligée et le propriétaire ne vend que les arlMres ayant une valewr conunerciale. Le sous-bois reste, et, pajr-dessiis, 1^ arbres les moins bons. C'est ainsi qa.e s'appauyrisseii^ en même temps le bois et la pâture.

U y a tout à gagner à un aménagement. A cet effet, on établit, comme pour la forêt pleine, des divisions fixes, des inventaires par division, un cahier d'aménag«nent et des prévisions d'exploitations à courte période.

La possibilité ne doit pas ^re réglée, conune dans la forêt, au point de vue exclusif de la production ligneuse et du taux de placement, mais en donnant au pâturage, et en la lui conservant, toute l'importance qu'il doit avoir.

Les inventaires de la fotaie réservée et de la futaie exploitée, les prévisions et les réalisations de coupes, ainsi que les résultats financiers, se constatent comn» pour la forêt pleine.

Ainsi conduit, l'aménagement des pâtures fidt ressortir le profit du bois et permet de le comparer à celui du pâturage. On reconnaît qu'il est possible d'augmenter le revenu en bois, non seulement sans nuire au pâturage, mais en le rendant encore plus productif.

L'exploitation des broussailles doit être une prescription essentielle de l'aménagement et se renouveler à chaque période. Elle n'est devenue coûteuse que pour avoir été toujours négligée. En fixant la périodicité des

coupes à six ans, on peut alléger la dépense en la répartissant sur deux périodes.

Au XVI® siècle, lorsqu'on a commencé l'aménagement des futaies, leur mise en coupes réglées, ces forêts, placées sous le régime des défends, étaient remplies de souches de bois de délit, émergeant du sol et surmontées de rejets malvenants, qui mettaient obstacle à leur rétablissement. L'exploitation des étocs, leur mise à blanc a été coûteuse et difficile, plus peut-être que ne le sera celle des broussailles des pâtures, avec laquelle elle a une analogie remarquable.

Les vides des pâtures et les pâturages non boisés peuvent être utilement plantés, dans une mesure convenable, en essences bien choisies, au nombre desquelles le mélèze doit compter en première ligne.

La question de Taménagement et du boisement des pâtures est de la plus haute importance. Il s'agit de plus de dix millions d'hectares, dont on peut augmenter et améliorer le revenu rapidement, et pour ainsi dire sans frais.

C'est la question forestière du xix® siècle, comme celle de Taménagement des futaies a été celle du xvi®.

Pour la résoudre, il faut abandonner ce qu'il y a de suranné dans la sylviculture officielle, tout ce qui ne peut supporter le contrôle.

La production la plus rémunératrice s'impose quelle que soit la qualité du propriétaire de terrains à bois, et le contrôle en donnera les conditions.

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