Coloration
Les différences que manifeste la coloration , à certaines époques delà vie,porlcnt aussi bien sur des organes inaccessibles à la lumière que sur les parties exposées à son influence. Au nombre des dernières , nous voyons la peau et ses annexes en particulier, comme les cheveux, les poils , les plumes, etc. varier considérablement leurs couleurs.
Les autres parties n'offrent pas moins de variations. L'iris, par exemple, dans Toeil des oiseaux, n'obtient une teinte permanente qu'au bout de quelques années.
" (0 Bu/fon, Hist. naturelle, T. VI, page 82. — (2) MecÂel, Puth. Anat. Bd. 2. Abtheil. i, S. 17. (Anatomic pathologique.)
TRAITÉ GEMÎRAL
A. Différences d'âge.
l es différences qu'amènent dans la coloration les progrés de l'âge rentrent principalement dans les conditions générales qui suivent:
a. Plus V animal est jeune, moins la coloration est variée.
Chez plusieurs chenilles, par exemple, et surtout diins le sphinx du {\\h:^mii\e (sphinx euphorbiçé), 1^ bigarrure de la robe augmente à chaque changementde peau ; au point qu'à l'élat parfait, la chenille de cetanimal est, de toutes, la ])lus bicarrée; au sortir de l'œuf elle était absolument noire. Les larves des coléoptères et des libellules, sont en général d'une coloration moins variée, que l'insecte parfait. Chez i'iulus fasciatus,, il se trouve plus tard dans la. i,'égion de la sixième pau'ç de pieds, une ta,çhe claire., dçnt il n'existait d'aboj:d aucune Iraçe, (i).
Les oiseaux, même les plus bigarrés , par exemple, les faisans de toute espèce, les paons, etc.
(i) De Geer, Mëm. Tom. VII, p. 585.
d'atîatomie comparée.
ont, jusqu'à la seconde ou troisième mue, une teinte unilbrrae, grise, Brune et blanche.
Piusieurs exceptions s'élèvent contre la généralité de celte loi; ainsi , le papiilon est souvent coloré de moins de nuances que les chenilles dont il sort. Plusieurs oiseaux et mammifères, unicolores dans la vieillesse^ sont tachetés dans le jeune âge. L'exception relative aux oiseaux perd de sa valeur, en remarquant que ces élres ne présentent pas une bigarrure proprement dite, mais uniquement un contraste de noir et de blanc, et que le noir devient d'autant plus foncé et plus éclatant que le blanc diminue davantage.
b. Avant la naissance^ les teintes sont plus claires.
Le fœtus du nègre ^ même à terme, est encore blanchâtre. Les jeunes araignées, lorsqu'elles viennent d'éclore, ont une teinte plus pâle que les araignées adultes (i).
c. Les différences de coloration liées ii la diversité des sexes ne se développent que ItntG' ment.
Les papillons, dont les sexes sont tranchés par les çouleurs les plus différentes, proyiennent de chenilles toujours semblahlement colorées. Ainsi , les jeunes mâles, même des oiseaux les plus bigarrés, par exemple, du paon, de
(rj Rocsel^ Insectenbelust. Bd, 4. 5. 262.