Il régne entre les diverses parties une sorte d'analogie
Cette proposition ne s'applique pas seulement à celles qui sont le plus i,^énéralement répandues dans l'être, et qui par leur réunion en constituent l'ensemble, tels que les systèmes osseux , musculaire , vasculaire, nerveux et cutané, qui se ramifient à peu près de la même manière, surtout les nerfs, les vaisseaux, et les divisions du système circulatoire ; mais on retrouve encore cette analogie entre des organes plus spéciaux et plus composés.
Ainsi les dillerens appareils glanduleux sont fondamentalement constitués d'après le même plan.
Les divers syistèmes sont unis entr'eux par une concordance semblable , soit sous ie rapp ;rt de leur forme générale, soit comparés entr'eux et avec tout le corps. En effet, tousse composent d'une partie arrondie, renflée, et d'une seconde portion, mince, alongée, caudiforme.
On peut également démontrer que certaines portions, que certains appareils du corps sont des imitations inégalement distinctes d'autres portions et d'autres appai eils.
Ainsi les portions plu^ ou moins distinctement
it']0 TRAITÉ GÉNÉRAL
séparées dont est coiw posé le corps àesvers,(\es insectes et àes crustacés , se ressemblent considérablement non-seuleracnt à rexlérieiir, mais encore à l'intérieur. E les sont exaclement formées des mêmes se£;mens des syslèm^s nerveux, vascu' ire, ro^pii atoire et j^én^rateur. Chez ces animaux, il existe une correspondance évidente entre les parties buccales et les pieds variablement perfectionnés qu'ils portent à la face inférieure de lous leurs anneaux ou de quelquesuns d'entre eux.
C'est encore conformément aux mêmes principes qu'il est possible^de ramener, en dernière analyse, le corps des vertébrés à un composé : 1° d'une Gu mieux de deux vertèbres j 2° de la jjorlion du système nerveux centrale, entourée par ces deux verièbres; ^"de la portion périphérique de ce système qui sort ('ans l'espace qiii sépare ces deux vei tèbres ou à travers; 4° des vaisseaux sanguins corresponi 'a is; o'des rr uscles qui les me i^entj 6» eniin de la peau qui enveloppe le tout.
Les vertèbres proprement dites elles-mêmes, sont incontestablement dci» répililions les unes des autres. Ce sont des os ayant la forme annulaire, munis d'ap »ptiyses ariicidaires et musculaires; ce .sontsp 'Cialemenl des apophyses Iransveises ou latérales, qui sont j)aires, et des dor. sale^im aires ou uiéiiiine>, auxquelles s'ajoutent souvent des apophyses abdominales.
d'anatomie comparée.
Certaines parties des ver! èbres, leurs apophyses oumieu-x les parties externes de celles-ci^ s'aiongent, se séparent, se répètent et se multiplient quelquefois jusqu'à former plusieurs rangées.
C'est de cette manière que se développent sur les parties latérales : 1° les côtes postérieures ou vertébrales ; les os des membres. C'est également ainsi que se forment, au dos et à la facft abdominale de la queue, chez plusieurs poissons, au dernier endroit, chez plusieurs mammifères et reptiles, notamment les sauriens , une à trois rangées d'aiguillons accessoires ou épines.
On voit simultanément grossir rt se souder entr'elles un nombre variable de vertèbres; ce phénoiaaène se reproduit surtout 1° dans la moi-, tié postérieure du corps, de là résuite un sU' crum ; 20 à l'extrémité antérieure de la colonne vertébrale, où cet effet est beaucoup plus considérable et donne lieu au développement de la tête. Geile-ci présente, à sa partie supérieure et postérieure j un crâne formé très-distinctement de plusieurs vertèbr^j.^ se succédant d'avant en arrière et seulement considérablement augmentées de volume; elle est en outre constituée de portions de vertèbres unies solidement aux autres par des sutures. La partie antérieure ou inférieure de la tête, \^ face appartient à une autre série d'os, opposée à la précédente, à laquelle elle est unie d'une manière médiate ou immédiate, et jouit d'une mobilité variable. Après les qs de
Ja (ace viennent; d'avant en arrière, les g% hyoïdes , puis les pièces steniales formant un rachis antérieur, qui s'étend quelquefois jusque vers les membres poslérieurs, ainsi que les côtes antérieures ou sternales, qui sont tantôt uniquement cartilagineuses, tantôt réellement osseuses, et s'articulent avec le sternum.
Cette manière de voir me semble plus exacte que celle avancée récemment (i), consistant à ne considérer comme rachis antérieur , opposé à l'épine dorsale, que les côtes et les pièces du sternum réunies, constituant Aox^uneépine costale.
Je me fonde sur ce que , i° chez tous les animaux, il y a quelques côtes qui n'atteignent pas le sternum ; chez plusieurs même , aucune n'arrive a cet os ; a** il existe des côtes ou du moins des indices de côtes^ sous la forme d'apophyses Iransverses diversement alongées,sans slei'num ; 3° les côtes sont partout des apophyses transverses , ou les racines antérieures des apopliyses transverses des vertèbres, qui se sont développées en os indépendans et séparés (a).
(i) Af. J. Wehcr, Grnndlinien der Osteologie des Mcnsclicii und der Haustliiere in Yerbindung mit Syndesmologie , Abth. E( un , i8ao. S. i56. ( Élémens de l'ostéologic de riiomnic et des animaux en rapport avec la syndesmologie. ) — (a) Mcckcl de diiplicit. monstrosâ. Tlalau, i8i5, page 3i. — Handb. der niensch. Anat. B. a, pag. 74 > 75. (Auat. de Thomme.)
d'ana-tomie comparée. 47^ La moelle- épinière est absolument semblable à elle-même dans toute sa longueur. IJencé' phale se.nble n'en être qu'un développement plus considérable , comme l'est la tète, comparée aux vertèbres spinales. Une égale similitude se remarque dans le mode d'origine et de ramification des différens nerfs, disposés, d'avant en arrière, dans un ordre successif. Le volume plus considérable des nerfs destinés aux membres^ établit la seule différence. Tous se divisent en une branche postérieure et en une antérieure; tous s^anastomosent enlr'eux. Les nerfs encéphaliques et surtout les antérieurs sont, à des degrés qui varient, des branches isolées, ou même des rameaux d'un petit nombre de paires, qui se sont développées en nerfs particuliers fort remarquables , dont une partie appartient aux appareils des sens.
A chaque vertèbre et à chaque segment du système nerveux correspondent des ramifications du système vasculaire, situées au-dessous de ce dernier , fournissant ou reprenant le sanfif qui s^y distribue. Vers l'exlrémilé antérieure du corps, le système vasculaire se développe en cœur.
Les muscles extenseurs sont situés à la face supérieure du rachisj les fléchisseurs en occupent l'inférieure ; et sur les côtés des vertèbres, se trouvent les muscles qui infléchissent la colonne vertébrale dans un sens latéral. D'autres muscles, des
rotateurs et des extenseurs^ se portent de dedans en dehors et de bas en haut. Une cinquième sorte de muscles se rend de dedans en dehors et de haut en bas,^ ce sont les élévateurs. Les deux dernières espèces se continuent entre les côtes. Opposés aux muscles yertébraux se présentent les muscles de l'abdomen. Un autre développement latéral est constitué par les muscles des membres , que l'on peut rapporter, avec une évidence variable, à la classe précédente.
La -peau constitue plusieurs appareils, qui en sont des modifications plus ou moins analogues. On en peut conclure que ces différens appareils peuvent offrir entr'eux des points de comparaison à des degrés divers; mais il en est surtout deux qui sont dans celle catégorie : celui de la digestion et celui de la génération^ par exemple; tous deux s'accordent entr'eux sous les rapports de structure et de fonctions , avec celte différence que l'an sert à la conservation de l'individu, Tautre à celle de l'espéce(i).
Ces deux appareils représentent chacun, par
(i) A. A. Mcckel , de analoglâ intestinorum et genitalium. Hal«, 1811. Traduit et retouché par lui dans J. F. Meckel's Beltr. zur vergl. Auat, Bd. 2.
leur confîguralion gciiérale, un canal ouvert à Tlidc de ses exlr emilés ou à toutes deux.
Les organes générateurs mâles sont fermés à l'une de leurs extrémités , cliez tous les animaux; les parties femelles n'ont égalerncnt qu'un oriHce dans la plu()art ; ce n'est q'.i'à compter des poissons carti^a£5iueux que l'organe fem< lie constitue un canal ouvert à son extrémité supérieure et inférieure.
Beaucoup d'animaux invertébrés^ nous nommerons en particulier les méduses, les actirne.s,\es astéries, ont un canal inlesl.inal confiirmé comme un sac, muni d'un seul orifice et qui est en même temps buccal et anal. Chez les autres, les deux orifices sont séparés l'un de l'autre, mais la proximité de l'anus et de la bouche, ch'^z ia plupart des mollusques gastéropodes , indique Tancienne unité d'ouverture.
Chez les astéries ces sacs à un seul orifice ne se distinguent que par le volume; il existe dans chaque rayon deux petites grapjies d'o«qanes générateurs et deux grappes d'( rganes digestifs; les dernières sont plus volumineuses.
Le canal est, quant à sa composition , d'abord, simplement membraneux, mais peu à peu il se constitue de plusieurs couches superposées; l'une est une membrane /77M(7Mew.ye in terne, sâcrétoire et absorbante ; la seconde est une membrane vas^ culeuse qui détermine les formes ; enfin ia troi-
sième est la membrane musculcuse ou locoraoliice.
Le canal ou le sac simple se convcrlit, patendroits, en aftectant des formes toujours analogues et par degrés insensibles , en organes glandulaires de différentes espèces; ainsi se déveloj)pent, dans l'appareii digestif, \cs glandes salU'airès , le /oie, la. rate, les glandes pancréatiques ; dans Tappareil générateur, les ovaires, diverses espaces de glandes, les testicules, les vésicules séminales, la glande prostrate^ les glandes de CotV^per et du prépuce, hejbie , les testicules et les ovaires constituent les principales |)artics des appareils dont ils sont les composans.
Les canaux eux-mêmes, qui se montrent les premiers, subissent des modifications fort analogues dans la série animale. D'abord simples , partout du même diamètre, courts, ils paraissent bientôt composés de dilatations et de rétrécissemens alternalifs; ainsi se manifestent, dans le canal alimentaire, le pharynx et Vœsophage, ï estomac et le canal intestinal ; dans l'appareil tlc^s organes générateurs femelles, la vulve^ i'Aj'men, le vagin, Vutérus et les trompes; dans rapi-areil des organes générateurs mâles , Vurèihre , avec ses différens rétrécissemens et dilatations, la prostrale et les canaux excréteurs Cies (es lie nies.
' Les différentes portions de ces appareils sont 5ou\ent séparées les unes des autres par des
d'anatomie comparée. 477 saillies valmiaires telles que dans le canal inleslinai, le pjlore et la valvule iléo cœcale et clans raj;pareil générateur feme'le , le museau de tanche et Miyinen , dans le mâle le veru-mon' tanum.
Dans l'un et Tautre appareil les^ organes où réside la sensibilité, sont les derniers à se former. Ainsi ^ dans le canal alimentaire , la langue, dans Tappareil générateur le clitoris et le pénis , qui offrent tant de rapports de position , de forme , de composition (ces organes sont également formés d'une membrane muqueuse externe, de nerfs, de vaisseaux considérables^ de muscles, souvent même d'os, disposés suivant un type commun), de fonctions, tous deux étant le siège de la sensation agréable qu'éprouvent les individus en satisfaisant à leurs désirs et en accomplissant le but de chacun des appareils. Pour nier une semblable analogie, il faut ignorer ou refuser de connaître les faits.
Dans la partie essentielle de leurs fonctions , ces deux appareils s'accordent également; tous deux préparent des fluides, dont l'un reproduit incessamment l'individu, et dont l'autre reproduit et conserve l'espèce.
Il est encore plus facile de démontrer que les organes générateurs mâles et femelles sont de simples modifications du même tyjjc^ et qu'ils se ressemblent d'autant plus que l'animal est plus inférieur. Constamment ils sont composés
TRAITJi GÉNÉRAL
(le deux parlies, l'une sécreloire , l'autre excrétoire, et aux'juelles se joignent des organes excitateurs extérieurs. Les parlies sécrëtoirc^ : Yovaire chez les femmes , les testicules lians l'homme^ offrent une concordance presque toujours Irès-cScacte, sous le rapport de ia position, du nombre j de la forme et sous celui de l'origine de leurs vaisseaux.
On trouve celte concordance parfaite , principalement dans les poissons, dans plusieurs insectes,araclinides et crustacés. Les canaux excréteurs, ont même trajet, même point d'insertion. Dans les animaux où lesoi^iduclus s'ouvrent dans un cloaque, il en est ainsi des canaux spei matùjues et réciproquement. A l'extérieur, on voit marcher, de même, de front les perfectionnemcns des parties génitales des deux sexes.
L^jtérus de la femme représente la glande prostate et les vésiculrs sémii.ales, par la position^ la forme et la fonction. Les t)r£^dnes < xcitateurs, mâles et femelles, ont fondamentalement la même structure et la même position, et ne se distinguent surtout que par un tléveloppement supérieur de l'instrument de la seijsibilité dans le sexe masculin.
Les états d'anomalie font ressortir fort souvent des rapprochemcns beaucoup plus évidens entre les deux sexes.
d'anatomie comparjék. 479
y. De semblables analogies se remarquent entre les différentes régions et portions extérieures du corps. Les unes semblent être des répétitions des autres. Chez les animaux sphéroïdes, les plus inférieurs, on ne saurait trouver de traits distinclifs de celte nature entre une partie et une autre; dans les animaux qui sont plus cylindriques et alongés, la dimension de longueur est confondue avec Tépaisseur. Ces dimensions sont, au contraire,' distinctes dans des animaux plus parfaits , de sorte qu'on peut établir, chez eux, des comparaisons entre les deux moiiie's latérales, la moitié céphalique et la moitié coccygienne et les moitiés dorsale et abdominale.
Les deux moitiés latérales sont , à la surface extérieure j la représentation mutuelle l'une de l'autre , dans la plupart des animaux. Dans beaucoup d'entr'eux, spécialement chez les méduses, les oursins , chez plusieurs vers, insectes, arachnides, crustacés et poissons cartilagineux inférieurs, la disposition intérieure olfre, quant aux organes, une correspondance parfaite.
Il n'y a que quelques poissons (i) et les mol-
(i) Voyez pages ai et aoo.
4^0 TBAITK GÉNÉRAL
lusques gasléropodes (i) qui fassent exception à la symétrie lat(^rale externe; les excejjljoiis à celte sorte de symélrie, rapportée à l'intérieur, se rencontrent en partie parmi cfs derniers encore, en partie parmi la plupart des vertébrés, et grandissent en raison même de leur état plus supérieur. Le cœur de plusieurs d'entr'erx n'est pas vertical; la disposition vasculaire n'esl pas
même des deux côtés. La forme et le volume des poum,ons varient. Le foie est situé à droite, l'estomac, la rate et le pancréas plus à gauche. Il est vrai que ces difiérences n'ont pas une importance très-considérable. La plus liotable même, qui se pro^senle dans l'appareil digestif, perd beaucoup de sa valeur, si l'on remarque que l'estomac est d'abord , chez les mollusques acéphales^ enveloppé du foie qui existe seul, et dans les êtres où Ja séparation de cet organe en foie, rate et pancréas a lieu, on rencontre l'un d'un côté, les deux autres du côté opjîosé, mais disposés d'une manière qui varie, autour de restomac.
Après les deux moitiés latérales, les moitiés cepliaLiijue et coccygienne sont celles qui se ressemblent le plus, quoicjue cette similitude soit loin d'être aussi complète.
L'analogie la plus fraj>pante est celle que l'on
(i) Voyez pnges 17a , lyS.
D^WAÏOAIIt: COMPARÉK. /j8l
remarque entre les divers membres qui, chez les animaux articulés, se répètent un grand nombre de foisj et chez les vertébrés, existent tout au plus en deux paires. Ces membres coinposcs de })arliescuti>nées, oliez les animaux inférieurs, d'os chez les supérieurs, de muscles chez les uns et chez les autres, et en outre de vaisseaux et de nerfs, offrent dans toutes ces parties une telle correspondance , soit à l'état normal, soit à l'état d'anomalie, que les aiialogies l'emportent évidemment sur les différences, et que ces différences sont fréquemment atténuées par des déviations organiques qui établissent, entre les deux paires de membres, une grande similitude.
On peut encore trouver plusieurs points de comparaison entre les extrémités diamétralement opposées du corps.
Dans le système osseux, le sacrum se forme de plusieurs vertèbres soudées entr'elles , comme le crâne. Les côtes antérieures et postérieures sont toujours les plus courtes, souvent elles n'atteignent le sternum, ni les unes ni les autres,, et dans les êtres même où, comme dans les mammifères, les côtes antérieures s'unissent régulièrement au sternum, l'analogie entre la moitié antérieure et la moitié postérieure du corps est quelquefois augmentée par le développemenX d'une oii d'un plus grand nombre de côtes antérieures surnuméraires qui ne s'étendent pas jusqu'à cet os.
On peut également comparer Irès-bien entre eux les muscles antérieurs et postérieurs du tronc.
Les moitiés antérieures et postérieures des systèmes vascidaire et nerveux pi-isenlent une disposition qui n'offre pas moins de correspondance.
Deux exemples remarquables de ce mode de ressemblance sont fournis par les prolopgemens en boutoirs que portent plusieurs animaux vertébrés, surtout des vertébrés mammifères, par les terminaisons cornées et unguiformes de la queue de plusieurs serpens, par les productions cornées dont sont armées les deux extrémités du corps des insectes, instruraens qui servent en-devant à la préparation des alimens, en arrière à la copulation.
D'autres preuves à l'appui de cette comparaison sont, l'analogie qui existe entre la bouche et l'anus, sous le rapport de toutes les parties qui participent à leur formation ; savoir, de la langue avec le pénis et le clitoris, des glandes salivaires , situées au voisinage de la bngue avec les organes placés dans la région ^e l'appareil excitateur.
Le système respiratoire des vertébrés existant dans lu moitié antérieure du corps a pour analogue, dans la moitié postérieure, le système urinaire; et les organes géiiéraiews. bien qu'ils soient en partie confondus avec les organes di-
d^'anaïomie comparée. 4^3 geslifs, sont représentés en quelque sorte par la langue^ le lary nx , \d. thyroïde et le thymus.
Il est ] lus (lifFicile de reconnaître le trait de ressemblance qui existe entre les faces dnrsale et abdominale. Cependant la colonne rachidienne, avec ses côtes verlébi ales^ correspond encore au sternum et à ses côtes; analogie surtout exacte dans les cas où, comme chez quelques poissons et beaucoup dereptiles, dans les oiseaux et ccrLiiins mammifères, les côtes s'ossifient.
li en est de même des mammifères et reptiles à longues queuesj on voit les vertèbres caudales antérieures offrir non-seulement des apophyses épineuses supérieures, mais aussi des inférieures, comme on rencontre, dans les oiseaux, plusieurs "vertèbres munies d'épines antérieures ; et cl lez les poicsons les épines exislantdéjààlafaceiuférieure de la queue, s'augmentent souvent de plusieurs rangées d'os propres, parfaitement analogues aux supérieurs.
Les muscles du dos et de l'abdomen peuvent aussi être opposés avec justesse. La moëile de Yépine est formée d'une paire de cordons supérieure et d'une paire inférieure, séparés les uns des autres, de chaque côté, par un raphé, ou enfoncement longitudinal. Il l u résulte, que tous les nerfs spinaux des vertébrés naissent par deux racines, l'une supérijcure et l'autre inféri.3ure> qui se réunissent à leur sortie de la colonne vertébrale en un tronc ; mais qui bientôt se
divise en un rameau supérieur dorsal ^ et èn un inférieur abd.iminal.
Dans le système vasculaire , les troncs principaux qui descendent le long de la fact? antérieure du racliis, ont jiour analogue des troncs moindres , subordonnés , qui descendent de la même manière le long du sternum, et se ramifient latéralement.