IL A.NA.LOGIE ENTRE DES ORGANISMES DIFFÈRE NS
La diversité que nous avons vu régner dans l'organisation animale , on général , est restreinte par l'analogie que l^on découvre entre les divers organismes.
On peut prouver qu'un seul el même organe est très-généralement formé d'après un type idenli(|ue , quelles que soient les modifications qu'il offre, sous le 'rapport de la foime extérieure, de a composition , de la tcxlure^ de la pof.ition, du nombre, etc., jiropobition qui s'app'ique aussi bien à l'étal parfait qu'aux autres phases de la vie-
d'anA.TOMTE COArPARÉE. 4^5
Le système nerveux iox nxe toujours, comme le sjstème vasculaire, un tout continu , parlant d'une paiiie centrale qui est dirigée avec quelques variations suivant le sens delà ligne médiane dans la longueur du corps, et se i^amifiant du dedans au dehors vers les difFérens organes.
Le système nerveux a toujours une tendance à prendre, par la j)Ortion la plus antérieure de sa partie centrale, un développement plus grand vers l'extrémité antérieure du corps ; cette portion la plus antérieure , l'encéphale, est située, on peut dire toujours, au-dessus du commencement du canal alimentaire.
On trouve très-généralement au foyer du système vasculaire ) un cœur distinct du reste du système par une ampleur plus grande et un état musculeux plus prononcé, cœur dont tous les rapports essentiels avec l'appareil circulatoire entier restent constamment les mêmes.
Le système musculaire G^i , au contraire, constamment formé de perlions isolées , constituées par des faisceaux grands et petits.
Le système osseux forme également un tout qui, en effet, est continu ^ par l'intermédiaire du syslèrae fibreux, mais dont les parties isolées, même dans les points où il n'existe que des articulations immobiles, ne se soudent que dans la vieillesse. Ce lait est prouvé par la disparilion ordinairement tardive des sutures du crâne, par la persistance de semblables sutures entre
l\S6 TRAITÉ GÉNÉRAL
les côtes, les carliiages des côtes et les pièces stcrnales , chez les cliéloniens. Ce défaut de tendance à se souder en un tout continu est plus évident encore au crâne des poissons et des reptiles.
Le canal intestinal aï^ecte une disposition constante et essentielle, c'est celle d'une cavité ouverte au moins à une extrémité, ordinairement en deux points diamétralement opposés. Cette situation opposée n'est pas toujours relative aux régions du corps que ces orifices occupent; mais elle se rapporte du moins au canal inteslinal qu'ils terminent. Les difFérens appendices de ce canal ne sont fondamentalement que des développemens plus considérables de sa membrane interne et moyenne. Il est essentiellement composé, excepté dans les animaux les plus inférieurs, d'une couche interne absorbante et sécréioire , d'une couche moyenne, qui détermine sa forme et d'une externe qui sert à ses mouvemens.
Les organes respiratoires sont partout des développemens de l'appareil cutané, soit de sa portion extérieure, soit de l'intérieure, ou même des deux à la Ibis, et il n'est pas contraire à la raison de voir dans les branchies, des poumons retournés et réciproquement.
On peut aussi facilement se représenter la transformation du poumon le plus simple en poumon le plus composé, comme l'on peut très-
' d'awatomie comparée. 487 aisément dévelopi^er, parla pensée, les ramificalions de ce dernier et les convertir en parois étendues en un sac unique.
Vappareil urinaire a toujours les mêmes position , structure et rapports avec les organes Ai^oisins.
Uuppareil générateur est aussi constamment le même pour ses dispositions essentielles. Presque toujours on trouve les testicules formés de canaux d'une étroitesse variable; les conduits eiicréteurs en sont proportionnellement d'un calibre très-petit, ils sont contournés et longs; les ovaires affectent la forme de gi appcs.
Toute l'économie animale offre partout un type qui est fondamentalement le même, et l'on peutj en prolongeant, raccourcissant et changeant la direction , non-seulement ramener les uns vers les autres, sous le rapport de la forme, les animaux voisins appartenant à une même et grande division, par exemple, les différentes classes de vertébrés (î) ; mais on peut démontrer la même correspondance, quoiqu'avec plus de difficultés, entre les divers types eux-mêmes. Cette analogie peut perdre de son évidence par l effetdelad^^gi 'ulation et du développementplus marqué qu'offrentalternativement certaines par-
(i) Camper, sur la différedce naturelle des traits, chez les hommes de différens paj-s , etc.