‹ Traité général d'anatomie comparée [electronic resource] (volume 3)Chapitre 20 sur 81 · I. MUSCLES DU TlîONC T.T DE LA TÊTE · texte numérisé non relu

I. MUSCLES DU TlîONC T.T DE LA TÊTE

Les muscles du tronc et dè la tête doivent être étudiés ensemble , parce que les derniers ne sont, pour la plupart, que les portions antérieures des premiers, et ne s'élèvent que dans des cas rares au rang de muscles propres. D'après M. Cuvier(i), cela n'aurait jamais lieu chez les poissons osseux et parmi les cartilagineux ^ seulement chez les raies ; mais nous verrons que celte donnée comporte de grandes restrictions.

A. Cjclostojnes. ' §.

La forme la plus simple est présentée par les lamproies , que nous allons par conséquent considérer séparément des plagiostomcs , et môme avant les poissons cartilagineux.

(1) Leçons , I, p. 240.

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On voit se détacher , sur toute l'étendue de la colonne vertébrale (i) , à la distance de trois à quatre lignes les unes des autres chez la lamproie de mer, à celle d'un peu plus d'une ligne chez la lamproie d'eau douce , une grande quantité de lames aponévrotiques, blanches, consistantes, semi-lunaires, ayant la concavité tournée en dedans et la convexité en dehors , dirigées fort obliquement de dedans en dehors et d'avant en arrière . et dont le bord externe se continue avec la peau. Leurs faces antérieure et postérieure présentent une quantité extraordinaire de saillies horizontales , également aponévrotiques, mais moins consistantes, qui se succèdent de haut en bas , à peu de distance. Ces saillies se portent d'avant en arrière d'une lame à l'autre ; c'est dans leur intervalle que se trouve la substance musculaire, qui est rougeâtre et plus molle que le reste.

Cette masse musculaire enveloppe tout le corps : elle est, dans sa moitié supérieure, plus épaisse que dans l'inférieure j elle diminue insensiblement en arrière , conformément à la forme du rachls et de tout le corps.

En avant, elle se jette sur les sacs branchiaux , qu'elle tapisse à leur extérieur , et se divise de chaque côté en deux prolongemens ,

(1) Vol. II, p. ,71.

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savoir : i" un supérieur , plus faible et plus court , qui s'insère aux portions postérieure et moyenne du crâne , et qui éieud et dresse la têtej 2° un autre plus long, beaucoup plus fort, qui s'attache aux parties inférieure et latérale du cercle maxillaire : il die en bas ce cercle, et avec lui toute la tête j lorsqu'un seul agit , ces parties sont aussi entraînées de côté.

B. Poissons osseux.

La disposition qui vient d'être décrite existe, dans ce qu'il y a de plus essentiel , aussi chez les autres poissons (i). On remarque toute-

(i) Le système musculaire des poissons osseux, pour la description duquel M. le baron Cuv'ier a choisi la perche comme type, est expose' de la manière suivante par cet illustre savant :

Les muscles qui agissent sur le tronc constituent deux masses latérales, qu'il appelle muscles late'raux (îu tronc. Il n'y en a essentiellement qu'un de chaque côte', allant, depuis la tète dans le haut et les os de l'e'paule dans ie bas , jusqu'aux côtc's de la base de la nageoire caudale ; mais ce muscle unique est fort complique', et repre'senle les trois faisceaux du sacro-spinal , faisceaux qui , les poissons n'ayant pas de cou, s'e'tendent depuis la (jueue

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fois les différences suivantes : i» Les lames aponévroti<jnes sont, en générai , beaucoup moins nombreuses, plus faibles, et les saillies membraneuses horizontales , se portant des unes aux antres , ont , pour ainsi dire , entièrement disparu; elles sont remplacées par des faisceaux musculaires ; 2° la masse musculaire est partagée en plusieurs couches, qui se succèdent du dos au ventre, mais qu'il est souvent difEcile de séparer d'une manière bien distincte. La moitié supérieure est ici aussi communément la plus forte; quant à la moitié inférieure , sa portion postérieure qui correspond à la queue est beaucoup plus épaisse que l'antérieure , qui enveloppe la cavité abdominale. 11 n'existe très-géuéralcraent qu'un pe'it nombre de couches musculaires dans la direc-

jusqu'à la tète, sans offrir les distinctions qui ont lieu ^ dans d'autres animaux, entre les portions cervicales et les portions dorsales et caudales ; celui d'un côte' est se'pare' de l'autre par les muscles profonds, les osselets interépineux , et par les côtes qui ceignent la cavité' abdominale : ils s'e'cartent l'un de l'autre inférieurement pour faire place au bassin, auquel ils donnent souvient chacun une languette, et pour laisser sortir les nageoires ventrales. Plus en avant, chacun d'eux se divise pour laisser passer la nageoire pectorale et les muscles qui lui appartiennent; La portion supe'rieure de cette division ante'fieure s'insère principalement au crâne, et même^

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