‹ Traité général d'anatomie comparée [electronic resource] (volume 3)Chapitre 36 sur 81 · Muscles du membre poste'rieur · texte numérisé non relu

Muscles du membre poste'rieur

A. Ophidiens.

Ordinaîreraent ou ne parle pas plus des muscles du membre antérieur que de ceux du postérieur chez les ophidiens. M. Mayer a le mérite de nous avoir fait connaître dernièrement les membres postérieurs de ces animaux en général, et leurs muscles en particulier (i). Après que M. Schneider, d'après l'aveu même de M. Mayer, eut démontré, chez le boa, un os supportant l'ongle, M. Mayer détermina d'une manière plus précise la structure de la charpente osseuse du membre postérieur dans les genres voisins de celui du boa. II fit des recherches sur les boas, les rouleaux et les amphisbènes.

Outre les genres analomisés par M. Mayer, j'ai eu occasion de disséquer des pjthons et des érjœ.

Les serpens venimeux, surtout le trigonocéphale, la vipère, le naja, le crotale et Vélaps,

(i) Ueberdic hintere Extremitaet der Ophidier. Nova ocla naturae curiosorum , XII ,2,1 SaS , p. 8 1 9. — Voy. les Annales des sciences naturelles, vol. VII, p. 170.

d'anatomie comparée. SgS

quoique j'aie eu occasion d'en disséquer de très-grands individus, ne m'offrirent pas plus qu'à M. Mayer des traces de membre postérieur. Je n'ai pas été plus heureux avec plusieurs espèces de couleuvres , surtout avec un coluher pluthonius qui avait près de six pieds de longueur : il m'a été impossible d'y découvrir le filament cartilagineux vu par cet anatomisle chez le coluber pullus , filament qui représente le membre pelvien.

M. Mayer considère, chez tous ces animaux, le rudiment du membre postérieur non comme le bassin , mais comme les os de la jambe et du pied. Bien que cette manière de voir soit extrêmement vraisemblable pour la plupart des genres , et notamment pour ceux chez qui le premier os, ou l'unique os, est entièrement plongé dans la chair, se termine en dedans par une pointe , et ne s'unit pas à celui du côté opposé, je pense néanmoins qu'il est plus exact de regarderies rudlmens qui existent chez l'orvet et le tjphlops crocotatus comme des os pelviens, et cela par plusieurs raisons : 1° parce que chez Vorvet ils s'articulent avec le rachis j 2° qu'ils s'unissent entre eux sur la ligne médiane, chez le tjphlops (i) , et 3° enfin que

(i) M. Mayer semble douter de cela (Z. c.y p. 854). Cependant je peux de'montrer cette circonstance de la manière la plus eVidente sur mon squelette de typhlops

TRAITJÈ

leur forme s'accorde le plus avec celle des os pelviens des autres reptiles , surtout des sauriens. La mobilité de ces os sur la colonne vertébrale ne milite pas contre celle manière devoir, parce que celte mobilité a lieu généralement dans les reptiles ; et môme la forme fort allongée du premières, ou de l'os unique, chez le boa , etc. , ne prouve pas qu'il n'est pas l'os coxal, puisque cet os offre les mêmes conditions dans beaucoup de reptiles, et particulièrement chez les c hé Ioniens.

De ce que la dernière division du membre supporte l'ongle , et que les autres qui la précèdent soient situées les unes à côté des autres , il ne s'ensuit pas nécessairement que le premier os soit le tibia , à cause de sa connexion immédiate avec ceux qui suivent : car il arrive souvent , dans les cas de monstruosités , qu'une des divisions principales moyennes des membres manque , tandis que les divisions externes et internes existent. En outre de cela, les rudimens du. membre antérieur, chez Vo/vet , représenlenl de la manière la plus positive le scapulum et la clavicule.

crocotatus. Du reste , le rudiment du bassin n'existe paa dans toutes les espèces du genre tj-phlops ; de manière que la disposition otTerte peut-être par l'une d'elles, ne prouverait rien contre ce que j'ai expose'.

d'anatomie comparée.

Les os du membre postérieur des ophidiens ^ lorsqu'ils ne s'articulent pas avec le rachis , comme chez Von^et , ou qu'ils ne sont pas situés à la face inférieure du corps, comme dans le tjphlops ^ se trouvent à la face interne des dernières côtes , entre celles-ci et le rectum j ils s'étendent d'avant en arrière , de telle manière que leur extrémité postérieure est placée . \ à côté de l'anus.

Ils sont toujours allongés , principalement le premier, ou le plus interne, qui est aussi généralement le plus grand. Cet os est apointi à son extrémité interne et antérieure , qui est unie, au moyen de filamens tendineux, aux parties voisines, et surtout au rectum.

Il est uni en outre, par cette extrémité, à un cartilage étroit, allongé et également apointi.

Dans les hoas il est aplati, épais, assez fortement arqué j chez les pythons et les érjnc il se montre le plus allongé et le plus volumineux , et est assez droit 3 chez les rouleaux il est très-large et court. Dans les érjx , le cartilage terminal est plus grand que l'os lui-même; il est uw peu plus court chez les pythons; il est encore plus petit dans les autres genres.

C'est le seul os que je trouve chez les éryjc.

Dans les rouleaux et les amphishenes il est suivi de la petite phalange unguéale , qui est triangulaire.

Chez les pythons et les hoas il y a , entre le premier os et la phalange unguéale , un os allongé , mais qui n'a que le volume de la phalange unguéale, et tout au plus un sixième de la longueur du premier-os.

Je n'ai pas pu trouver les autres os accessoires que M. Mayer décrit chez le hoa.

C'est donc chez les hoas et les pythons que la charpente osseuse du membre postérieur est le plus parfaitement développée , et chez les éryx qu'on trouve la plus imparfaite. Chez les rouleaux et les amphishenes elle est, eu outre, proportionnellement la plus petite ; la plus volumineuse est celle des érjx.

Je trouve du moins, chez un erjx turcicus long d'un pied et demi, que le rudiment osseux et le cartilagineux ont ensemble plus de huit lignes j tandis que le tout n'a que deux lignes chez un amphishœna fuliginosa long d'un pied , et seulement une- ligne et demie chez un tortrix scjtale de vingt-deux pouces. Tout cet appareil n'a que quatre lignes dans un boa murina long de trois pieds, et seulement un pouce neuf lignes dans un python tigris dont la longueur égale sept pieds.

j ; d'anatomie comparék. 399

Les muscles du membre postérieur ne se comportent pas de la même manière dans tous les genres de cet ordre.

Chez les orvets, qui ont le rudiment osseux du membre postérieur le plus imparfait et le plus semblable à une côte , les muscles sont aussi le moins isolés les uns des autres et de ceux du tronc.

1° Un petit protracteur supérieur, qui est à la fois élévateur, et qui s'étend, de la pointe de la dernière côte, obliquement en bas et en arrière , à peu près au milieu du bord antérieur du rudiment du bassin ;

2° Un protracteur inférieur ^\us grand , qui est en effet le commencement du muscle oblique externe de l'abdomen , et qui est situé entre l'avant-dernière côte et l'extrémité inférieure de l'os pelvien ;

5° Un rétracteur supérieur, qui, du muscle sus-caudien, se porte, en haut, à la face interne de l'os pelvien ;

4° Un rétracteur inférieur, qui part du muscle sous-caudien , et s'insère par un long tendon à la saillie interne du bord postérieur de l'os pelvien j saillie qui est située à peu de dis-

tance au-dessus de l'extrémilé inférieure de cet os.

Parmi les genres qui ont le membre postérieur plus fortement développé , séparé du rachis et refoule en dehors, les boas offrent la musculature la plus parfaite.

Tout l'appareil osseux , à l'exception de l'ongle, j est entouré de muscles allongés, considérables en proportion, qui, bien qu'ils soient serrés les uns contre les autres , peuvent néanmoins être ramenés aux suivans.

1° Un muscle allongé, qui, venant, en haut, de la partie postérieure du sphincter de l'anus et de l'extrémité antérieure du muscle souscaudien , se réfléchit autour du cloaque , ea avant et en dehors , et s'insère vers l'extrémité antérieure du premier os ; il tire cet os, et partant tout le membre postérieur, eu arrière, en dedans et en bas.

2° Il se détache de la moitié supérieure du côté externe du premier os un muscle fort, qui va à la racine de la phalange unguéale , le ^rand élévateur^ extenseur ou abducieiir de cette phalange.

3° Sous lui , un autre plus petit vient de la moitié inférieure du même os j il se termine ,

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immédiatement au-dessus du précédent, à la phalange uiiguéale : c'est le petit élévateur o\i extenseur de l'orteil.

/f La moitié inférieure dn côté pOstéileiir du premier os donne naissance SiW fléchisseur de l'orteil, qui s'insère , en face du premier muscle, à la phalange unguéale, qu'il tire avec force en arrière.

5° Du côté antérieur du premier os il s'étend un fort muscle à la phalange unguéale , qu'il tourne en dedans et en avant.

6° Un muscle transversal, beaucoup plus petit, naît du muscle transverse de l'abdomen , en regard de la fente anale, et se porte directement en dehors à l'orteil, qu'il tire en dedans.

-yo Un long rétracteur s'étend , d'arrière en Rvant et de haut en bas , des épines inférieures des deux premières vertèbres coccygiennes à la phalange unguéale.

Dans les autres genres, ces muscles sont ou plus petits, ou moins nombreux, ou moins isolés ; le tout en conformité du développement moindre du membre postérieur.

Le py thon tigrinus lui-même ne m'offre que le premier, le cinquième et le sixième de ces muscles : le premier est, chez lui, en proportion un peu plus fort, et se divise en une tête antérieure et une postérieure, par lesquelles il s'attache aux deux extrémités du premier os. Les autres muscles qui enveloppent , chez

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le boa^ tout le premier os , d'où ils prennent naissance , manquent entièrement; il n'y en a pas la moindre trace.

Chez les autres, les os sont plongés seulement au milieu des muscles du tronc , et n'ont par conséquent pas démuselés propres.

Nous allons passer maintenant aux muscles du membre postérieur chez les autres reptiles, qui suivent mieux le type général.

Comme les muscles du bassin ont déjà été décrits à l'occasion de ceux du tronc , nous nous occuperons immédiatement des muscles de la cuisse.

lé Muscles de la cuisse.

a. Batraciens, a. Batraciens urodéles.

Les muscles de la cuisse sont extrêmement simples chez le protée. On y trouve :

1» Un muscle triangulaire , large et mince , qui naît , dans la région pelvienne , du muscle

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supérieur du troue , et qui s'insère , d'en haut , aux côtés externe et antérieur du tiers supérieur du fémur, qu'il tire en avant par sa partie antérieure, en dehors par sa partie moyenne, eu haut et en arrière par sa partie postérieure.

Les différentes parties musculaires qui opèrent ces actions diverses ne peuvent pas être séparées les unes des autres d'une manière distincte.

2° Un muscle interne, transversal, beaucoup plus petit , s'isole, plus haut que le précédent, de la face inférieure de l'os ischio-pubien , et s'attache, en face de lui , au sixième supérieur du côté interne du fémur ; il porte la cuisse fortement en dedans et un peu en avant, i. Le fémur suit, en outre, les mouvemensque déterminent les muscles bien plus forts de la jambe et du pied.

Les muscles de la cuisse sont beaucoup plus nombreux et plus compliqués dans les salamandres et les tritons.

1° Le muscle le plus fort et le plus superficiel est un rétracteur et abducteur , ayant la forme d'un carré fort allongé , qui vient du second huitième environ de la face inférieure de la colonne coccygienne , surtout de la base des ver-

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lèbres coccygiennes inférieures ; il se dirige obliquement d'arrière en avant et de haut en bas , se rétrécit insensiblement dans son trajet, et se rend au tiers moyen du côté postérieur du fémur.

2° Un muscle beaucoup plus petit, plus allongé , qui , de l'extrémité postérieure de l'os ischio-pubien , s'étend assez directement, en avant , au trochanter postérieur , entraîne l'os fortement en arrière et peu en dehors.

3» En avant et au-dessus de lui est situé un muscle plus grand , qui , du côté supérieur et interne du même os, se rend à la moitié supérieure du côté externe du fémur, qu'il tire directement en dehors, avec une grande force.

4° Entre le premier et le second muscles il y en a un quatrième, triangulaire, fort considérable , qui prend origine à la face inférieure de l'os ischio-pubien et à toute la symphyse du pubis ; il va , en arrière , au tiers supérieur du côté postérieur du fémur, et, en dedans, à tout le côté interne de cet os, qu'il enveloppe en dehors, en arrière et en dedans. Par sa partie postérieure il tire cet os fortement en dehors; par sa partie moyenne il le tire en arrière, et par l'antérieure il le tire en dedans.

5° et 6° A ce muscle succèdent, en avant, deux autres muscles également triangulaires , beaucoup plus petits , qui se détachent du bord antérieur du cartilage pubien , et se rendent,

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immédiatement l'un àcôlé de l'autre , à presque tout le côté iiLterne du fémur • ils portent la cuisse fortement en dedans et nm peu en avant.

70 Immédiatement après eux vient un muscle large, ajaiit la forme d'un triangle allongé, qui de la face supérieure et interne du même cartilage s'étend à toute la face antérieure du fémur , qu'il élève avec force , en le tirant eu avant. 11 est facile de le partager en un ventre interne , plus long , et un externe , plus court.

p. Batraciens anoures^ §. 128.

1° L'abducteur du fémur est volumineux et allongé^ il se dirige obliquement de dedans en dehors et de haut en bas , de la face externe de l'iléon au côté externe du fémur , auquel il s'insère par un tendon court et fort. Il élève aussi un peu le fémur.

- 2° , 5°, 4° 6t 5° Plus bas on trouve quatre muscles plus petits , qui, à cause de leur di^ rection plus transversale , portent le fémur seulement en arrière.

Le premier de ces muscles est fort allongé, et s'étend, de l'extrémité inférieure d^ l'os iléon,, au côté externe du quart supérieur du fémur.

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Le second, qui a la même forme elle même volume, naît de l'extrémité inférieure du coccyx , et s'insère au fémur, immédiatement en arrière du précédent.

Le troisième , plus court et plus large, part lde l'extrémité inférieure de la face externe de l'ischion, monte un peu vers le fémur, auquel il s'attache immédiatement au-dessous duprécédeîit. Il lire cet osa la fois un peu en bas. Il recouvre la partie inférieure du muscle suivant.

Le quatrième, le plus profond de tous, est triangulaire et plus fort que le troisième ; il vient de toute la face externe de l'ischion, et va s'insérer au côté externe du fémur, qu'il tire également un peu eu arrière.

6° Les deux derniers muscles font le passage à un muscle beaucoup plus considérable, qui succède en bas au quatrième, et qui, de la symphyse ischio-pubienne , se rend aux côtés postérieur et interne du premier tiers du fémur, qu'il enveloppe tout-à-fait, et qu'il tire en arrière et en dedans.

70AU côté interne de ce muscle, un autre bien plus fort , en général l'un des plus considérables de tout le corps, vient de la même symphyse, et s'attache au tiers inférieur de la face interne du fémur , qu'il tire fortement en dedans.

8° En dehors on voit s'isoler, du bord supérieur du pubis , un muscle un peu plus long ,

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mais plus grêle, qui passe en-dedaus par-dessus le fémur, s'unit inférieuremeut avec le tendon du muscle.précédeut, et s'insère, par ce moyen, en bas , à la face interne du fémur.

9" Immédiatement au-dessous du dernier muscle, un autre, plus petit, est produit par le bord supérieur du pubis ; il se porte à là moitié supérieure delà face antérieure du fémur, qu'il tire en avant vers la face abdominale, et un peu en dedans.

3 0° Un muscle également allongé, séparé du précédent par l'extenseur interne de la jambe , naît de l'os iléon, immédiatement en dedans de l'abducteur le plus supérieur, et se porfé , en avant et en dehors de la cuisse, à la moitié supérieure du fémur, qu'il élève avec force.

b. Chélonieiis.

Les miiscles de la cuisse des chéloniens sont en moindre nombre que ceux des batraciens anoures. Ce sont:

1° Un fort rotateur eii dehors et protracteur de la cuisse , ayant la forme d'un carre long, qui vient de toute la face externe et du bord antérieur de l'iléon, et qui s'insère, par un fort

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te-ndon , au trochanter externe. 11 représente incontestablement les muscles fessiers.

20 En arrière de lui, un muscle plus volumineux et plus long sort du bassin, où il naît de l'extrémilé postérieure du bord supérieur de l'os iléon, des vertèbres lombaires et sacrées; il s'insère, en dehors , au grand trochanter.

Il tire la cuisse un peu en dehors, mais surtout en- arrière, et correspond, sans doute, au muscle pyramidal de la cuisse des animaux supérieurs.

3°En dedans du précédenton trouve un muscle un peu plus petit,qui vient de la face supérieure ou interne de l'ischion, se dirige un peu obliquement de dedans en dehors et d'avant en arrière, et qui se termine à la fosse profonde postérieure qui sépare les deux trochauters. Il porte la cuisse en arrière, et tourne le genou en dehors.

Il correspond, sans doute, au muscle carré de la cuisse, peut-être, aussi au muscle obturateur interne.

4» Un adducteur superficiel , plus long et plu^ étroit, est bien distinct et isolé, du moins chez les tortues. Il s'étend de l'extrémité postérieure de la symphyse ischiale à la moitié inférieure de la face inférieure et du bord interne du fémur.

Dans les émjdes et les chclonces il con-

d'anatomie comparée. 409

slilue loiit au plus une petite bande qui forme le bord postérieur du muscle suivant j mais il esi beaucoup plus mince et plus court , et descend même à peine jusqu'à la moitié du fémur.

5° En avant vient l'adducteur profond , qui est recouvert du précédent seulement dans sa partie postérieure ; il est plus large , plus épais et plus court que lui. Ce muscle-aune forme triangulaire, et naît de la branche antérieure du pubis et de l'interne de l'ischion, ainsi que de la membrane obturatrice; il s'insère au petit troclianter , immédiatement au-dessus du précédent.

6*^ En dehors et en avant de celui-ci se trou^ ve un protracteur de lacuisse, qui a deux têtes.

La tête interne , qui est transversale et plus forte que l'auire, vient de toute la face antérieure et supérieure du pubis, et se réfléchit en dehors, en passant par-dessus l'extrémité externe de la branche antérieure de cet os.

La tête externe , qui est plus longue , mais plus mince , tire son origine de la face interne de l'iléon , tout à côté du muscle fessier, et en haut mèrne des vertèbres lombaires ; elle se dirige d'avant en arrière et de haut en bas.

Ces deux têtes ne se réunissent entre elles qu'à une petite distance de leur point d'insertion à la région supérieure du côté interne du lémur , immédiatement eu arrière du petit • trochanler.

4lO TRAITÉ GÉN]ÉRAL

Ce muscle tire la cuisse en dedans et eti avant ; il correspond inconlestablement , par son ventre externe , aux muscles psoas et iliaque^ et, par son ventre interne , vraisemblablement au muscle pectine,

c. Sauriens.

' Les muscles de la cuisse des sauriens sont plus nombreux et plus composés que ceax des chéloniens.

On rencontre , chez le crocodile , plusieurs abducteurs de la cuisse.

I® Le premier vient, au-dessous du rotateur en dehors de la cuisse qui est beaucoup plus considérable et qui sera décrit plus loin, du bord externe de l'iléon 3 il est fort, et a la forme d'un triangle allongé ; il s'insère, chez le crocodile^ au côté externe des trois quarts supérieurs du. fémur. Il correspond vraisemblablement an premier fessier , parce que le rotateur en dehors delà jambe est l'analogue d'un autre muscle , comme on verra plus loin. Cependant ce rotateur en dehors pourrait être , du moins en partie, le grand fessier, qui aurait considérablement grossi : dans ce cas le muscle qui nous occupe représenterait le deuxième fessier.

d'ANATOMIE comparée. ^11

Ce muscle est beaucoup plus petit chez 1'/guane et chez les autres en général j il s'y attache seulement à peu près à la moitié supérieure du fémur.

o," En dedans de ce rotateurendehorsily aun fort muscle qui se détache de la face inférieure de l'extrémité postérieure de l'iléon et de la face latérale de là première vertèbre coccygienne , et se fixe fort haut au côté postérieur du premier quart du fémur, qu'il tire fortement en arrière et un peu en dedans. 11 correspond à plusieurs rotateurs en dehors des animaux supérieurs.

Dans \ iguane il est, toute proportion gardée, un peu plus grand et aussi long que le premier.

5" Après lui vient , en dedans , le très fort rétracteur, qui, du côté delà moitié inférieure de la queue, s'étend au fémur, et qui a déjà été décrit plus haut (i).

4° Un petit muscle , ayant la forme d'un triangle allongé , qui est situé sous le précédent, immédiatement en avant et en dedans de lui, se porte de la partie interne du bord postérieur de l'ischion , de bas en haut et d'arrière en avant, au grand trochaiiter; il tire le fémur en bas et en arrière , et lui imprime aussi un jnouvement de rotation en dehors.

(i) Voy. p, 285 , 286.

4a 2 TRAITÉ GÉNÉRAL

Après ces muscles viennent plusieurs adducteurs.

5° Au-dessus du précédent, il se détache du bord externe de l'ischion un muscle long et étroit , qui s'insère très bas au côté postérieur du fémur, qu'il porte non seulement en dedans , mais qu'il fléchit eu même temps avec force.

6° et -y» Il lui succède, en avant, deux muscles entièrement séparés , situés immédiatement en arrière l'un de l'autre , qui , de la symphyse ischiale , se rendent au fémur. Le postérieur va au petit trochanter , l'antérieur à la partie moyenne de l'os.

11 existe chez les iguanes , à la place de ces deux muscles , un muscle unique plus large et plus court , qui s'attache au deuxième quart du fémur.

8° Il se détache , d'un côté , de la face inférieure du pubis et de la branche antérieure de rischloD , et, de l'autre, de toute la face supérieure et du bord antérieur du pubis et de la dernière côte abdominale , deux autres muscles dont les tendons ne se réunissent entre eux qu'après un long trajet , et qui , descendant obliquement d'avant en arrière et de dedans en dehors , s'insèrent fort haut au petit trochanter.

Ils opèrent des mouvemens d'adduction et

d'anatomie COMPARÉK. /\ l5

d'élévation , et correspondent au muscle pectiné.

Chez les autres sauriens , ces muscles sont beaucoup plus petits, et confondus ensemble; ils y naissent seulement de la face inférieure du pubis.

Sur le plan le plus antérieur se trouvent les protracteurs ou fléchisseurs du fémur.

10° L'externe de ces protracteurs est un trèsfort muscle , qui s'isole des six vertèbres lombaires au moyen d'un tendon large et mince , et qui se termine fort haut au côté antérieur du fémur.

Ce muscle est le grand psoas ; il fléchit le fémur et le tire aussi un peu en dehors.

1 1 ° Immédiatement en dedans de lui se trouve un muscle plus petit. Il prend naissance à la moitié supérieure delà face interne de l'iléon et de la face externe de l'ischion , sort du bassin en passant sur la branche horizontale du pubis, et s'insère à la moitié inférieure du côté interne du fémur , au-dessous et en dedans du précédent, dont il est séparé par la partie supérieure du profond extenseur de la jambe.

11 est , par ses attaches et son action , le muscle iliaque; en fléchissant la cuisse , il la porte un peu en dedans.

Dans V iguane , ces deux muscles sont proportionnellement plus longs et plus forts.

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