I. MUSCLES DU TRONC ET DE LA TÊTE
A. Muscles des Vertèbres et de la Tête. §• i7«.
Les cétacés se distinguent des autres ordres de la classe des mammifères, par le peu de séparation de leurs muscles dans les différentes régions du tronc ; ce qu'il est facile d'expliquer par l'absence des membres postérieurs , par le volume considérable de la queue et par la brièveté du cou. Il convient, par conséquent, de décrire îes longs muscles supérieurs du tronc , conjointement avec ceux de la queue.
d'anatomië comparée. .129
Voici la disposition que j'ai trouvée dans les genres daupJiin et mnnodon:
i° Il existe vers le tiers moyen de la longueur de tout le corps ^ c'est-à-dire dans la région lombaire , une masse musculaire, simple et très forte , qui se montre divisée à ses parties antérieure et postérieure.
En avant , elle se partage eu deux ventres , dont l'interne , qui>jest situé tout à côté de la ligne médiane , est un peu plus développé que l'autre.
Ce ventre interne se subdivise, après un court trajet, particulièrement chez le monodon, en deux moitiés distinctes, une interne plus faible , et une externe beaucoupplus forte et plus longue.
La moitié interne ne s'attache qn'aux sommets des apophyses épineuses des vertèbres ihoraciques antérieures; elle correspond au muscle épineuoc.
La moitié externe , ayant la forme d'un triangle alongé , va en s'élargissant insensiblement à la région inlérieure de la portion squameuse de l'occipital. Elle représente le digastriqUe du cou et \e complexus j elle est distinctement divisée en trois portions par deux intersections aponévrotiques , du moins dans le dauphin.
Le ventre externe s'attache, d'abord dans la région thoracique^ à la partie postérieure des côte^, puis en haut, tout à côté du muscle précé-