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Muscles de la Main, a. Muscles du Carpe et du Métacarpe

La main , en totalité , jouit de mouvements d'élévation ou d'extension , d'abaissement ou de flexion, d'adduction et d'abduction.

Ces mouvements sont opérés en général pour le moins par deux extenseurs et deux Jléchis-

b'AJNATÔMIt: COMPARÉE. OO^

senrs, qui sont : d'un côté, le muscle radiai externe et le cubital externe ; de l'autre côté, le radial interne et le cubital interne. Ce sont des muscles, munis de longs tendons, qui , venant de la partie inférieure de l'humérus et de la supérieure des os de l'avant-bras, se rendent au carpe et surtout au métacarpe.

1. Le muscle radial externe naît du bord antérieur et de l'épicondyle de l'humérus, descend le long du côté radial de l'avant-bras y et s'insère, en arrière, à un os carpien du milieu. Il est simple, ou se divise plus ou moins distinctement en deux. La bifurcation commence à son extrémité inférieurè , principalement avec le tendon; elle devient peu à peu tellement complète, qu'il y a deux muscles, dont V antérieur ei supérieur d. reçu le nom de long radial externe y ou long extenseur radial de la main , tandis que \ inférieur et postérieur est appelé court radial externe , ou court extenseur radial de la main. Le dernier est en général plus épais et son ventre charnu est plus long ; il s'insère au troisième os métacarpien ; le premier, qui est plus faible , s'attache au deuxième de ces os.

L'extenseur radial est tout-à-fait simple dans le cheval ; il est le plus fort muscle de cette région, naît de l'extrémité supérieure de l'épicondyle et s'attache, tout en haut, au côté antérieur do l'os du canon.

Ce muscle est également simple dans le cha-

3o8 TRAITÉ GÉNÉRAL

nieau; il y naît en dehors^ du quart inférieur de l'humérus et s'insère , fort haut , à la face interne de la base du canon.

Lfcs autres ruminans ont aussi un seul radial externe; mais son ventre charnu se divise à la partie supérieure de l'os de l'avant-bras en trois portions. La portion moyenne détache deux tendons ; les portions inférieure et postérieure en fournissent chacune un. Le tendon antérieur delà portion moyenne s'unit à celui de la portion antérieure ; le tendon postérieur de la' même portion moyenne se confond avec celui de la portion postérieure ; ces tendons communs s'insèrent séparément à l'os antibrachial. La portion antérieure , qui est très petite , est peut-être un indice du muscle long supinateur.

Le cochon n'offre qu'un extenseur radial^ qui est à lui seul aussi fort que tous les autres muscles de celte région, et qui se fixe exclusivement au deuxième métacarpien.

Dans le daman, il y a deux extenseurs radiaux tout séparés; ils prennent leur attache au milieu de la longueur des deux premiers mét-acarpiens.

Chez les mo«oZ/-è/«<?5 , l'extenseur radial , d'abord simple , se divise en trois tendons , qui se terminent aux trois premiers os du métacarpe.

Dans Xdi , le fourmilier iii le tatou, le muscle est simple à sa partie supérieure, mais déjà

d'anatomie comparée. 309,

à l'extrémité de ravaut-bras ^ il se partage en deux ventres courts, qui s^insèrent, cliacun par un tendon propre , aux deux premiers os métacarpiens.

La marmote ,le porc-épic , le castor, V agouti, le paca, le mannet {Jielamjs cafer), le rat, le hamster, X écureuil, et peut-être tous les rongeurs, ou la plupart d'entre eux, possèdent deux extenseurs radiaux forts, entièrement séparés et charnus dans une longue étendue ; ils prennent leur insertion au milieu environ des deuxième et troisième métacarpiens.

Le kajigurou , parmi les animaux a bourse , n'a qu'un radial externe; le tendon de ce muscle unique se divise en deux parties , dont la plus petite se fixe au métacarpien de l'index.

Dans le sarigue , au contraire , il y a deux extenseurs radiaux; un antérieur qui est petit , et un postérieur qui est plus grand ; ils s'attachent aux deuxième et troisième métacarpiens.

11 y a des variétés , sous le rapport de ce muscle , chez les carnassiers j dans les uns , la division des deux muscles est plus imparfaite que dans d'antres.

Dans Vhjène-, le potto , la marte et le héris= son , il y a deux muscles absolument séparés ; Je plus court d'entre eux est beaucoup plus épais que l'autre. Chez Vhjène , leurs tendons sont unis, au niveau de l'articulation de la main ^ par un . fort tendon intermédiaire , qui,

3lO TttAITE GÉIXÉIIAL

tîesceïid du tendon du court radial externe à celui du long- ; mais vers la main, ils sont extrêmement libres dans une étendue considérable.

Les deux muscles sont ég-alement tout-à-fait séparés chez les ours; dans Vcurs bnin , j'ai observé l'union des tendons inférieurs , tels que nous venons de la décrire dans Vhj'ène.

Chez le coati y le blaireau, le l'aion et l'ichneumon , le muscle est simple supérieurement; en bas, il est bifurqué, déjà à partir de la substance charnue.

Les conformations , où la division porte déjà sur la substance musculaire , passent au reste très insensiblement les unes dans les autres ; et il y a, sous ce rapport, des différences indi^ viduelles réelles , mais quelquefois aussi ces difFérences sont dues au scalpel.

Dans le phoque , le muscle est tout-à-fait simple , et son tendon se bifurque seulement sur le carpe , pour se distribuer aux deuxième et troisième doigts. M. Duvernoy (i) dit, à tort , que ce muscle se termine par une aponévrose qui se porte au pouce et à l'index.

Ce muscle est fort dans les cham>e-souris j il s'insère à la racine des trois premiers métacarpiens.

La disposition offerte par les sarigues est aussi celle des maJds j des singes , surtout du

(r) Loc. cit., pag. GH.

d'aNATOMIE comparée. 3|E

coaïta et du îuagot , ainsi que de V homme, La conformation est inoins parfaite dans le saï où les ventres musculaires sont presque entièrement confondus, bien que les tendons soient complètement séparés.

On voit , d'après ce qui précède , que ce muscle est d'autant plus développé et plus droit , que la main est plus parfaite.

2. Le cubital externe ou extenseur cubital de la main , naît , plus bas que le muscle précédent , de l'épicondyle et de la région supérieure du cubitus ; il s'insère aux côtés postérieur et externe de l'os métacarpien le plus externe.

Chez le eheval y le tendon de ce muscle se partage en deux languettes , dont l'externe se porte au bord externe de la br^se de l'os pisiforme ; la languette interne se rend d'abord à un os sésamoïde considérable , puis va du milieu du métacarpien, au tendoîi chi muscle qui correspond à l'extenseur du cinquième orteil.

hes T'uminans ont, pour la main, un extenseur cubital propre et séparé.

Les pachydermes le possèdent aussi ; il n'y offre d'autre particularité que celle d'être plus faible et pourvu d'un long tendon.

Chez le fourmilier , il se termine aux rudiments des quatrième et cinquième doigts. Dans le tatou, il y a deux muscles tout-à-fait séparés, dont le plus petit se rend au quatrième métacarpien. L'rtï n'en a qu'un, qui s'insère à la base du troisième métacarpien.

3l2 TRAITÉ GÉNÉRAL

Le cubital externe , dans les rongeurs , les marsupiaux , la plupart des carnassiers , les guadruma?ies et Vhojnme , est constamment simple et plus charnu que chez les autres animaux.

V'ouj'S blanc m'en a ofFert deux : l'un était bien plus grand que l'autre et correspondait davantage à la face dorsale de la main.

Dans le phoque, le cubital externe reçoit un large tendon transversal de l'extrémité inférieure du radius ; ce tendon se continue, en haut^ avec un autre long tendon, bien tendu, qui prend naissance de l'épicondjle dans la partie la plus profonde du membre. Cette -disposition favorise l'extension de la main, sans le secours d'un elFort musculaire.

Les chauve-souris ont aussi un cubital externe considérable.

3. Parmi les fléchisseurs de la main , le premier qui succède à V extenseur cubital- est le fléchisseur cubital , ou muscle cubital interne.

Il naît de l'épitrochlée et du cubitus el s'attache, pour le moins, à l'os pisiforme.

Ce muscle existe très généralement et n'offre guère de particularités.

D'après les données ordinaires, il se fixe exclusivement à l'os pisiforme; cependant chez Vours,i\ passe par-dessus cet os, pour aller s'attaclier an cinquième métacarpien. Dans ['hyène , le tendon arrivé au pisiforme se convertit en plusieurs ligaments , qui se fixent ;uix quatre métacarpiens externes. Il convie -

d'anatomie comparée. 5i3

cirait de considérer l'os pisiforme, comme constituant l'os sésamoïde du cubital interne ; dans ce cas, les ligaments qui partent du pisiforme seraient les terminaisons du tendon du muscle, et alors la' disposition ofTerte par Vours, et surtout par Vhjène , devrait être considérée comme un développement plus prononcé de la disposition ordinaire.

Le cubital interne est surtout fortement développé chez \q fourmilier a deux doigts ; il y est divisé en quatre; je fonde,etil me semble avec raison, cette assertion sur l'existence complète de tous les autres muscles de la main. De ces quatre muscles, l'un naît du sommet del'olécrâne, se rend au bord inférieur et libre du pisiforme ; son action est d'éloigner cet os des deux grands doigts. Un deuxième , plus petit, s'étend de la partie inférieure du cubitus au sommet du pisiforme, qu'il tire en dehors et en arrière. Un troisième se détache de l'épitrochlée et s'insère, plus en devant que celui qui précède, au sommet du pisiforme ; il exerce la même action que lui. Le quatrième , qui vient aussi de l'épitrochlée , mais plus en dedans que le troisième, ne prend pas son attache au pisiforme même , maisàune masse aponévrotique quirecouvre cet os ; l'union intime de cette masse avec le pisi forme fait que ce muscle produit les mêmes effets que le précédent. Le nombre et la force de ces muscles sont en rapport avec le volume considérable du pisiforme , qui s'est transformé

•^'4 ' THAlTé GKWÉKAL

en une espèce de pouce , à la place du pouce véritable^ qui est avorté (i).

Dans la marmote y le cubital interne est aussi très fort et charnu clans une grande élendue ; il naît, par deux fêles l'une en arrière de l'autre, non de i'épitrochlée , mais seulement de l'olécrâne.

Dans le phoque ^ il a un volume extraordinaire ; il est large et charnu dans une étendue considérable, et se détache uniquement del'olécrâne.

Dans les chauve-souris ^ il est , toute proportion gardée, très fort et muni d'un long tendon ; il s'étend de I'épitrochlée au bord cubital du carpe. Il tire la main, arec beaucoup de force ^ vers le bord cubita^ de l'avant-bras ; il est, par conséquent , abaisseur et fléchisseur dans cette direction ; mais dans le fait , il est adducteur de la main.

4. Le radial interne, ou fléchisseur radial de la main, vient de la face antérieure de I'épitrochlée^ souvent aussi du radius; il s'attache , en totalité ou en majeure partie , à la base de l'os métacarpien , lorsque celui-ci est unique, et communément aussi au deuxième carpien de la rangée antérieure, os qui correspond à ce métacarpien. Lorsqu'il y a plusieurs os au

(1) Voyez Analornic (îu fourmilier à deux doigts tLins Meckel's deutsches Archiv., V, 4^.

d'anatomïb comparée. 3i5

métacarpe, le muscle s'insère en général à celui qui correspond au deuxième des animaux pourvus de plusieurs doigts. Ce muscle existe fort généralement.

Chez les solipèdeSy il est mince et s'attache à la partie supérieure du rudiment du premier doigt.

Dans les ruminans y il s'insère à la partie supérieure et interne de la face postérieure de l'os du canon.

Chez le cochon y lise rend au premier métacarpien, qui est le deuxième des autres animaux.

Il est petit et mince dans le daman.

Chez Vornithorhynqué y il s'attache d'abord au premier os du Lord radial du carpe , os qui doit, dans cet animal^ être regardé comme un os sésamoide ; ensuite il prend son insertion au deuxième métacarpien.

Le radial interne de Vaï, parmi les édentés , n'est pas très fort; il va au rudiment du premier métacarpien. Il est faible dans \efourmilier.

Il est petit et affecte la disposition ordinaire dans les rongeurs et les animaux à bourse.

Cependant chez le sarigue, il ne s'attache pas au deuxième métacarpien , mais au premier carpien de la rangée antérieure.

Le fléchisseur radial de la main est plus fort dans les carnassiers.

Dans Vhjène , son tendon descend jusqu'au milieu du deuxième métacarpien.

3l6 TRAITÉ ai^.KÉUAL

Chez le phoque el ïours^ ii va^ux deux premiers métacarpiens.

Dans les quadrufjianes et V homme ^ il s'insère uniquement au deuxième os du métacarpe.

5. Immédiatement au-dessus du radial interne , entre lui et le rond pronateur , on voit très communément naître , de l'épitrochlée , un muscle mince qui est d'abord intimement uni au radial interne, et qui, soit à cause de cette fusion, soit à cause de son trajet, peut être considéré comme son ventre superficiel, ou pour le moins comme flécliisseur radial superficiel j le long palmaire est le muscle dont je veux parler. Ce muscle s'étend obliquement sur la i'ace interne de l'avant-bras , vers le bord radial , et s'épanouit , dans la paume de la main , pour former une aponévrose mince, qui recouvre les tendons des fléchisseurs des doigts dont elle est séparée , tandis qu'elle lient à la peau d'une manière fort intime.

Cette aponévrose s'étend jusqu'à la base des premières phalanges , où elle se perd dans le tissu cellulaire sous-cutané.

Le bord cubital de cette expansion aponévrotique donne naissance à un faisceau musculaire, plat et quadrilatère, qui se porteen dehors à la peau; celui-ci est le palmaire carm , chair carrée, ou court palmaire.

M. Cuvier nef'aitaucune mention du long palmaire, dans ses leçons à'Anatomie bomparée.

d'anatomie comparée. 517

"Ce muscle me semble manquer îout-à-fait clans les solipèdes, les ruminans , les pachydermes et V omithoj'hjnque ; il n'j a, en efFel, chez ces animaux , point d'autre muscle clans cette région que le rond ou grand pronaleur et le radial interne.

Il me paraît exister , au contraire, en général, dans les autres animaux.

Chezle daman y\\ est représenté seulementpar un tendon long etlarge. Parmiles autres mammifères, les édenlés y les rondeurs y les carnassiers j les quadrumanes et Vhomme me l'ont offert.

Dans \es fourmiliers, il est vraisemblablement un des muscles que je regarde comme des parties du cubital interne; iUen est peut-être le quatrième, parce que celui-ci s'insère à une masse tendineuse, et qu'il n'y a, en outre, pas d'autre long palmaire.

Dans Vaïj ïl constitue un muscle considérable qui, au moyen d'un long tendon, va au bord interne du carpe, où il s'attache sans se convertir en aponévrose palmaire.

Ce muscle manque entièrement -àXML sarigues, où le rond pronateur est suivi immédiatement du radial interne , qui, dans ce genre, est situé davantage vers le côté radial de la main.

Dans plusieursmammilères, surtout de l'ordre des carnassiers y par exemple Vhjène, Vours , le muscle long palmaire se confond très intimement avec le fléchisseur superficiel des doigts; c'est

3l8 TRAITÉ GÉNÉRAL

pourquoi j'y reviendrai en décrivant ce muscle.

Gela n'a pas lieu chez d'autres, particulièrement les rongeurs y par exemple^ le porc-épic. Dans cet animal , le long palmaire , qui est considérable, s'attache auxos particuliers conformés en bouclier, que l'on trouve aux premier et cinquième doigts. Toute la face inférieure de l'os scutiforme appartenant au cinquième doigt, donne naissance , en outre, au court palmaire , qui va s'insérer à l'os sculiforme du premier doigt ; il rapproche l'un de l'autre ces deux os.

Dans les loris y parmi les quadrumanes , le long palmaire se rend à un petit os carpien , qui est situé sur les tendons des fléchisseurs, à peu près à distance égale entre les deux bords de la main.

b. Muscles des Doigts. • §. ao5.

Les muscles des doigts des mammifères se divisent aussi en longs et en courts.

1 . U extenseur commun des doigLi naît , sous les extenseurs de la main, de l'épicondjle, ou à la fois, de la face antérieure et externe des os de l'avant-bras ; il s'insère à tous les doigts,

d'anatomie comparée. 5^9

excepté le pouce, au moyen de longs tendons séparés.

Il est formé, dans les solipèdes, de deux têtes, qui sont largement, séparées. La tête supérieure naît de l'épicondjle, au-dessous de l'extenseur de la main j l'a téte intérieure et externe vient du radius. Le tendon du muscle va à la face dorsale de toutes les phalanges.

Chez le dromadaire , ce muscle est divisé ea deux^ dont l'externe représente peut-être, soit seul, soit à la fois^ l'extenseur du petit doigt, tandis que l'interne correspond en même temps à celui du deuxième doigt.

Le muscle supérieur , qui est bien plus faible que l'extenseur de la main, tire son origine uniquement de l'épicondjle, et se partage, à l'extrémité du tiers supérieur de l'avant-bras, en deux ventres, dont l'interne se rend au deuxième doigt; l'externe et à tous les deux. Il est vraisemblable , d'après cette disposition , que le ventre interne est l'extènseur de l'index.

Le muscle inférieur, qui est sous-jacent, naît de l'épicondyle et de la partie supérieure de la face externe de L'avant-bras ; il se porte uniquement au deuxième doigt. Celuici constitue vraisemblablement la totalité, ou une partie de l'extenseur du cinquième doigt.

Chez le cochon , il y a deux extenseurs communs, situés l'un sous l'autre et confondus

d'une manière intime; ils s'insèrent par des tendons sépares, aux trois tendons internes.

L'extenseur commun du daman , dont le ventre externe est séparé dans une longue étendue, se rend aux quatre doigts.

Chez Vorjiithorhjjique , il s'insère seulement aux trois doigts externes.

Dans le tatoUy parmi les éde?ités, l'extenseur commun des doigts correspond seulement aux deuxième , troisième et quatrième doigts ; il se distribue chez le paresseux didactjle , seulement aux deux premiers et, chez le fourmilier didactjle jil n'atteint même que le gros doigt externe, qui correspond au troisième doigt.

Dans les ronge ws , les marsupiaux , les carnassiers y les quadrumanes et l'/iowme^ l'extenseur commun fournit aux quat' doigts externes. Je l'ai vu cependant, chez Vatelc, n'aller qu'aux deuxième , troisième et quatrième doigts ; mais en revanche, l'extenseur du petit doigt est intimement confondu aVec lui.

Ordinairementl'extenseur commun desdoigts se divise non loin de son origine; dansle phoque, son tendon ne commence à prendre de largeur qu'au niveau du carpe , et il ne se divise en ses quatre languettes qu'au commencement du métacarpe.

Ce muscle est très distinct dans les cham>e~ souris ; son extrémité humérale se détache de l'épicondyle au-dessous du rond pronateur; il

d'aNÀTOMIJÎ comparée, 32 1

ne s'insère également qu'aux quatre doigts externes , par le moyen de tendons très délicats et longs, quise prononcent au haut de l'avant-bras. *

2. Le petit extenseur propre du cinquième doigt, petit doigt ou doigt le plus externe, n'est souvent qu'une partie du muscle précédent, et Vient de la même région que lui.

Dans les solipèdes , il naît du radius sous la tête inférieure du précédent, doht il est entièrement séparé, et va s'attacher en avant ^ au milieu de la première phalange de son doigt.

Dans les j^uminans j il a été décrit avec le muscle qui précède ; son tendon s'j confond sur le deuxième doigt avec le tendon externe de l'extenseur commun.

Chez le cochon y il se porte aux troisième et quatrième doigts; chez \e daman, seulement à la première phalange du cinquième doigt.

Dans V ornithorhjnque , il est partagé en deux muscles distincts, tjui vont exclusivement au cinquième doigt.

Dans le tatou ^ il n'atteint que le quatrième doigt , s'insérant par un tendon au métacarpien correspondant, et, par un second tendon, aux phalanges.

Chez le fourmilier didactj'le , ^ii est vraisemblablement une partie d'un second extenseur, des doigts . qui, comme celui qui est situé sur lui, se fixe seulement à la première phalange du doigt moyen.

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