VI . 2 J
Chez Vaïj il est entièrement séj>aré , plu** fort que l'extenseur commun ; mais il se termine à la base de la première phalange du troisième doigt.
Parmi les rongeurs , la marmote ne le présente inséré qu'au cinquième doigt j chez d'autres, par exemple, le porc-épi c ei le lièvre , il se rend, en outre, au quatrième.
Il est il remarquer que la marmote possède , outre ce muscle et l'extenseur commun , deux muscles propres, naissant de l'épicondyle immédiatement au-dessous de l'extenseur commun, et se terminant à la seconde phalange des troisième et quatrième orteils.
Chez le kangurou et le sarigue, il fournit seulement aux quatrième et cinquième doigts.
Dans Yhjène et le phoque , suivant une observation jusle de M. Duvernoj (i) , le muscle qui nous occupe va seulement au côté externe des quatrième et cinquième doigts.
Chez Vours le coati, le mton y le blaireau , lepotto, ] a. marte j Isl loutre ^ V ichneumon , le chien et le chat, il s'insère , en outre , au troisième doigt.
Dans les singes et les makis , parmi les quadrumanes y il s'attache à la fois aux quatrième et cinquième dotgls ; il y est intimement confondu avec l'extenseur commun.
(i) Loc. cit., p. fi8.
d'an/vtomie comparée. 523
Chez Vhomme, son insertion se borne cocnmiinément au cinquième doigt.
5. Il existe très généralement un extenseur propre de l'index , sifué plus profondément , qui vient de la région moyenne du cubitus, et dont le tendon va au côté externe de la première phalange.
Ce muscle, réuni à l'extenseur du petit doigt, ' représente d'une manière plus ou moins parfaite lepédieux ou le court extenseur des orteils. II manque dans les solipèdes. D'après M. Cuvier, il manquerait aussi aux ruminans j mais nous avons déjà vu qu'il j existe réellement (i).
Dans le cochon, ce muscle se rend aux deux premiers doigts.
On ne le trouve pas dans le daman.
Parmi les ^/dentés, le tatou a positivement un extenseur propre borné à l'index exclusivement.
Chez le fourmilier , il j a un muscle court, s'étendant de la partie inférieure du cubitus à la phalange unguéale du deuxième doigt, et remplaçant tous les extenseurs de ce doigt. Chez^«^, il naît du cubitus , sous le long abducteur du pouce, et se termine à la base de la première phalange du premier doigt.
Il existe aussi dans les rongeurs, du moins chez le porc-épic , la marmote , le castor et le Uèi^re-,
'î) r oyez pap. v^iq.
Chez le castor, il envoie , en outre , quelquefois un petit tendon au pouce.
Il doit manquer au lièvre, suivant M. Guvier, mais il y existe réellement; quoiqu'il y soit seulement très mince et muni d'un long- tendon ; son extrémité se fixe au côté radial de l'index.
Dans le sarigue, il envoie aussi un court tendon au troisième doig-t.
VdsmiXes carnassiers, V ours elle coati, offrent son origine fixée à la moitié supérieure d u cubitus, et son extrémité terminale au pouce et à l'index.
Dans le raton, il va seulement aux deuxième et troisième doigts. Chez Vhjène , il s'étend de la région moyenne du cubitus au troisième doigt.
Chez le phoque , l'extenseur propre de l'index se détache de l'extrémité supérieure du radius, et en outre ' de l'épicondyle , immédiatement au-dessous de l'extenseut-^ommun des doigts ; il va au second et au troisième doigt. Je n'ai trouvé pour le troisième doigt, qu'un seul iendon , et non deux, comme M. Duvernoy (i).
L'extenseur de l'index des loris, parmi les (juadrumanes, est partagé en deux muscles qui naissent fort haut du cubitus : le supérieur ,«qui est plus petit que l'autre , s'attache à l'index et au côté radial du doigt médian ; l'inférieur se fixe au côté ^cubital du doigt du milieu.
hes.makis, proprement dits n'ont qu'un seul
(a) Loc. cil., p. 68.
d'anatomie comparée. 52S
muscle pour l'index et le Joigt médian ; mais son tendon se bifurque.
Les singes offrent la même disposition.
Chez le coaïta , chaque tendon se subdivise à son tour en deux languettes , une interne et une externe ; la languette externe du tendon de l'index s'unit au tendon de l'extenseur du cinquième doigt. Dans ce singe , le muscle ne naît pas du cubitus comme de coutume ; il vient du radius. «
Chez Vhomme , il ne va communément qu'au doigt indicateur.
Il résulte de ce que nous venons d'exposer , que les mammifères ont, en général, deux tendons extenseurs pour chacun des quatre doigts externes , tandis que chez Vhomme ce nombre double ne se rencontre ordinairement qu'aux deuxième et cinquième doigts. Cette disposition a pour elFet de rendre la main des animaux plus semblable au pied, et de la faire relever avec plus de force que dans l'homme ; ce qui est fort avantageux pour la marche à quatre pattes.
Le pouce a plusieurs longs muscles qui lui sont propres ; on lui reconnaît , quand il est bien développé , un abducteur et deux ex~
tenseurs , dont i'un est long et l'autre court.
4. Le long abducteur du pouce se détache des ' régions supérieure et moyenne du radius et du cubitus , en avant des extenseurs radiaux 4^ 1^ main et du long- supinateur; il se rend à l'os trapèze et au bord radial de la base du niétacarpien du pouce.
Chez le cheval , tous ces muscles sont représentés vraisemblablement par un muscle très faible , qui naît un peu au-dessous du milieu de la face externe du radius , et qui se dirige obliquement , par-dessus les tendons de Textenseur radial de la main-, à l'os styloïde interne.
L'abducteur du pouce manque aux ruminans , ou est confondu avec l'extenseur propre de l'index.
Chez le cochon , il y a , au contraire^ iudépendamment des quatre muscles précédemment décrits , un autre muscle , petit , qui s'étend de la moitié inférieure de l'avanl-bras , au milieu du bord interne du premier métacarpien , et qui doit incontestablement être rangé ici.
L'abducteur du pouce est considérable chez le daman.
DdnsV ornàhorhjnqiie , il constitue un muscle propre, qui s'étend de la moitié supérieure du cubitus, à la base du premier métacarpien.
11 manque au mtoz* parmi les édeutcs.
Chez \e fourmilier , on })eut prendre pour ab-
d'anatomîe comparée. 527
tîucteur du pouce, un muscle qui naît de l'humérus, au-dessus du lorig supinateur , et qui.se fixe , soit à l'os ensiforme , soit à la substance musculaire de la paume delà main. Dans cette sup]DOsition , le muscle aurait une origine très élevée ; il me semble par conséquent plus exact de le comparer au long supinateur, et conséquemment au tenseur de la membrane antérieure du vol (1).
Cette manière de voir déjà énoncée plus haut , est confirmée par la conformation de Vfiï, qui possède, outre ce long muscle, un autre muscle propre, étendu de presque tout le ^cubitus au. rudiment du métacarpien le plus interne^ et qui est évidemment l'abducteur du pouce.
L'abducteur du pouce est surtout fort considérable parmi les rongeurs, chez le porc-épic et la marmote.
Dans le castor^ il est petit , mais double.
Il existe aussi dans les animaux à bourse , les carnassiers, les quadrumanes et V homme.
Dans les rongeurs précités , le long abducteur du pouce est confondu avec l'extenseur de ce doigt ; car il n'existe pas d'autre muscle long du pouce. Cette disposition se rencontre, en outre , dans les genres cabiai, lièvre j rat,' écureuil , hamster / parmi les carnassiers , chez
(1 j r ayez,. paf[. 64.
528 TRAITÉ GÉJSÉRA.L
Vhjène, le chieriy le chat, les mustèles , Vichneu^ înon , le blaireau le coati, Vours , le raton , le Jwrisson j parmi les marsupiaux , dans le kangurou , et chez Vatèle parmi les quadrumanes. '*
Chez le phoque , il est tout-à-fait distinct de l'extenseur du pouce , et constitue un muscle considérable.
Dans les autres mammifères , et principalement les quadrumanes, il est plus fort que chez l'homme ; il s'insère le plus souvent , indépendamment de son attache au métacarpien du pouce ^ encore à l'os trapèze et à l'os surnuméraire interne.
Il est assez développé dans les chauve-souris, et vient de l'extrémité supérieure de l'os antibrachiai j il élève à la fois toute la main.» • Il est aidé puissamment dans son action par un muscle alongé et muni d'un long- tendon , qui s6 détache en ai-rière de l'aponévrose du muscle crotaphite, et de l'arcade occipitale. Ce muscle s'insère par son tendon, qui chemine dans le bord antérieur de la membrane du vol , à l'os métacarpien du pouce. Il tire le pouce fortement en haut, élève toute l'aile par le mojen d'un tendon qui se détache de cet os et se fixe à la première phalange du second doigt.
On ne peut douter de l'analogie de ce muscle auxiliaire avec le tenseur de la membrane antérieure du vol (jue nous avons signalé dans
d'awatomiu comparée 339
les piseaujc{x)jïn3Lisi[ estsituéplus haut que lui.
5. 6. Des extenseurs du pouce , le plus petit prend son origine du radius, au-dessous du long abducteur du pouce; le grand vient du cubitus. Le premier s'étend;, par un long tendon , jusqu'à la première phalange du pouce ; le second va à la seconde phalange.
Ces deux muscles manquent, ou sont confondus soit aveç l'abducteur du pouce , qui est ordinairement plus fort qu'eux , soit avec l'extenseur de l'index , dans les solipèdes , lus ruminans,y les cochons, le daman , les édentés , les rongeurs , chez la plupart des carnassiers j et, parmi les, quadrumanes , dans Vaièle.
Le long extenseur du pouce existe seul, mais séparé de l'abducteur de ce doigt , chez Vornithorhjnque; parmi les carnassiers , dans le phoque; parmi les marsupiaux ^ chez le sarigue.
Chez V ornithorhjnque , il s'attache aussi au deuxième doigt.
Les /omet les makis, parmi les quadrumanes, n'ont également que le longextenseur du pouce.
Le petit manque aussi dans les singes , tandis que le grand existe. On j voit distinctement que le petit est confondu avec Fabducleur du pouce , parce que celui-ci s'insère , outre son attache ordinaire, aussi àla base de la première phalange du pouce .
(1) Voy. pag. ^,
53o TllAITÉ GRNÊRAL
Ctiez V ho/fune , les deux exteuseurs propres du pouce sont ordinairement séparés.
7.8. Les mammifères ont très généralement deux longs fléchisseurs communs des doigts , qui tirent leur origine des os de Favant-bras et qui s'attachent aux doigts externes; l'un est super- Jiciel, l'autre est profond.
Le^ong fléchisseur superficiel des doigts naît de i'épitroclilée et de la partie supérieure du cubitus et du radius; le profond^ qui est plus fort^ vient des deux tiers supérieurs du cubitus^ qu'il enveloppe presqu'en entier.
JLestendonsdupremiersebifurquentau niveau des doigts, et s'insèrent à la seconde phalange. Ceux du second passent par ces lentes et prennent leur insertion à la troisième phalange ; cette conformation a fait distinguer le premier par le nom ôe fléchisseur perforé , et le second par celui de fléchisseur perforant. Le tendon du fléchisseur profond donne naissance à autant de muscles grêles qu'il y a de doigls ; ceux-ci sont les lornhr'icaux , qui se fixent au côté interne des premières phalanges. Le fléchisseur superficiel fléchit la seconde phalange ; le profond fléchit la troisième.
Les tendons de ces muscles sont fixés : au <arj)e, par un fort ligament transversal, le //-
d'amatomie comparée. 33i ^
gainent palmaire propre : et 2° aux doigts , par plusieurs liganiejits , plus petits. Les plus forts de ces derniers , sou t les gaines transçersales y ( vaginalia tigamenta digitorwn^, qui sont étendues sur les phalanges, par dessus les tendons, du bord cubital au bord radial.
D'autres ligannents bien plus faibles et plus lâches, les ligaments croisés , sont situés sur les articulations.
Ces deux sortes de ligaments entourent une capsule synoviale alongée, qui forme aux tentions une enveloppe le long des doigts , et qui sur plusieurs points, envoie en dedans, aux tendons, de pelitsprolongements, les ligaments vasculaires ou de soutien ( tenacuLa tendinum flexoinim digitorum ) (i).
Dans les solipèdes y les têtes supérieures des deux muscles qui viennent du côté postérieur de l'extrémité inférieure de l'IiuBiérus , sont d'abord confondues et constituent un mus-
(i) Ces ligaments, étroits et délicats, qui, des tendons des fléchissÊura des doigts, s'étendent aux plia- 1-anges sous-jacentes, et qui sont destinés h fixei' ces tendons dans leur position , sont, chez l'homme, au nombre de quatre. Ils se distinguent, suivant leur position et leur forme, en un supérieur et un^inférieur pour le fléchisseur superficiel ( tenaciilum tendinisperforati siiperius s. gracile, elinfe^ius s. latum ), et également en un supérieur et un inférieur pour le fléchisseur profond ( tenaculum tendinis perforantis superius et inferius ). ('îS. d. T. ) ,
de considérable. Enfin le tendon inférieur du fléchisseur superficiel reçoit, au commencement du quart inférieur du radius, une petite tête qui est simplement tendineuse.
Dans les ruminans y les deux fléchisseurs sont totalement séparés; ce n'est qu'à l'extrémité inférieure de l'os du canon que leurs tendons se confondent , pour se diviser aussitôt après.
Les solipèdes et les ruminans offrent une forte et large aponévrose , appliquée immédiatement à la facB inférieure ou postérieure de l'os du canon ; chez les ruminans , elle se partage inférieure ment en deux languettes, dont chacune s'insère à la dernière phalange de chaque orteil. Elle détache, en outre, avant de se bifurquer , une languette superficielle qui descend et se divise également en deux, pour s'unir atr lendon du fléchisseur perforé. Celte aponévrose représente, sans contredit, les muscles lombricaux et interosseux.
Les flécliisseurs du cochon , comme ceux des autres ordres , sont entre eux confondus; mais on peut néanmoins les distinguer en un fléchisseur superliciel et un profond.
Dans le daman , le fléchisseur superficiel présenle , dans la paume de la main , une large aponévrose , qui se divise en avant. 11 n'y a que la seconde bandelollo se dctachanl pour le doigt médian, qui soit absolument Icndincuse; les trois
d'aWATOMIE 'COMPAJIÉE. 355
autres sont , à leur origine, enveloppées par un large ventre charnu qui leur est commun.
Le profond fléchisseur , qui est dans ce genre beaucoup plus épais que l'autre , naît de l'épitrochlée par deux têtes , et se convertit à l'extrémité inl'érieure de l'avant-bras , en un tendon commun, destiné à fournir aux quatre doigts externes. Il l'en détache, en outre, fort haut à l'avant-bras, deux petits ventres, dont les longs tendons se rendent aux premier et troisième tendons du fléchisseur superficiel, au niveau de la base des doigts.
Les muscles lombricaux semblent manquera ce pachyderme ; mais il est extrêmement vraisemblable qu'ils sont représentés par les deux petits ventres qui viennent d'être décrits.
\J ornilhorhjnque n'a qu'un fléchisseur commun des doigts ; extraordinairement large et aplati, ce muscle prend naissance à l'épitrochlée et à tout le cubitus; il contient dans son large tendon inférieur deux os considérables , et s'insère aux phalanges unguéales de| tous les doigts. Il se détache de ce tendon , quatre muscles grêles , qui ne vont à aucun os, mais uniquement à la membrane natatoire. On ne trouve , indépendamment de ce muscle*, ni court, ni .long fléchisseur; ils sont remplacés, sans doute , par le grand développement qu'ont pris le ventre charnu et les tendons du muscle unique.
Le loriig fléchisseur perforanl du jourmlUei didactjle , parmi les édentés , est le plus l'ort des muscles de l'avant-bras ; il égale presque en masse tousles autres musclesde cette rçgion; il naît des deux os de l'avant-bras , par deux tèles , et s'attache , par un très fort tendon , à la troisième phalange du troisième doigt et, par un tendon plus faible, à celfe du second doigt.
Le troisième doigt reçoit^ en outre, un petit fléchisseur perforé, venant de l'épitrochlée ; le second doigt ne reçoit pas d'autre muscle. . Chez le talou, , le fléchisseur superficiel se divise 'en trois muscles ; l'un , dont le tendon ne se fend que bien bas, est destiné au pouce et à l'index; un autre est pour le troisième doigt ; le troisième muscle enfin est pour le quatrième doigt.
Le fléchisseur profond se rend aiix. trois doigts externes. Son tendon contient , dans la région du carpe, un fort fibro-cartilagc , qui plus tard s'ossifie indubitablement. Les muscles lombricaux sont ici longs et très considérables.
Nous avons vu le fléchisseur superficiel manquer tout-à-fait dans X ornithovhjiique on rencontre une disposition analogue dans Xaï. Los deux fléchisseurs j sont totalement confondus et forment un muscle très fort, qui est le plus épais de l'avant-bras. Ce muscle naît, par trois
d'àkatomie comparf.e. 555
têtes, de l'épitrochlée , du radius et du cubitus, et se divise , en bas , en trois ventres , qui , par autant de tendons, s'attachent aux troisièmes phalang-es. Arrivés au niveau de la seconde phalang-e , ces tendons se renflent consi- (férablement et présentent , à leur face inférieure»» une fente longitudinale qui ne pénètre pas toute leur épaisseur. Cette fente est un indice évident de fusion , qui s'exprime quelquefois aussi par la disposition que présente la tête venant de l'humérus; en effet, souvent celle-ci se bifui'que et en voie un petit tendon propre au grand tendon qui va au premier orteil.
Le fléchisseur superficiel de la marmote , parmi les rongeurs , est surtout mince et se divise , à une distance peu considérable de son origine, pour les quatre doigts externes. Il existe , au commencement de la fente de chaque tendon ; un fort anneau cartilagineux , par lequel passe le tendon du profond fléchisseur , qui est ainsi très exactement fixé et retenu comme dans une gâche solide ; une disposition de cette nature a des résultats importants pour la force de la flexion.
Le fléchisseur profond a quatre létes. qui viennent de l'épitrochlée, à côté de la poulie destinée au cubitus ; elles naissent encore du radius et du cubitus lui-même. A l'extrémité inférieure de l'avant-bras , toutes ces têtes s'insèrent à un fort et large tendon, qui reste unique jusqu'il l'extrémité antérieure du méta-
536 l'RAlTB GÉMÉRAL
carpe , où il se résout en quatre languettes pour les quatre doigts externes. Chacune de ces languettes donne naissance à un faible muscle lombrical.
Dans \eporc-épic, le fléchisseur superficiel er<,voie un fort faisceau charnu au métacarpien surnuméraire interne; ce faisceau tire en dedans et en haut cet os ainsi que le' pouce. Son tendon forme , au point de sa division , un canal très long qui loge le tendon du fléchisseur perforant.
Dans le kanguwu , le fléchisseur superficiel , le profond et le fléchisseur du pouce ne constituent qu'un muscle, qui s'insère aux doigts par des tendons simples.
Dans le saiigue , le fléchisseur du pouce n'est que le premier tendon du fléchisseur profond. Le fléchisseur superficiel^ qui est bien plus petit et pourvu de tendons extrêmement grêles, mais séparés, se détache principalement de la face de flexion du profond fléchisseur, qui est très fort, et en outre aussi de la partie supérieure du cubitus.
Dans les carnassiers , les deux fléchisseurs et le long palmaire , comme la remarque en a déjà été faite (i), sont tellement intriqués^ qu'on est obligé de les décrire en commun.
Chez Vhjène , on voit naître, -en arrière et en bas de l'épitrochlée , un ventre charnu mince , alongéet pourvu d'un long tendon , qui
(i) Voyez pag. 3 [7.
d'anatoMie coMPAKi'îr:. 337
appartient principalement au fléchisseur superficiel. A l'extrémité du premier cinquième de Tavant-bras , il se confond avec le profond fléchisseur sous-jacent , qui est charnu plus haut , lui reste uni dans une assez longue étendue et se divise , un peu au-dessus du point oià il s'isole, en deux ventres, dont l'inférieur le continue, tandis que le supérieur, arrivé à l'articulation de la main, s'applique , par une longue languette tendineuse , au bord radial du large tendon commun du fléchisseur profond et se confond avec lui.
Vers la fin de l'avant-bras , le premier ventre se partage en trois faisceaux, dont les' tendons, perforés , se rendent aux deuxième , troisième et quatrième doigts.
A. ce muscle se réunit le long palmaire que nous allons considérer.
Le long palmaire est un muscle charnu dans une longue étendue , mais mince, qui naît^ audessus des fléchisseurs, des côtés interne et postérieur de l'épitrochlée ; il devient tendineux à sa partie inférieure et constitue , par son épanouissement, l'aponévrose palmaire.
De cette aponévrose , naît , au niveau de l'articulation de la main , le tendon superficiel du cinquième doigt^ qui s'épanouit plus loin, se porte en avant et se partage, au métacarpe, en quatre languettes destinées pour les quatre doigts externes ; chacune de ces languettes VI. 22
qui sont appliquées sur les languettes t%ndineuses, correspondantes du fléchisseur superficiel, s'élargit à la base de la première pLalange , se confond avec le tendon du fléchisseur superficiel^ et constitue avec lui un long canal qui reçoit le tendon fourni par le fléchisseur profond.
Le fléchisseur profond a cinq têîes. La plus forte qui vient de l'épitrochlée se convertit, en bas, en un large tendon qui est fibro-carlilagi- Tieuxàsa face inférieure. Le faisceau mentionné lors de la description du fléchisseur superficiel constitue la première des quatre autres têtes. Les trois qui restent tirent leur origine de l'épitrochlée , du radius et du cubitus , s'insèrent , par des tendons grêles^ au large tendon commun de la première tète et forment , conjointement avec le faisceau qui vient du fléchisseur 'superficiel, la portion radiale du large tendon palmaire du fléchisseur profond. C'est de ce tendon commun que naissent les tendons perforants qui vont aux quatre doigts externes.
Le milieu de la première phalange détache un très fort ligament fibreux , étroit et convexe en avant, qui envoie de fortes fibres tendineuses aux callosités situées au-dessous de l'articulation des premières phalanges avec les métacarpiens ; ce ligament s'insère , en outre j aux ligaments palmaires des doigts ; il est dans un grand étal de tension et recouvre les tendonsdes fléchisseurs , qu'il sert à fixer plus exactement.
Les autres carnassiers ont des conrormalions Fort analogues à celle qui vient d'être exposée chez Vhyène,
La taupe n'a qu'un seul fléchisseur commun, qui se confond avec l'aponévrose palmaire.
Jm fléchisseur profond du phoque est fort considérable ; il se rend , comme de coutume , aux cinq doigts; parce que le long fléchisseur du pouce n'existe pas comme muscle isolé.
Le fléchisseur superficiel, beaucoup plus petit que le profond, fournit la plupart des tendons perforés ; mais il y a encore d'autres faisceaux musculaires venant du haut de l'avant-bras , en partie du profond fléchisseur, en partie de i'épitrochlée, qui s'attachent, par de longs tendons, auxlanguettes superficielles, quisont plus fortes.
Les faisceaux profonds don t il s'agit sont évidemment les mt^^c/e^/om^r/caî^j:, dont les tendons sont confondus avec ceux du fléchisseur superficiel.
Du reste , il est faux que les tendons de ces muscles s'insèrent à la pren^ière phalange, comme l'avance M. Duvernoy (i ) ; ils s'attachent seulement à la seconde phalange, loutà-fait à sa racine. La première phalange ne reçoit point de fléchisseur propre.
Il estincontestable que les muscles lombricaux elle fléchisseur superficielsont confonjus , afin d'empéçher la flexion des phalanges les unes
(i) Loc. cit., p. 67.
sur les autres. C est pour cela aussi que le fléchisseur superficiel prend son insertion aussi loin en arrière.
Ils n'appartiennent réellement qu'aux trois doigts du milieu. Le cinquième reçoit^ en revanche, un fléchisseur propre , fort et long , qui vient de l'olécrâne et qui est en même temps un long abducteur.
Le long palmaire naît de l'épitrochlée ; il se dé-tache, en outre, par une tête plus forte , de l'extrémité inférieure dé la crête de l'humérus ; puis il se convertit en une aponévrose, dont une partie se perd dans la peau de la paume de la main et dont l'autre s'attache , par de fortes languettes , à l'os métacarpien et à la première phalange du pouce.
Les cA«Mf<3-i;oz/m ont un long fléchisseur commun, pourvu d'un long tendon; ce muscle prend naissance, en avant du cubital interne, à l'épitrochlée et au quart postérieur de l'avant-bras. Il se porte à tous les doigts^ même au pouce, abaisse la main avec force et la met en adduction ; il rapproche aussi les doigts les uns des autres et conséquemment . ploie l'aile.
Les loris ^ parmi les quadrwnanes , ont les deux fléchisseurs intimement confondus.
Le superficiel est interrompu par un tendon «rrêle , au milieu de l'avant-bras : le ventre inférieur, quiaplus de longueur que le supérieur, fournit les tendons grêles qui font aijir les quatr e doigts externes.
d'anatomie comparée. 34i
Le flécliisseur profond prend naissance , par deux têles , à l'épitrochlée, au radius et au cubitus ; il s'unit, au milieu de l'avant-bras , par un faisceau charnu considérablcj au ventre supérieur du fléchisseur superficiel. Chacune des têtes du profond fléchisseur aboutit à un tendon commun dont chacun envoie une languette pour les tendons perforants ; tous ces tendons ont ainsi deux racines.
Les muscles lombricaux sont ici fort nombreux , et plus dé veloppés que dans tout autre animal.
On y trouve : '
1° Les lombricaux ordinaires , mais disposés des deux côtés de chaque doigt ; leur nombre est de la sorte double j ils sont charnus jusqu'au milieu de la première phalange qui leur donne insertion.
20 Des lombricaux accessoires qui se portent également aux deux côtés des doigts ; ils naissent du pisiforme , comme un muscle unique y sont charnus dans toute la longueur de la première phalange, et s'attachent ^ en arrière, à la phalangine.
S'' Une troisième paire de lombricaux se détache de la seconde phalange pour la troisième..
Les loris ont donc ving-quaire muscles lombricaux , au lieu des quatre qui existent com-^ munément ; le nombre en est par conséquent sextuplé. Ce phénomène, déjà curieux en lui^ même , l'est encore davantage , quand on se
rappelle que les makis , lorsqu'ils marchent , fléchissent toujours la seconde et la troisième phalange, de manière à les mettre en rapport avec le sol , non par leur face palmaire , mais par leur face dorsale. Du reste^ la flexion opérée par la troisième paire de ces muscles est si vigoureuse , qu'il est impossible à l'animal de mettre la phalange unguéale en extension parfaite , comme je m'en suis convaincu sur des individus vivans et sur des individus morts.
Presque tous ces lombricaux sont des muscles insolites, puisque les interosseux existent en sus.
Il est digne de remarque que les makis proprement dits, bien qu'ils aientaussi la troisième phalange dansun état constant de flexion, n'offrent aucune trace de cette disposition ; ils n'ont, en effet, que les lombricaux ordinaires, qui se rendent aux premières phalanges. La flexion des troisièmes phalanges n'est possible, dans ce genre, que par suite du volume considérable du fléchisseur profond , et de la longueur des fentes des tendons du fléchisseur superficiel.
Les deux fléchisseurs communs des doigls sont bien mieux séparés l'un de l'autre dans les singes et V homme.
Le fléchisseur du pouce manque comme muscle propre dans tous les quadrumanes j il y fait partie du fléchisseur proibnd. 11 est représenté par un tendon qui ne se détache du tendon commun que dans la main.
I>*AItATOMIE COMPARÉE. 345
Ce tendon se sépare bien plus haut dans les makîs que dans les singes j ce qui indique une tendance plus prononcée à l'isolement du long' fléchisseur du pouce.
Uatèle n'a aucune trace de cè tendon.
g. Le pouce reçoit , dans plusieurs animaux, un long fléchisseur propre , qui s*étend du radius à la phalange unguéale , et qui est bien plus faible que le fléchisseur commun.
Ce muscle manque cependant à la plupart des mammifères, surtout aux solipèdes, aux ruminans y à Y ornithorhjnque y au cochon, au daman y SLUX é dentés y aux rongeurs , aux marsupiaux. Nous venons de faire remarquer qu'il ne forme également pas un muscle propre dans les quadrumanes.
On le trouve toutefois isolé dans plusieurs animaux.
Il l'est assez généralement dans les carnassiers y même dans \ hyène y quoiqu'il y soit mince et très petit ; puisqu'il se détache seulement de l'origine du septième inférieur du radius.
Il existe aussi comme nmscle propre dans le chien et le coati. Il y va, par un fort tendon , au côté radial du tendon commun du fléchisseur profond ; plus loin , il s'isole de nouveau et se rend au pouce.
Dans les autres, par exemple, le chat et Vours , dans l'espèce brune y aussi bien que dans la blanche j il se comporte comme nous l'avons
344 TKAITÉ GÉNÉRAL
indiqué pour les quadrumanes j lors de la description du fléchisseur commun.
Chez Xhomme , il prend son origine à la moitié moyenne de la longueur du radius, et communément aussi à l'épitrochlée , par une petite languette supérieure.
Les petits muscles de la main naissent du carpe et du métacarpe ; ils s'insèrent aux os métacarpiens, et surtout aux premières phalanges.
Les muscles communs sont les inlerosseux , qui^ des faces latérales des • métacarpiens s'étendent aux deux côtés des hases des premières phalanges, et qui se partagent en externes et internes , ou en interosseux a deux têtes y et en interosseux a une tête.
Les muscles interosseux, proprement dits, ne sont atlrihués qu'aux doigts externes, savoir : deux pour chacun des deuxième, troisième et quatrième doigts, et un seul pour le côté radial du cinquième. Il y a cependant plusieurs mubcles du pouce et du petit doigt , que l'on regarde comme des muscles propres, qui sont parfaitement analogues aux interosseux.
Cette proposition est surtout démontrée par la disposition de ces muscles dans V omit ho rhyn- (jue j où le pouce cl le petit doigt n'ont que les inlerosscux ordinaires ; le petit doigt
d'anatomîiî comparée.
ne présente même que l'interosseux externe.
Nuls muscles ne présentent cette ressemblance d'une manière plus frappante que Vabducteur du petit doigt j qui est évidemment l'interosseux cubital de cet os , et^que V adducteur et le court abducteur dupouce , qui représentent les interosseux cubital et radial de ce doigt.
Le pouce olFre^ en outre , un court fléchisseur et un opposant j le cinquième doigt possède un adducteur et un court fléchisseur. Les fléchisseurs paraissent être des répétitions distinctes des muscles lombricaux , d'autant plus que ceux-ci manquent au pouce.
De tous ces muscles, il n'j a que l'opposant du pouce et l'adducteur du petit doigt, qui aillent aux métacarpiens de ces doigts ; il s'ensuit que l'adducteur du petit doigt correspond à l'opposant, et non à l'adducteur du pouce.
Telle est la disposition de ces muscles, lorsque le développement de la main est parfait, par exemple, chez V homme.
Les îjïterosseux existent de la manière indiquée dans les animaux qui ont plusieurs mélacarpions et doigts corresponclans.
Nous avons déjà fait remarquer qu'ils manquent dans les soUpèdes et les rwninaas , oii il est vraisemblable qu'ils sont représentés, conjointement avec les londjricaux, par une large aponévrose.
Ils sont distincts chez le daman. Le premier a deux tôles; la radiale vient du rudiment du
pouce; elle représente, par conséquent, un muscle interosseux de ce doicrt.
Chez le cochoji, ce muscle naît du carpe et n'a qu'une tele.
Dans VovTÙthorhfrujue , chaque métacarpien détache un muscle qui se partage en deux tendons destinés aux deux côtés du doigt correspondant.
Les interôsseux du tatou , parmi les édentés , sont faibles; chezl^ai"^ ils sont tous deux transformés en courts extenseurs des doigts, comme il sera indiqué ci-après.
Leur disposition est tout-à-fait particulière dans les fourmiliers ; ils semblent presque tous destinés principalement à mouvoir l'énorme pisiforme, qui est mis en mouvement par cinq petits muscles , et qui paraît conséquemment remplir l'office de pouc" (i).
Les interosseux des carnassiers sont très forts ; le premier n'a le plus souvent qu'une tête. Ils sont placés, dans cet ordre et dans celui des rongeurs y presque entièrement à la face palmaire de la main, etse comportent plu tôt comme fléchisseurs que comme abducteurs des doigts.
Ils n'olFrent guère de particularités dans les autres animaux. Le plus souvent ils sont confondus entre eux.
Le premier interosseux externe n'a qu'une
(i) Anatomie du fourmilier didactylc , par J. F. Mcckcl , dans Archivfùr Physiologie , V, 47? 48.
d'anatomie compahée. 347
tête dans les Jiiakis ^ où il naît uniquement du second métacarpien ; il a deux têtes dans les singes. Il est fort remarquable qu'il a deux têles même dans le coaïta et V hyène ^ nonobstant la petitesse du pouce.
Dans les chauve-souris , ces muscles sont petits j ils s'étendent du carpe à l'extrémité postérieure des métacarpiens , et fléchissent la main.
Le cinquième doigt est communément muni de son abducteur et de son adducteur ; dans les quadrumanes , il a même son Jléchisseur.
L'adducteur manque dans plusieurs carnassiers^ notamment dans les chiens , tandis que le fléchisseur y est développé.
Il existe , au contraire dans le raton. 11 y est même fort volumineux.
U abducteur des quadrumanes et des carnassiers est hien plus grand que celui de Vhomme.
Dans les chauve-souris , le fléchisseur du cinquième doigt est proportionnellement très fort et long.
ÇMezVoimithorhynquey le cinquième doigt n'offre qu'un seul muscle, l'interosseux externe. / Les petits muscles du pouce manquent dans les solipèdes , les 7'uminans et en outre, dans le daman, quoique celui-ci possède un rudiment de pouce.
Dans X ornithorhjncpie , le pouce n'a que ses deux interosseux.
Le pouce du tatou n'offre qu'un fléchisseur et
un opposant , qui sonl petits; son adducteur est faible, puisqu'il n'est représenté que par une Lande transversale, qui se dirige au haut de ce doigt.
Dans le fourmilier, il y a un adducteur qui s'étend du métacarpien du deuxième doigt au rudiment du pouce et principalement à l'os ensiCorme.
Le porc-épic parmi les rongeurs a deux petits Jléchisseurs du pouce , un superficiel et un profond ; le premier , qui est une continuation du faisceau sus-mentionné du fléchisseur superficiel, s'étend de l'os surnuméraire interne (i) aux deux premières phalanges j le second va seulement à la base Se la première phalange.
Les sarigues ont quatre petits muscles du pouce, qui ressemblent beaucoup à ceux des quadrumanes et de Vhomîne, L'opposant se porte fort en avant , il est faible et mince ; son insertion se borne à la tête antérieure du premier métacarpien.
Ij'hjène, parmi les carnassiers, est dépourvue des petits muscles du pouce. Les chiens, au contraire, ont: un opposant très petit ; 2° un fléchisseur également très peu développé; 5" au lieu de l'adducteur, seiût^menl une aponcvrosCf qui tire son origine du milieu de la lace inférieure du carpe.
U) Vol. W, pag. 8o,8i.
d'anatomie comparée. 54<)
Chez Vows , les muscles du pouce sont forts. On y rencontre : lo un abducteur naissant, par deux têtes, de l'os trapèze et de la base du premier métacarpien ; ces têtes s'insèrent à la base de la première phalange; 2** un adducteur fort along-é, beaucoup plus petit, qui s'étend aussi du milieu du carpe à la première phalange ; 3» un court fléchisseur, beaucoup plus fort, qui vient du trapézoïde.
Dans le raton, l'abducteur n'a qu'une tête'; les autres muscles ne présentent pas de différence.
hes quadrumanes et Vliomme ont tous les quatre petits muscles du pouce. L'adducteur en est le plus fort ; le fléchisseur se montre communément le plus faible.
L'adducteur des loris, parmi les cjuadruma^ nés y a la forme d'un carré fort alongé ; il prend naissance au quatrième métacarpien \ il est partagé en deux bandelettes.
Dans les makis proprement dits, il est quelquefois aussi partagé , comme l'adducteur du gros orteil , en un ventre supérieur plus grand ^ et un inférieur plus petit. Mais cette disposition n'est pas constante^ comme je m'en suis convaincu par la comparaison établie entre deux individus.
L'adducteur n'est pas divisé dans les singes , surtout dans le papion, le coaïla , le saï et le callitriclie.
L' opposant eb\ en général plus petit dans les quadrumanes que àdim V homme. Cette remaFcrn»
35o TRAITÉ GÉTTÉRAL
s'applique principalement aux makis , où il va seulement à l'extrémité postérieure du premier Ds du métacarpe. Chez Vhomnie , il s'attache au contraire à toute la longueur de cet os.
Ces muscles^ en général , sont plus développés dans Vhomme que dans les quadrumanes.
Il y a quelquefois , par exemple , chez le magot, un petit fléchisseur plus profond, que l'on rencontre parfois aussi dans Vliomme.
Il est digne de remarque qu'il existe , même chez le coaïta , de faibles traces de quelques muscles du pouce.
On V trouve surtout : i° un très petit opposant, qui prend naissance à la face antérieure du premier interosseux à deux têtes, à la peau et au trapèze, et qui s'insère à tout le bord du premier métacarpien ; 2.° un adducteur bien *^lus fort, mais néanmoins mince, qui du troisième métacarpien s'étend au sommet du métacarpien du pouce et au rudiment de la première phalange.