DES INSECTES
L'appareil musculaire des insectes sans métamorphoses a beaucoup de ressemblance avec celui des larves ài'insectes à métamorphoses parfaites. Il est même plus simple, et ainsi il est naturel de commencer par lui.
1. Insectes sans me'tamorphoses, et larves des insectes à métamorphoses parfaites.
Il existe à la face dorsale des myriapodes , particulièrement chez le scolopendra morsitans , un faisceau musculaire superficiel mince et formé de fibres longitudinales ; et un peu plus en dehors , une seconde couche plus forte , composée de fibres obliques , dirigées de dehors en dedans et d'arrière en avant. Je n'ai
d'anatomîe comp ailée. 45
jamais vu de fibres latérales proprement, dites, à moins qu'on ne veuille aussi les chercher dans la dernière couche. A la face abdominale, il y a une masse musculaire beaucoup plus épaisse , formée de fibres longitudinales , laquelle peut elle-même se diviser en plusieurs couches.
Au-dessous d'elle , c'est-à-dire plus superficiellement, sont situés les muscles, triangulaires et allongés , de ia première articulation du pied ; ils sont au nombre de deux , l'un destiné à tirer en avant, et l'autre à tirer en arrière ; ces muscles sont juxtaposés et se dirigent transversalement de dedans en dehors dans le sens de la partie moyenne des arceaux inférieurs des anneaux.
La majeure partie de chacun des articles dont le pied se compose est occupée par un fort muscle, le fléchisseur ou rétracteur {1) • le muscle extenseur ou^roir«cfôMr(2), bien moins volumineux, occupe la partie externe des articles , qui est bien plus petite que l'interne , à laquelle correspond le fléchisseur. Les muscles de la tête ne sont que les terminaisons antérieures des couches musculaires du tronc.
(1) Qui tire en arrière.
(2) Qui tire en avant.
Les muscles des chenilles , ou des larves des lépidoptères , sont composés de trois masses , savoir , la masse dorsale , l'abdominale et la latérale , qui existe de l'un et de l'autre côté. Non seulement les masses latérales ne s'atteignent point supérieurement et inférieurement, mais même les deux masses abdominale et dorsale sont séparées respectivement dans la ligne médiane en deux moitiés , dont les portions antérieure et postérieure se rapprochent réciproquement.
Chacune de ces masses est composée de plusieurs couches, de deux au moins; l'une d'elles est formée de fibres longitudinales , l'autre de fibres obliques. Dans les masses dorsale et abdominale, les fibres longitudinales, qui sont les plus internes , prédominent sur les fibres obliques beaucoup plus que dans les masses latérales , où elles sont cachées en dedans par des fibres transverses, à l'extrémité supérieure de chaque anneau. Les fibres longitudinales forment une série non interrompue depuis le premier jusqu'au dernier anneau , quoique chacune d'elles ne s'étende qu'entre deux anneaux consécutifs. Les fibres des anneaux anlérieuryct postérieurs , surtout des derniers,
d'anatomie comparée. 47
sont plus faibles et moins serrées que celles des anneaux moyens,
A la face dorsale , après les fibres longitudinales , viennent d'abord des fibres qui se dirigent de dedans en dehors et d'arrière en avant, ensuite d'autres fibres plus larges qui affectent une direction opposée 5 après celles-ci, on trouve encore par places, surtout antérieurement, d'autres fibres obliques, parallèles à celles de la seconde couche , mais situées plus en dedans. Les plus superficielles et les plus internes des fibres qui affectent une direction oblique do dehors en dedans s'étendent du bord antérieur de chaque anneau au bord postérieur de l'anneau qui précède immédiatement, et sur lequel elles n'occupent qu'une petite étendue ; cette disposition se remarque particulièrement aux anneaux moyens.
La troisième couche , dont les fibres ne s'étendent aussi qu'entre deux anneaux consécutifs , occupe un espace encore plus petit sur le bord postérieur de chacun.
Les fibres longitudinales de la masse abdominale ne sont pas écartées les unes des autres , du moins en avant et eu arrière, autant que celles de la masse dorsale. Les internes forment très - généralement un faisceau propre , dirîgé^un peu plus obliquement de dehors en dedans et d'avant en arrière. Des deux couches obliques , celle qui succède à la couche des fi-
bres longitudinales est plus longue ; elle est dirigée de dedans en dehors et d'avant en arrière. L'autre, qui affecte une direction opposée, est située plus superficiellement. Entre le troisième et le second anneau , celui-ci et le premier , la disposition est plus compliquée • il s'y joint un faisceau long et étroit , qui , étendu d'arrière en avant et de dehors eu dedans , se détache de la face interne de la couche longitudinale et s'entrecroise , immédiatement en arrière de son extrémité antérieure , avec le faisceau du côté opposé, pour s'insérer ensuite à la région antérieure de l'anneau qui précède.
Les muscles latéraux occupent un espace beaucoup plus étroit que les muscles dorsaux et abdominaux. Ils sont composés en grande partie de faisceaux transverses ; mais ils ont aussi des faisceaux obliques et longitudinaux.
Les faisceaux transverses se partagent en deux portions , une antérieure et une postérieure.
L'antérieure , qui est la plus forte, se compose elle-même de deux gros fascicules assez largement séparés l'un de l'autre : un antérieur , plus petit, et un postérieur, plus volumineux. A l'extrémité antérieure de chaque anneau, ces faisceaux cheminent au-dessous de la couche longitudinale ; ils affectent une direction oblique de dedans en dehors et d'avant en arrière, en s'écartaul un peu l'un de l'autre;
dans ce trajet, non seulement ils recouvreYit l'extrémité antérieure des anneaux , mais même les trachées latérales , da côté de la cavité viscérale.
La portion postérieure des faisceaux transverses est ^ de toutes les couches latérales , la plus superficielle. Elle correspond à la moitié postérieure de chaque anneau.
Les faisceaux longitudinaux des muscles latéraux sont minces et étroits ; ils succèdent immédiatement à la première couche transversale et sont situés au-dessus des stigmates et des trachées hitérales ; ils occupent la moitié supérieure et externe des parties latérales. i
La couche oblique qui vient après la précédente, en comptant de haut eu bas , est formée de fibres qui se portent de dedans en dehors, de bas en haut et d'arrière en avant ; elle con-* siste , pour chaque anneau , en un faisceau triangulaire , qui s'étend du bord antérieur de l'anneau postérieur au bord également anté*' rieur del'auneau qui précède.
Les muscles de la tête sont des extenseurs , des fléchisseurs et àes abducteurs ; ils ne sont guère que la continuation , le développement ultérieur des muscles longitudinaux , appartenant aux masses latérales, dorsale et abdominale. Cela est surtout ainsi pour les muscles supérieurs, les extenseurs^ qui lie
5o TRAITÉ GÉNÉRAL
sont autre chose que l'extrémité antérieure, contractée , des muscles longitudinaux de la masse dorsale, dont les fibres se sont rapprochées et resserrées. Ils sont au nombre de deux, qui s'attachent, l'un à côté de l'autre , au bord postérieur de la plaque céphalique supérieure ou crânienne.
Les muscles inférieurs de la tête , les fléchisseurs ^ sont formés de deux couches de fibres longitudinales , dont l'une est plus profonde et, plus longue , l'autre superficielle, plus courte , allongée, qui va s'apointissant en avant, l.a première est la continuité des fibres longitudinales de la masse abdominale; la seconde naît de l'extrémité postérieure du premier anneau du corps; elles s'insèrent toutes deux , l'une à côté de l'autre, à la plaque céphalique inférieure.
Les muscles latéraux de la tete se divisent eu supérieurs et en inférieurs , Les premiers , qui sont plus faibles , forment , de chaque côté, un faisceau qui naît, dans la ligne médiane, de la peau du premier et du second anneau , se dirige , sous les muscles longitudinaux du dos, de dedans en dehors et d'arrière en avant, en diminuant insensiblement de largeur, et va se terminer latéralement à la partie moyenne de la plaque crânienne. Les seconds, qui sont plus forts , sont des faisceaux qui naissent plus
D'ANATOIYTIE COMPARl'iE. 5l
en dehors et plus superficiellement que les fléchisseurs , et sont fixes , en haut et en arrière , à la plaque crânienne.
Lespates postérieures deschenilles reçoivent, d'après mes recherches , un muscle moyen , un antérieur et un postérieur. Ces muscles sont fort allongés et très superficiels ; ils se trouvent immédiatement sous la peau, et se dirigent transversalement de dedans en dehors.
Le muscle moyen est plus de deux fois plus long que les deux autres ; il naît de la peau au niveau du bord interne de la masse musculaire latérale , et s'attache au centre du tarse , qu'il tire en dedans , conjointement avec les crochets qui l'entourent.
Ce muscle peut être divisé , mais d'une manière arbitraire , en deux , un antérieur et un postérieur. C'est ainsi qu'il a été décrit et figuré par Lyonnet (i)et \1. Ciivier (2). Mais, * daus le fait, on pourrait le partager en un nombre de faisceaux plus considérable encore.
Les muscles antérieur et postérieur de la pate naissent de la peau , dans la région du bord ex-"^ terne de la masse musculaire latérale , et s'insèrent à la racine du pied, qu'ils tournent en avant-
(1) Traité anatomique de la chenille du saule , eic. , 1762 , p. i8o.
(2) Leçons , 1 , 457.
et en arrière, en tirant en même temps au dehors les crochets : il s'ensuit que cette fonction n'est pas remplie, comme l'admettait M. Cuvier(i), par les muscles obliques de l'abdomen.
Ces muscles sont manifestement des développemens ultérieurs des faisceaux latéraux transverses.
Les muscles des pieds antérieurs , ou vrais , sont, sous le rapport de la masse, beaucoup plus petits que ceux qui viennent d'être dé-' crits j mais ils sont plus composés, en ce qu'ils se divisent en un plus grand nombre de faisceaux , qui se succèdent de dedans en dehors , et qui s'attachent aux divers articles dont se composent les pâtes.
Tous sont allongés , ont une direction transversale, et se portent, en convergeant, d'une articulation de la pate à l'extrémité u périeure de l'autre.
L'intérieur des articles du pied en est totalement rempli. Les supérieurs et les externes sont des extenseurs , et les inférieurs et internes sont des fléchisseurs. Les muscles du dernier article du pied, ou de l'ongle, sont les plus longs : car ils naissent par plusieurs faisceaux, tant en dedans qu'en dehors , des deuxième , troisième et quatrième articles du mem-
(i) Leçons , 1 , 437.
d'anatomie comparée. i^o
bre j ils s'insèrent par deux tendons distincts à la base de l'ongle, auquel ils semblent n'imprimer que des mouvemens de flexion.
Les larves des coléoptères , sous le rapport du système musculaire, offrent des difFérences plus grandes que les chenilles.
Le système musculaire de la larve de Vhj ■ drophilus piceus est beaucoup plus développé que celui des larves de lépidoptères ; il est aussi plus compliqué, quoique formé, dans l'essentiel , d'après le même plan, t Les muscles dorsaux forment de chaque côté deux cordons situés profondément , mais pas bien exactement séparés. Je ne trouve pas, comme M. Cuvier(i), qu'ils s'élargissent vers la tête, bien qu'à partir de la partie moyenne du corps à la queue ils aillent réellement eu diminuant considérablement.
Il y a, en outre, des muscles plus superficiels , beaucoup plus minces et mieux séparés, qui s'étendent obliquement de dehors en dedans, et d'arrière en avant, d'un anneau à l'autre, mais qui ne s'entrecroisent pas.
(i) Leçons , 1 , 442.
Les muscles abdominaux se montrent surtout composés.
La couche la plus profonde est longitudinale j elle parcourt le corps dans toute sa longueur; elle est large, et formée de deux portions symétriques assez écartées dans la ligne médiane. Chaque portion même offre des traces de subdivision , mais d'une manière peu tranchée.
Après cette couche, il en vient une autre , oblique, plus étroite, formée d'un certain nombre de faisceaux isolés ^ elle est dirigée d'avant en arrière et de dehors eu dedans , et correspond à la partie interne de la première couche.
Au-dessous de celle-ci est située , beaucoup plus en dehors, une troisième couche, affectant une direction opposée, qui est également formée de faisceaux isolés.
A celte troisième en succède une quatrième, composée de fibres transverses.
Partout , mais surtout en avant , il y a entre les deux couches de l'abdomen un ordre de faisceaux particulier qui se dirigent obliquement d'arrière en avant et s'entrecroisent sur la ligne médiane.
Aux trois anneaux antérieurs il se joint à ces fibres obliques des fibres transversales , qui recouvrent les premiers, et s'unissent à eux aux points de rcntrccroisemenl.
d'anatomie comparéic. 55
Les muscles latéraux sont aussi beaucoup plus développés que chez les chenilles.
Les plus profonds de ces muscles consistent en huit systèmes de faisceaux correspondans aux anneaux du corps j ils se succèdent d'avant en arrière, ei offrent, pour la plupart, la forme d'une M couchée sur le côté (g ), chacun d'eux étant composé de deux faisceaux transverses et d'un faisceau moyen en zigzag. L'ordre le plus postérieur, qui est de beaucoup le plus petit, a la forme d'un V couché sur le côté ( t> A l'exception du second ordre , tous sont situés à la face inférieure des trachées latérales.
En outre , une bandelette longitudinale , large, plus superficielle que ces faisceaux, règne dans toute la longueur du corps.
11 n'y a pas de muscles propres de la tête ; les muscles longitudinaux communs du corps en tiennent lieu, en s'altachant à la région postérieure dé la tête.
Les muscles des pâtes se comportent de la même manière que chez les larves dont il va être question j ils ont plus de ressemblance avec ceux de l'insecte parfait ; comme leurs pâtes , ils sont, en général , plus gros et plus développés. C'est ce qui me détermine à ne pas décrire à part les pâtes de ces larves.
Dans la larve du uasicorne (geotrupes nasicornis ) , la couche la plus profonde des muscles dorsaux se dirige, en général, assez parallèlement à la ligne médiane; mais ceux des anneaux antérieurs se portent un peu obliquement d'avant en arrière et de dedans en dehors ; ceux des postérieurs, au contraire, d'avant en arrière et de dehors en dedans.
La seconde couche est beaucoup plus oblique et dirigée d'arrière en avant et de dedans en dehors. Je ne trouve pas , comme le dit M. Cuvier(i), qu'elle se rapproche de la ligne médiane plus que la première.
Entre le dernier et l'avant-dernier anneau du corps, il n'y a que des muscles de la première couche , qui sont ici beaucoup plus écartés les uns des autres que sur les autres anneaux.
La troisième couche des muscles dorsaux est également formée de muscles obliques , qui s'entrecroisent avec les précédeus et qui ne s'étendent pas autant en dedans que ceux-ci , puisqu'ils n'occupent que la moitié externe du dos.
Je n'ai pas pu remarquer d'autres fibres.
Les muscles de l'abdomen consistent aussi
(i) Leçons , I, 458.
d'aNATOMIE COMPAllÉE. ' 5/
principalement , et suriou t à la partie an térieuré , en trois coaclies , savoir : une interne , qui est droite , ou seulement faiblement dirigée de dedans en dehors et d'avant en arrière; une moyenne, qui affecte la même direction , mais d'une manière beaucoup plus prononcée, et qui n'occupe que la moitié interne de l'abdomen ; et enfin une externe , qui suit une direction opposée et correspond à la moitié externe, qui est la plus grande de la face abdominale.
Il existe , en outre , aux quatre anneaux , de chaque côté , et tout-à-fait en dehors, un faisceau étroit, et dirigé en droite ligne d'avant en arrière ; ce faisceau est situé encore plus profondément que la couche que nous avons décrite la première.
La masse musculaire latérale , qui est beaucoup moins large que les masses dorsale et abdominale, est formée : 1° de faisceaux étroits, dirigés transversalement du dos à l'abdomen , 2» de faisceaux plus larges , d'une forme triangulaire allongée , qui. s'étendent d'avant en arrière et de dedans en dehors ; 3° de faisceaux obliques , plus courts, qui affectent une direction opposée.
Les deux derniers ordres de faisceaux se recouvrent , de manière à ce que le troisième ordre est le plus superficiel ; le premier et le second sont , au contraire , situés dans le même plan.
Le second et le troisième ordre de ces muscles latéraux existent entre le dernier et l'avantdernier anneau; le premier ordre y manque.
Le mouvement d'extension est imprimé à la tête par trois muscles allongés , mais pas trèsforts , qui se succèdent d'arrière en avant et de dehors en dedans ; le plus postérieur, qui est le plus long, naît du bord postérieur du quatrième anneau ; les deux antérieurs naissent du bord postérieur du second anneau, du point où la face dorsale se joint à l'abdominale. Tous ces muscles, convergeant entre eux, et avec ceux du côté opposé , s'insèrent , tout à côté de la ligne médiane, à la plaque sincipitaie de la tête. Lorsque les muscles d'un seul côté agissent, ils tirent la tête de leur côté.
Ils sont situés immédiatement sous les muscles dorsaux, dont ils sont distinctement séparés. M. Cuvier(i), qui fait dériver ces muscles du cinquième anneau, les a confondus avec la troisième couche de la masse musculaire latérale.
Les fléchisseurs sont moins bien séparés des muscles abdominaux que les extenseurs ne le sont des muscles dorsaux; ils sont aussi plus rapprochés de la ligne médiane. On peut en distinguer deux. L'interne et inférieur se partage quelquefois en deux moitiés, dont la plus
(i) Loç^^ons , I , 4i ' •
d'anatomie comparée. 59
externe est beaucoup plus forte que l'interne. Ce muscle est le fléchisseur proprement dit; ce n'est , à proprement parler , que la portion antérieure de la couche la plus interne de la masse abdominale , couche qui se dirige toutà-fail en ligne directe.
Le fléchisseur externe se dirige obliquement d'arrière en avant et de dehors en dedans ; il s'insère, immédiatement à côté du précédent , à la partie postérieure de la mandibule.
Les deux fléchisseurs sont plus courts , mais plus larges que les extenseurs ; ils ont une forme triangulaire , naissent du bord postérieur du second anneau et s'insèrent au bord postérieur de la mandibule.
Sous celte couche profonde et longue , il en existe une autre , plus courte , mais fort distincte , partant de tout l'anneau antérieur et qui se termine à la même région de la tête.
Autant que je l'ai pu voir sur quelques échantillons , à la vérité assez mal conservés , dii curculio palmarum , la larve de cet insecte a beaucoup de ressemblance avec la précédente , à cela près que, chez elle, les fibres longitudinales sont partout plus développées , et que la masse latérale est plus large : cette disposition est en rapport avec la forme carrée du corps de l'animal. Au neuvième anneau , il existe, entre les fibres longitudinales de la masse abdominale et la peau , des fibres tout-à-fait transver-
6o TRAITÉ GÉNÉRAL
sales , tandis que les autres anneaux , plus postérieurs , n'ont que des fibres longitudinales.
Ce genre se distingue en outre du genre géotrupe par la présence d'un plus grand nombre de muscles aux anneaux postérieurs, qui en sont, en effet, entourés dans toute leur étendue.
Les larves des diptères ont les muscles les plus simples ; je ne trouve du moins chez celles des mouches et des stratiomjs que quatre couches musculaires longitudinales , de la même force , non unies entre elles, ni sur la ligne médiane , ni latéralement. Ce sont deux couches abdominales et deux couches dorsales.