Articulation scapnlo-hntnérale
Cette articulation est formée d'une capsule large, très -mince et lâche, et de quatre ligam^ns fibreux, dont trois s'étendent de l'extrémité supérieure de la clavicule coracoïdienne à l'humérus , et le quatrième du scapulum au même os.
Le plus fort des trois premiers ligamens est situé le plus haut ^ il s'étend en s'élargissani, et même en se bifurquant, de l'extrémité supérieure de la clavicule coracoïdienne à l'exiréniité supérieure de la face antérieure de l'hu-
mérus , surtout à sa tubérosité inférieure , et limite principalement les mouvernens trop vlolens que pourrait faire l'humérus en arrière. On peut le nommer ligament coraco-huméral supérieur.
Au-dessous et- au-devant de lui on trouve le ligament le plus petit ; celui-ci est le coracohuméral antérieur ; il s'étend de la racine de l'apophyse supérieure de la clavicule coracoïdienne à la racine de la tubérosité inférieure de l'humérus.
Le ligament coraco - huméral postérieur , un peu plus grand , joint l'apophyse inférieure de la clavicule coracoïdienne au bord supérieur de la tête de l'humérus.
Ces ligamens n'entourent la capsule que dans une très-petite partie de sa périphérie.
Le ligament scapulo-hUméral est le plus long , mais il est très-étroit ; il est encore plus éloigné de la capsule que les premiers ; et , attaché d'une part au bord antérieur de la surface articulaire de l'omoplate , il se termine , par son autre extrémité, à la partie postérieure du col de l'humérus.
d'anatomih comparée. i5i vallealougé, assez considérable. Ces apophy ses, qui semblent servir à auguieii ter les surfaces d'insertioa de plusieurs muscles, existent, autant que je puis savoir par mes recherches et celles d'autres naturalistes , surtout chez les oiseaux de proie nocturnes.
Schneider (i) en a fait mention chez le grand, duc {strix huho) , et le chat-huaut de nos pays (st. aluco) ; Heusinger (2) les a vues chez Peffraie connue {strix fiammea), le st. scôps et les chevêches rousses {st. passorina)\ moi-même je les vois, dans les trois difterens degrés qui ont été indiqués, chez plusieurs exemplaires de grand duc , de chat-huant et d'effraie.
Chez quelques oiseaux , surtout aussi chez les oiseaux die proie nocturnes, 'û existe , à là partie inférieure du bord antérieur du radius , un os petit et alongé , qui est dans un rapport plus ou moins intime avec le tendon du muscle len- .seur delà peau de l'aile, puisque cet os soulève le tendon de ce muscle, ou lui sert d'insertion.
TioJemann (3) et Heusinger (4) en font
( I ) Commentât, ad reliqua libr. Frederici II ^ p. 2 1 5.
(2) Zootomische Analekten. Dans Meckel's Archiv. Bd. VII , p. 178.
(3) Loc. cit. , p. 258.
(4') Ibid., p. 179.
TRAITÉ GJiNÉRAL
meniion chez plusieurs hihous ; le dernier Ta trouve aussi chez .le pinçon des Ardennes ; je ai vu chez plusieurs hihous^ et en outre chez \eper,ier, Vhirondelle domestique, et tout particulièrement sur presque tous les squelettes ue paon . ^
Aucun des os. situés au-dessous de l'articulation huméro cubitale n'est aérifère.
5, Articulation hnraéro-cubitale.
Les deux os de l'avant-bras sont unis avec l'extrémité inférieure de l'humérus par une capsule commune et courte.
Sur cette capsule s'appliquent: un ligament interne et antérieur , très-foft , simple , alougé, qui s'étend de la face antérieure du condyle interne à l'extrémité supérieure de la face interne du cubitus j 2» un ligament externe et postérieur , plus grand, plus mince, mais plus composé , qui a deux racines , partant , l'une de la face postérieure de l'extrémité inférieure de l'humérus, l'autre, du condyle externe de cet os , et qui se rendent toutes deux ensemble à l'extrémité supérieure de la face externe du cubitus, II y a, en outre, des fibres plus courtes et situées plus profonde-
d'aj<ato3iib: comparée. 149 oiscaucc de proie diurnes et les perroquets , ils sont considérablement plus longs; chez les oiseauoc de proie nocturnes et les échassiers , ils sont un peu plus longs , et enfin chez les gallinacés , les palmipèdes , les plongeons , et les brévipennes , ils ont une longueur variable, mais toujours inférieure à celle de l'humérus. Parmi les brévipennes , c'est Vautruche qui présente les os de l'avant-bras les plus courts : ils n'ont que le tiers de la longueur de l'humérus; c'est, au contraire , chez le nandou qu'ils offrent le plus de longueur : ils ont les trois quarts de l'étendue de l'humérus.
Les os de l'avant-bras des pingouins s'écartent du type ordinaire, commerhuméruslui-môme.
Us sont très-larges, plats, sont situés l'un au devant de l'autre plus que chez tous les autres oiseaux; le cubitus est dépourvu d'olécrane. Quant à leur- articulation avec l'humérus , ils s'éloignent du type général, en ce sens que uon-seulemeut leurs surfaces articulaires sont entièrement situées au-devant et à côté l'une de l'autre , mais qu'elles sont presque entièrement planes , et que celle du cubitus ne fournit pas d'apophyse, qui, réunie avec la surface articulaire du radius , correspondrait au condyle antérieur de l'humérus. Par suite de ce mode de développement , les deux os sont , ,1 la vérité , plus séparés l'un de l'autre qiie chez les autres oiseaux ; il en résulte que la
mobilité propre du radius en devrait être moins
iiiTiitce, si cet avantage n'était pas plus que compense parla disposition plane des surfaces articulaires.
Chez les ê^rè^e^ , les plongeons, les maca^ reuac , les guillemols , plus encore chez les pingouins, on rencontre un rapprochement vers cette organisation , puisque , surtout chez les derniers, les os sont beaucoup plus larges et plus plats qu'à l'ordinaire, et que, sous le rapport de la largeur , le radias se rapproche davantage du cubitus.
Le radius offre quelquefois une disposition particulière. A quelque distance au-dessus du milieu de son bord inférieur existe une crête tranch^iute , très-distincte du reste de la périphérie arrondie de l'os , et occupant la dixième ou la douzième partie de toute la longueur de celui-ci - elle se termine en haut de trois manières : ou elle finit librement- ou elle est unie , par un filament tendineux , avec une autre crête , plus petite , située plus haut, el qui se porte à sa rencontre ; ou enfin elle se continue , sans cesser d'être osseuse , et s'applique supérieurement contre le radius , de telle sorte qu'il y a entre elle et l'os , dans les deux conditions mentionnées en dernier lieu, un inter-
d'anatomie comparée. i55 considérableinenl sur lai en volume, comme chez les manchots; quelquefois l'inverse a lieu, c'est le supérieur qui est plus volumineux, comme je le vois chez plusieurs oiseaux aquatiques , par exemple , les guillemots et les outardes*.
Chez les manchots , même chez les guillemots et les pingouins, mais à un degré moindre, l'os inférieur est extraordinairement volumineux et aplati.
Uue exception notable à l'organisation de tous les autres oiseaux serait présentée par le casoàr de la Nouvelle- Hollande , si , comme cela se voit sur le squelette qui existe au cabinet d'anatomie comparée de Paris, cet oiseau n'avait réellement pas d'os carpien , ce qui ne me paraît pourtant pas vraisemblable , quel que soitl'étai extrême de rabougrissement des os du métacarpe , qui est plus remarquable chez cet oiseau que chez tous les autres hrévipennes ,
h. Métacarpe.
Le métacarpe est formé , sans exception , de deux os considérables, alongés, juxtaposés et soudés à leurs deux extrémités : de ces os le supérieur et antérieur correspond au radius et l'emporte beaucoup en force sur l'autre 5 ce qui
est entièrement opposé à la disposition que l'on rencontre à l'avant-bras. Sa surface articulaire postérieure, trochloïde, convexe de haut en bas et coucave d'un coté à l'autre, ne lui permet qu'un mouvement de flexion et d'extension sur les os du carpe.
Eu général , l'intervalle alongé qui se trouve entre ces deux os n'est pas divisé : chez beaucoup
gallinacés , surtout les genres coq , tétras^ en outre chez les loriots , les é tourne aux , les alouettes^ les corbeaux., les loxies , il est au contraire partagé en deux moitiés inégales, dont la supérieure est beaucoup plus petite que l'inférieure j ce partage est opéré par une saillie située vers l'extrémité supérieure du bord postérieur de l'os qui est en avant.
Chez les palmipèdes et les grallés, l'os cubito-métacarpien est le plus petit elle plus grêle, si l'on le mesure avec celui qui correspond au radiusj loin qu'il en soit ainsi chez les oiseaux de proie et les gallinacés , il est le plus considérable.
Chez les premiers, il est en outre épais, droit , juxtaposé et parallèle à l'os radio-métacarpien. Chez les derniers , il est au contraire Irès-recourbé et s'éloigne de l'autre ps.
Les bréi^ipennes ont l'os métacarpien petit à la vérité , mais formé d'après un type commun aux autres oiseaux; chez le casoar de la N ouv elle- Hollande ^ il est moins développé.
d'anatomie comparée. i55 ment, à la face de flexion de la capsule , entre rhuinérus et les deux os de l'avant-bras.
Les os de l'avant-bras sont unis , à leur partie supérieure , par une capsule courte. Celleci est renforcée , seulement à sa partie externe, par deux ligamens transverses , un supérieur et un inférieur , qui se portent d'un os à l'autre j le premier se dirige au-dessus d'elle, le second au-dessous. Le supérieur s'applique, eu^ outre , entre la partie inférieure et antérieure de la tête supérieure du cubitus et l'humérus.
Inférieurement , ils ne sont pas unis par une capsule , mais seulement par un fort ligament transverse , situé entre les deux faces qui se re gardent.