‹ Traité général d'anatomie comparée [electronic resource] (volume 4)Chapitre 22 sur 83 · Temporal · texte numérisé non relu

Temporal

Le temporal se compose, ainsi que le sphénoïde , d'une portion supérieure et d'une inférieure, qui restent séparées l'une de l'autre pendant toute .la durée de la vie , et ne sont unies que par une articulation mobile.

La portion supérieure , V écailleuse , est peu élevée et alongée d'avant en arrière , postérieurement elle est plus large et plus épaisse qu'antérieurement , où elle se prolonge au devant de la fosse temporale, en une pointe , qui s'applique à l'apophyse postérieure de l'aiie supérieure du sphénoïde, et que l'on peut nom-

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mer apophyse zygomatique antérieure ou accessoire du temporal. La face externe de cette portion est excavée à sa partie antérieure , pour fournir à l'insertion du muscle temporal , et , outre l'apophjse antérieure qui vient d'être mentionnée, il existe , en arrière et au-dessous de cet enfoncement , une seconde apophyse , obliquement dirigée en avant et en bas , qui, partant de l'os carré, descend en dehors et en avant; l'on peut donner à cette apophyse le nom de zjgomatique , ou mieux celui de zjgomatique postérieure.

En arrière de cette apophyse, on trouve la cavité articulaire, destinée à recevoir la portion inférieure du temporal 3 elle est située transversalement, le plus souvent fort concave , ouverte en dehors, fermée postérieurement par l'apopliyse en question, et extérieurement par une apophyse semblable. Plus en arrière et eu bas, cette portion forme une concavité, le tj-mpon, dont il sera question quand nous traiterons de l'organe de l'ouïe.

Cette portion est formée de deux pièces, dont la postérieure , plus grande , représente le rocher et la partie mastoïdienne; l'antérieure , qui est plus petite et plus simple, représentant la partie écailleuse. Ces deux pièces se soudent peu de temps après la naissance. M. Tiedemann blâme jfort à tort M. Geoffroj- Saint-Hilaire de ce qu'il « cite la partie pétrée

d'anatomie comparée. 255 K comme un os particulier, sous le nom de K rocher (^i) ; » tandis que M. Geoffroy (2) ne parle expressément que de jeunes oiseaux et du mode de développement des os du crâne en général et du temporal en particulier - que l'os qu'il a figuré comme le rçicher du poulet est, en effet , très-distinctement la partie pétrée , et qu'il dit expressément que le temporal , quand on en excepte l'os carré , ne se forme que de deux pièces.

La portion inférieure du temporal , séparée du reste de l'os , est en général quadrilatère et descend assez verticalement. En haut , elle se prolonge par deux branches ; une de ces branches est externe et postérieure, transversale, pourvue de deux facettes articulaires, um antérieure et une postérieure, qui sont séparées l'une de l'autre par une gouttière étroite ; elle s'articule avec un enfoncement existant à la face externe du rocher, au moyen de deux capsules ordinairement, dont l'une est postérieure et l'autre antéri eure , mais qui son t très-rapprochées l'une de l'autre. L'autre branche, qui est interne et antérieure, donne insertion à des muscles. La face inférieure de cet os est également transver-

[1) Loc. cit. , p. 178.

(2) Annales du Muséum d'histoire naturelle , t. 10, p. 554 et 364, fig. 28.

sale, pins large à sa partie cxterneqn'à l'Interne; elle est encroûtée de cartilage, offre, en général , une disposition convexe , mais concave à son milieu, dans une direction oblique de dehors en dedans et d'arrière en avant ; elle s'articule avec la mâchoire inférieure. Immédiatement au-dessus, on trouve , au bord interne et antérieur, une petite cavité articu-^ laire qui reçoit l'extrémité postérieure de l'os ptérygoïde antérieur. En dehors , la face articulaire inférieure est débordée par une petite apophyse , à la face externe, rugueuse et concave de laquelle s'applique l'extrémité postérieure de l'os jugulaire. A l'extrémité inférieure de la face postérieure s'insère un ligament fibreux, mince, qui vient de la partie inférieure et antérieure de l'ouverture du tympan. Diverses opinions ont été émises sur la dé-

leriîiination de cet os.

Quelques-uns, comme MM. Wièdemann (i ),

et Hlumenbach (2), semblent le considérer

comme un os propre, sans le comparer avec

des os d'autres animaux , ou sans le rapporter

à d'autres os de la tête d'oiseau, desquels il

pourrait être regardé comme faisant partie.

D'autres ont cherché à établir ces rapports

de différentes manières.

{1) A rclm . fûr. Zoologie , vol . 2 , p • 1 1 2 • (2) Handbuch der vergl. Anatomie {Manuel d'anatomie comparée) f"^- B2.

d'anatomik oomparée. 057 Hérissant (i) le regardait comme la- braïï-t che ascendante de la mâchoire inférieure , pensaut que cette branche manque au reste de cette màchoire% Ce fut aussi autrefois l'opinion de M. Cuvier (2): il disait, du moins alors, que cet os remplace la branche ascendante de la mâchoire inférieure.

Cependant la partie qui correspond à cette branche existe réellement , et son défaut apparent ne dépend que de la forme alongée de l'os et de toute la tête. La mâchoire inférieure de plusieurs mammifères est, du reste, conformée exactement de la même manière.

D'autres auteurs le mettent en rapport avec le temporal, quoique d'une manière difTérenle, et le prennent pour une partie de cet os.

Les uns, comme M. Tiedemann (3), le regardent comme la pièce articulaire du temporal des mammifères, laquelle se serait séparée pour former un os propre , et comprendrait surtout sa cavité et sonéminence articulaires , ainsi que son apophyse zjgomatique.

M. GeofFroy-St-Hilairc (4) , après lui MM. Spix (5), Cuvier (6), le prennent , au contraire,

(1) Loc. cil.

(2) Leçons d'analomie comparée^ vol. 5 , p. 61. '5) Loc. cit.^ P- igi-

(4) Annales du Muséum d'histoire naturelle t. 10 p. 558. •» • )

(5) Cephalo^enesis , 181 5. Expl. tab. m 8.

(6) Rèf^ne animal, t. i , p. 207.

258 TRAITÉ Gl'îNKRAL

pour le cercle du tympan ou la pièce lympaniquc. M. Geoffroy pense , en outre, qu'il représente aussi ros. styloïde des mammifères.

M. Carus enfni le considère comme un os qui est au moins analogue ; il le compare à lenclume parmi les osselets de l'ouïe (i).

De ces vues, la dernière me paraît la moins soutenable. M. Carus allègue à l'appui de son opinion , que l'enclume se montre chez les mammifères sans qu'aucune disposition ait conduit à en prévoir l'existence ; il s'appuie , en outre, 5ur la ressemblance de cet os avec l'os carré, et la facilité avec laquelle on pourrait les transformer l'un dans l'autre ; une légère diminution de volume de l'os carré , et son re-. foulemen t en arrière de la caisse dutympan, suffiraient,suivant lui,pour qu'il reproduisitles conditions de l'enclume : l'auteur fait, déplus , remarquer que, cliez les hibous,Vos cdiViésemontre parfaitement analogue à l'enclume , en ce que la cavité du tympan est débordée par une grande apophyse postérieure du temporal.

Mais tons ces motifs ne me paraissent pas prouver l'opinion de M. Carus.

L'enclume ne se manifeste évidemment pas d'une manière brusque chez les mammifères seulement , V;ar l'os acoustique , unique chez les animaux inférieurs aux oiseaux , commence à se diviser chez ceux-ci ; et comme l'organe au-

(i) Loc. cii.^ p. 148.

d'anatomie comparée. 269 ditlf se complique, en général, distinctement en remontant la série des animaux , 'il n'est pas surprenant de le voir se diviser d'une manière plus complète déjà chez les oiseaux. La forme des os comparés présente, il est vrai , quelque ressemblance , mais elle est de peu d'intérêt. La conversion de l'os carré en enclume , que M. Carus croit être très peu de. chose,' sous le rapport du volume et de la position, est manifestement très-difScile à concevoir • il faudrait que l'os carré , pour se transformer en enclume, serapetissât, non un peu, mais qu'il subit une diminution de volume , qui, loin d'être légère, fût énorme, et qu'eu même temps il se reii rat nonkseulement derrière la caisse du tympan mais aussi entre les pièces des osselets de l'ouïe: Quant au peu de valeur de l'argument tiré de la conformation des hihous n'insisterai pas davantage sur ce point.

Des deux autres opinions , la première paraît de prime abord , la plus plausible.

Tiedemann , il est vrai, n'apporte point de preuves à son appui , quoiqu'elle ait pour elle l'articulation de cet os avec la mâchoire inférieure et avec l'extrémité postérieure de los jugulaire.

Mais voici d'autres circonstances, qui militent contre cette opinion :

i" Comme cet os s'articule supérieurement avec le temporal , le premier argument n'ap

a6o TRAITÉ GÉNÈRAX

puie du moins pas exclusivement cette manière de voir y car on pourrait, avec autant de raison , l'alléguer en faveur de l'opinion qui fait de cet os la branche ascendante do la mâchoire inférieure. Son articulation avec l'os jugulaire estplus importante; toutefois l'histoire du crâne des poissons , des reptiles et même de plusieurs mammifères, prouve déjà que l'articulation avec l'apophyse articulaire du temporal n'est pas une propriété essentielle de Fos jugulaire. On voit, en effet, chez plusieurs mammifères, surtout les rondeurs , et particulièrement chez lecabiai, plus encore chez la marmotte (arctomjs), mais principalement chez le lièvre ( /epus), Vos jugulaire se prolonger en arrière, audelà de son articulation avec l'apophyse temporale ; prolongement que l'on peut regarder comme une trace de l'organisation des oiseaux , considérée d'après la dernière manière de voir.

2° Cette opinion a contre elle le fait important, qu'il arrive très-rarement, et peut-être jamais , que de semblables parties d'os se détachent et constituent des os propres, sans que ces mômes parties se montrent séparées passagèrement, on au moins indiquées comme os propres , chez d'autres animaux , surtout chez des animaux supérieurs, dans les premiers temps de la vie. Or , je ne connais aucun exemple de mammifère qui ait, de cette manière,

D'iVNATOMlK COMPA.ÎIÉE. Ii6l

Ja partie écailleuse du leiiiporal séparée passa gère m eut en une moitié supérieure et en une inférieure ou articulaire.

5° Une autre circonstance , qui s'oppose à l'adoption de l'opinion émise par M. Tiedemann ,est la présence des parties articulaires à la portion écailleuse du temporal des oiseaux, présence qui a surtout été indiquée par cet auteur. On y voit, en effet, [a) une cavité articulaire concave ; (b) une apophyse antérieure, correspondant sans doute à l'apophyse zygomatique des mammifères, qui est même muuie à sa racine d'un crochet , lequel borne les mouveraens en avant de l'os carre , et existe chez la plupart des mammifères ; et enfin (c) une apophyse postérieure , qui se rencontre aussi chez beaucoup de mammifères.

Quant à l'opinion de MM. Spix et Cuvier , qui n'est qu'une restriction de celle de M. Geoffroy - St - Hilaire , on peut alléguer contre elle, surtout, que, d'après leur manière de voir, la portion écailleuse du temporal s'articulerait, chez les oiseaux, avec un autre os que chez les mammifères, qui est, non la mâchoire inférieure , mais l'os du tympan.

Cet argument semble , déprime abord , absolument concluant , surtout quand on songe à la rigueur avec laquelle la nature observe la loi des connexions; mais il nerd beaucoup

de son poids , si je ne me trompe , quand on considère: i» que les difFcrences de connexion ne sont pas aussi rares qu'on l'admet communément , puisqu'on en trouve des exemples fréquens non-seulement dans les difFérentes classes , mais aussi dans les divers ordres , et même dans les genres du même ordre ; 2» que celte disposition suit le type général de la tête des oiseaux, qui s'alonge considérablement , et à un point tel que non-seulement plusieurs os sont fortement tirés en long , mais sont même situés .horizontalement , au lieu de l'être verticalement 3 qu'ils présentent , dans cette position, une surface plane au lieu de l'avoir convexe ; et , ce qui est surtout digne de remarque, qu'ils se portent, plus en avant, lln'est donc pas étonnant que tout le tympan ou une partie seulement de cet os participe à cette disposition. M i/:'^ :1 iv

On pourrait encore opposer à l'opinion qui nous occupe , la forme des Os en question 5 et, en effet, à la première vue; on lie peut rien concevoir de plus dissemblable 5 cependant cette dissemblance diminue quand on considère : que le cercle du tympan et le conduit osseux de l'ouïe , qui lui correspond ch^z les mammifères , ne sont , dans le principe , jamais fermés supérieurement 5 2° que l'os carre se monlre fort concave en arrière , et convexe en avant ; l'apophyse antérieure et supérieure

D'aNATOMIE COJMPÀllliE. 265

n'est , eu eOet , que celle convexité prononcée au plus haut degré.

On peut ajouter à tout ce qui précède, en faveur de celte opinion : i" l'absence du conduit auditif osseux chez les oiseaux 3 2» la comparaison de cette organisation avec l'histoire du développement de ces parties chez les animaux mammifères j car , au lieu que , chez ceux-ci , la partie articulaire du temporal n'apparaisse jamais en tant que pièce isolée , on voit constamment le cercle du tympan, ou le conduit auditif, en général une partie du tympan , naître séparément 5 S** la comparaison avec plu^' sieurs animaux inférieurs aux oiseaux, et spé-' cialement avec les chéloniens ^ chez lesquels la partie articulaire du temporal se transforme tout-à-fait, en se voûtant , en une cavité, dans laquelle l'os auditif se dirige de dehors en dedans. On voit que cette pièce est ici, soit à cause de cette forme , soit à cause de son rapport avec l'os auditif et l'os mastoïdien, qui est situé derrière elle , une partie extrêmement distincte du tympan ; 40 l'analogie même avec plusieurs mammifères , en ce que, d'un côté, l'extrémité postérieure de l'os ptérygoïde inférieur s'applique , chez les rongeurs et les édentês , tout-à-fait, ou presque tout-à-fait , contre le tympan j que, de l'autre côté, ce dernier reste, chez la plupart des animaux, constamment séparé de la pièce écailleuse , quoiqu'il se

soude en général au rocher inême,sou.s cette conclition- mais cette particularité ne doit pas être priseen considération ici . Une circonstance plus probante encore est celle que, cliez plusieurs mammifères, tels que les carnassiers et les rongeurs, la partie antérieure du tympan reste séparée du rocher très-long-temps, et, d'après mes recherches, peut-être toujours , chez quelques uns des derniers, surtout chez les cabiais et les lièvres. On voit que cette disposition représente l'organisation des oiseaux dans les points essentiels; en effet , la pièce séparée offre la plus grande ressemblance avec l'os , carré, par sa forme semi-annulaire, convexe en avant , et concave en arrière; il ne manque pour compléter la ressemblance que sa position entre la pièce écailleuse et la mâchoire inférieure.

Je crois donc , d'après tout ce que je viens d'exposer, devoir considérer l'os carré non-seujement des oiseaux, mais encore celui des animaux vertébrés, qui leur sont inférieurs, comme représentantle tympan des mammifères, ou une partie, et surtout la partie antérieure de cet os. Mais je ne pense pas, avec M. Geoffroy Saint- Hilaire , que l'os carré corresponde nécessairement au cercle du tympan et à l'os styloïde réunis ; premièrement , parce que je trouve, chez le cochon d'Inde {cavia cobaja)^ le tympan séparé du temporal , tandis que le cercle et le conduit auditif osseux lui sont unis ;

secoïKlemeiil, parce que cet os est situé derrière Je rocher chez les mammifères , qu'il est extrêmement incomplet chez plusieurs d'entre eux, et qu'il y a , chez certains oiseaux, tels que les gallinacés , dans la partie postérieure de la circonféreuce de la caisse du tympan , un os sans doute analogue, quoique plus petit. Il est très-vraisemblable que chez les poissons et les reptiles, l'os carré constitue tout le tympan, tandis que chez les oiseaux il n'en forme que la partie antérieure. On aurait, de la sorte , un passage insensible des vertébrés les plus inférieurs aux plus élevés; en effet, la pièce séparée ne correspond, chez les oiseaux, qu'à une petite partie de l'os principal, partie qui forme en-core larticulatiou ; ensuite elle ne prend plus aucune part à l'articulation ; après cela elle se soude avec le rocher, jusqu'à ce qu'enfin celui-ci se réunisse aussi à la pièce écailleuse.

L'apophyse zygomatique postérieure, ou proprement dite, est petite chez les oiseaux de proie , quoique la surface articulaire en soit considérable. Il existe, chez les oiseauocde proie nocturnes, une troisième apophyse, également postérieure, plate , verticale et transversale, qui est peu sensible chez les oiseaux de proie diurnes. Elle forme une lame verticale , trans-

versale , qui fait saillie' en dehors , en arrière et au-dessous de la caisse du tympan.

L'apophyse mastoïde n'est pas forte.

L'apophyse zygonialique est considérable chez la plupart des oiseauoc chanteurs.

Parmi les oiseaux grimpeurs, l'apophyse zygomatique est très-longue chez les perroquets, et touche quelquefois, par exemple chez leper-' roquet gris [psittacus erjthacus ), à l'os jugulaire, à quelque distance desonextrémitéposî térleure j disposition digne de remarque pap les conséquences d'analogie auxquelles ei\é conduit. Dans d'autres, par exemple la perru^ che ordinaire ( yOj'. alexandrinus), elle formé un cercle avec l'os lacrymal. [

Chez Je pic vert., l'apophyse de l'aile supérieure du sphénoïde et l'apophyse zygomati«i^ que (i) se rencontrent.

Les apophyses masloïdes sont faibles. -•

Chez le coq de brujère , l'apophyse zygomatique postérieure est aussi forte , longue et large , et se rencontre par conséquent avec l'antérieure , non-seulement en bas et en avant, mais la déborde même considérablement dans cette direction. La soudure de ces deux apo^ physes convertit le sillon, qui règne ici, en un*^ trou. J'ai trouvé la même disposition , mais non constamment, chez plusieurs autres galli-^

('i;' Voyez pages aSo , 25 1 . "

d'anatomie comparée. 267 nacés , tels que le coq domestique faisan doré et \e faisan le plus commun , le dindon^ ]e paon domestique.

Les outardes offrent une disposition qui se rapproche beaucoup de cette conformation j les deux apophyses zygomatiques sont très-longues et minces, et sont sur le point de s'atteindre en avant. '

Chez plusieurs oiseauoc de rivage , tels que le kanilchi [palamedea bispinosa) , Vardea mycterizans , la cigogne à sacÇardea argala), les deux apophyses en question sont également soudées . comme chez le coq de brujère , tandis que chez d'autres , surtout le héron commun , le blongios , Je butor d'Europe , la grue commune et les cigognes , elles sont très-courtes , et fort distantes l'une de l'autre.

Les apophyses mastoïdes manquent tout-àfait.

Les apophyses zygomatiques manquent, parmi les palmipèdes , chez les cjgnes , les oies , les canards elles cormorans, ou du moins sont très-faibles chez ces oiseaux. Les apophyses mastoïdes sont longues , larges et aplaties d'un côté à l'autre. Chez les cygnes , les oies , les canards , et aussi chez les cormorans , les stercoraires, les pingouins , les plongeons, les guillemols et les grèbes , elles sont considérables , mais aplaties d'avant en arrière, ou ont la forme d'une pyramide tronquée. C'est dans les

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trois premiers genres qu'elles offrent , sans contredit, le plus grand développement de tous les oiseaux qui me sont connus.

Le volume de l'apophyse zygomatique, proprement dite , et sa réunion ou sa séparation d'avec l'apophyse zygomatique antérieure, semblent présenter, du reste, dos différences individuelles , qui dépendent peut-être surtout de l'âge. Ainsi , je trouve à peine une trace de l'apophyse zygomatique postérieure chez une paonne blanche ; elle est, au contraire, considérable chez un mâle. Chez une autre paonne elle manque d'un côté, tandis que de l'autre côté, elle est longue et soudée avec l'apophyse zygomatique antérieure ; dans le quatrième enfin , cette soudure a lieu des deux côtés. Je trouve des variétés absolument semblables chez \c galLiis gallinaceus .

Ce qui vient d'être dit s'applique vraisemblablement aussi à la réunion de ces apophyses avec l'os lacrymal , pour la formation du cercle orbitaire ; car je l'ai trouvée quelquefois chez plusieurs canards : ainsi , dans le canard de la Caroline Çanas sponsa) , le canard à bec courbe («. curi'irostrà), le canard musqué, le ca-^ nard ordinaire ; d'autres fois elle n'existait pas, sans que l'absence de cette disposition pût êtrç •attribuée à une lésion.

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