‹ Traité général d'anatomie comparée [electronic resource] (volume 4)Chapitre 25 sur 83 · TRAITÉ GÉNÉRAI · texte numérisé non relu

TRAITÉ GÉNÉRAI

qui est la conséquence du déycloppcmenl considérable du diploé , et qui n'est limitée par aucune démarcation , à l'aide de laquelle il soit possible de l'isoler de la portion frontale.

Cette disposition est un indice du développement encore plus considérable que prend la partie antérieure du coronal dans les oiseaux où cette portion de l'os donne naissance à des éminences, très-variables sous le rapport du volume et de la forme , qui se manifestent aussi à l'extérieur , et sont remplies de tissu cellulaire très-lâche. Mais ces éminences n'appartiennent pas toujours au coronal seul , comme cela se voit chez la pintade^ \e casoaj' ; souvent , par exemple chez le calao ( huceros hicornis , il est extrêmement vraisemblable que l'os nasal et l'os intermaxillaire y prennent également part ; chez le 6. pUcatus ^ l'éminence est formée uniquement par cet os.

Cet os offre d'autres différences sous le rapport du degré de son ossification. Elle est trèsgénéralement complète j il en résulte une clôture parfaite de la cavité crânienne. Mais chez beaucoup d'oiseaux de rwage et à'eau , la substance osseuse manque à la partie interne et antérieure de la portion orbilaire. Il en résulte une lacune plus ou moins considérable , uniquement fermée par le périoste. Cette disposition , dont les conditions particulières , extrêmement remarquables , seront exposées

d'anato:\iik comparée. 3^3 avec plus de détails lorsque nous traiterons de la têteen général, s'observe, par exemple, chez les hérons ; elle existe à un degré bien moindre chez les grues , moins encore chez la cigogne noire. La cigogne blanche^ le cjgne à bec rouge, Vanser pollicaris , le tadorne commun et le canard musqué n'en présentent aucune trace; mais elle est offerte, de nouveau , par la cigogne à bec noir, plus encore par les canards, en général , particulièrement par les eiders (anasmollissimadspectabilis); on la remarque à un degré bien plus considérable chez d'autres oiseaux d'eau, comme les pingouins , les guillemots , les plongeons et les grèbes , etc.

Le bord supérieur de l'orbite est , dans la plupart des cas, concave et sans division; sa partie antérieure, qui supporte l'os lacrymal , offre seule un enfoncement plus petit, lequel est séparé du reste par une saillie légère.

Cette jonction existe non-seulement aussi chez les oiseaux de proie nocturnes, bien que chez eux l'os lacrymal se soit éloigné en entier ou presqu'en entier du coronal , et se soit porté tout-à-fait contre l'os nasal ; mais la saillie qui borne celle connexion en arrière est en môme temps irès-forle, et la réunion elle-même est si étendue, qu'elle comprend la moitié antérieure de toute l'cchaucrure formée parle bord supérieur de l'orbite.

Chez d'autres oiseaux, particulièrement plu- III. ,8

TRAITÉ gjî;n:^:ral sieurs oiseaux de rivage et d'eau , le bord supérieur de l'orbite semble devenir inégal par le développement d'une apophyse dans sa partie postérieure; je crois cependant que cette apophyse n'appartient ordinairement pas au coronal, du moins jamais en entier , mais tout au plus par sa partie antérieure , puisqu'elle n'est que l'apophyse zygomatique du sphénoïde, qui est quelquefois plus avancée que de coutume (i).

Enfin , le coronal de beaucoup d'oiseaux présente des inégalités plus ou moins prononcées , correspondantes à l'existence de corps glanduleux. Ces empreintes se voient à la face supérieure , particulièrement le long du bord orbitaire supérieur.

Elles manquent, ou sont très-peu marquées, chez les oiseaux de proie , les oiseaux de chant, les grimpeurs et les gallinacés ; on les rencontre, au contraire , plus ou moins développées chez la plupart des oiseaux de rivage et d'eau , surtout chez plusieurs des derniers.

Je ne les trouve pas chez les bécasses proprement dites , les hérons et les cigognes. Les grues en ont , mais de faibles; et elles existent, non à la face supérieure, mais au bord externe du coronal. Chez les courlis (^numenius) et les

(i) Voyez plus haut , p'. aGo, aSi.

d'anatomie compahke. 275 m'ocettes , elles forment , au contraire ^ des enfoncemens larges , peu profonds , séparés par une éminence légère , qui n'est pas étroite chez les courlis. Elles existent chez les flamants {phœnicopterus) , mais elles sont faibles.

Ces empreintes manquent entièrement, oit presque entièrement , parmi les oiseaux aquatiques, chez plusieurs canards , par exemple le canard musqué, le tadorne, les eiders, ainsi que chez des oies , comme chez Vanas pollicaris , chez les pélicans, les cormorans, le grèbe huppé {podiceps cristatus), et le podiceps aurituz. Elles sont très-faibles chez les cjgnes. Jeles trouve également peu prononcées chez les coupeurs d'eau {rhinchops) ; elles sont très-considérables chez quelques canards , par exemple le Gravant ( anas bernicla) , et se confondent presque sur la ligne médiane. On les rencontre fortes et surtout longues chez les 772acareucc, plus encore chez les puffins. Les oiseaux qui me les offrent , à tous égards, au maximum de développement, sont : les pétrels ^ les ha ries , les pingouins , les guilleniots , les albatrosses , le colymhus rufogularis , le petit plongeon (c. stellatus), les goélands, les stercoraires, les hirondelles de mer, et les 7720/2chots. Elles sont, chez ces oiseaux, très-longues, profondes, et limitées en dehors par une éminence très-forte j on trouve le plus souvent

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entre elles, daus la ligne médiane, une crêic longitudinale, droite, considérable. Cette conformation se complique , en outre , de plusieurs ouvertures , situées surtout en avant et en arrière , qui se réunissent en une ouverture unique , très-grande, che z les stercoraires et les pingouins , chez les premiers seulement en avant , chez les seconds dans presque toute la longueur du bord supérieur de l'orbite. Cette disposition se présente au maximum de développement chez le lestris cataractes et les pingouins.

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