Os sous-or bitaire
■Il existe , à l'extrémité inférieure du lacry- (i) Leçons d'anatomie con\parée , t. 2, p. 6g-
d'anatomib comparée. 299 mal , sur un point opposé à celui qu'occupe l'os précédent , chez les sternes , du moins les hirundo , un os mince , parallèle à Tos jugal , et long de deux lignes (i).
1 1 . Palatin.
"L'os palatin est toujours d'un volume proportionnellement considérable ; il est alongé , étroit , aplati de haut en bas, convexe à la face supérieure de sa partie postérieure , concave à l'inférieure; il est plane dans sa partie antérieure. Il se rétrécit d'arrière en avant, et forme, en majeure partie, la portion postérieure delà voûte palatine; il est situé au-devant de l'aile inférieure du sphénoïde, à laquelle il est uni par une petite facette articulaire de son extrémité postérieure , au-dessous de l'épine du sphénoïde, derrière le sus-maxillaire et l'intermaxillaire ; il supporte, à peu de distance de son extrémité postérieure , le vomer, qui se porte en avant dans la ligne médiane.
11 est digne de remarque que plusieurs auteurs , comme MM. Cuvier (2) * et Wiede-
(1) Nitzsch , loc. cit. , p. 70 et 77.
(2) Loc. cit. , p. 69.
♦ Les pièces préparées au cabinet d'anatomie comparée de Paris , pour le cours de squelettologie que fît M. Cuvier, en i8i3 , et qui ont été étiquetées par ce grajid ana-
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maiin (i), aient méconnu ce qu'était réellement cet os , au point de le décrire commentant l'os ptérjgoïde , qu'ils regardaient alors comme un os propre aux oiseaux. M. GeofTroy- Saint-Hilaire est le premier qui ei- ait indiqué la véritable détermination (2).
Les os palatins des oiseaux de proie sont assez larges et longs. Chez les diurnes ^ ils ne sont pas unis à leur extrémité postérieure ; ils ne le sont qu'au-devant de cette extrémité, et seulement dans une petite étendue. Ceux des nocturnes , au contraire , sont fort convexes en dehors, concaves en dedans, et sont, en arrière, encore bien plus distants l'un de l'autre ; ce qui coïncide, sans contredit^ à la largeur de la tête.
Ils ne sont nulle part unis chez les corbeaux; ils sont très-dislans dans leur partie moyenne, qui est la plus grande ; ils se terminent postérieurement par une apophyse courte j en avant, ])ar une apophyse beaucoup plus longue et un peu plus large; en arrière, ils prennent, au contraire , une largeur extraordinaire et subite à quelque dislance au-devant de l'extrémité postérieure. La conformation du palatin des oiseaux de chant est généralement semblable.
Chez quelques uns de ces derniers , particu-
tomiste, portent les détermiuations admises par M. Meckel^ d'après M. Geoffroy-Saiiit-Hilaire. {N. d. T.)
(1) Archiv l'ur Zoologie. Bd. 2. S. 1 13,
(2) Loc. cit.
d'anatomie comparée. 5oi li-èremeni le gros bec commun ( loxia coccothraustes ) , ei chez les perroquets , ces os-ont une conformation toute particulière.
Ils y parviennent non seulement au volume le plus considérable et ne sont pas alongcs, ni situés dans une situation tout-à-fait ou presque toul-à-fait horizontale, comme dans les autres animaux de cette classe , mais ils sont irèsélcvés, larges , et la position en est presque verticale. De plus , ils ne se terminent pas postérieurement, comme chez d'autres oiseaux, contre l'extrémité antérieure des apophyses ptérjgoïdes, mais ils les débordent, principalement chez \es perroquets , en arrière et en bas, et en sont séparés par une grande distance. Leur extrémité antérieure est très-épaisse et ils sont entièrement unis entre eux à l'extrémité postérieure.
Ce sont les gallinacés , en général , qui présentent les palatins les moins développés ; ils y sont très-longs et étroits; leur largeur n'augmente que dans le quart postérieur , où ils se montrent un peu moins étroits et légèrement conTexcs en dehors; ils sont dans toute leur longueur largement séparés l'un de l'autre.
Us sont un peu plus forts , plus larges, mais plus courts chez les outardes.
ChezVautruche commune et le casoar, les os palatins sont entièrement soudés avec les os piérjgoïdes, par le moyen d'une suture ; chez
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Vautruche à trois orteils , au contraire , l'ariiculation est opérée tout-à-fait de la manière ordinaire. La première disposition, se rencontrant précisément chez des hrévipennes , est assurément très-digne de remarque , parce que c'est un rapprochement vers le type des autres animaux à vertèbres.
Ils ont , à peu près , la même forme chez les oiseaux de rivage que chez les oiseaux de proie diurnes; mais ils y sont plus alongés, plus faibles , et intimement soudés en arrière, dans une étendue plus considérable, du moins chez les hérons.
Ils sont arqués chez les oiseaux d'éau, comme chez les oiseaux de proie nocturnes ; postérieurement ils s'élargissent subitement , d'arrière en avant , dans une étendue plus longue ou plus courte; en général, ils sont unis vers leut extrémité postérieure dans une pe tite étendue. Chez les cormorans , je les trouve, au contraire, intimement soudés en celte région, dans une étendue plus longue que partout ailleurs ; nulle part ils ne sont aussi plats que chez ces oiseaux, ils offrent à peine une trace de concavité à leur partie postérieure.