TRAITÉ GÉNÉRAI
binet de Paris , que tous les cartilages costaux étaient ossifiés*
Cette ossification à'opère fort tard chez Vhomrne ; elle a peut-être lieu régulièrement dans tous les mammifères, mais plus tard chez les uns et plus tôt chezles autres. Parmi trois squelettes d'éléphans, je trouva, chez l'un d'eux, qui appartenait à un sujet fort âgé , presque tous les cartilages costaux ossifiés du dehors en dedans.
Il en est de même chez le galéopithèque varié partie antérieure du cartilage costal est absolument osseuse. '
Les cartilages costaux des chaiwe-souris ne sont fréquemment pas ossifiés, et le plus souvent ils ne le sont que légèrement.
Chez les chéiroptères , l'ossification des cartilages costaux est, sans doute , en rapport avec le vol de l'animal ; chez les cétacés et les monotremes , avec le plonger. On peut appliquer la même remarque à \ hippopotame ; cette ossification n'est du moins pas propre à l'ordre des pachydermes y puisqu'on n'en trouve aucune trace chez d'autres rhinocéros adultes, tant unicornes que bicornes.
L'ossification des cartilages costaux semblfi très-généralement avoir son point de départ à leur extrémité sternale , de telle sorte que la côte vertébrale- est unie à la sternale , soit toujours , soit pendant quelque temps, par un car- . tilagc d'une longueur variable. Ce cartilage est
d'anatomie comparée. 44g
irès-long chez les monotrèmes et les tatous; il est , au contraire , court chez les fourmiliers ,• oii il n'exista qu'aux deux premières cotes, et chez le dauphin ordinaire^ qui le préseule, du moins , quelquefois.
Chez les monotrhmes , cette pièce iutermé- .^iaire semble toujours rester à l'état cartilagiineuxj il s'ossifie, au contraire, chez les to- ,tous\ dont les côtes comprises entre la preimlère et la neuvième sont, par conséquent Iformées de trois os. Cette pièce s'ossifie aussi chez le tamanoir.
11 ne paraît pas y avoir de semblable pièce iin-iermédiaire chez les autres ^ car j'ai toujours wu la côte sternale et la vertébrale se toucher iimmédiatement. .
L'ossification dé la première côte sternale semble s'opérer beaucoup plus tard , du moins chez quelques animaux , particulièrement les rmonotrèmes ; car je l'ai trouvée tout-à-fait CGartiiagineuse dans plusieurs squelettes d'ornitthorhjnques , tandis que les autres étaient réîguiièrement ossifiées jusqu'au cartilage internëdiaire. ;
• La plupart des côtes siernales les plus positerieures semblent également s'ossifier plus lard; i je n'y ai pas , en efiet, trouvé de substance osseuse chez VornithorhjnqueMQnciixe les côtes aanténeures fussent déjà dans un état d'ossifi-= ccation parfait.
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Les côies sternalea s'ossifient , au reste , toujours beaucoup plus tard que les côtes vertébrales; en effet, j'ai vu, cliez desfœtusde tatous et de fourmiliers , les vertébrales être complètement osseuses, tandis que les siernales étaient encore cartilagineuses.
En général, les côtes aussi bien que les cartilages costaux sont toujours séparés les uns des autres; ces parties ne sont unies que par les muscles intercostaux et du tissu cellulaire. Cependant cliez quelques animaux , il existe , tout au plus aux cartilages costauxmoyens, des saillies supérieures et inférieures , au moyen desquelles ils s'articulent entre eux d'une manière mobile. Il n'y a que quelques cham>e-souris, h. ce que je sache, et parlicLilièrement la chauve-souris ordinaire {vespertilio murinus), qui fassent exception à cette règle ; en effet, dans tous les individus de cette espèce que j'ai eu occasion d'examiner, les cartilages des sixième , septième et huitième côtes , sont unis , eu avant , de manière a constituer une lame d'une largeur cou-
sidérable .
Les mortotrèmes semblent offrir un mdice de celle conformation, puisque la plupart de leurs cartilages cosiaux postérieurs, les trois derniers exceptés , forment des espèces de plaques longues et larges qui s'imbriquent trcsétroilemenl.
D'AVATOMn- COMl'AnÉl';. ,)f5l