‹ Traité général d'anatomie comparée [electronic resource] (volume 4)Chapitre 40 sur 83 · C. Stcj'/tfcn · texte numérisé non relu

C. Stcj'/tfcn

Les conditions générales du sternum des mammifères sont : 1° d'avoir une forme allongée; 2° d'être situé. entre les premières paires de côtes , et de leur être uni , ainsi qu'à la clavicule , lorsquecet os existe et est suffisamment ■ développé par le moyen des cartilages cos- : taux ; 5° d'être composé de deiicc portions au ; moins, savoir , d'une antérieure et d'une positérieure , dont celle-ci , qiii est la plus petite , m'est pas en rapport avecles côtes antérieures, imais est située librement entre les cartilages (des côtes suivantes. La portion antérieure (du sternum peut être divisée à son tour en (deux parties, dont l'une.est située au-devant de lia seconde paire de côtes , le manuhriumii)^ et U'autre entre celui-ci et la seconde portion prin- (cipale : cette seconde partie est le corps de ttoutl'os. La portion postérieure est \ appendice

(i) Dans la comparaison que les anciens anatomistes ont faite du sternum de l'homme avec un poignard iarge ou nn coutelas, la partie supérieure de cet os, qui est anlerie>ure chez -les autres minimaux , a reçu le nom de mdnubrium , manche o\x garde., en opposition avec la partie inférieure, ou posti^rieure , qui est la pointe de l'instrument , a.utprijçiij^4>;7/?e/2i/fee ensi-

sternal onV apophyse xiphoïde y dont l'extrémité libre est presque toujours cartilagineuse, dans une étendue plus ou moins considérable.

Le sternum présente , sous le rapport de la forme , de la composition et du volume , les principales différences suivantes.

a. Sous le rapport de la forme, on peut dire, en général, que le sternum présente sa plus grande étendue en épaisseur et en largeur dans sa partie antérieure. Cette partie antérieure est le manubrium , qui s'étend du bord antérieur de l'os jusqu'à son articulation avec la seconde côte. .

Cette disposition existe chez Vhomme , les singes , les makis ^ Vqs chauve-souris , la taupe , dans plusieurs rongeurs , par exemple les écu^ reuils , les rats , les hamsters; en outre , chez les kangurous, les fourmiliers , les tatous , les paresseux y et particulièrement chez les cétacés .

Cette partie est surtout plus large en avant, quoiqu'il soit assez général que la région la plus antérieure présente au-delà un rétrécissement

terminal. .

Cet élargissemêlit a lieu princ^ipalement dans

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la région de raFliculalion du sternuna avec la première paire de côtes.

Le grand développement en largeur que prend cette pièce est suriont digne de remarque chez les monotrhmes , les chaaf^e^souris , ]cs four^ ' miliers , les tatous et les cétacés. Chez les fourmiliers, cet excès en largeur résulte de la soudure du cartilage de la première côte avec la première pièce sternale , cartilage qui est ossilié et qui ajoute à la largeur du manubrium toute son étendue propre. Quelquefois il n'y a qu'une partie du manubrium qui soit élargie ; il produit, dans ce cas, une apophyse transversale ; cependant chez le rhinolophe fér-à cheval, qui, parmi les'^ chéiroptères , .présente le développement le plus considérable eu largeur, tout le manubrium est extraordinairemeiit élargi, et forme un bouclier dont le bord supérieur est concave et l'inférieur convexe; ce bouclier a quatre fois plus de largeur que de longueur; il est deux fois plus long que la pièce sternale postérieure ; il est même un peu plus long que tout le reste du sternum ; ses extrémités débordent, en baut , le milieu de la longueur de la seconde côte.

C'est chez les monotrèmes que la partie antérieure du sternum offre le développement le plus exagéré et le plus singulier. Elle a la forme d'un T et surpasse le reste du sternum eu volume; c'est .surtout en largeur qu'elle l'eniparle

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considérablemeni. Chez ces animaux, elle forme constamment , à ce que je sache , un os propre ; cette circonstance , jointe à sa forme , •sa position et son grand volume, a déterminé plusieurs naturalistes , entre autres MM. Home (i), Geoffroj-Saint-Hilaire (2) et Rudolphi (5), à le considérer comme l'analogue de la fourchette des oiseaux ; ce qui n'est cependant pas. Ce qui le prouve, c'est que 1° le véritable analogue de la fourchette est situé , comme os propre , sur la branche transversale de l'os en T ; 2» c'est que les oiseaux . et plus encore les reptiles , offrent une pièce slernale analogue à cette pièce» A cela se joint la circonstance qu'il existe, chez beaucoup d'animaux , une trace de cette conformation , consistant en une apophyse qui déborde la première côte, et qui, chez les phoques , n'est pas même unie au reste du sternum.

Chez les autres animaux, le sternum ne varie plus que de deux manières : ouil présente à peu près la même largeur dans toute son étendue , comme chez les carnassiers et les mammifères amphibies ; ou il offre sa plus grande largeur dans la partie postérieure de son corps , comme, par exemple , chez le castor , le porc , le rhinocéros ,V hippopotame, chez la plupart des

(1) Philosoph. trans. 1802 , p. 75 , 83.

(2) Philosoph. anat. ^ t. i , p. J26.

(5) Jajfé, de ornithor/hyncho. Berol. i825 , p. i5.

d'anatomie comparée.

riiminans et solipède^. Cet éiurgissemetit tUi .sternum , dans sa partie postcricnrc , est surtout frappant chez les chameaux proprement dits , où il est en rapport avec la présence de la callosité pectorale et avec la manière dont l'animal prend son repos. Le sternum est plus étroit dans cette partie cHez le lama , et tout- . à-fait étroit chez la vigogne.

Chez d'autres , par exemple le hérisson , il est contracté à sa partie moyenne • en>avani et en arrière , il est considérablement plus large.

Chez plusieurs mammifères, l'appendice sternal se dilate et prend la forme d'un disque large et mince. On observe cette disposition dans les fourmiliers, les tatous, les taupes , les chauvesouris , les hérissons, les rats , les cabiais , les castors et le pangolin à courte queue {manis hrevicaudata).

Chez les autres , il est plus ou moins apointi en forme d'épée ou de poignard : de là son nom à'apophjse xiphoïde ou ensiforme.

Chez Vhomme. les quadrumanes', particulièrement le chimpansé , le gibbon \ le pongo; chez les galéopithèques , les . pangolins , le chameau proprement dit , les porcs , et surtout chez les cétacés, le sternum ofïre , en général, plus de largeur d'un côté à l'autre que d'épaisseur de l'intérieur à l'extérieur ou de haut eu bas j chez la plupart des ruminans , cela n'a lieu que dans la partie postérieure , qui est la

plus grande de cet os- chez les chawe-souns, cela se remarque à la partie antérieure.

Le sternum des makis, des carnassiers , surtout des plantigrades; celui des chauve-souris, des didelphes , des kangur&us , des rats , des phascolomes , des lièvres , des cabiais , des fourmiliers , des /«^ow^ , des échidnés , des ornithorhjnques, des orjctéropcs et des ^f/r<?.yprésente, . au contraire, à peu près la même largeur dans les deux directions j il est , toute proportion gardée, plus épais de haut eri bas , et plus étroit d'un côté à l'autre que chez les animaux mentionnés. 11 y est , le plus souvent , plus large à la face interne , ou cutanée , qu'à l'externe, ou médiastiue, c'est-à-dire il qffecte plus ou moins la forme d'un toit.

Cette conformation se remarque principalement chez les hérissons , les tatous et les fourmiliers.

Le sternum le plus contracté d'un côté à l'autre et le plus épais de bas en haut est celui des rhinocéros , des éléphans , des solipèdes. et des taupes.

Cette disposition est prononcée au . plus haut degré, surtout chez les solipèdes.

La partie du sternum de ces animaux qui s'étend de la première à la cinquième côte est fort épaisse de l'extérieur à l'intérieur et exlrêraemenl étroite d'un côté à l'autre, en sorte que le rapport entre ces deux diamètres est de 4 à i .

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Le sicrnum est , en outre , plus étroit à ses faces cutanées et médiastines qu'à sa partie moyenne qui les sépare ; il est revêtu aussi d'un cartilage assez épais ; ce qui ajoute encore à son épaisseur. 11 devient , d'avant en arrière, insensiblement plus large et plus déprimé.

Le sternum est, dans la plupart des mammifères , concave à sa face supérieure ou, intérieure , et plus ou moins convexe à l'inférieure ou extérieure. Cependant chez les riC7ninans , la face extérieure , ou cutanée , présente , soit danstoutelalongueur du sternum, soit au raôins dans sa majeure partie postérieure, une concavité variable d'un côté à l'autre. Celte concavité est surtout prononcée chez le bujle et le bœitf; elle l'est aussi à la partie postérieure dusternura, chez les chameaux. Il en résulte, chez les premiers , une gouttière longue et profonde ; chez les seconds , une fosse superficielle et large.

Le sternum est, dans la plupart dés cas, absolument plein. On trouve cependant quelquefois, chez Y homme ^ dans la partie inférieure ou postérieure de cet os, une ou plu-r sieurs ouvertures symétriques, communément peu étendues.

Chez* d'autres mammifères , par exemple le dauphin à tête ronde (^delphinus globiceps) , le manubrium présente-, à son milieu et eu avant, une ouverture allongée, fort grande; I;i partie située au-devant de cetle ouverture sç

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