‹ Traité général d'anatomie comparée [electronic resource] (volume 4)Chapitre 57 sur 83 · TRA.ITÉ GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

TRA.ITÉ GÉNÉRAL

du pubis et la partie postérieure de la branche postérieure du uiême os se dirigent en bas et en dedans ; les autres parties se portent en arrière.

Chez les solipèdes , la partie supérieure et large de l'os iléon forme la moitié antérieure du bas'sin ; l'iléon lui-même constitue les deux tiers antérieurs de l'os coxal. La partie inférieure de cet os n'offre à peu près qu'un cinquième de la largeur de la partie supérieure. L'ischion est très-large d'avant en arrière, dans sa partie postérieure , qui se prolonge en une forte tubérosité , tournée en dehors et en arrière.

Dans les raminans, la partie postérieure de l'os coxal est plus étroite, mais plus haute d'avant eu arrière que la partie postérieure , qui est aussi proportionnellement plus large. Le bassin postérieur est plus long, en général plus grandj la cavité cotjloïde est située au milieu de l'os coxal. Dans la girafe, où. le petit bassin est peu développé , elle est située fort en arrière.

La conformation des cochons est fort semblable à celle qui vient d'être décritej mais tout le bassin, surtout l'os iléon, est plus allongé dans sa partie supérieure.

V Le pécari surtout se distingue , d'une manière frappante, de tous les animaux voisins, par la forme extrêmement allongée de son

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iléon, dont la largeur du tiers supérieur est insensiblement plus considérable que chez les antres.

Chez . les autres pachjdermes , l'os iléon est, dans toute son étendue, plus large que chez les animaux que nous avons examinés jusqu'ici. II est surtout très-large chez V éléphant, dans presque toute sa hauteur; il est un peu concave à sa face interne chez le même éléphant el le rhinocéros. 11 est aussi , chez ztÉ pachydermes , beaucoup plus long et , en général, plus grand, par rapport à l'ischion, que chez les autres animaux et l'hippopotame. La tubérosité ischiale fait une forte saillie en arrière, chez le rhinocéros, et plus encore chez Vhlppopotame ; elle n'en forme pas chez l'éléphant; elle se porte eu outre en dehors chez le rhinocéros , et en haut chez Vhlppopotame.

Le trou ischiatique est, en général, arrondi chez les animaux cités et peu étendu à cause de la largeur de la pièce postérieure de l'ischion ; chez Vhlppopotame, il est, au contraire, très- ; grand et aussi plus allongé que dans les autres .

Les os coxauxsont allongés, chez les monoi trèmes, et, parmi les édentés, chez les Jourml-

• llers, les tatous et les pangolins. La cavité co- 1 tyloïde est située un peu plus en arrière que le

• milieu de toute la longueur de 1 os. L'iléon a

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la forme d'un triangle alloniré , surloiU d.nis les monotrèmes ; il oifrc pai loul à peu près la même largeur ; il est, particulièrement chez les tatous , recourbé en avant et un peu eu dehors , où on lui trouve une épaisseur considérable; il forme la moitié antérieure de la longueur du bassin, et est soudé avec le sacrum dans sa partie postérieure, qui est considérable.

La branche descendante de l'ischion est épaisse, aussi large que l'iléon , un peu concave en dedans ; en bas , elle est un peu dirigée en dehors, surtout chez les tatous; dans les monotrèmes , elle se prolonge en arrière sous la forme d'une tubérosité longue et droite, qui supporte, à son extrémité postérieure, une petite épiphyse, quoique la symphyse du pubis soit entièrement ossifiée, Le pubis et sa branche ascendante sont minces et grêles ; la dernière est un peu plus large dans les tatous. Elle se détache de la branche descendante, sous un angle à peu près droit , ou forme un arc avec elle. La branche horizontale du pubis, eu se séparant de l'iléon , monte verticalement en arrière, en se portant sous un angle aigu à la rencontre de celle du cAté opposé; la branche descendante en part aussi sous un angle aigu pour aller à la rencontre de la branche ascendanle de l'ischion. La branche descendante de ce dernier os est, chez les tatous^ fort

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concave à sa face externe, ei la branche descendaute du pubis y présente une largeur considérable.

- L'ischion et le pubis sont grands j le trou ischiatique est par conséquent étendu, et l'excavation du bassin assez large.

hes paresseux, et bien plus encore le mâgaihérium, ont des iléons très-larges et uniàssin déprimé ; mais la cavité pelvienne des premiers est extraordinalrément large j elle est très-étroite, au contraire , chez le second. .- La conforxnation des rongeurs ressemble à celle des édentés mentionnés en premier Heu 5 mais leurs os sont, en général, proportionnellement un peu plus petits. L'iléon est , relativement aux ischions , un peu plus large et plus grand : de sorte que la cavité cotyloïde est plus reculée en arrière; la tubérosité ischiatique est moins développée. ;

La disposition que l'on rencontre chez le rat-taupe des dunes, le mus tjphius , les gerboises et les hamsters , ressemble surtout à celle qui vient d'être exposée. Dans les gerboises , le pubis et l'ischion, celui-<:i surtout , sont très-considérables : l'ischion est la partie la plus large de l'os coxal • il est fort concave à sa face extérieure, et recourbé en arrière et en dehors.

! Dans les castors, la partie inférieure du bassin est surtout très-longue et prolongée en ar-

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