IV
l5p TRAITÉ GÉNéRAL
rière ; il s'ensuit que la branche supérieure et antérieure du pubis est fort longue ^ dirigée en arrière , et presque parallèle à la branche descendante de l'ischion , qui est également très-longue. La branche montante de l'ischion et la descendante du pubis sont, au contraire, très-petites; le trou ovale estfort allongé et très-grand.
Le bassin et particulièrement l'os iléon ont une longueur considérable chez les phascolomes : aussi leur cavité cotyloïde est - elle située au commencement du tiers postérieur. L'iléon est aplati de haut en bas , et deux fois plus étroit à sa partie postérieure qu'à l'antérieure, qui se prolonge fortement en dehors et en forme de crochet. La tubérosité ischiatique est très-considérable et fortement dirigée en dehors.
L'iléon des kangurous est , au contraire , très-petit, étroit, court, triangulaire et apoinli en haut. L'excavation du bassin est très-profonde ; son diamètre vertical dépasse même un peu la longueur de l'iléon : cela tient à l'excessif prolongement de la branche ascendante de l'ischion , qui occupe presque la moitié de la hauteur de l'excavation.
La symphyse iliaque est lâche et mobile; celle du pubis est ossifiée; il existe inférieurenient, même lorsque la symphyse pubienne est solidifiée, un os considérable, transversal, non soudé , qui forme le bord inférieur du bassin.
d'anaïomie comparée. i5x
Le bassin des sarigues est fort semblable à celui de là plupart des rongeurs et àes édentés .
Il est plus court et moins allongé chez les carnassiers; l'iléon surtout est plus déprimé et plus large, principalement à sa partie supérieure; il est, en outre, aplati de dehors en dedans.
L'iléon des phoques est court et très-petit , comparativement à l'ischion et au pubis ; chez ïotaria ursina^ il est moins court, allongé et droit; chez le phoque commun et le phoque à capuchon, il est large, fortement recourbé en dehors à sa partie supérieure ; il se rapproche considérablement de celui de l'autre côté, dans la direction de haut en bas. La branche descendante de l'ischion et l'antérieure du pubis sont fort longues ; elles sont surtout très-étroites chez Votaria ursina; chez le phoque commun et le phoque à capuchon , elles sont un peu plus larges à leur partie antérieure , et se dirigent parallèlement l'une à l'autre d'avant en arrière, comme chez le castor. Les autres parties de ces deux os sont très-courtes. Le trou iliaque est allongé , fort considérable. Chezi Votaria ursina , l'organisation des oiseaux est reproduite avec plu?? d'exactitude encore : on y voit la partie antérieure du trou iliaque, qui est très-petite , séparée du reste par un étranglement.
Le hérisson ressemble le plus aux rongeurs.
l32 TRAITÉ GÉNÉRAL
Le bassin est aussi extrêmement allongé dans la musaraigne , le chrysochlore et la taupe, hes iléons sont étroits, apoinlis en avant. Dans la musaraigne , le pubis et l'ischion sont surtout très-longs et étroits : le trou ischiatique est par conséquent énorme. Us sont , au contraire, plus courts chez les chrjsochlores; l'ischion a une largeur énorme, surtout dans sa partie inférieure : il en résulte que le trou ischiatique est à peine perceptible, disposition propre à ces animaux.
Dans les chéiroptères les iléons sont trèsétroits, arrondis, et forment à peu près les trois cinquièmes de la longueur du bassin j chez les galéopithèques, ils constituent même les deux tiers de cette longueur ; ils sont convexes à la face interne, concaves à l'externe-
Chez les chauve-souris , la partie inférieure du bassin est grande en proportion ; elle est beaucoup plus grande que chez les galéopithèques. Dans ceux-ci, ainsi que dans beaucoup de chauve-souris^ principalement le spectre^ les is chions ne sont pas parallèles ou divergens l'un de l'autre, comme à l'ordinaire j mais ils sont tournés l'un vers l'autre, en bas ou en arrière : cette disposition est tellement prononcée , que leurs tubérosités se louchent et se rencontrent quelquefois môme avec les vertèbres coccygienues, comme cela a lieu, par exemple, chez
d'anatomie cx)mp:uiée. i53
le ple/vpus Edwardsii. Il faut excepter de cette dispositiou les rhinolophes , les vespertilio pipistrellus^ pictus et emarginatus.
Dans le galéopithèque varié , les branches horizontales oa antérieures du pubis sont en regard comme dans le cas le plus commun , et se rencontrent par conséquent sur la ligne me-' diane. Chez le p terop us Edwards ii , arn contraire , ils sont dirigés d'arrière en avant et de dedans en dehors, et s'éloignent par conséquent à des degrés différens.
La disposition, du bassin des chauve-souris se rapproche cependant davantage de la conformation ordinaire : en effet, la continuité du pubis et de l'ischion n'est pas interrompue , et ces os s'atteignent, par conséquent. Chez Ifjs galéopithègues , au contraire, il manque une portion considérable entre le pubis et l'ischion • ce qui fait que les symphyses pubienne et ischiatique sont séparées l'une de l'antre : cetle disposition rappelle l'organisation primitive des autres mammifères.
C'est surtout chez les chauve - souris que l'éminence ilio-peclinée est fort développée.
Les iléons des loris sont aussi très-àllongés ; ils ne sont unis au sacrum que par leur exlréipité supérieure. L'ischion et le pubis, surtout la branche descendante du premier, ont peu de hauteur; mais ils sont larges du côté dorsa^ qu côlé abdominal , à cause de la longueur des
branches du pubis et de la branche monianie de l'ischion. La branche horizontale du pubis et la descendante de l'ischion se séparent de l'iléon et de la branche descendante de l'ischion, sous des angles droits.
Dans les makis et la plupart des singes^ l'iléon a aussi une longueur considérable; mais il est moins long, et en revanche plus large, que chez les animaux qui viennent d'être décrits.
La tubérosité ischiale est très-large, épaisse et saillante en dehors , surtout chez les singes pourvus de callosités aux fesse^.
Dans le gibbon , Voraiig , le pongo et le chimpansé , l'iléon se raccourcit et se déploie en haut , surtout chez le chimpansé , moins chez le gibbon; il n'est pas convexe à sa face antérieure , mais droit et plat j sa face postérieure est plane, ou n'est du moins que légèrement concave. Le gibbon fait exception. Malgré cette disposition, il est encore, surtout chez ce dernier animal , fort allongé , et se porte directement en dehors. Il ne se recourbe pas en avant après s'être dirigé en dehors dans une certaine étendue ; sa partie inférieure est trèsétroite , principalement chez le gibbon.
Le pubis et l'ischion sont déprimés , et forment, de chaque côté , à peu près un carré , dont le bord supérieur est représenté par la branche horizontale du pubis , l'interne par la symphyse, l'inférieur par une partie du pubis
d'anatomik comparée. i35
et la branche montante du pubis , qui est ici transversale , et le postérieur par la branche descendante de l'ischion.
C'est chez Vhomme enfin que les iléons ont le plus de largeur, le moins de hauteur et de verticalité ; ils sont un p^u concaves à leur face interne; les pubis et les ischions sont aussi trèsdéprimés, larges et situés transversalement. Uhomme et les singes^ surtout les orangs, les gibbons et le mandril , sont les seuls mammifères chez lesquels le bord postérieur de la branche descendante de l'ischion se prolonge en arrière , en forme d'épine , et partage l'échancrureischiatiqueeu une moitié supérieure et une inférieure ; conformation qui n'est du moins que faiblement indiquée chez d'autres animaux.
Outre ce qui vient d'être exposé , les os coxaux, considérés entre eux et dans leur connexion avec le sacrum, offrent quelques partie cularités dignes de remarque , et qui se rattachent à certaines anomalies.
D'après ce que l'on vient de voir , Vhomme se distingue de la plupart des autres mammifères par la brièveté , le peu de hauteur et la largeur de ses os coxaux; ce qui fait aussi que ce n'est guère que chez lui que celte collectioa
TRAITÉ oiNÉllAL
d'os, formée par les os des hanches et le sacrum, mérite le nom de bassin. Les singes eux-mêmes en diffèrent, sous ce rapport, d'une manière frappante. De tous les mammifères les paresseux sont ceux dont le bassin ressemble le plus à celui de Vhomme; mais la région inférieure de leur bassin est relativement plus déprimée et plus large j la sjmphyse pubienne surtout est très-peu haute j cependant leurs os iléons sont, en proportion, plus petits. La partie inférieure du bassin est déprimée et élargie dans le même rapport. La brièveté de la sjmphyse du pubis est, en outre, commune à tous les édentés, particulièrement au tamanoir et au fourmilier à quatre doigts, aux loris, au plus grand nombre des chéiroptères, à quelques rongeurs, par exemple aux loirs , et endn aux mammifères amphibies.
Cette sjmphyse est, au contraire, d'une longueur extraordinaire et formée par les ischions dans sa partie postérieure, chez la plupart des singes et chez les makis, chez les carni^^ores, les marsupiaux , la plupart des rongeurs, particulièrement dans les genres castor, gerboise, marmote, lièvre, cabiaiet porc-épic; enfin chez les ruminans , les solipèdes et les pachydermes^
Communément le trou ovalaire est unique et sans division 3 quelquefois cependant, lorsqu'il est fort allongé et que le pubis et l'ischion
d'aniatomie COMB^UUÉE. 15/
sont aussi développés en longueur, il est partagé , par une saillie osseuse du pubis et de l'ischion, en une moitié antérieure plus petite et une postérieure incomparablement plus grande. Cette disposition existe , comme nous en avons fai.t la remarque, chez Votaria ursina, mais non chez le phoque commun et le phoque à capuchon , quoiqu'il en existe, chez le dernier, une trace, dans l'existence de deux petites saillies, mais qui ne s'atteignent pas.
La direction des os coxaux est assez généralement celle qui a été indiquée , surtout chez les quadrumanes , les chéiroptères , \es rongeurs et les édentés ; cependant dans plusieurs carnivores, chez \qs sarigues, les kangurous, surtout dans les pachydermes, particulièrement Véléphantetle rhinocéros, la direction des os coxaux dévie tellement de celle du tronc , que le diamètre longitudinal du bassin • coupe en haut et en avant l'axe du rachis , :sous un angle aigu, par suite de leur rapproichementde la position verticale. Chez ïhomi/ne, au contraire,, ces os et le sacrum s'éloijgnent du rachis dans la direction opposée, et lie dépassent plus ou moins en arrière : il en 1 résulte que l'axe du bassin s'écarte en avant et (en haut de celui de la colonne vertébrale , de I manière que ces deux axes ne se coupent réelllemenlpasj seulement, en les prolongeant pat
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la pensée , ils se couperaient en bas et en arrière.
Quant au mode de connexion , il n'y a que peu d'exceptions à la loi énoncée ci-dessus; mais ces exceptions sont dignes de remarque. A la disposition déjà mentionnée, qui est le résultat delà longueur considérable de la symphyse pubienne , s'oppose la conformation offerte par la taupe , dont les os du pubis sont séparés l'un de l'autre par l'intervalle d'une ligne, tandis que les iléons sont , dans la région de la cavité cotyloïde, rapprochés l'un de l'autre et du sacrum, presque jusqu'au contact. A partir du même point , les os du pubis , au contraire, sont considérablement écartés l'un de l'autre, loin d'être, comme dans la plupart des cas, tournés l'un vers l'autre.
Sous ce rapport, il y a, d'après les auteurs, similitude de disposition entre le bassin des fourmiliers (i) et celui de la taupe; mais cette particularité ne se rencontre ni dans le tamanoir ni dans le fourmilier tétradactjle , pas plus que dans l'espèce que l'on indique : car j'ai trouvé, à plusieurs reprises, chez le fourmilier didactjle^ les pubis unis de la manière accou-
(i) paubenton, daçs, Buffon,//wr. nat. , X r P- '74* — Blumenbach's J^ergleichende Anatomie , p. 64» — Anat. comp. deCuvier, trad, allém. par J.-F. Meckel, I , p. 519.
d'anatomib comparée, iSg
tiiinée dans les deux sexes; la seiiîe difFi^rence consiste en ce que cette connexion est plus lâ- ^ che chez la femelle que chez le mâle.
Dans plusieurs chaiwe-souris , surtout le spectre^ mais bien plus encore chez la roussette d'Edwards , les os du pubis sont fort distans l'un de l'autre ; l'union est opérée à peine par une substance ligamenteuse , large , mais peu développée en hauteur. Dans la dernière espèce, les pubis , qui sont séparés par un inter-r valle d'un demi-pouce , sont parallèles l'un à l'autre; ils convergent en général dans les autres espèces , mais la sjmphjse du pubis est très-large.
11 y a, sous ce rapport, une différence sexuelle chez quelques chaUve-souris : le vespertilio soricinus (i), par exemple, est dans ce cas; mais elle ne se rencontre pas dans toutes les espèces, entre autres chez la chauve-souris commune . Cette différence consiste en ce que les os du pubis s'atteignent dans les individus mâles et restent «cartés dans les femelles. Cette diversité de disposition n'est cependant que l'expression plus prononcée de la différence sexuelle , qui est générale, et qui, dans l'espèce humaine elle-même , se manifeste , non seulement par une ampleur plus considérable du bassin de l'individu femelle, mais surtout par la largeur
(0 VîxWas^ Naturgesch. merkwûrd. Thiere , p. 35.
l4o TRAITÉ GÉNÉRAL
de la symphyse pubienne et par rcxisience fréquente d'une lacune dans la partie postérieure de celle symphyse (i).
Les os du pubis sont également séparés l'un de l'autre par un long intervalle , dans les hjdrochlores et les musaraignes^ surtout le soreoc remifer.
Cette distance est aussi très-considérable (de quatre lignes) chez le Ztemmi; elle l'est moins chez le rat-taupe des dunes. La symphyse pubienne manque peut-être également chez le mégathêrium i il se pourrait cependant aussi que les os que l'on ne trouve pas dans le squelette de cet animal eussent été perdus.
Une disposition contraire est celle offerte par quelques mariimifères , chez lesquels les os' du pubis se confondent sur la ligne médiane. Cette soudure est extrêmement rare dans l'espèce humaine ; elle est très-fréquente, au contraire, chez les rundnans elles solipedes; elle paraît également commune çhez les éléphans ,\e. rhinocéros ^ Vhippopotajne^ les tapirs, les kangarous et les monotrèmes ^ du moins je l'ai rencontrée chez l'échidné épineux (e. hjstrioc), et Vorniihorhjnque ; mais je ne l'ai pas trouvée dans réchidné soyeux (e. selosd)-^ ce qui lient peut-être à une différence d'âge.
( r ) Tenon, Sur les os du bassin de la femme, dans Mérii. de r Institut, VI , p. i /iy.
t)'.\?»i\.TOMIE C(BIPARÉE. l4 i
Celle .tlisposilion €St peut-être également commune parmi lés singes; le gibbon du .iTioins m'a présenté soudée la moitié antérieure • de la symphyse pubienne, qui en est, à beaucoup près , la plus considérable. Il n'y a cependant pas encore de soudure aux symphyses iléo-sacrées.
La fusion paraît commencer en avant et se conlinuer de là en arrière. J'ai vu , du moins , chez \e gibbon, Vdne; le qitagga, le cheval, la girafe et le tapir d' Asie , la partie postérièure de la symphyse ouverte , tandis que l'antérieure était soudée.
Il paraîtrait cependant que, dans quelques cas, la partie moyenne est la dernière à se fermer. Le zébu, le cerf, le gnou, le taureau et le bufjic m'ont offert cette disposition.
Une soudure semblable a lieu mais entre les tubérosités ischiales, chez quelques chauve-sourisy comme le vespertilio vampyrus , le njespertilio leporinus et le spectrum.
Dans les tatous et les paresseunc , les ischions, au lieu de s'articuler entre eux, s'unissent avec la partie inférieure du sacrum ; l'échancrufè sciatique est par là transformée en un trou. Cette disposition est analogue à celles des oiseaux; toutefois chez ceux-ci l'échancrure en question est convertie en un trou, non par ia connexion de l'ischion avec le sacrum , mais par la réunion de l'iléon avec l'ischion.
l42 TRAITÉ GÉNÉRAL
On rencontre ces deux dispositions chez les chauve-souris doiit il a déjà été question ; les pubis y sont , en outre séparés; leur bassin a, par conséquent , la plus grande ressemblance avec celui des oiseaux , principalement avec celui du nandou,
La sjmphjse s acro- iliaque de la plupart des mammifères est solide , mais elle n'est pas ossifiée, si ce n'est par suite d'un étal morbide. La taupe et les chauve-souris font cependant une exception très -constante à cette règle : en effet , chez elles , le sacrum et les iléons se confondent toujours et de bonne heure ; ce qui est une circonstance d'entière conformité au type des oiseaux, auxquels ils ressemblent aussi par l'absence de la symphyse pubienne.
La symphyse sacro-iliaque a aussi entièrement disparu chez le pangolin à longue queue elle tatou noir, chez les paresseux , le /negathérium , et , parmi les monotrèmes , chez Véchidné épineux y mais non chez Vornitho' rhjnque.
Chez plusieurs autres animaux, particulièrement les solipèdes , la symphyse pubienne s'ossifie, au contraire, régulièrement avec l'âge, surtout dans sa partie antérieure, tandis que la symphyse sacro-iliaque persiste.
Chezl'échidné épineux (e. hjstrix) et les aïs, je trouve, au contraire, tous les os réunis; le sacrum forme exactement une masse commune
d'anatomie comparée. 145
avec les os coxaux. Celle disposillon représente donc à la fois le type des oiseaux et celui de plusieurs mammifères.
Au point de réunion de l'iléon avec le pubis, on trouve , dans le plus grand nombre des mammifères, une éminence peu prononcée qui est dirigée en avant ; cette saillie est Vémînence iliO'pectinée . On la rencontre extraordinairement développée chez quelques animaux, par exemple, parmi les rongeurs ^chez le castor • et Vécureuil; elle est surlout marquée dans les animaux à bourse , et spécialement chez . les kangurous et les monotremes; elle est à son : maximum de développement chez les chauve- . souris, mais non chez les galéopithèques.
Il ne faut pas confondre cette éminence avec 5 un autre os, beaucoup plus considérable, qui lest articulé raobilement avec la branche antéixieure du pubis, et qui est situé plus en de- (dans : je veux parler de Vos marsupial, qui se 1 rencontre en arrière et en dedans avec celui «du côté opposé. En effet, cet os, qui est projpre aux marsupiaux et aux monotremes, existe (Conjointement avec une éminence ilio-pectinée Ifort développée. Il est aplati, tourne en avant <et en dehors , apointi à son extrémité antéirieure ; mais il ne sert pas d'appui à la bourse
l44 TRAITÉ GÉNÉRAL
des premiers et est évidemment un indice dé l'os abdominal et du développement considérable dx sternum de quelques reptiles, avec lesquels ces mammifères s'accordent aussi sous le rapport du mode de leur reproduction.
Cet os est proportionnellement à son maximum de longueur chez les mônotrèmes et les sarigues ^ il est beaucoup plus court chez le^ phascolomes et les kangurous , surtout chez le kangurou géant et le kangurou rat. A l'effet que cet os puisse être reçu, la branche horizontale du pubis non-seulement est renflée, mais elle forme , en outre , en dehors de lui , au-devant de la racine de la réunion de l'iléon avec le pubis, une saillie considérable, quoique plus petite.
La forme et la profondeur de la cavité cotyloïde se règlent sur le volume et la forme de la tête du fémur. Elle n'offre , en effet , point de différences très-saillantes et est communément assez profonde.
Chez les kangurous ^ je la trouve beaucoup plus petite et moins profonde que chez les autres animaux; elle y est, en outre, presque entièremeut ouverte à sa partie antérieure.
Elle est aussi très-petite et peu profonde chez les aïs.
d'AN.ATOMIE COMPARJjlE. 1^5
Elle oflre communément , en dedans et en bas, une ouverture qui n'est fermée que par.de la substance ligamenteuse. Cette lacune manque chez V hippopotame, Véchidné, le phatagin; elle est, au contraire , f;'>rt considérable dans les paresseux, les fourmiliers, les tatous, \e gibbon, en général chez la plupart des singes, et plus encore chez les makis.
Les échidnés , mais .non les ornithorhyri^ ques, soni une exception extrêmement remarquable à la règle générale , que la cavité cotyloïde des mammifères, est fermée en dedans par un fond osseux ; en effet, la cavité cotyloïde de Véchidné épineux , aussi-hien que del'echidné 'so-yeux, estàépourvuede ce fond, absosolument comme cela a lien chez les oiseaux j il en résulte que la cavité cotyloïdé communique avec celle du bassin par une ouverture qui est presque aussi large que l'entrée de la cavité articulaire ou que le trou ovalaire.
Cette disposition ést surtout «extrêmement importante, si on remarque qu'elle est jointe à la solidité de la symphyse sacro-iliaque , et qu'elle rend ainsi le bassin de ces mammifères extrêmement semblable à celui des oiseaux (i).
(i) La caviié cotjloide, qui se forme si distinctement de plusieurs pièces , semble avoir e'té le point de départ de M. Serres pour la de'couvcrtc de la loi oste'oge'nique,