‹ Traité général d'anatomie comparée [electronic resource] (volume 4)Chapitre 63 sur 83 · Pied · texte numérisé non relu

Pied

Le pied se compose toujours du tarse , du métatarse et des orteils^ qui offrent les mêmes conditions essentielles que les fractions correspondantes de la main.

a. Tarse.

Le tarse se compose de quatre os au moins, de neuf au plus , dont les plus constans sont V astragale , le calcanéum\ le scaphoïde , un ou plusieurs cunéiformes el le cuboïde.

JJastragale succède généralement aux os de la jambe , avec lesquels il s'articule constamment, Il est irrégulièrement quadrilatère , sa

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lace supérieure est en général une irochlée convexe d'avant en arrière, concave à sou milieu , qui forme , avec l'extrémité inférieure de la jambe , une articulation ginglymoidale. 11 est situé au-dessus et en dedans du calcanéum, et derrière le scaplioïde ; il s'unit d'une manière peu mobile à l'un et à l'autre : au premier, par deux surfaces articulaires, une postérieure, concave, et une antérieure, plus plane; et, au second, par une surface articulaire convexe.

Le calcanéum est situé en bas et en deliors du précédent; il lui est uni, le plus souvent, sur deux points , au moyen de capsules ; il est toujours en rapport avec le cuboïde , qui est situé au-devant de lui , par une surface assez droite ; quelquefois il s'articule aussi avec les os de la jambe. C'est communément l'os le plus volumineux du tarse; il est allongé, plus ou moins comprimé latéralement, et se termine en arrière par la tubérosité calcanéenne , qui déborde le liiveau de la jambe dans le plus grand nombre des cas.

Le scaphoïde est ordinairement plus large d'un côté à l'aulre que d'avant en arrière ; il est concave à sa face postérieure , convexe à l'antérieure , et est situé entre l'astragale , le cuboïde ei les cunéiformes.

Le cuboïde a une forme allongée elarroudie; il se place constamment entre le calcanéum ,

l68 ÏHAIÏÉ COMPLET

le scaphoïde, Je cunéiforme externe et les métar tarsiens externes, quelquefois aussi l'astragale.

Le cunéiforme ou les cunéiformes , situés entre le scaphoïde, le cuboïde et les métatarsiens internes , à compter du troisième de ces os , sont apointis de haut en bas ; la plupart sont disposés dans une rangée , les uns à côté des autres , de dehors en dedans, et s'étendent en avant aussi loin les uns que les autres. Leur surface articulaire antérieure est, ainsi que celle du cuboïde , plane chez la plupart des mammifères.

La différence que présentent les os tarsiens externes et les internes , sous le rapport de la forme de leurs surfaces articulaires, est digne de remarque, en ce qu'elle indique la faculté dont jouit fréquemment le gros orteil , d'être plus mobile et plus libre que les autres os,

. Les solipèdcs , et , parmi les ruminans , le^ chameaux , n'ont que six os tarsiens , parce qu'ils ne possèdent que deux cunéiformes ; les ruminans, autres que les chameaux, n'en ont même que cinq, parce que le cuboïde et le scaphoïde n'en font qu'un. La girafe n'en a que quatre , puisqu'elle n'a qu'un seul cunéiforme. Tous les os tarsiens , à l'exception du

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calcanéum, sont très-courts d'avant en arrière. L'astragale est large, court et peu haut; sa poulie articulaire est fort profonde. Chez les soUpèdes , il ne s'articule , en avant , qu'avec le scaphoïde; chez les riiminans , il s'unit , en outre , au cuboïde.

Le calcauéum est surtout très-étroit en avant, fort comprimé latéralement j la tubérosité en est très-longue. Sa partie antérieure est située, en dehors, au-dessus de l'astragale, et est contiguë en haut , chez les ruminans , au moyen d'une surface articulaire , au bord inférieur du rudiment dm péroné ; mais elle n'atteint pas le tibia chez les solipèdes.

Le scaphoïde est très-plat, le cuboïde extrêmement petit. Des deux cunéiformes, l'interne est beaucoup plus petit que l'externe , en arrière duquel il est situé.

Parmi les pachydermes , le daman n'a que six os tarsiens , puisque le cunéiforme interne n'existe pas ; les cochons^ les tapirs, les rhinocéros, Vhippopotame et les éléphans, ont les sept os ordinaires du tarse.

L'astragale est plus allongé chez les porcs que chez les solipèdes et les ruminans ; chez les autres, il est court, large et peu élevé. Dans les porcs , les rhinocéros et Vhippopotame, il supporte le cuboïde et le scaphoïde ; dans les êléphans et le daman , il ne supporte que le îcaphoide, Chez le daman, la partie antérieure

' TRAITÉ COMPLET

de l'os se recourbe très-fortement eu dedans, mais sans dépasser le bord dti pied. La lubérosité calcanéenne est très-faible chez Véléphant; cliez les autres, elle est fort considérable. Chez Véléphant^ V hippopotame et le cochon , le calcanéum est , en outre , uni au péroné. Le scaphoide est aplati chez la plupart des pachydermes ; il est beaucoup plus long chez les porcs; les cunéiformes sont très-plats d'avant en arrière. L'interne est beaucoup plus petit chez le pécari que chez le cochon domestique ; ce qui est important, comme indiquant un rapprochement vers la conformation des ruminans.

hesmonotrèmes,dumo'msVornithorhynquey ont un nombre extraordinaire d'os tarsiens : ce nombre est de huit, peut-être même du neuf.

L'astragale et le calcanéum sont situés toutà-fait l'un à côlé de l'autre j le premier présente à sa face supérieure une trochlée profonde , qui , par sa partie externe , laquelle est la plus grande , correspond à la majeure partie de l'extrémité inférieure du péroné. La face interne est fort concave; elle reçoit la malléole interne. Le calcanéum est quadrilatère , trèslarge; la tubérosité est tournée en dehors; en haut , il s'applique à la moitié externe de l'extrémité inférieure du péroné. Le scaphoïdc est fort concave à sa face postérieure ; il est beaucoup plus grand que le cuboide. Le cunéiforme

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interue est très-considérable. Un os surnuméraire , volumineux eî rond , qui est situé à la face inférieure de l'astragale, en supporte un -autre discoïde , qui est très-grand chez l'individu maie, et qui est à l'état rudimentaire chez la femelle; il sert d'appui à l'aiguillon.

Parmi les édentés , le fourmilier didactjlc possède aussi un nombre insolite d'os tarsiens ; il en a au moins huit : le plus considérable de tous est un os surnuméraire long , en forme de pelle, situé au bord interne du pied, sur le scaphoïde , et qui est dirigé obliquement en dedans , en bas et en arrière; il s'étend en arrière aussi loin que la . tubérosité calcanéenne , et donne une largeur considérable à la partie postérieure de la plante du pied. 11 est extrêmement vraisemblable que cet os est analogue à celui qui supporte l'aiguillon de Vornithorhjnque; il est peut-être un indice de cet appareil. La tubérosité calcanéenne est très- ^:purte et dirigée en bas.

Les cinq os antérieurs sont surtout petits.

Le tamanoir et le fourmilier didactjle ont un os surnuméraire ; mais il est beaucoup plus petit, particulièrement chez le premier.

Les sept os tarsiens ordinaires du tatou n'offrent rien de particulier.

Vorjrctérope n'a que sept os tarsiens ; le calcanéum, dont la tubérosité est considérable, s'articule aussi avec le péroné.

TRAITÉ COMPLET

La conformation de Vaï à trois doigts est toui-à-fait particulière à cet animal. Ctiez un individu adulte , je ne vois que l'astragale et le calcanéum qui soient séparés^; les deux autres os qui se trouvent au - devant de ceux-ci , et que M. Cuvier a pris d'abord pour les deux cunéiformes (i) , puis , plus exactement, pour le scaphoïde et le cuboïde (2), ne sont pas isolés : tous ces os antérieurs, au nombre de quatre ou de cinq, sont soudés. Ils se confondent, en outre, aussi avec les os métatarsiens.

Le scaphoïde est considérable : il présente, en arrière, une face fort concave, tournée en dehors et un peu en haut, avec laquelle s'engrène la malléole externe ; en haut et en dedans, il offre une face, très-convexe d'avant en arrière , par laquelle il correspond à la face inférieure du tibia. Cette disposition ne permet, d'après M. Cuvier (3), que le mouvement d'adduction et d'abduction du pied ; cependant il y a aussi des mouvemens d'extension et de flexion, bien qu'ils soient bornés . Le calcanéum , qui est situé tout- à-fait au-dessous de l'astragale, a une tubérosité fort longue, haute et étroite; elle s'articule, en arrière, par un tubercule ar^ rondi et allongé , avec l'astragale , en avant,

(1) Leçons, I, 579.

(2) Ann. du Mus. ,V, 194.

(3; Leçons, 1, 379.

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par ime facette concave avec le même os et le scaphoïde, et en dehors, tout à côté de la facette, avec le cuboïde. Les os situés au-devant de ceux qui viennent d'être décrits n'offrent rien de remarquable : ils sont réellement séparés dans les premiers temps ; mais déjà alors ils sont très-rapprochés et intimement unis les uns aux autres par de la substance fibreuse. A en juger d'après les différences offertes par les squelettes de M. Cuvier et les miens, ce sont les cunéiformes qui se soudent les premiers ; puis la soudure s'opère entre le scaphoïde et le cuboïde, qui enfin se confondent aussi avec les cunéiformes. Les deux os postérieurs semblent toujours rester séparés entre eux, et d'avec ceux qui sont au-devant d'eux.

Chez Vunau, les mouvemens sont plus libres , parce que la forme des os est un peu plus favorable, et qu'ils semblent rester séparés plus long-temps.

Les rongeurs ont souvent un nombre d'os tarsiens plus considérable que de coutume : ce qui s'explique de la manière suivante : ï° le scaphoïde se divise en une moitié interne, unie, verticale, plus petite, et une externe et transversale : la première supporte le cunéiforme interne seul, ou àla foisle premier métatarsien, s'il existe àl'état rudimentaircj la seconde esten rapport avec les cunéiformes externes. 2" lise trouve, au côté interne du tarse, un os plat et allongé. Tantôt

174 TRAITÉ COMPLET

ces conformations existent à la fois , tantôt il n'y en a. qu'une, particulièrement la première, qui est par conséquent la plus ordinaire.

Elles existent sim»ultanément chez la marmote et le castor.

Le hamster^ le mannet, V écureuil, les cahiais, sont privés de l'os surnuméraire interne j en revanche, leur scaphoïde est divisé.

Chez le mannet ( helamjs cafer), la disposition est douteuse. A côté du bord interne du tarse, il y a deux os plats, dont l'un, superficiel, petit, vertical, se détache du scaphoïde et du cunéiforme interne, et dont le second, beaucoup plus considérable, allongé, s'étend de l'astragale à l'extrémité postérieure du premier métatarsien. M. Cuvier les prend pour des rudimens de pouce (i); mais l'analogie et leur position me portent à considérer le premier comme la partie interne, très-petite, du scaphoïde, et le second comme le premier cunéiforme et le premier métatarsien réunis.

Chez le porc-épic , le scaphoïde est divisé , comme la remarque en est faite par M. Cuvierj mais i'os surnuméraire lui manque. Néanmoins il y a neuf os, ce que n'indique pas M. Cuvier : en effet, le second cunéiforme est partagé en une moitié supérieure et une inférieure , qui sont à peu près égales.

(i) Leçons, I, p. 578.

d'anatomie COMPARÉ!;. 176

Chez les lièvres , il y a moins d'os que de coutume, seulement six : car i» le scaphoïde ii'estpas divisé 5 2° le cunéiforme interne manque avec toute trace de gros orteil : il en résulte que la partie interne de l'extrémité postérieure du premier métatarsien s'étend, le long du premier cunéiforme , qui est Irès-petit , jusqu'au scaphoïde.

La tubérosité calcanéenne. des rongeurs est longue j l'astragale offre, en haut, une troclilée profonde ; le scaphoïde supporte, à sa face inférieure , une apophyse très-considérable, qui est surtout fort saillante chez l'es hélamjs.

Les animaucc à bourse n'ont communément que sept os tarsiens. L'astragale et le calcanéum sont petits. Le scaphoïde des kangurous et des phascolomes est court, large, entièrement refoulé en dedans par le calcanéum • de sorte qu'il ne correspond au scaphoïde, qui est petit, que par une petite facette articulaire. La tubérosité calcanéenne de tous \qs animaux fi bourse est courte.

Les cunéiformes ont presque entièrement disparu chez les kangurous; ils sont très-petits, plats, et rapprochés de la face interne et inférieure du pied.

Dans les sarigues , le premier Cunéiforme supporte, en arrière, un os accessoire assez grand, qui est ici en rapport avec le développement considérable des muscles du gros orteil .

176 TR.MTÉ COMPLET

et qui rappelle les os accessoires des rdrtgeurs. . •

Lies carniçores^ les quadrumanes etVhomme , n'ont , en général , que les sept os ordinaires. Le tarse des phoques se distingue particulièrement par une trèsrforte tubérosité à la partie postérieure de l'astragale, qui a la même longueur que celle du calcanéum , et qui est située immédiatement au-dessus et en dedans d'elle. 11 est digne de remarque qu'elle manque aux morses.

Lté calcanéum a communément une tubéro-^ sité considérable et ne s'articule pas avec les osde la jambe. La disposition la plus remarquable est offerte par l'extrémité postérieure du pied de la plupart des charnue -souris : elle es prolongée en une apopbyse longue , étroite e apointie, qui a toute la longueur de la jambe, et qui est contenue dans le bord inférieur de la membrane du vol. Cette apophyse est commu nément unique, et offre un prolongement court,' mais large, dirigé en bas, qui est situé plus pré de son commencement que de sa fin, comme cela a lieu chez la chauve-souris commune et Voreillard. Quelquefois , par exemple chez la nodule , cette apophyse est partagée en deux saillies , qui se suivent dans le sens de la longueur (i). Chez le vespertilio cephalotes et

(i) Daubenton dans Buffon, Hist. nat., VIII, p. i48«'

d'anatomie COMPAUÉE. Ijr

le V. soricinus, l'apophyse est remplacée par un filament tendineux (i). La même chose a lieu , sans doute, chez le vampjre; du moins la courte tubérosité calcauéenne de cette espèce se recourbe vers la plante du pied

Cet os , ou la substance qui en tient lieu , est, d'après M. Cuvier (3), le calcanéumj suivant Daubenton (5) , ce serait un os propre. La dernière opinion me semble exacte, d'après mes recherches, parce que cet os se laisse séparer du calcanéum , et que celui-ci existe conjointement avec les autres os ordinaires du tarse. Peut-être cet os styloïde est-il la partie postérieure du calcanéum non réunie au corps de l'os principal , car cette partie est toujours primitivement une simple épiphyse.

Le tarse des galagos et des tarsiers a une longueur extraordinaire , à cause du développement excessif de leur calcanéum et de leur scaphoïde, qui égalent les cinq sixièmes de cette partie, et qui ont beaucoup de ressemblance avec un radius et un cubitus.

Chez quelques-uns , notamment les chats , le scaphoïde offre une forte saillie interne, qui est dirigée en arrière, le long de l'astragale , et

(1) Va\\&s^Naturg. seltner Thiere, II, p. 24, 55.

(2) Leçons^ I, p. 577.

(5) Loc. cit.

178 TRAITÉ GÉNTÉRAL

qui rappelle la division du prérnier os chez les rongeurs.

Le cuboïde et les cunéiformes sont, en général , plus allongés , et proportionnellement plus volumineux que chez V homme , à l'exception du cunéiforme interne , lorsque le pouce est imparfait.

La surface articulaire antérieure du premier cunéiforme est plus convexe chez les quadriimarïes que chez \ homme.

Les plantigrades semblent, du moins quelquefois , différer des autres carnassiers , en ce que le nombre de leurs os tarsiens est augmenté. Cela est surtout distinct dans la taupe. On y trouve , comme Daubenton (i) déjà l'a indiqué exactement , un os surnuméraire , ensiforme , considérable , articulé entre le scaphoïde et le premier cunéiforme, se dirigeant en avant le long du premier métatarsien ; cet os surnuméraire n'est proportionnellement pas plus petit que celui qui existe au carpe , et il est plus grand que de semblables os qui ont été décrits chez les rongeurs.

Dans les ours , du moins Vours blanc , il existe à la même place un os arrondi , mais beaucoup plus petit. Je le trouve également , mais très-petit, chez le coati rouge.

(1) Buffon, loc. cil. , VIII, p. 106, pl. i4»

lyANATOMIB COMPARÉE.

Il n'existe pas , ou du moins on ne le rencontre pas toujours , chez le blaireau; je ne l'ai jamais vu chez le hérisson.

Chez les phoques , il y a aussi , sur la partie postérieure de la face interne du premier cunéiforme, un os surnuméraire, très-petit, plat et arrondi.

b. Os métatarsiens.

Les os métatarsiens du même animal sont, en général, conformés, dans les conditions essentielles, d'après le même type. Les variétés qu'ils offrent ne sont pas plus considérables et plus nombreuses que celles des os métacarpiens, ou du moins elles sont fort peu de chose.

Chez les solipedes et les ruminans , il y a un os métatarsien , conformé de la même manière que l'os métacarpien : dans les premiers, il est toujours accompagné de deux os accessoires , supérieurs ou inférieurs 3 dans les seconds, je n'ai jamais pu trouver de semblables os.

Les pachydermes offrent plusieurs différences. Parmi cet ordre, les paléothériums , surtout le petit, se rapprochent encore des solipedes par l'existence simultanée d'un métatarsien moyen, plus considérable , et de deux de ces os , placés sur les cotés , et plus petits.

;l8o TRAITÉ GÉNÉRAL

Ces espèces conduisent aux pachydermes à trois doigts , aux rhinocéros et aux tapirs^ dont le métatarse est plus court , plus gros et composé d'os qui se ressemblent davantage. Ils n'ont aucun vestige du pouce, ni du cinquième doigt.

Ordinairement on n'admet également que trois métatarsiens chez le daman (i) ; cependant il y existe un rudiment , à la vérité très-petit , du cinquième orteil à la base du troisième (quatrième) raétat^irsien et sur le cuboïde.

Les nn'oplothèriums unissent les pachydermes ruminansy en ce qu'Us ont des métatarsiens principaux séparés. Ces os existent le plus souvent seuls j cependant, dans une espèce, \ anoplotherium leporinam , il y a, à côté eten arrière de ces os, deux autres latéraux plus courts et plus grêles , dont la base s'étend fort haut et qui supportent des orteils.

Cette disposition conduit aux autres pachydermes à quatre orteils y principalement aux cochons, qui ont deux os principaux, moyens, et deux os accessoires latéraux.

Les quatre os métatarsiens de rA//?;;o/?o^ame sont plus courts, plus gros, entre eux dune grandeur plus égale. Il manque , ainsi que les cochons , de toute trace du premier métatarsien.

.(i) Cuvier, Ann. du Mus. , Ul , 180 , 182.

d'anatomik comparé^. 1'8i

Les éléphans ont, au conLraiic , cinq métar tarsiens, dont l'interne est très-petit : ce dernier n'est peut-être que la partie antérieure du cunéiforme interne.

Les monotrèmes et les édentés ont vraisemblablement, sans exception , cinq os métatarsiens.

La disposition des premiers est fort remarquable : les os métatarsiens augmentent de lonjiueur de dedans en dehors ; cet excès de Iongueur est tel , que le cinquième est deux fois aussi long que le premier , et qu'il prend tout à coup une longueur bien plus considérable que le quatrième. Celui-ci est cependant beaucoup plus gros que tous les autres ; le cinquième ne vient qu'après lui sous le rapport de cette dimension. Nonobstant la brièveté du prenii'er os , les extrémités antérieures de tous les métatarsiens se trouvent sur le même rang, parce que le premier cunéiforme est fort saillant.

Ladlspositiondutoma/2oz>eldu fourmilier ck quatre doigts est entièrementsemblable : aiissi^, chez celui-ci , le cinquième os est d'un tiers plus long que le premier, et il l'est du double chez celui-là. T>ùiislefourmilier à deuxdoigt^\ les quatre métatarsiens externes ont à peu près une longueur égale; le premier est beaucoup plus grêle et plus court.

Chez tatous , les deux métatarsiens les

iBît TRAITÉ GÉNÉRAL

plus extfômcs sont beaucoup plus petits que ceux du milieu , qui sont très-gros ; celui du do igt médian l'emporte surtout considérablement en longueur sur les autres.

Dans les paresseux et les orjctéropes , les deux mêmes os sont beaucoup plus petits que ceux du milieu j ils sont allongés, comprimés latéralement et soudés, principalement dans les premiers, surtout chez le paresseux tridactjle, où tous les métatarsiens se soudent de trèsbonne heure entre eux , avec les os tarsiens et avec la première phalange des orteils; tous ces os ne font qu'une seule masse.

D'après mes recherches , la soudure s'opère d'abord entre les extrémités postérieures des os métatarsiens, puis entre elles et les tarsiens, enfin entre les extrémités antérieures et les premières phalanges.

rongeurs ont ordinairement un méta^ tarse assez long, formé de cinq os ; les deux les plus externes , surtout celui du gros orteil , sont souvent très-courts, principalement chez le paoa-

Dans le cavia cobaja, il y a trois métatarsiens moyens qui ont à peu près la même longueur; il en existe eu outre deux latéraux. L'externe de ceux-ci est évidemment le cinquième métatarsien ; l'interne est de plus le premier ciméiforïije , puisque sans cela cet os manquerait. Ces

d'anatomie comparée. i83

os latéraux soûl, clans cet animal, les seuls lu- Jimeus des orteils accessoires, car ils ne supportent point d'os antérieur.

Dans les hélamjs , le premier métatarsien est confondu avec le premier cunéiforme.

Les //è^re^ti'ont que les quatre métatarsiens les plus externes.

La conformation la plus digjie de remarque a lieu chez les gerboises : les trois os moyens sont confondus , et forment un tube unique , qui ne diffère de celui des. solipèdes que parce qu'il est plus grêle et plus long, et qu'il a son extrémité inférieure divisée en trois trochlées simr pies , dont la moyenne est , du moins chez le gerboa ( dipus sagitta ) , beaucoup plus étroite et plus longue que les latérales. ;

Chez le gerboa, l'intérieur de l'os est, presque dans toute sa longueur, sans trace de division j eu haut , seulement , je trouve deux cloisons courtes. Cette disposition rappelle d'une manière bien remarquable l'organisation des oiseaux.

Chez l'alactaga {dipus jaculiis ) , il y a , de chaque côté de cet os , deux autres os grêles , ayant approchant un tiers de sa longueur, et supportant les orteils externes. Suivant Pallas (i) et M. Cuvier (2) , le gerboa {d. sagitta)

( I ) Novœ species è glirium ordine, p . 5 1 5.- ; j •

(2) Leçons, I, 588. ^ : i >.

est dépourvu de toute trace d'os aictatarsien et d'orteil. Je crois cependant qu'ils existent des deux côtés : en effet , à côté du huitième supérieur de la face interne de l'os métatarsien est situé un os allongé et plat, qui, par son extrémité antérieure , se recourbe fortement en dehors ^ où il se rencontre avec un os externe, dans la ligne médiane du pied. Au côté externe, il existe trois os plus petits, également aplatis, et ayant à peu près le même volume. Deux de ces os sont situés l'un derrière l'autre : le premier sur la partie externe du cuboide , le second est placé au-devant de ce tarsien , et le troisième au-dessous de lui. De ces os, l'interne esl , sans contredit, le premier cunéiforme, soudé avec les premiers métatarsiens ; parmi les os externes , les deux premiers sont le métatarsien et la première phalange du cinquième orteil; le troisième appartient peutêtre aussi au cinquième métatarsien, dont il représente la tubéi osité , qui se serait considérablement grossie.

Parmi les animaux à bourse , les kangurous offrent une grande analogie avec la conformation qui vient d'être décrite : ils n'ont que quatre os métatarsiens , qui ont à peu près la même longueur, mais dont le troisième, un peu plus long, est considérablement plus gros que les autres; le quatrième est le plus court, mais il est beaucoup plus gros que les deux in-

d'anatomib compahée. i85

lerues , qui sont situés l'iiii contre l'autre, et au-dessous du troisième. '

Chez les sarigues^ les deux métatarsiens les plus externes sont un peu plus courts et plus gros que les trois du milieu : le premier est à la fois plus plat et opposable. Le métatarse a une très- grande analogie avec le métacarpe.

Les carnivores ont très-généralement cinq os métatarsiens, dont les plus externes, le premier surtout, sont très -courts chez quelquesuns, particulièrement chez le hérisson. On refuse même à certains d'entre eux, principalement aux chiens et aux chats^ le premier de ces os, ainsi que tout le gros orteil (i) ; cependant le premier métatarsien existe réellement chez ces animaux , sous la forme d'un petit os triangulaire, apoinii en avant, attaché à l'extrémité antérieure du premier cunéiforme , au-dessous de la base du deuxième métatarsien. Dans les . chats il est proportionnellement deux fois plus ; grand que chez les chiens.

Les métatarsiens des mammifères amphibies sont très-longs et grêles ; ils sont plus développés chez les phoques que chez les moroses. Dans les uns et les autres , leur longueur relative offre une singularité remarquable : le premier est le plus long ; après lui vient le ' cinquième ; puis le second , auquel succède le

(i) Cuvier, Leçons, \^ 588.

THA.ITÉ GÉNIilKAL

quatrième; cufin, le troisième. Cette exception ;> la disposition ordioaire est aussi plus prononcée chez les phoques, . , m

\jes chauve -souris ont cinq métatarsiens courts et déliés , qui ont à peu près la même longueur.

Les quadrumanes et V homme en possèdent cinq , qui , chez les premiers , sont beaucoup plus longs et plus grêles que chez le second. Un caractère qui. distingue ces animaux de V homme est, en outre, une largeur et un aplatissement plus considérables du premier, ainsi que.la faculté de le pouvoir rapprocher et éloigner des autres, comme le pouce à la main. ChexVhomme, les singes ^\es makis et lesgaléopithèques^ il est plus court que les autres. Chez les loris^ il est au contraire le plus long de tous ces os ; les attires ont à peu près le même volume entre eux. Cependant, chez le tarsier cl le stenops macrotarsus ^ le second est le plus petit. Le cinquième métatarsien a toujours, dans ces ordres, une forte tubérosité.

c. Orteils.

Les os des orteils s'accordent , en général, aussi avec les os des doigts , sous le rapport de la forme et du nombre ; mais ils sont commu-

d'aNATOMIE COMPARlb';. 187

aémeiit plus grands et moins mobiles que les os des doicjts.

Chez les so/ipèdcs et les ruminans , ils ont absolument la même disposition que les os des doigts. Dans les pachydermes , leur nombre est déterminé par celui des métatarsiens parfaits. Le gros orteil des éléphans u'sl qu'une phalange, si toutefois: l'os que je regarde comme telle n'est pas le premier métatarsien. La forme des orteils diffère peu de celle des doigts.

Chez les mono Crèmes, particulièrement l'orîiithorhynque , ils sont plus longs et plus étroits que les doigts : le gros orteil est considérablement plus court. Les phalanges ont à peu près la même longueur. Chez Vornithorhjnque , elles ont une forme allongée et arrondie j chez l'e'cA/J/ze , elles sont aplaties et larges; la troisième est beaucoup plus grande que les deux premières.

Dans l'ordre des édentés , les orteils des fourmiliers , même du fourmilier didactjle , oÛrent la disposition commune, malgré la conformation extraordinairement anomale des doigts; ils sont étroits et épais. La première et la seconde phalanges ont à peu près la même épaisseur, d'avant en arrière ; l'antérieure est fort courbe, terminée par une pointe aiguë; elle est presque deux fois plus longue que les premières. Le pouce n'a qu'une phalange, qui

l88 TRAITÉ GÉNljlRAL

est un peu plus longue, mais beaucoup'plus grêle et moins haute que la première et la seconde des autres orteils. La disposition est semblable chez les autres fourmiliers , mais leurs phalanges sontplus courtes et plus larges. Toutes les phalanges unguéales ont des gaines fermées en arrière et eu haut , et destinées à recevoir l'ongle ; le pouce, qui est proportionnellement plus long, a deux phalanges. Chez les pangolins , les orteils ont tant de ressemblance avec les doigts, qu'ils n'en diffèrent que parce qu'ils sont un peu moins grands. Les tatous ont toujours au moins quatre orteils parfaits; constamment ils en ont un cinquième, qui est presque parfait. Dans les tatous à quatre orteils, le cinquième orteil n'est composé que de deux phalanges; chez les tatous àcinq orteils, il Test de trois. Les phalanges des deux ou trois orteils internes sont ici beaucoup plus allongées que celles des orteils externes , mais pas dans le même rapport qu'à la main. Les phalanges unguéales sont, en proportion, plus larges , plus courtes, plus obtuses et plus droites; elles ont postérieurement, sur les côtés, de faibles rudimens dégaines iinguéales. Les divers orteils diffèrent bien moins que les doigts.

Les orjc té ropes ont cinq orteils parfaits, formés de phalanges allongées; les externes sont beaucoup plus courts que les moyens, h' aï a trois orteils semblables aux doigts , cl formés

d'anatomie comparée. 189

aussi seulement de deux phalanges; Vunau en a quatre. Chez le mégathériiim, il y a trois orteils , dont l'interne est beaucoup plus long que les autres, à cause du développement très-considérable de la phalange unguéale, qui est trèsprononcée, conformément au type de la plupart des doigts. Les autres orteils n'ont , du moins dans le squelette, que deux phalanges petites , mousses et aplaties , peut-être parce i|ue la première phalange est soudée avec l'os métatarsien.

Les rongeurs ont toujours trois , ordinairement quatfe orteils externes parfaits , quoique plusieurs d'entre eux soient entièrement privés 'de l'orteil interne et même de l'externe, et qu'ils ; aient à peine des traces des os métatarsiens cor- :respondans. La forme et le volume proportion- ; nels des phalanges comparées aux orteils ont un • extrême rapport avec ce que nous avons remariqué relativement aux doigts. Communément, Iles doigts ne sont qu'un peu plus petits que les < orteils; d'autres fois, au contraire, ils sontbeau-

icouppluspetits,principalementdanslesespèces iqui sautent on qui nagent.

Parmi les animaux à bourse, les kangurous m'ont que quatre orteils , formés de trois phallanges ; les deux internes sont très-petits ; le •moyen est, en proportion , énorme; l'externe œst beaucoup plus court, en général plus petit

igO TRAITÉ GÉNÉRAL

que lo moyen , mais beaucoup plus considérable qa€ les premiers.

Les orteils des sarigues ont beaucoup de ressemblance avec les doigts ; seulement le pouce est un peu plus court, plus large et plus plat.

Chez les mammifères amphibies^ le dernier orteil est considérablement plus long que les autres. Les autres, beaucoup plus courts, ont à peu près le même volume 5 néanmoins le premier est aussi grand que le cinquième ; le troisième et le quatrième paraissent bien plus petits, et le moyen semble être réduit au minimum de développement. Cette circonstance ne dépend que du rapport de volume des os métatarsiens et du développement considérable des deux phalanges du pouce ; toutes les phalanges des orteils sont un peu larges d'un côté à l'autre, et aplaties de haut en bas.

La troisième phalange des orteils des phoques offre une disposition tort digne de remarque : ï° toutes sont perforées , d'un côté à l'autre ., veES leur partie postérieure , un peu au-dessus du milieu de leur longueur 5 -2°- elles se terminent à leur face dorsale par une pointe , à la lace plantaire par une extrémité large et plus épaisse 5 ces deux extrémités sont séparées l'une de l'autre par un léger enfoncement. Les trois du milieu sont

d'xVnatomie compatuêe. 191

i^icles; les pointes y dépassent de beaucoup les oxtrémiiés épaisses j la première et la dernière })halanges unguéales sont, au contraire, trèslarges; les tubercules arrondis qui en limitent la face plantaire ont pris une extension considérable en longueur et en largeur ; et les extrémités de la face dorsale ne sont que de légères pointes , que les bouts arrondis des faces plantaires dépassent de beaucoup en bas. Chez l'ours marin [phoca 11 rsîna) les pointes des orteils moyens et les ouvertures sontbeaucoup plus petites que chez le phoque commun ^(^ phoca witulîna y

Chez la taupe, les phalanges des orteils sont Ibeaucoup plus petites que celies des doigts.

Les orteils des autres carnwbres sont , en {général, formés d'après le même type que les i doigts; il n'y a que le pouce des chiens et des \chats qui soit plus imparfait; ils n'ont que le iruc^ment du métatarsien correspondant.

Cependant le pouce est parfait dans la plus ] grande partie de cet ordre.

Chez les chauve-souris , les orteils ont , en {général, la même longueur; ce qui dépend du «développement considérable de la première jphalange du gros orteil.

Chez les quadrumanes , plus encore chez \M homme ^ les orteils sont, comparés au méitatarse, un peu plus courts que les doigts 1 mesurés eux-mêmes avec le métacarpe, quoi-

qu'ils aient, chez les quadrumanes, à peu près le même volume absolu ; ils sont, en outre, un peu plus étroits. Dans les stenops , le second orteil est le plus court et le plus petit de tousj le troisième et le quatrième sont les plus longs. La petitesse du deuxième provient principalement de la brièveté de la seconde phalange. La troisième phalange est ici trèsétroite , tandis que les autres sont plus larges. Les makis offrent une disposition semblable , mais bien moins prononcée.

Dans les singes^ le premier orteil est beaucoup plus court que les autres, qui se ressemblent davantage. Chez l'Ao/rzme, le second orteil est un peu plus long que le premier, qui est beaucoup plus gros ; les autres deviennent insensiblement plus petits, à compter du deuxième.

Dans la description que nous venons de faire, et dans celle que nous avons donnée des os de la main , nous avons considéré, suivant l'usage très-généralement adopté aujourd'hui, le premier os de ceux qui succèdent en avant au carpe et au tarse, comme premier métacarpien et comme premier métatarsien. 11 résulte de cette détermination que le premier doigt et le premier orteil sont au plus composés de deux

d'ANATOMIE.COMPARJÊE. igS

phalanges et que les autres en possèdent , eu général, trois.

Cette manière de voir a pour elle l'ordre de succession immédiate de cet os à la première fraction de la main , la forme de ses surfaces articulaires, les attaches musculaires , et même les dispositions des vaisseaux et des nerfs qui s'y rendent.

Cependant on ne saurait manquer de remarquer , d'autre part , que le mode de développement de cet os correspond moins à celui des autres os du métacarpe et du métatarse qu'à celui des phalanges. Car tous ces os ne naissent pas , comme les autres os longs , de trois pièces, dont une moyenne plus longue, et une antérieure et une postérieure plus courtesmais ils se forment seulement de deux pièces. Or les os métacarpiens et les métatarsiens se distinguent, en général, des orteils par la présence d'une pièce osseuse de peu de longueur, qui occupe la partie postérieure des premiers et l'antérieure des seconds. Quant au premier métacarpien et au premier métatarsien, ils se comportent, sous le rapport du développement , comme les phalanges des orteils : on y observe en effet un point d'ossification propre , qui appartient à la base de l'os, et non à la tête antérieure.

J'ai retrouvé cette condition , que j'ai déjà

«94 TRAITÉ: Gij;Nj<;RAi.

cilée ailleurs pour V homme (i) , chez tous les mammifères qu'il m'a été donné d'examiher plus lard. Il résulte de ces faits que les os en question font, d'une manière remarquable , le passage des os métacarpiens et métatarsiens aux phalanges des orteils ; passage qui est aussi indiqué quelquefois , pendant toute la durée de la vie , par leur volume considérable, par leur forme et leurs moiivemens plus libres (2).

( I ) Anat. génér. , descriptive et pathologique, trad . pa r. MM. Jourdau et BrescUet. ^

(2) Le grand nombre de mouvemens exécute's par les membres coïncide avec l'existence d'une multitude à'éminences osseuses, sur le développement desquelles M. Serres a fait des observations générales , qu'il a réduites à quelques propositions législatrices e'galement applicables aux saillies offertes par les autres parties du squelette. Cet auteur admet dans ce travail , où il de'crit isole'ment le développement des éminences articulaires el àes éminences d'insertion, que, constamment^ les premières sont primitivement des épiphyses ou des pièces de rapport j que les éminences d'articulation simples ( fe'mur, bume'rus, à leur extre'mite' supérieure) doivent leur formation à une seule ëpipbysej que les éminences articulaires composées se forment d'autant de pièces qu'il y a de condyles ou de saillies osseuses distinctes (fémur et humérus, à l'extrémité inférieure). Aux expressions générales qui viennent d'être citées , M. Serres ajoute les détails suivans : la tête de l'humérus de l'homme se développe par un point d'ossification qui paraît d'abord au centre du cartilage, vers la fin de la première année ^ dans les six preniiers mois de la secon-

D'ÀNATOÎVilE COMPARÉiî.

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