‹ Traité général d'anatomie comparée [electronic resource] (volume 4)Chapitre 69 sur 83 · Os interpariétal · texte numérisé non relu

Os interpariétal

Le nom ^ inter pariétal est évidemment celui qui convient le mieux à un os qui, étant séparé des autres, chez plusieurs mammifères , pendant une période variable de leur vie , est situé entre le bord supérieur de la portion squameuse de l'occipital et la partie postérieure des bords internes des deux pariétaux. Cet os varie tellement, chez les différens animaux, sous le rapport de la forme , du nombre , du volume et de la persistance de son isolement , que sa situation est , pour ainsi dire , la seule condilic-n très-générale qu'il présente.

On peut le considérer comme im os qui existe pendant toute la vie , ou du moins,, pendant la majeure partie de la vie , chez le daman ( aussi bien d'après les recherches de M. Cuvier que d'après les miennes) , chez la plupart des rondeurs et les animaux à bourse. Je l'ai vu aussi constamment chez tous les/étus de chevaux de différentes périodes, et même chez de jeunes poulains; chez de jeunes rumj-

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nans , particulièremcnl le mouton , le chevreuil , le cerf et le bœuf; parmi les pachydermes, chez le rhinocéros ; parmi les édentés, chez le fétus à terme de Vaï; enfin parmi les carnassiers, chez les jeunes chats et les jeunes chiens.

Je ne doute, par conséquent^ nullement que cet os ne soit, chez ces animaux , un phénomène de développement nécessaire, quoiqu'à l'état régulier il disparaisse, chez plusieurs d'entre, eux , toujours de bonne heure , en se confondant avec les os voisins.

Mais il est digne de remarque que ce n'est pas toujours avec le même os que l'interpariétal se soude dans les différens animaux.

11 se confond toujours avec le pariétal cljez le cochon d'I/ide; je l'ai vu une fois présenter cette disposition chez le castor ( il en était entièremenS séparé sur les autres crânes de ces animaux ) ; constamment il offre cette connexion dans les chais, chez plusieurs ruminans, particulièrement les moutons et les solipèdes; chez les chiens , au contraire , il forme aussi constamment la partie la plus supérieure de l'occipital.

Chez le veau , il se confond d'ahord avec l'occipital ; mais celui-ci se soude si proraptement avec les pariétaux, entre lesquels l'interpariétal s'applique dans presque toute leur hauteur, que col os, tout-à-fait simple chez cet

anîmaï, fait aussi bien partie du pariétal que de l'occipital , et que , par conséquent , le bœuf forme le passage d'une conformation à l'autre.

Sa grandeur proportionnelle n^est pas la même partout. Il est fort considérable chez plusieurs ro/zg-ewr.y , particulièrement chez le castopy le cochon d'Inde ^ les hélamjs , Vaï; chez les carnivores, principalement les chiens; enfin chez les ruminans et les solipèdes .

L'interpariétal le plus volumineux est celui des rats et du dauphin commun; chez ces animaux îl passe insensiblement de la forme d'une large plaque à celle d'une masse r'paisse et courte. 11 est , au contraire, petit chez certains rongeurs^ surtout le hamster, et plus encore chez les lièvres ; il est également petit chez le kangurou.

Ordinairement il n'est pas très-long ; mais il est large et plus ou moins triangulaire, présentant son sommet, qui est aigu ou obtus, dirigé en avant. Je l'ai pourtant trouvé allongé une fois chez Vaï, plus encore chez le chien, chez lequel il constitue la partie supérieure , étroite, de la portion squameuse de l'occipital (i).

Sa forme est celle d'un triangle allongé chez le chien; chez Vaï il est ovale dans 1q

(ij Voy. p. 2i5.

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sens longitudinal, chez le lièvre dans le transversal. Chez les gerboises et Vhelamjs cafer^ le bord antérieur de l'inlerpariétal est fort convexe à son milieu; le postérieur forme également une saillie ; et il en résulte que cet os est, à son milieu , deux fois plus long qu'aux parlies latérales, qui se prolongent , du reste , en avant et en arrière, par une apophyse.

Il se forme de deux moitiés latérales , qui plus tard se confondent ensemble dans la ligne médiane. Si cette disposition n'a pas lieu constamment, elle est du moins très-fréquente et certainement normale chez plusieurs animaux. Elle s'est offerte très-fréquemment à moi : chez le lièvre et le lapin, avant et après la naissance ; 2" chez un fétus de paca; 3° sur trois crânes de jeunes castors , qui à l'âge avancé ne présentent toujours qu'un seul os ; je l'ai trouvé également constamment chez le fétus de mouton et de bœuf, chez un fétus de cheval de trois mois ; et même chez un fétus de cheval presque parvenu à terme , je vois encore des traces d'une semblabk; séparation primitive.

L'inlerpariétal étroit du chien ne se développe, au contraire, jamais de plus d'un point d'ossification.

Je ne peux pas déterminer avec certitude jusqu'à quel point cet os offre peut-être , dans les cas où il appartient au développement nor-

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mal, une tendance à se multiplier en avant dans le sens de la longueur j mais j'ai vu chez plusieurs castors, sarigues , chats et chiens^ un ou plusieurs os assez considérables , situés au-devant de l'os interpariétal , tandis que chez Vhomme les os wormiens sont proportionnellement rares dans la suture sagittale.

Il semble même être de règle, chez quelques animaux , que cet os se multiplie ou se divise d'avant en arrière et d'un côté à l'autre. De ce nombre sont surtout les solipèdes. J'ai du moins trouvé constamment aux premiers temps de la vie de ces animaux, dans la direction d'avant en arrière, d'abord un os unique, très-considérable, et ensuite deux autres beaucoup plus petits, pairs et triangulaires, qui se rencontraient sur la ligne médiane. Chez le fétus de trois mois, tous ces os sont encore libres et à découvert; chez un autre , peu éloigné du terme, les os antérieurs sont presque entièrement recouverts en dehors , par suite de l'accroissement plus considérable des pariétaux ; mais on peut encore les séparer distinctement l'un de l'autre et de l'os postérieur. Ils se soudent d'abord entre eux et avec l'os postérieur, ensuite seulement avec les pariétaux.

Chez Vhomme^ les singes, les tatous, et, ce qui ne laisse pas d'être singulier, même chez Vhippopotame et le cochon , l'interpariétal

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n'existe pas , ou n'existe , comme phénomène I normal, que de très-bonne heure. Je n'en ai jamais pu trouver de traces chez le cochon , même aux époques les plus rapprochées de la formation du fétus. Chez V homme , la portion squameuse de l'occipital se forme , d'une manière extrêmement semblable , de deux moitiés situées l'une au-dessus de l'autre , dont la supérieure correspond à l'interpariétal , du moins à celui des rats et àw. castor, qui ont cet os très-développé. Les petits os de cette espèce sont indiqués , très-vraisemblablement toujours, chez l'homme, par le développement de petits os situés au-dessus de la portion squameuse de l'occipital. Mais toutes ces pièces osseuses se confondent bien plus tôt dans cette espèce; elle n'existe, par exemple , déjà plus dans les premiers mois de la vie embryonnaire ; néanmoins leur persistance à l'état d'isolement , qui est assez fréquente , et la présence d'autres os qui s'interposent précisément entre le pariétal et l'occipital, sont évidemment une répétition du type offert par les animaux susmentionnés.

Il est digne de remarque que ces os perdent de leur volume, même sous le rapport absolu, du moins à leur face externe , chez un grand nombre d'animaux, peut-être chez tous, mais particulièrement chez les chevaux, les vaches.

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les chiens, les c /ta ts elles kangurousy tandis que le pariétal et l'occipital preiinent plus d'accroissement.

Quelquefois cette diminution de volume n'est qu'apparente : dans ce cas, ils sont cachés parle pariétal et l'occipital, qui les recouvrent • mais d'autres fois elle est bien réelle. C'est alors qu'ils sont d'autant plus saillants à leur laceinterne, et prennent unepart plusou moins considérable à la formation delà tente osseuse du cervelet.

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