TRA]''É GÉNÉRAL
iro blanc {ph. monachus) et à trompe ( ph. leonina). Le phoque à capuchon (pA. cristatà) forme la transition de ceux-ci aux autres ; chez lui le bord de l'os qui sert d'insertion au muscle temporal et qui se dirige de dehors en dedans et d'arrière en avant est saillant, mais n'atteint pas celui du côté opposé , pour former une crête. Entre les orbites, cette face, ainsi que toute la tête , se rétrécit extrêmement chez la plupart des phoques ^ tels que le phoque commun\ le phoca hispida, le phoque à croissant {ph. groenlandicà). Cette sorte d'étranglement est telle que des têtes de six à huit pouces de long offrent, entre les orbites, à peine une largeur de trois à quatre lignes. Les phoques à capuchon et le ph. harhata font exception. Les chats sont , de tous les carnassiers., ceux où ce poin t de la tê te conserve le plus de largeur. La face supérieure, considérée en général, est légèrement et également convexe j chez la plupart des phoques., elle est presque plane, et un peu d'arrière en avant.
Les faces latérales sont fort convexes dans la région crânienne, surtout chez les phoques.
L'orbite et la fosse temporale sont totalement confondus j mais ils sont larges et toujours limités eu dehors par une arcade zygomatique parfaite. Chez les ichneumons , les chats, les hyènes., les ours., les blaireaux^les chiens , les coatis et les martes, le frontal et le
d'avatomie comparée. 355 jugal ont des apophyses pins ou moins fortes , qui sont des traces du pont qui existe entre ces deux os chez les ruminans et les solipèdes .
Dans les phoques , au contraire , l'apophjse du frontal, au moins, manque entièrement.
La cavité orbito-temporale est énorme surtout chez les chats, plus encore chez les phoques, particulièrement le phoca mitrata.
L'orifice antérieur de la cavité nasale est considérable , principalement chez plusieurs phoques, tels que les phoques à trompe {ph. leonina) le ph. mitrata-., il se dirige plus ou moins obliquement de hautenbas et d'arrière en avant. Chez les phoques, surtout dans les deux dernières espèces, il s'ouvre presque horizontalement en haut ; ce qui tient à la largeur et au peu de longueur du susmaxillaire , surtout de sa branche montante, à la brièveté des nasaux et à la petitesse de l'intermaxillaire. Il résulte de cette disposition que la partie antérieure de la lame verticale de l'ethmoïde est mise à nu; cette disposition est un grand rapprochement vers la conformation des cétacés. L'orifice postérieur des fosses nasales est situé à peu ^ près au milieu de la face inférieure de la tête ; la voûte palatine est complète; les palatins du hérisson offrent cependant les lacunes que' nous avons signalées chez les dauphins. Les Irons inlermaxillaires sont petits.
Les chéiroptères ont, en géné.r-al , un cri\në i
arrondi el large , dont la paroi postérieure est peu convexe , monte verticalement et s'unit avec la face supérieure en formant un angle droit; elle en est séparée par une crête triaugugulaire plus ou moins forte, 11 y a souvent une crête sincipitale, simple ou double. La dernière disposition existe chez les galéopithèques. La face est assez large. Les orbites ne sont fermés en arrière ni chez chez les vespertilions et les espèces qui en ont été séparées , ni chez les galéopithèques ; ils ont, chez les derniers, une forte voûte, qui est convexe en haut et en dehors.
La fosse temporale est considérable; l'arcade zygomatique plane ou convexe à son côté supérieur; chez ^\ns\e\xvs chauve-souris elle est très-mince. L'orifice nasal est très-grand; chez plusieurs de ces espèces , notamment les vespertilions ^ les oreillards (yo/eco^Mj-), les mégadermes et les rhiîiolophes, il n'est pas fermé à sa partie inférieure : cela tient à ce que les intermaxillaires ne s'atteignent pas sur la ligne médiane, peut-être à ce qu'ils manquent même quelquefois, ou sont perdus lors de la préparation de la tête. Quoiqu'il en soit, l'orifice nasal extérieur est confondu avec le grand trou palatin antérieur : il en résulte une ouverture large, en fer à cheval, qui s'étend de la facesupérieure de la portion faciale jusqu'à la face palatine et qui termine la tête en avant. Chez
d'anatomie comparée. 357
d'autres , tels que les roussettes {pteropus), les céphalotes, les noctilions et les phjllos tomes ^ les intermaxillaires se rencontrent, il est vrai, sur la ligne médiane ; mais comme leur partie dentaire ne forme qu'une arcade étroite, convexe en avant, les grands trous palatins se confondenteucoresur laligne moyenne et constituent une ouverture considérable et unique.
Cette disposition conduit à l'organisation des galéopithèques, chez lesquels cette ouverture est partagée en deux moitiés par une branche très-étroite.
Parmi les quadrumanes, les makis forment surtout par leur tête une transition digne de remarque emveles galéopithèques QXles singes. La forme générale de cette région est encore celle de la tête des galéopithèques; mais le crâne est plus arrondi , sans crêtes • le trou occipital s'est porté plus en basj la face postérieure monte moins verticalement, et à son milieu l'éminence qui correspond au processus vermiforme du cervelet constitue une forte saillie longitudinale. Quant à l'orbite, on remarque surtout que le cercle orbitaire est fermé par les apophyses du frontal et du jugal qui s'atteignent. La voûte orbitaire est , en outre , plus forte. Les orbites, qui sont spacieux , ont un plancher fort considérable et sont tournés plus en avant que chez les animaux considérés jusque alors. La face est, proportionnellement au crâne, un
358 TUAITÉ GÉNÉRAL
peu plus courte. Les tarsiers et les stenops, particulièrement les st. cejlonicus etgracilis, moins le st. tardigradus , ont le crâne plus arrondi, la face plus courte, la cloison interorbitaire extraordinairement mince et le cercle orbitaireconsidérabiementpluslargequelesm^Aw.
Les orbites sont , en outre, dirigés tout-àfait en avant; chez les makis, ils sont encore situés plus en dehors ; ce genre est plus éloigné des autres quadrumanes que les autres genres.
Chez les autres quadrumanes et plus encore chez homme, le crâne s'amplifie et s'arrondit; la face se raccourcit, descend à la fois plus verticalement et devient plus élevée. C'est chez ces animaux, et surtout chez Vhomme, que la tête offre le plus de rotondité.
Ces êtres sont les premiers où le trou occipital se porte à la face inférieure de la tête ; la portion squameuse de l'occipital devient plus grande et se voûte davantage , particulièrement dans l'espèce humaine.
Chez la plupart des singes, les faces postérieure et supérieure se continuent l'une avec l'autre sous un angle qui devient môme une crêle élevée chez les babouins. L'homme fait exception, La crête sincipltale manque; mais les singes ont, en général , la fosse temporale bornée en haut par une saillie qui est en forme de crête, mais peu prononcée.
La face supérieure se partage , chez tous ces
d'a^vatomie co]vn»ARiE. 35^9
animaux, parliculièreiiieiit chez V homme eii une partie crânienne, qui est fort convexe, et en une partie faciale, qui descend verticalement au-delà des orbites, surtout chez V homme, et qui est plus petite que la moitié crânienne.
11 existe ici , chez la plupart des singes , à cause de l'aplatissement de leur front , un changemer>i de direction subit, et le bord susorbitaireformeuneprotubéranceplus ou moins forte. La fosse temporale diminue d'étendue ét se montre , à compter des singes, entièrement séparée de l'orbite : en effet, le coroual, le sphénoïde et le jugal , prennent un tel développement , qu'ils s'atteignent complètement pour Gonstiiuerune paroi postérieure, dirigée d'arrière en avant et de dedans en dehors. La fissure sousorbltaire reste constamment comme trace fusion de ces deux cavités.
En outre, les orbites se portent en avant, de sorte qu'ils se trouvent avec lès yeux dans le même plan 3 et leur plancher s'agrandit et se complète, principalement chez Vhomme. Leur paroi supérieure est , par l'ampliation de la portion orbitairc du coronal, plus complète que jusque alors, et plus séparép de la paroi interne. Les orbites des singes sont , en général, à cause de l'étroitesse de l'elhmoïde, beaucoup plus rapprochés l'un de l'autre que chez Vhomme. Ch^iAes singes, les orificcsantérieurs des fosses nasales sont plus ou moins oblique-
meut disposés de haut en bas et d'arrière eu avant : celte obliquité tient à la direction du susmaxillaire, qui s'éloigne de la verticale, et à la brièveté du nasal. Chez Vhomme leur position est verticale. Ils ont, chez tous les mammifères que nous considérons en ce moment, plus de hauteur et d'étroitesse que chez les autres animaux. La voûte palatine est courte et large chez l'y^omme elle a une longueur considérable chez la plupart des singes.
a. Défaut de symétrie de la tête des cétacés. §. 201.
Une conformation entièrement insolite que l'on ne rencontre chez les autres vertébrés que parmi les pleuronectes (i) est offerte à un degré bien plus considérable par la tête de plusieurs cétacés : tels sont le dauphin, le monodon, le caclialot {phjsètre) et Vhjperoodon. Leur tête se distingue de celle de tous les autres mammifères par un défaut de symétrie extrêmement considérable, sur lequel je crois avoir le premier appelé l'attention (2) et dont voici les conditions les plus générales.
j« La partie postérieure de la tête est ou entièrement symétïique , ou ne dévie que peu de la symétrie ; la différence entre la moitié
(1) Vol. II, p. 525 et 524.
(2) Anat. Physiol. Beobacht. 1822^ p. 259-71. (Observations anatomico-physiologiques. )
d'anatomie comparée. 36 1
droite et la gauche commence à l'endroit où la paroi postérieure du crâne se continue avec la supérieure.
2° A partir de ce point la tête décrit une ligne un peu courbe , de telle façon que le côté droit prédomine jusqu'à l'endroit où le susmaxillaire se rétrécit subitement et constitue une sorte de bec (1)5 de ce point jusqu'à l'extrcuiité antérieure, c'est le côté gauche qui a la prépondérance.
5° Le défaut de symétrie est bien moins sensible a la face inférieure qu'à la supérieure.
Quand on considère la tête de ces animaux d'une manière plus spéciale, on y trouve les dispositions suivantes.
4° A partir du point culminant du crâne, où l'occipital , le pariétal et le coronal se rencontrent, la crête transversale, qui existe ici , a quelquefois, surtout chez le dauphin nesarnack {delphinus tursio), deux fois plus de hauteur au côté droit qu'au côté gauche. La bosse frontale moyenne, le point le plus élevé du coronal, qui est située immédiatement au-devant de cette crête, appartient, soit en totalité, soit en majeure partie à la moitié postérieure. C'est pourquoi la fosse , située à côté de la bosse, est plus large et plus profonde au côté droit qu'au côté gauche. La totalité du liasal gauche et la plus grande partie du nasal droit
(1) Voy. p. 262 et 265.
se trouvent dans la moitié gauche du cràuejle dernier est plus grand que le gauche ; cet excès va quelquefois jusqu'au double. Le frontal droit est pl^is haut , plus large et plus superficiellement excavé que le gauche.
L'elhmoïde droit monte plus haut que le gauche ; il est obliquement dirigé de haut en bas et de gauche à droite.
L'intermaxillaire du côté droit ne décrit pas de courbe et monte considérablement plus haut que celui du côté gauche , qui est plus large dan« sa partie antérieure. Le susmaxillaire gauche est, à sa partie supérieure, plus large et plus plat que le droit; ce qui coïncide avec la forme du coronal. Le voraer se dirige d'arrière en avant , de gauche à droite et de haut en bas; il est convexe à son côté droit. L'orifice nasal du côté droit est plus petit que le gauche. 11 existe, au côté gauche, un plus grand nombre d'ouvertures donnant passage à des nerfs qu'au côté droit ; mais ils sont plus petits et plus serrés les uns contre les autres.
Sur un grand nombre de crânes que j'ai examinés, la face inférieure ne m'a présenté qu'une seule fois, savoir, chez ]e dauphin nesarnack, un défaut de symétrie : il consistait en la brièveté de la partie inférieure de l'apophyse ptérygoïde inférieure du côté droit, et cette brièveté ne dépendait certainement pas d'une circonstance accidentelle.
D ANATOMIE COMPABÉE. 563
5** Le défaut de symétrie paraît, en venu d'une loi générale, bien moindre dans le jeune 5ge que dans l'ùge avancé.
6" 11 y a, en oiilre, des différences graduelles qui tiennent au genre , à l'espèce, et, fort vraisemblablement, aussi aux individus. Chez les haleines et \t?,fauoc^ cétacés^ je n'ai trouvé absolument aucun défaut de symétrie, tandis qu'il est constant dans les genres susmentionnés.
C'est chez le cachalot {phjseter) que le défaut de symétrie est le plus restreint , sous le rapport de l'étendue, lise borne presque uniquement à la cavité nasale j mais , sous le rapport du degré, il y est le plus considérable. La cloison nasale, qui chez les autres n'est qu'oblique, est ici située presque transversalement, et forme une forte saillie qui déborde considérablement , en arrière , l'orifice supérieur gauche des fosses nasales , tandis que l'orifice du côté droit, qui est près de quatre fois plus grand, est à découvert.
Le défaut de symétrie existe chez le dauphin commun , mais il y est moins prononcé que chez les autres dauphins et le monçdon. Le marsouin ne vient qu'après. Il est très-considérable chez le dauphin nesarnack. Il est prononcé au plus haut point chez le dauphin du Gange. C'est chez-:ce dernier que j'ai trouvé
364 TRAITÉ Gl!;NÉRAI,
celle disposition d'abord et que j'en ai fait une description particulière (i).
La conformation du nai'wal offre encore moins de symétrie; la partie antérieure de sa mâchoire supérieure est surtout beaucoup plus développée du côté gauche que du côté droit, Jandis que les dauphins ne présentent point de différence sensible sous ce rapport. Chez le même narwal, la moitié gauche de la mâchoire inférieure, qui est communément symétrique, est plus large eu avant, plus plate et plus recourbée en dehors que l'autre moitié. Cela ne tient nullement à ce que la défense gauche existe ordinairement seule, ou est plus volumineuse que la droite ; car j'ai trouvé celle différence déjà très distincte chez un fétus de narwal parvenu à terme.
Il sera sans doute fort difficile de trouver la raison de ce défaut de symétrie , que son existence, limitée à un aussi petit nombre de genres, rend déjà digne de remarque. Maison ne notera pas sans intérêt sa coïncidence avec la conformation, d'ailleurs extrêmement anomale, du crâne des cétacés ; il est surtout cu^ rieux de voir que ce défaut de symétrie est lié à la forme comprimée d'avant en arrière et au chevauchement fort étendu des frontaux et des susmaxillaires les uns sur les autres; circonstan-> (i) Loc. cit. , p. 262-265.
d'anatomie comparée. 365
ces qui, dans les premiers temps de l'évolution de Tencéphale et du crâne , favorisent probablement ces déviations latérales. '
Ou peut avancer, en faveur de cette idée présumée , que les cétacés qui offrent au moindre degré la compression et le chevauchement précités sont précisément ceux qui ne présentent pas le défaut de symétrie.
B. Surface intérieure.
La surface intérieure de la tête osseuse s'accorde, il est vrai, en général, beaucoup avec la surface extérieure j mais il j a aussi entre elles plusieurs différences , qui dépendent soit de l'épaisseur des os, soit de l'écarlement de leurs deux tables , soit de la présence de saillies, surtout de celles qui limitent les divisions de l'encéphale (r').
(i)L'ëtude des jeux de forme présent^'s par le crâne de l'espèce humaine a conduit M. Gall à soupçonner qu'il pouvait y avoir coïncidence entre la configuration de l'enveloppe osseuse et celle de l'organe renferme'. Cet analomiste ade'montre' que les parties dures se moulaient sur les organes mous : or les accidents de volume et de disposition superficielle offerts par les parties encéphaliques lui ayant paru d'ailleurs se lier à l'énergie et à la variété de leurs fonctions, il crut que la forme extérieure du crâne pourrait traduire l'aptitude intellectuelle et l'innéité affective.
D'heureuses observations confirmèrent ces ingénieuses suppositions. En général, l'espèce humaine et les oi-
366 TRxilTÉ GÉNÉRAL
Chez les mammifères comme chez les o/seaucc ^ la cavité crânienne est, en général,
seaux, chez lesquels le crâne est communément, dai. la plus grande partie de sa voûte, constitue par une lame unique, fournirent à M. Gall des faits utiles à l'appui de son système. L'anatomie des autres animaux n'avait pas semble se prêter à ces interprétations, à cause des éminences considérables qui hérissent la tête de beaucoup d'entre eux, et de la figure des deux tables des os du crâne que l'on y trouve fre'quemraent séparées par un espace remarquable. De longs travaux étaient nécessaires pour résoudre la question physico-philosophique cachée sous le voile de ces difficultés d'anatomic; et il fallait examiner la capacité du crâne de beaucoup d'espèces , et souvent d'individus nombreux de la même espèce, y ajouter la connaissance de leurs mœurs et de leurs dispositions , puis déterminer quelles parties cérébrales avaient constamment présenté un développement en rapport avec les facultés observées.
Ce n'est qu'à l'aide de recherches aussi nombreuses,, aussi variées que l'on pouvait généraliser des faits destinés à servir de base à une doctrine, et qu'il était permis de considérer, rectifier, confirmer et étendre les vues du physiologiste allemand. M. le docteur Vimont s'est proposé cette grande tâche : il a présenté k ce sujet un mémoire à l'Institut royal de France, en 189.7. ^ habile et zélé anatomiste s'est convaincu, sur des milliers de faits, que, la forme du ciâne étant donnée, on pouvait avoir une idée , sauf dans les cas d'exception que nous avons énoncés , des penchans et des aptitudes industrielles des animaux. Voici quelques propositions générales anatomiques 'et physiologiques empruntées au mémoire de ce médecin distingué.
Première proposition anatomique. — La surface interne du crâne des animaux appartenans à la famille des carnassiers ( la taupe exceptée ) présente des cm-
d'aNATOMIE COMPARlir;. 56y
moins ailoiîgée que chez les vertébrés inférieurs, quoiqu'elle ait encore plus de longueur
preintes qui répondent rigoureusement aux reliefs forme's par les circonvolutions du cerveau.
Deuxième. — La surface interne du crâne des rongeurs est lisse , et re'pond parfaitement à la forme du cer-^eau de ces animaux , qui n'offre aucune trace de circonvolution. Des de'pressions ou enfoncemens du crâne indiquent les parties du cerveau qui présentent le plus de développement.
Troisième. — Le crâne de tous les oiseaux (quelques oiseaux de proie exceptés , exemple , le mojen-duc , V effraie ) se trouve eu harmonie parfaite avec la forme de leurs cerveaux : la surface interne du crâne est lisse comme leur encéphale^ plusieurs dépressions indiquent les points dix cerveau les plus développés.
Première proposition physiologique. — Plus la partie antérieure et inférieure de l'os frontal des quadrupèdes et des oiseaux présente de développement , et plus les animaux sont perfectibles.
M. ViMONT ne s'est pas contenté de faire des recherches, à cet égard, de classe à classe, d'ordre à ordre, de genre à genre , d'espèce à espèce , mais encore chez des individus de la même famille.
Deuxième. — Tous les animaux doués de l'attachement pour les petits dans un assez haut degré ont la partie du crâne placée sur les côtés de la suture pariétale, vers le tiers interne et postérieur de l'os de ce nom, plus renflée que ceux qui n'ont cette faculté que dans un faible degré de développement. On peut comparer à cet égard la tête du chien et de la chienne, du chat et de la chatte, du sa/ou mâle et du sa/ou femelle.
Troisième. — Dans les animaux voj ageurs , et notamment dans la classe de ceux qui voyagent périodiquement, la partie du crâne placée au-dessus et derrière le bord orbitaire se trouve renflée d'une manière sensi-