DEUXIÈME SECTION. SQUELETTE DES ÉCHINODERMES
L'étude du polypier conduit à celle du squelette des échinodermes. Les polypes à polypier articulé me semblent surtout offrir la transition aux échinodermes, qui, à leur tour, forment le passage aux animaux articulés.
Le squelette des échinodermes est très-généralement articulé, à l'exception de celui de quelques échinides. Il se compose de pièces tout-àfait pleines, ayant une structure absolument homogène, sans offrir de traces de tissu fibreux ou cellulaire.
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Il est formé principalement de carbonate de chaux et d'une petite proportion de phosphate calcaire, ce qui avait déjà été indiqué par Hatchetl (1). M. Tiedemann(2) nesignale que d'une manière générale la présence de ces deux substances. Les recherches de M. Stoltze confirment celles de Hatchett. Suivant lui, il existe dans les oursins beaucoup plus de phosphate de chaux que dans les astéries.
Le mode de développement de ces parties est peu connu. ,
Ce qu'il y a de certain ; c'est que le nombre des différentes parties qui composent le squelette de ces animaux augmente avec l'âge; on les trouve constamment moins nombreuses chez les jeunes astéries et oursins de la même espèce, que chez les adultes.
La supposition que la substance de ce squelette pourrait être for mée dans un organe particulier (3) a été émise. Ce que l'on a considéré comme étant cet organe, est une petite surlace arrondie, située entre deux rayons à la face dorsale du disque des astéries communes, surface garnie de petites éminences, et d'où naît, pour se porter en bas et en dedans , un canal contourné , rempli d'une substance grumeleuse, dure.
(1) Hatchett, sur le test des lestacés. Philos, trans.
(2) Ueber den Ban derRrehrenhplQthurie, elc 1816. (Sur la structure de l'holothurie tubuleuse.)
(3) Tiedemanu ,/oco cilato.
d'anatomij; compakiîe. 2-3
On a cité à l'appui de cette opinion :
i°. L'insertion de ce canal calculifère dans un système vasculaire qui se ramifie dans les dilïérens rayons ;
2". La concordance de composition entre la substance contenue dans le canal calculifère et le squelette i
>. L'absence de vaisseaux aux vertèbres, de sorte qu'il semble que celles-ci n'ont pas d'autres organes de nutrition , et qu'il fallait par conséquent que la chaux contenue dans le système vasculaire transsudât à travers celui-ci.
Sans nier absolument l'exactitude de cette opinion , on peut néanmoins faire la remarque :
i°. Qu'il est en général plus vraisemblable que les portions du test se forment comme les autres parties, aux lieux mêmes qu'elles occupent. On pourrait citer comme exemple analogue les concrétions calculeuses dites yeux d'écrevisses ; mais il ne faut pas oublier que celles-ci se forment au moyen du nouveau test, lors de la mue, tandis que chez les éehinodermes il n'y a pas de changement semblable , du moins d'après ce qu'on en sait jusqu'à ce jour.
2°. Les faits cités ne sont pas tout-à-fait conclnans, puisque le premier peut aussi bien auloiiscr à regarder le canal calculifère comme un organe excréteur; que le second, ou peut donner lieu à la même opinion, OU n'indique pas nécessairement une relation de cause à effet; que
le troisième ne milite nullement en faveur delà prétendue source de nutrition des parties calcaires, car si la masse pierreuse peut se produire dans une partie de la peau , cela doit aussi bien être possible partout où elle se trouve. Ajoutez à cela :
3°. L'absence de cet organe chfzles ophiures, et très-vraisemblablement aussi chez les oursins.
La circonstance que le canal calculifère a ses racines dans le système vasculaire, et se dirige de celui-ci vers la peau de l'animal, jointe aux argumens ci-dessus énoncés, et à la grande quantité de subi, l ance solide chez les astéries et les oursins, me fait croire , ce me semble , avec plus de vraisemblance , que ce canal est un organe excréteur. Avec cela s'accorde très-bien L'absence de l'organe à calculs dans les oursins, où le test calcaire a atteint un développement beaucoup plus considérable. Comme la présence d'un organe sécrétant de l'acide urique avait été démontrée, il n'y a pas long -temps, chez beaucoup d'animaux, il n'était pas sans intérêt de chercher si la substance du canal calculifère ne contiendrait pas d'acide urique. M. Stoltze fit l'analyse de ces parties avec beaucoup de soin, mais il n'y trouva que de la matière animale, beaucoup de carbonate de chaux et une petite quantité de phosphate de chaux.
Le squelette le plus composé est celui des
d'anatomik COMPARÉE. 25 stc lié ri des, le plus simple celui des holothuries; celui des êchinides leur est intermédiaire-