Os basilaire
La portion occipitale de 1 os basilaire est formée constamment, au moins, des quatre os ordinaires. Le corps est en général court, large , hexagonal. Les parties latérales se prolongent des deux côtés en une forte apophyse transversale. et ne contribuent que peu ou point à la
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formation de Ja surface articulaire, moyenne et arrondie, çjui a la forme d'un condyle. La pièce squameuse est peu élevée et large.
Chez les crocodiles (\), i°le corps est très-étroit;
(1) Le crocodile est l'animal que HJ. Geoffroy-Saint-Hilaire a particulièrement choisi pour objet de ses observalions ; les motifs de ce choix sont : i° l'exiguité de la capacité crânienne, en rapport avec une extrême petitesse des centres nerveux, el avec une sorte d'uniformité de volume, des érajjiences qui les constituent ; d'où résulte la moindre étendue des ceintures osseuses qui embrassent ces centres nerveux , et la concordance de forme qu'offrent avec les vertèbres les parties osseuses du crâne; a0 l'extrême développement de la face, qui permet de voir à l'état d'une plus grande multiplicité, et sur une échelle plus considérable, les diverses pièces qui la composent ; 3° le rapport transitoire établi par les crocodiles entre les vertébrés supérieurs et les poussons. C'est dans la tête du crocodile que cet anatomiste a particulièrement déterminé les pièces qui entrent, suivant lui, dans la composition de toute tète osseuse. Ce que M. Meckel désigne comme basilaire du crâne de cet animal a spécialement offert quatre pièces à IU. Geoffroy-Saint- Hilaire, dans sa portion inférieure et médiane. Ces pièces sont \escycléau.r. des quatre vertèbres postérieures du crâne. Il appelle ces cycléaux, en procédant du rachis vers la face, le basisphénal , ou cycléal de Ja vertèbre cérébelleuse; Yotosphénal, ou cycléal de la vertèbre auriculaire; Yhyposphénal, ou cycléal de la nertèbrequadrijumale- Ventosphénal , ou cycléal de la vertèbre cérébrale. Le corps du basilaire propiemcnt dit ne se compose que des deux premiers noyaux, osseux ; les déMX seconds constituent le corps du sphénoïde , ou de la portion sphénoidale du basilaire, comme l'indique M- Meckel. La séparation des deux premiers noyaux osseux, c'est-à-dire du basisphénal et de Yotosphénal a été
2° le nombre des pièces semble augmenté, parce que la partie squameuse separtage en une pièce antérieure et en une postérieure ; de ces deux pièces, la dernière est formée d'une moitié inférieure, verticale, et d'une supérieure, horizontale ; la première est un os quadrangulaire , unique, qui s'étend vers le bord postérieur de l'orbite. Cette manière de voir n'est cependant pas exacte ; car l'os antérieur est le pariétal.
Toute cette portion occipitale est très-petite . vertébriforme et communément séparée du pariétal,qui est situé au devant d'elle, par un large intervalle, de sorte qu'elle ne lui est contigué que par les extrémités externes de ses parties latérales, transverses; ce qui n'a pas lieu chez les crocodiles.
Le corps de la portion sphénoidale est court , carré, et se prolonge communément, en avant, en un os court , pointu, impair et moyen , di-
découverte par M. Geoffroy-Saint-Hilaibe sur plusieurs fœtus humains monstrueux. Ce que M. Meckel nomme portion squameuse se décompose en trois élémens de chaque côté; ces élémens sont, en procédant d'arrière en avant, i° l'occipital latéral, ou eœoccipital , qui est le périal du corps le plus postérieur du basilaire ou du basisphènal ; 2" le suroccipital , ou l'épiât de ce même cycléal • 5° une troisième partie de l'occipital , Yinter-parie'tal , épiai du second cycléai, que fournit le basilaire, en comptant d'arrière en avant. Les exoccipiranx , les suroccipitaux, unis au basilaire. concourent à constituer le contoor du trouoccipilah (Af. des Tr.)
rigé en haut, qui quelquefois n'est pas uni an reste de l'os principal; à sa face supérieure, ce même corps se prolonge, à son milieu, en deux os plus petiîs et encore plus dirigés en haut; à sa face inférieure, au contraire, il se termine en avant el en arrière en deux autres os, dont ceux du devant, sont les plus considérables.
Les pièces ptérjgoïdes el les grandes ailes ( 1 ) du sphénoïde se composent, en partie, comme chez les orvets, en partie, comme chez les serpens communs; en effet, l'aile supérieure du sphénoïde est un os alongé , les apophyses ptérygoïdes externe et interne sont séparées Tune de l'autre.
Les dernières sont très-petites chez les geckos, les premières sont éloignées l'une de l'autre par une distance extraordinaire, ce qui est une grande analogie avec la conformation des grenouilles.
Chez les crocodiles , les pièces ptérygoïdes inférieures présentent des exceptions considérables au type des autres sauriens.
Elles consistent , il est vrai, comme chez ces derniers, en une pièce postérieure et interne, plus grande , et en une antérieure et externe, plus petite; mais ces pièces, surtout les internes , sont :
(i) Les. premières renferment les hé risse aux , cataaux de la vertèbre cérébrale, les secondes sont les ptéréaux ou épiaux de la même vertèbre. {N. des Tr.)
d'aNATOMIE COMPARÉE. 7'2()
iù Beaucoup moins alongées et plus larges que chez les autres reptiles ;
•2° Elles se rencontrent dans la ligne médiane et eu haut avec le corps du sphénoïde ;
5° Les antérieures et externes ne s'appliquent pas seulement à l'extrémité postérieure du maxillaire supérieur, mais aussi à la région moyenne de l'os malaire.
Les gavials présentent une particularité ; c'est le renflement subit de toute la partie du sphénoïde située au dessus des os palatins; elle se transforme en une grosse vésicule osseuse, qui se porte en haut et en dehors , et est entièrement séparée de celle du côté opposé, à l'extérieur. Quand on ouvre ces vésicules, on voit qu'elles ne forment qu'une cavité, car il n'y a point de cloison. Ce sont évidemment des dilatations considérables de la cavité nasale. Je nen ai trouvé aucune trace sur le crâne d'un individu très-jeune; je les ai vues, au contraire, chez tous les sujets adultes. Les autres crocodiles n offrent qu'un léger indice de cette disposition.
Chez plusieurs sauriens, notamment les iguanes, les monitors , les crocodiles , il y a , au devant . au dessus et en dedans de la grande aile du sphénoïde, à la paroi antérieure du crâne et derrière l'orbite, un petit os, plat, convergent avec celui du côté opposé; je le considère
7 3° TRAITÉ GJÎHjhlAL
comme Y aile antérieure ou la petite aile du sphénoïde ( i ).
a. Temporal
Le temporal (2) est formé très généralement du rocher, de la partie mastoïdienne , de Yécailleuse et de X articulaire.
(1) Ingrassial de M. Geoffboy-Saint-Hilaire ; il est du double plus étendu que le ptéréal ou grande aile ; il le précède , et vers le plafond du crâne il atteint le pariétal en arrière et le frontal en avant. (TV. des Tr.)
(2) L'autour de la Philosophie anatomique ne reconnaît pas de portion mastoïdienne; elle constitue son temporal . et quant à la portion écailleuse de M. Meckei,, elle forme, l'os jugal de M. Geoffroy. Les connexions de ce temporal avec \e jugal ,\e pariétal et Yadorbital '■ , pour embrasser celte grande lacune que ton rencontre à la tête du crocodile, et qui n'est autre que la fosse temporale , appuient ces déterminations. Lê rupéal , sans y comprendre les osselets de l'ouïe , donc il ne sera question que lorsque M. Mecrei. traitera des organes de l'audition ,,est nu autre élément qui fait partie de ce qui est appelé ici rocher. Les rupéaux con sistent en deux sphères contiguè's, ouvertes transversalement de part en part ; ils sont, couverts chacun par une plaque qui les embrasse, et qui est empruntée à l'occipital supérieur. La portion articulaire est spécialement formée par lexerria/ et le tympanal. Il faut ajouter à ces os, pour constituer le. caisse du tympan, le cotyléal. Le premier de ces os, le serrial, est la- grosse tnbérosité du cercle du tympan , et la troisième, ou le cotyléal, un élément osseux qui avait été di signé sous te nom de temporal pur ;M. CoVi'eik A ee» pièces s'ajoute cucore, en dehors , le stylliiuL Lu cotyléal , dans le
«ÀNATOMIB COMPAPÉK. 7?*
Le rocher forme, chez les monitors, une branche antérieure, large, longitudinale , une postérieure, transversale et une partie moyenne, petite, concave à la foce interne, convexe à l'externe. Chez les iguanes et ies crocodiles, il ressemble à celui des batraciens , c'est-à-dire, il est beaucoup plus simple.
La partie mastoïdienne est communément petite, mince, alongée; elle ne saille pas eu arrière, mais se porte de l'extrémité supérieure de la partie articulaire en avant. Chez les crocodiles, elle est située à la face supérieure du crâne, dont elle constitue la partie postérieure et externe; elle est triangulaire et se termine par une apophyse dirigée en arrière, en dehors et eu bas, qui s'appuie sur la partie condyloïdienue de l'occipital.
Elle est suivie, en avant, de quelques pièces, qui semblent appartenir à la partie éeailleuse du temporal, et dont l'antérieure, qui est la plus grande , s'applique latéralement contre le pariétal.
Chez les lézards, du moins le lézard vert ( l. viridis) et le lézard occellé (/. ocellatd), surcrocodile , est une lame alongée, employée comme un anneau d'articulation , et sert à fixer le maxillaire supérieur sur les parties de la caisse; cette, union, qui est médiate, t'opère par le moyen <iel'adorbàal qui est en devant, et en arrière, parla grosse tubérosité qui tient lieu de conilylc maxillaire, et qui est formée; par le serrialel \v.lympcuud . (iV. des Tr.)
tout chez celui-ci, la pièce antérieure est fort considérable et large, ce qui estime analogie avec les chélonées.
YjOS carré est d'ordinaire considérable, vertical-, fort concave en arrière dans le sens de sa longueur, convexe en avant, garni inféricurement d'une surface articulaire large, transverse, concave au centre. Chez les crocodiles, il est situé, en majeure partie, sous la pièce condyloïdienne de l'occipital, et descend obliquement d'avant en arrière, de haut en bas et de dedans en dehors : immédiatement au devant de l'os carré (1), on trouve un os arrondi, tantôt plus alongé , tantôt plus plat, qui touche en avant à Los malaire, en haut, du moins souvent, à la partie écailleuse, et dont il a déjà été question chez les chéloniens .
Les crocodiles se distinguent des autres sauriens par la suture immobile de la partie articulaire avec le reste du temporal, tandis que chez ceux-ci, elle y est unie mobilement, d'après le type offert par les orvets.