Vomer
Le vomer (1) est divisé en deux moitiés latérales, sur la ligne moyenne; il est alongé^ plus large en avant, plus étroit dans sa partie postérieure , qui est la plus grande ; il semble manquer quelquefois comme os propre, par exemple aux crocodiles.
(1) Le vomer est identiquement le voméral; il en existe un de chaque côté dans le crocodile. Les vome'raux sont unis par un rebord intérieur et vertical au rhinosphénal ; leur engrenage avec celui-ci est favorisé par une . scissure produite par le protosphénal , à son union avec le rhinosphénaî. lÀsei\Ann. des sciences naturelles , t. III, p. »4i.
{N. des Tr. )
TRAITÉ GKJNÉltAl, «S. Os palatin.
Les os palatins (1) existent constamment. Ce sont, comme de coutume, desplaques alongées , divisées antérieurement, dans une étendue plus ou moins considérable, en une branche externe et en une interne; elles sont séparées l'une de l'autre , sur la ligne médiane, dans toute leur longueur ; cela est surtout frappant chez les geckos. Chez les crocodiles , au contraire , elles se touchent sur la ligne médiane dans toute leur longueur.
g. Os nasal.
Les os nasaux (2) sont toujours doubles, alongés, articulés par des sutures immobiles avec tous les os voisins,
(1) L'os palatin est le palatal de M. Geoffroy-Sawt-
HlIAlRE.
(2) Le nasal, auquel cette dénomination est. conserver. Les nasaux séparent les adnasaux. (iV. des Tr.)
d'an ATOM1K COMP-ARÉK.
io. Os malaire.
Uos malaire (i) est communément mince, iilongé , convexe à sa face inférieure, concave à !a supérieure, qui forme le bord inférieur de l'orbite.
Il est d'un volume et d'une largeur extraordinaires chez les crocodiles, bifurqué postérieurement en une branche supérieure, verticale et en une inférieure, horizontale. Il manque tout-
à-.faj.t aux geckos.,
i l, Os l icrymal (2).
('/est un os considérable, situé au haut de la
(1) Cet os est Y adorbital. M. Geoffroy considère cette pièce comme un des élémens du maxillaire supérieur prolongé fort en arrière, et non comme l'os malaire ou jugal. Le jugal est, suivant lui, en avant du temporal; il ne concourt que jieu à constituer l'orbite. Ce jugal a été désigné sous le nom de frontal postérieur. Ok.en a désigné sous le nom de jugaux plusieurs pièces déterminées autrement par M. Geoffboy. (N. des Tr.)
(2) Le lacrymal conserve son nom dans le système crânien établi par M. Geoffroy. On sait que c'est le même os
face, au devant de l'orbite, en haut et en arrière du maxillaire supérieur, entre cet os, le malaire , le frontal et l'ethmoïde ; il est percé d'un trou d'avant en arrière.
ia. Maxillaire inférieur.
Le maxillaire inférieur (i) des sauriens est , dans la plupart de ces êtres, alongé et peu élevé. Ordinairement l'angle dépasse un peu en arrière la face articulaire ;chez les crocodiles, il la dépasse de beaucoup. Il existe à la face articulaire un enfoncement musculaire , dont on voit s'élever chez ces animaux , dont il faut excepter les crocodiles, une saillie ordinairement considérable ; saillie qui est l'apophyse coronoïde.
que l'unguis. tes autres pièces du système crânien font partie de divers autres appareils qui ne sont pas encore décrits par l'auteur ici traduit.
Pour rapporter chacune des pièces dont il s'est agi ici à l'appareil vertébral dont elle fait partie, voyez les notes précédentes, indiquant la composition de chacune des sept vertèbres de la tête. Lisez , Annales du Muséum, tom. XI , et Annales des Sciences naturelles , tom. III, pag. 173, 241 et49o. {N.desTr.)
(1) Les pièces qui existent de chaque côté du maxillaire inférieur ont été indiquées ci-dessus. Voyez la note de la page 443. {N. des Tr.)
iVanatomie comparée- 74 1
Il est essentiellement composé du même nombre de pièces que le maxillaire inférieur des ché- Ioniens et des orvets. La différence principale qui distingue les sauriens des ché Ioniens se réduit à ce que, chez les premiers, les deux pièces antérieures , quoique unies par une suture immobile, ne sont pas confondues , tandis que, chez les chéloniens, elles sont toujours soudées et ne constituent qu'une seule pièce.
L'os qui recouvre en dedans la pièce dentaire est ici beaucoup plus long, et s'avance tellement qu'il en occupe presque toute la longueur, s'étend presque jusqu'à l'extrémité antérieure de cet os, et transforme par là le sillon existant chez les chéloniens, en un canal qui chemine sous les dents; disposition conforme à la longueur de tout le maxillaire inférieur et surtout de sa partie antérieure, et en rapport avec la présence des dents. Chez les geckos, je n'ai pas pu séparer cette pièce d'avec la pièce dentaire ; mais j'en ai trouvé un rudiment très-petit à la face interne du maxillaire inférieur. La pièce supplémentaire postérieure ne concourt pas à la formation de la face articulaire.
Ordinairement il n'offre de trou nulle part; mais chez les crocodiles on y voit généralement fort en arrière : i° une ouverture alongée, considérable , située dans la paroi externe , conduisant à la fosse, qui existe entre la pièce dentaire et celle qui la recouvre ; 2° plus en avant,
74^ TUAITÉ GÉNÉRAL
une ouverture plus petite, également alon^ée , clans la paroi interne. Ces ouvertures proviennent, sans doute, de la longueur considérable de ia mâchoire inférieure, qui empêche l'ossification complète.
D. LA TÈTK DES RKPTILkS CONSIUKKÉE Ei\ G 1.N Él. A !.. | 28,.
La tète osseuse des reptiles diffère de celle des poissons, en général, par un nombre moindre et une articulation moins mobile des pièces dont elle est formée. En même temps, la partie supérieure, ou le crâne , est proportionnellement plus grande que l'inférieure , ou la face.
] . Batraciens.
Les caractères les plus généraux de la tète (les batraciens sont l'aplatissement de haut en bas, l'étroitesse , le peu de hauteur et la longueur du crâne, la brièveté de la voûte palatine, la présence à l'occipital de deux condyles, convergeant de haut en bas et de dehors en dedans, une union non interrompue de l'orbite et de la fosse temporale, l'absence complète du plan cher et de la paroi postérieure de l'orbite, et enfin la petitesse des cavités olfactives.
d'aN ATOMTTî COMPARÉE. J [\7>
Chez les batraciens urodèles, particulièrement la sirène et le p ratée, la tête est beaucoup plus alongée que chez les anoures; chez le protée, elle est plus étroite, apointie en avant, taudis qu'elle est, chez les autres, plus large , par conséquent plus semblable à celle des batraciens anoures. Il existe chez la sirène , en haut entre le pariétal et l'occipital, un intervalle considérable, qui manque chez les autres.
Chez les batraciens anoures, la tête est encore plus plate que chez les urodeles; mais elle est en proportion beaucoup plus courte, de sorte qu'elle est plus large que longue. Cela est surtout frappant chez le pipa et les crapauds, et particulièrement les agua , où elle forme un demi-cercle, dont le bord antérieur et convexe est formé par la face, et le bord postérieur, qui est droit, par la partie postérieure du crâne. La face supérieure du crâne des grenouilles est, le plus souvent , plane ou légèrement convexe ; chez les crapauds et le pipa , elle est plus ou moins concave; chez quelques-uns , par exemple les bufo igneus et gibbus , ainsi que les raines, elle est percée d'une fontanelle, qui occupe la majeure partie de sa longueur. Cet intervalle est surlout fort considérable entre la partie supérieure de la tête, du crâne particulièrement , et la partie inférieure et externe; ce qui tient à l'ampleur des orbites.
TRAJTJÎ GÉBÉRAh