‹ Traité général d'anatomie comparée [electronic resource]Chapitre 22 sur 124 · II. I l · texte numérisé non relu

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contre les autres dans toute leur étendue, ou qui restent plus ou moins séparées vers leur bord libre. Le développement de ces lames n'est pas uniforme, mais il se fait à différentes époques de l'année (1). Elle offre communément un haut

(1) Ces couches superposées sont surtout évidentesdans les nuîruES. On a donné le nom de structure feuilletéeà la disposition offerte par la coquille de ces animaux. Les bords des lames quise voient à la face externe de la coquille constiluent ce qu'on nomme les stries d'accroissement. La structure feuilletée devient surtout évidente après que ces coquilles /formées de cette manière, ont été exposées à la chaleur et à la longue action de l'air, à cause de la destruction de la matière muqueuse qui liait non-seulement les molécules de chaque lame, mais encore les couches superposées.

La structure des peignes et des patelles diffère de cette dernière; les couches composantes y sont mieux liées, les molécules calcaires y sont plus rapprochées; ces coquilles peuvent être chauffées fortement sans se déliter.

Les jambonneaux présentent une autre disposition : les molécules calcaires, en formant des lames composantes, se correspondent et se placent au-dessus les unes des autres dans toutes les couches qui composent la coquille. Cette structure est la structure fibreuse.

Dans quelques coquilles les deux structures alternent ; une partie de leur épaisseur est simplement feuilletée, l'autre est fibreuse; c'est une structure fibro-lamelleuse. Les coquilles nacrées se rapprochent beaucoup des dernières; la partie nacrée semble être toujours lamelleuse, et l'autre fibreuse et plus ou moins oblique.

Il existe encore une autre sorte de structure: c'est la structure vitreuse ; elle est produite à l'époque où la coquille est parvenue au degré de grandeur dont elle est susceptible; le

d'anatomik comparée. i65 degré de consistance, qui provient d'une grande quantité de carbonate de chaux, quelquefois mêlé

derme paraît sécréter alors une plus grande quantité de matière calcaire et inoins de matière muqueuse ; les molécules sont plus serrées, plus entassées et plus uniformément disposées ; les irottemens du manteau achèvent avec l'âge de polir la surface du dépôt.

On trouve des exemples de la structure vitreuse particulièrement à l'ouverture de la coquille dansées cisyuEs, les porcelaines, etc. C'est cette matière qui remplit, les trous dont cette coquille peut être percée par accident j c'est de cette matière qu'est formée la partie postérieure de la spire des coquilles lurriculées, ce qui force l'animal à l'abandonner. La substance calcaire de structure vitreuse est très-cassante, et dans toutes les directions - cela permet d'expliquer la décollation de la spire dans plusieurs mollusques céphalés.

Les couches composantes sont rarement colorées; la coquille est le plus ordinairement blanche ; une coquille complètement dermale n'est pas colorée, parce que le pigmentum est resté à la partie de la peau qui la recouvre.

La coloration des coquilles peut donc être due au pigmentum; telle est la coloration de leur surface externe: elle peut en outre dépendre de l'arrangement mécanique des molécules calcaires- telle est la coloration irise'e, comme le prouvent les expériences de 31. Brewster • elle est quelquefoi*, à la surface interne de certains bivalves , lerésultat d'une imprégnation qui s'étend peu à peu en surface et en profondeur, et que produit une humeur formée par quelque organe de l'animal qui la teint de cette manière.

Les bords du manteau fournissent seuls la première de ces colorations, et c'est particulièrement lorsque l'animal est jeune et qu'il est exposé à l'influence de la lumière, que les couleurs sont plus varices et plus intenses.

Réaumura fait a ce sujet des expériences ; cette coloration

1 6/|. ' TltAlTÉ GÉNÉRÂT

d'une petite portion de phosphate. Ce carbonate est uni à la substance albuminiforme ani-

est superficielle et se détruit par l'a clialeur. Dans les pobcei.aines elle est plus profonde. Bruguieri a expliqué ce fait. Lorsque l'animal est adulte , les bords découpes du manteau, pourvus d'espaces fournis de pigmenlum, déposent, avec la matière éburnée qui épaissit la coquille, une nouvelle sorte de matière colorée qui est disposée par taches, parce que les espaces ne tombent pas justement sur les lieux de premier dépôt.

L'ordre dans lequel se fait le dépôt de couches successives qui forment la coquille est tel, que la moins étendue et la première formée est aussi la plus externe.

La forme de la coquille est entièrement subordonnée aux formes mêmes du manteau ; elle est découpée et prolongée en épines creuses , si le manteau est lui-même découpé et présente des lanières ; cesse-t-il d'offrir à certains âges ces lanières et ces découpures, la coquille s'accommode encore à sa forme, et sa nouvelle disposition en reproduit le dernier changement*

L'accroissement dé certaines coquilles est uniforme ; celui d'un certain nombre d'autres est sujet à des intermittences. Dans les premières les stries d'accroissement se recouvrent d'une manière presque insensible; dans les secondes, des intervalles maqrués entre les couches diverses, ou des bourrelets saillans indiquent ces intermittences. Au terme de l'accroissement, la coquille présente un bourrelet ; si la matière vitreuse qui le forme continue ;'i se déposer, l'ouverture peut en être fort diminuée et être garnie d'un péristôme continu. Les dents qui modifient l'orifice d'une coquille univalve sont produites par les cannelures du manteau.

Les coquilles présentent des e'chancrures, des sinus et des impressions qui sont le produit de la pression de quelqueorgane, et souvent des prolongemens du manteau ou des

d'àHA.TOM1£ COMPARÉE. 1 65

maie, qui constitue à elle seule la coquille beau^ coup plus molle qui est propre à certains mollusques.

On peut, en traitant les coquilles avec des acides étendus, en précipiter le sel, de sorte qu'il ne reste que la matière animale conservant la forme de la coquille. Les coquilles molles se trouvent chez plusieurs gastéropodes , par exemple dans les aplysies et les pleuvobranch.es , où elleestréduite à n'être qu'une petite lame mince, cachée en totalité ou en majeure partie dans la peau du d-os. L'enveloppe des acéphales nus, quoique bien plus étendue , doit sans contredit être rangée ici ; elle est à la coquille des acéphales testacés ce que le squelette des poissons cartilagineux est à celui des poissons osseux. Il est digne de remarque qu'elle n'offre point de traces de divisions analogues à celles des coquilles ; on voit également la tête des poissons cartilagineux se distinguer de celle des poissons

insertions musculaires. La coquille est d'abord membraneuse, elle ne se solidifie que graduellement. Les élémens calcaires en augmentent avec l'âge. Par les progrès de cette circonstance, les tubercules et les piquans que présentaient la coquille cessent d'être tubuleux, ils s'usent et s'effacent • les sinus s'agrandissent, les couleurs se ternissent, la coquille se couvre de dépôt crétacé , la capacité en diminue , les univalves se cloisonnent. Quand la mort de l'animal est arrivée, la substance solide se cristallise , elle devient très-friable. Ducr. de JJIainv. , Manuel de malac. , p. 86 et suivantes..

(Note des traducteurs.)

osseux par le très-petit nombre de pièces dont elle est composée.

La coquille est liée aux autres parties par les mêmes rapports que ceux qui unissent les autres organes entre eux; on peut démontrer qu'elle reçoit des vaisseaux d'autres régions du corps.

La présence de pièces calcaires , grandes et petites, qui, dans quelques espèces, par exemple, chez Yarion de M. de Férussac , constituent la coquille , n'est pas un fait contradictoire à la dépendance mutuelle de cette partie de l'animal et des autres organes ; puisque ces pièces sont unies entre elles par du tissu muqueux.

On peut élever contre l'opinion d'après laquelle la substance de la coquille serait formée dans un organe particulier , le sac calcaire , les mêmes objections qui ont été faites plus haut(i), au sujet de la formation du test des échinodermes.

Les mollusques qui viennentimmédiatement après les cirripèdes sont, à l'exception des oscabrions, les mollusques multivalves, division laplus inférieure des acéphales, dans laquelle on comprend avec raison les conchifères crassipèdes de M. Lamarck.

On trouve chez les tarels (tej-edo), à l'extrémité antérieure et à la postérieure du corps qui est très-alongé, deux petites coquilles laté-

(i) Pag. 22-23.

d'anatomie comparée. 167 raies symétriques , qui sont par conséquent séparées Tune de l'autre de toute la longueur de l'animal. Les pièces principales, situées à l'extrémité buccale, sont les plus considérables; la forme en est très-convexe; leur plus grande largeur s'étend de la face dorsale à la face abdominale; elles sont plus élevées à la première qu'à la seconde, et offrent à la partie postérieure de la face interne plusieurs saillies servant de points d'attache aux muscles.

Les valves situées à l'extrémité opposée et qui entourent les deux tubes par lesquels le corps de l'animal se termine, sontaplaties, oblongues; leur plus grande étroitesse existe à la base , par laquelle elles sont fixées dans le manteau.

Je doute que le tube, ouvert aux deux extrémités , qui renferme le corps de l'animal , lui soit aussi étranger qu'on l'admet communément. Malheureusement je n'ai eu occasion d'examiner que des individus sortis du tube; mais j'ai trouvé souvent quelques pièces de ce tube encore attachées à l'extrémité postérieure de l'animal et très-intimement unies avec le manteau. Joignez à cela que , dans les genres voisins , aspergillum et clavagella , les valves sont fixées dans le tube.

Il est assez vraisemblable que les cinq valves des lepas, ainsi que la coquille externe et Je. quatre valves intérieures des b alunites correspondent aux quatre valves et au tube des larets.

Chez les pholadairesVd paire de valves,, qui est

l68 TRAITÉ GÉNÉRAL

la seule existante chez les autres bivalves (1) , a pris sur les pièces accessoires un développement proportionnellement plus considérable; celles-ci existent, mais ne se trouvent pas toujours à la même place.

(1) On a séparé des bivalves les tarels et genres voisins; ils font partie des lubivalves. Le nombre des pièces qui entrent dans la composition des coquilles non tubuleuses a servi à les partager en coquilles : 1° univalves, qui sont formées d'une seule pièce; 7." subbivalves, dans lesquelles on rencontre une pièce principale et une pièce accessoire; 3° bivalves ; t\° tubiv.alves, dans lacomposition desquelles entrent deux pièces principales et une pièce accessoire ; 5° multivalves , que constitue un grand nombre de pièces.

Les multivalves sont de trois sortes ; 1° les se'riales, qui sont composées de plusieurs pièces transversales, imbriquées comme dans les oscabbions ; 2° celles qui sont formées de cinq valves ou plus, symétriquement rangées à droite et à gauche et quelquefois même placées en écailles et réunies entre elles au moyen de la peau comme dans les amatifes^. 3° enfin celles qui sont disposées d'une manière circulaire, comme dans les balanes et genres voisins. Ce sont les subcoronales de M. de Lamarck.

Les lubivalves ont les deux valves des bivalves proprement dites, mais sont entourées d'une troisième pièce en forme de tube, les tabets, les pholaoes, les fistulanes, etc.

Les bivalves ont deux pièces appliquées sur les côtés de l'animal, et dans un rapport plus ou moins étroit avec lui.

Les subbivalves ont aussi deux pièces ;. mais l'une d'elles est analogue à la coquille univalve ; l'autre est une pièce accessoire : ce sont des univalves operculées.

La forme de la pièce unique qui forme les coquilles univalves esi très-variable. De Blainville , ouvrage déjà cité.

[Note des traducteurs. )

d'anatomie comparée. 169 Il n'entre pas dans mon plan de décrire plus longuement les coquilles des bivalves , je ferai remarquer seulement ce qui suit (1) :

i° L'extrémité supérieure de la face interne de ces coquilles présente très-généralement, sur le bord supérieur et au dessous, plusieurs saillies et enfoncemens : ces parties, valablement prononcées, s'engrènent et forment la

(1) On a placé diversement la coquille bivalve pour en déterminer les différentes régions. Réaumur, qui a été imité par Mûller, Dacosta, Draparnaud, M. Cuvier, etc. , et qui a été également suivi par M. Meckel , a supposé qu'elle reposait sur sa tranche , le ligament qui unit les deux valves étant placé en haut , comme si l'animal eût marché devant l'observateur. Dans cette direction , le ligament est en arrière du côté de ce dernier, et la partie plus ou moins saillante, vers laquelle convergent les bords, estplacéeen avant.

On a distingué à la coquille ainsi posée un diamètre vertical que M. de Blainville nomme sa hauteur. Ce diamètre est étendu du ligament à la tranche. Sa longueur est constituée par le diamètre opposé à celui-ci. L'extrémité antérieure de ce diamètre est désignée par l'appellation d'ouverture buccale ; la postérieure est anale.

Le bord où se trouve le ligament et qui correspond au dos de l'animal a été nommé bord dorsal; il présente en avant le sommet ou les sommets; celui qui forme la tranche est appelé bord abdomkial- La circonférence de la coquille est constituée par tous ces bords [piargines). Le limbe est compris entre les bords. L'une des valves est gauche, l'autre droite. Linnéc , MM. de Lamarck. et Bosc ont considéré la coquille dans le sens inverse par rapport au bord dorsal et abdominal; mais les côtés restent les mêmes. (De Blainville.)

( Note des traducteurs. )

charnière ( cardo ). Celle-ci offre des degrés de composition très-variés. Dans quelques genres , par exemple le genre acarde {acardo)., il n'en existe pas la moindre trace ; l'huître (ostrea) n'offre qu'un léger enfoncement dans chaque valve. On trouve au-dessus de la charnière, à l'extérieur de la cavité de la coquille, un ligament très-élastique , composé en partie de substance fibreuse, en partie de substance musculaire ; cette production étendue d'une valve à l'autre agit par son élasticité en sens contraire de l'action contractile des muscles qui rapprochent les valves.

2V Les valves sont très-généralement symétriques sous tous les rapports; cette règle souffre des exceptions. Il est des animaux dans lesquels ces pièces de la coquille offrent des dissemblances, soit de volume, soit de forme, soit de coloration.

3° Les valves sont ou toutes deux libres , ou l'une d'elles est attachée au sol ou à d'autres corps. Avec cette circonstance coïncide généralement le défaut de symétrie le plus prononcé.

Il n'est pas non plus rare de voir les valves de mollusques bivalves , parfaitement libres , offrir elles-mêmes un haut degré d'asymétrie. La plus remarquable, quand on fait abstraction du volume et qu'on n'a égard qu'à la forme, est sans doute offerte par les têréb ratules .

Dans ces êtres, non-seulement l'une des valves est plus convexe que l'autre , mais elle la dé-

d'anatomie comparée. 171 passe même considérablement au point de leur union par une apophyse mousse un peu recourbée. Elle est en outre, au milieu de cette partie, perforée par une grande ouverture arrondie. De chaque côté de cette ouverture et de la base de la valve naît une apophyse coracoïde considérable qui s'engrène au moyen d'un enfoncement correspondant avec la valve opposée ; la face interne de cette dernière est surtout remarquable par la dent qui la surmonte en dedans; dent qui ne se borne pas, comme de coutume, à la région du bord supérieur de la valve, mais qui s'avance jusqu'au-delà du milieu de sa face interne. La par Lie supérieure, qui en est la plus considérable, présente la forme d'une losange ; elle est creusée de trois enfoncemens, dont l'un, beaucoup plus grand que les deux autres, est situé au milieu. Ces enfoncemens reçoivent les deux dents latérales (1) de la valve supérieure. Du milieu du bord inférieur de cette partie, on voit une saillie étroite, mais élevée , se diriger exactement dans le sens de la ligne médiane de la face interne vers le bord inférieur ; elle se termine un peu au dessous du milieu de la face interne; en avant de sa terminaison , immédiatement sous son bord ira*

(1) Les cminences que présente la charnière sont appelées dents. Les principales qui sont sur le sommet sont les den!s cardinales, Les dents latérales occupent les côtés du soramet' (Noie des traducteurs. )

terne et libre , on en voit naître, en avant et en arrière , deux apophyses latérales , transverses , d'un volume assez notable ; disposition qui rappelle incontestablement le squelette intérieur de la plupart des animaux articulés.

L'organisation des coquilles des bivalves semble se lier par plusieurs voies transitoires à celle des céphalophores. i° Ces passages sont principalement fondés sur le manque de symétrie offert par les céphalophores , chez lesquels une des valves disparaît insensiblement.

Ce rapprochement rend très-digne d'intérêt l'existence d'un opercule ( i ) à la face inférieure du pied de plusieurs gastéropodes. Cet opercule , formé de plusieurs couches et coloré delà même manière que la coquille, semble être, quoique imparfaitement, une répétition de celle-ci; placé à l'orifice de la coquille, il en clot l'ouverture quand le pied est rentré, et se comporte comme on voit une valve se comporter à l'égard de l'autre chez les mollusques bivalves (2).

2° Un autre passage est établi , si je ne me

(1) V opercule est une production de la peau du pied. Il varie beaucoup en volume et en forme. Les variations de formes sont liées aux diversités de configuration de l'ouverture. Sa composition est également variable; on doit le distinguer de Vépiphragme , pièce indépendante de la coquille. ( Note des traducteurs. )

(2) Cette analogie de l'opercule avec une valve , avancée d'abord par Adanson , est contestée par M. de Blainville, qui

d'anatomie comparée. 170 trompe, des bivalves symétriques par les genres fissurellc , émarginule , patelle , plewobranche et halyolide , aux autres genres. Supposez deux valves symétriques souciées ensemble dans la ligne médiane, qu'il reste une lacune au milieu ou sur un point de la circonférence , vous aurez la coquille des fissureïles ou émarg/nules ; si ces lacunes disparaissent, ce sera la coquille des patelles, qui n'est pas encore contournée. Chez les halyotides la coquille se contourne ; mais elle est très-plate et ne présente que des courbures indistinctes. Plusieurs coquilles courbées et contournées, mais symétriques, nous citerons en particulier le capulus de Montf. , forment, des transitions insensibles entre les coquilles plates ou les patelles proprement dites et les halyotides qui se distinguent par leur peu de symétrie.

L'exactitude de celte manière de voir est confirmée évidemment par les traces nombreuses d'organisation transitoire que présentent les genres que nous venons de mentionner dans toute leur structure intérieure.

3° Les oscabiïons (1) paraissent être le chaise fonde sur ce que les deux valves d'une coquille bivalve correspondent chacune à un côté de l'animal - tandis que dans les subbivalves la coquille correspond constamment à :ia face dorsale et l'opercule au pied. (Voyez Manuel de • malacologie , p. 1 1 5. ) ( Note des traducteurs. )

(1) Les coquilles de ces êlrcs sont des mullivalves.

( Note des traducteurs: )

non inlermédiaireqni lie les tarets, les pholadaires, etc., aux gastéropodes. Peut-être le point d'intersection de cette transition avec la précédente est-il offert par le genre patelle, dont on peut concevoir aussi bien la coquille comme résultant de la soudure des valves, que les. oscabrions ( chitons} présentent disposées dans un ordre successif d'avant en arrière, que de la disparition de toute trace de séparation entre les deux moitiés latérales.

Les valves des oscabrions, qui sont très-généralement au nombre de huit, se recouvrent les unes les autres d'avant en arrière, et sont fixées lâchement à des, éminences transverses du manteau, formées de muselés et de tendons qui leur correspondent.

La plus antérieure et la plus postérieure des valves sont arrondies vers l'extrémité c orrespondante du corps ; les autres ont un bord antérieur et un bord postérieur droits. Ces valves terminales sont plus larges d'avant en arrière , plus étroites d'un côté à l'autre que les valves intermédiaires. Toutes les valves, à l'exception des premières, portent de chaque côté de leur bord antérieur , une apophyse peu large, mais assez longue, dirigée de dehors en dedans el de bas en haut; cette apophyse s'applique sous la portion musculaire qui précède immédiatement la valve.

Immédiatement au-dessus de ces valves prin-

d'ana/tomie comparée. 175 cipales, il existe ordinairement, sur toute la périphérie du manteau, une multilude de petites pièces testacées, oblongues, très-rapprochées les unes des autres.

11 est plus rare de trouver en ces endroits des faisceaux isolés de soies dures.

Avec le genre halyotide commence la disposition contournée de la coquille des univalves (1 ). Mais la coquille de ces animaux est encore trèsalongée, déprimée, plate et extrêmement peu contournée. On y remarque seulement : i° à l'extrémité postérieure de la face externe de la

(1) On distingue aux coquilles univalves : ï° un sommet qui est le point d'origine - 2° une base qui en est le terme • 3° un corps compris entre ces deux points extrêmes. On place l'animal d'une coquille univalve dans les mêmes rapports que celui d'une coquille bivalve. Il en résulte, en admettant la méthode adoptée par Réaumur, MM. Cuvier, de Blainville, etc. , que le sommet est en haut et en arrière, l'ouverture ou la base en avant et en bas; qu'il existe deux côtés à la coquille, l'un droit et l'autre gauche , et que l'un des bords de l'ouverture est antérieur et l'autre postérieur.

Le corps de certaines univalves est sans excavation j il est tubuleux dans quelques autres et très-contourné. Cet enroulement du corps de la coquille constitue la disposition des cochleïcles ou spi rivalves . Généralement les tours despire se sont opérés du sommet à la base en procédant de .gauche à droite : celles-ci sont les spirales normales ; d'autres s'enroulent en sens contraire. La cavité de la coquille est uniloculaire , monothalame , ou mulliloculaire , polythalame , cliambréc , cellulée et même cloisonnée, etc. (De Blainville , Manuel de malacologie. Paris, 1825.)

( Note des traducteurs. )

coquille, surtout vers son bord droit, un tour de spire court et peu élevé , dirigé en haut et à gauche, mais distinct du reste de la surface de la coquille ; 20 à la face interne, un enfoncement contourné, correspondant au tour de la spire ; cet enfoncement est imparfaitement séparé du reste de la cavité fort aplatie de la coquille, par une saillie droite , un peu concave à gauche, qui s'étend depuis la pointe de la coquille jusque vers l'extrémité postérieure du bord gauche ; 3° une différence considérable entre le bord droit et le bord gauche; le premier étant plus petit, plus droit, simple, tranchant et tourné en dehors ; le second commençant à la saillie dont il vient d'être question , étant plus long, bien plus convexe et proé minant en dedans dans presque toute sa longueur, à l'exception de sa partie la plus antérieure ; 4° enfin la série longitudinale d'orifices le long du bord. Ces orifices augmentent de capacité d'arrière en avant , deviennent plus nombreux et plus considérables avec l'âge; mais les postérieurs s'oblitèrent à mesure qu'il s'en forme de nouveaux à la partie antérieure.

Si d'une part la convexité plus considérable, si la disposition distinctement spiroïde , mais encore symétrique de la coquille du càpulus mène des patelles aux halyotides; si la convexité plus profonde, si un contournement plus prononcé de la coquille, et une saillie plus

DANATOMIE COMPAREE. I 77

forte du bord gauche de cette pièce calcaire, dans le genre stomate, conduisent des halyotides aux autres univalves ; il existe d'autre part d'autres genres voisins, dont la forme extérieure établit un rapport plus étroit avec les patelles, que la disposition intérieure de leur coquille rapproche davantage des univalves plus fortement contournés; chez ces genres, en effet , la cavité de la coquille est beaucoup mieux séparée par une saillie que chez les haljotides et les stomates. De ce nombre est le genre calyplrée , dont la coquille est conoïde , pointue, courte, presque pas contournée, surmontée à sa face interne et à son sommet par une saillie verticale, peu élevée, concave, et nes'étendantpasjusqu'au bord de l'orifice. La même disposition s'observe dans les genres navicelle et çrépidule, dont la coquille est alongée et présente surtout dans le dernier une forte saillie horizontale dirigée de la partie postérieure de la circonférence en avant. Les crépidules sont incontestablementleplns rapprochées des autres univalves , puisque les tours 'de spire de leurs coquilles sont toujours dirigés à droite, et par conséquent ne sont pas symétriques, tandis que les coquilles des autres offrent une symétrie parfaite ou presque parfaite.

Une autre disposition curieuse des navicelles consiste dans l'existence d'une pièce testacée, située dans l'intérieur du dos qui forme le passage ;aux ose ab rions.

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