II
Chez les antres univalves la coquille devient plus convexe. Le bord droit se comporte comme chez les halyotides et genres voisins, mais le gauche se recourbe plus fortement en dedans ; disposition dont nous avons déjà signalé les indices. Ce bord se renfle d'une manière variable vers la droite, et forme ainsi une coquille intérieure plus composée dans la coquille primitivement extérieure qui recouvre la première. Cette coquille intérieure, née d'un développement considérable du bord gauche de la coquille principale, forme ordinairement un grand nombre de tours de spire qui sont dirigés de l'extrémité postérieure à l'antérieure; de ces tours de spires, les internes et les postérieurs deviennent insensiblement plus petits ; ils se contournent de droite à gauche autour d'un axe cèntral, renflé , souvent creux , qui s'étend depuis l'extrémité antérieure de l'orifice de la coquille et du point de jonction du bord droit avec le gauche jusqu'au sommet ou à l'extrémité postérieure de la coquille. Cet axe, la columelle, a la forme d'une tige solide, et représente la moitié gauche et la plus petite du bord de ce côté qui se divise en deux branches d'avant en arrière.
Au point de jonction des bords gauche et droit, on trouve à gauche, chez beaucoup cYunivalyes, un demi-canal d'une longueur variable; ce n'est souvent , dans un grand nombre, qu'une simple échancrure ; cette ouverture reçoit
d'anatomie comparée. 179
un prolongement correspondant de la cavité respiratoire de l'animal.
Ce n'est pas ici le lieu d'indiquer les différences presque infinies qu'offre la forme de la coquille.
J'ai déjà parlé àe Y opercule que l'on rencontre dans plusieurs gastéropodes.
[1) Voyez p. 1 72.