I. CARACTÈRES GÉNÉRAUX UU SYSTÈME OSSEUX
Les conditions générales que présente le système osseux sont surtout les suivantes :
i. Position.
La plupart des os sont situés profondément entre les muscles qui les entourent, et sont séparés de la pea,u par ces mêmes muscles, ainsi que par les vaisseaux et les nerfs qui se rendent à ceux-ci et à l'organe cutané. Les muscles s'attachent par conséquent, au moyen de leurs tendons, à la périphérie des os. Il est rare que des pièces osseuses, propres, de formes diverses , soient situées librement dans la peau ; cependant les poissons offrent assez souvent cette disposition, et l'on peut en quelque sorte considérer comme un rapprochement vers cette disposition, vla tendance que manifestent certains de leurs os à se porter en dehors, surtout au crâne et aux membres antérieurs ; il en est ainsi d'autres os, principalement des côtes, chez les chéloniens.
• a. Forme extérieure.
Les caractères les plus généraux de la forme extérieure des os sont :
i° Un certain degré de lisse de la face exté-
d'anatomie comparée. 201 rieure dans la majeure partie de son étendue.
2° La présence de plusieurs inégalités , souvent considérables, que n'exclue pas cette disposition lisse, mais qui offrent elles-mêmes une surface unie, et dont les contours suivent fréquemment des courbes diverses.
Ces inégalités affectent plusieurs formes: d*abord celles (ï éminences, de saillies, à' apophyses, qui ont surtout une double destination. Elles sont le plus communément en rapport avec l'attache des muscles ; elles servent à en renforcer l'action, en agrandissant l'angle sous lequel ils s'insèrent et en augmentant eu outre la surface d'attache.
D'autres éminences servent à unir les os entre eux.
Ces deux espèces d'éminences se distinguent entre elles : les dernières sont encroûtées de cartilage; les premières en sont dépourvues. La plupart des éminences qui servent à l'attache des muscles sont rugueuses à des degrés différens.
Les éminences articulaires sont presque toujours lisses, mais quelquefois elles offrent aussi des inégalités très-considérables, dans les cas où elles concourent à former une articulation solide , qui en général est immobile.
Les os offrent, en outre, des enfoncemens } des cavités , des sillons , des fosses , des gouttières, situés en partie isolément, en partie sur
les apophyses dont il vient d'être question, et qui servent de point d'attache aux muscles, assurent la position des tendons, protègent les vaisseaux et les nerfs, et reçoivent des saillies osseuses.
Après ces enfoneemens viennent des ouvertures . des trous, des conduits, des canaux.
Quelquefois une gouttière est convertie en une ouverture, parce qu'il se dépose de la substance osseuse dans la partie ordinairement libre de sa circonférence, qui n'est formée que par du tissu cellulaire ou de la substance fibreuse. 11 existe aussi des ouvertures propres, constantes, qui , lorsqu'elles ne sont pas en rapport avec la nutrition des os, sont, d'une manièreplus ou moins passagère ou permanente, formées par plusieurs os. Ces ouvertures, ou sont placées à l'entour de grandes ou petites portions des systèmes circulatoire et nerveux, ou contribuent à diminuer le poids du système osseux, ce qui rend spécifiquement plus léger le reste du corps, ou bien enfin donnent passage aux vaisseaux nourriciers des os et aux vaisseaux sécréteurs de ia substance fluide qu'ils renferment.
On peut citer pour exemples de la première espèce, le grand trou occipital, le trou moyen des vertèbres, la plupart des grandes ouvertures latérales de celles-ci et des os du crâne ; une ouverture de la seconde espèce est le trou ovale du bassin.
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Les ouvertures qui donnent passage aux vaisseaux nourriciers et sécréteurs de la substance médullaire , se divisent très-généralement en grandes et en petites; celles-ci existent presque partout en très-grande quantité ; celles-là sont beaucoup plus rares et ne se trouvent que sur des points déterminés.
Tous les os ont un rapport général de configuration extérieure, en ce sens qu'ils forment, ce qui n'est pas également distinct dans tous .soit des anneaux entiers, qui sont des vertèbres, soit des parties d'anneaux, qui, par leur forme convexe et leur tendance à se souder entre elles, indiquent manifestement leur origine. Quoique ces portions d'anneaux soient parfois sensibleblemeut droites, on peut néanmoins démontrer leur nature primitive en étudiant leur mode de formation.