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CHAPITRE VI

AUTRES PROCÉDÉS NÉGATIFS

SECTION L — DAGUERREOTYPE.

§ 289. Des plaques et de leur polissage. — Les plaques ordinaires sont en cuivre rouge doublé d'argent. On dit qu'une plaque est au 30% au 40% quand l'épaisseur de la couche d'argent est du 30^ ou le 40^ de celle du cuivre.

On trouve aussi dans le commerce des plaques argentées par le galvanisme; elles sont préférables, paraît-il, aux anciennes plaques en doublé.

Pour que la plaque ne déchire pas les polissoirs, il est nécessaire d'en rabattre les arêtes et les angles avec une pince, de façon que la plaque, ainsi modifiée, puisse être maintenue entre les quatre agrafes de la planchette à polir représentée fig. 131.

La plaque est saupoudrée detripoli porphyrisé, une pincée pour une plaque quart sufiit. On y verse alors dix à vingt gouttes d'alcool à 38''; puis, réunissant la poudre et le liquide avec un morceau de coton cardé très-blanc et très-pur, on nettoie la plaque en traçant à sa surface de petits cercles. On promène ainsi le coton d'un bout de la plaque à l'autre en ayant soin de ne pas l'échauf-

/. , . ,, j j > j- , . . -, Fig. 131. — PluiicLieUe

ler et jusqu a sec. Cette opération termmee, on prend à poUr.

un autre morceau de coton avec lequel on enlève tout le tripoli ;

l'ouvrant et le retournant (en évitant que la sueur des doigts ne graisse

PROCÉDÉS NÉGATIFS

la plaque) ou bien renouvelant le coton, on continue à frotter, jusqu'à ce que le tampon soit recouvert d'un corps métallique noir : l'argent, qui polit la plaque. On achève avec un morceau de coton recouvert d'une trace de rouge d'Angleterre. Il est essentiel qu'aucune humidité des doigts ne vienne souiller la plaque. Elle est bien polie lorsqu'au contact de l'haleine elle offre un aspect mat (une couche irisée très-unie et à grains fins).

Pour polir la plaque, on se sert de deux ])oUssoirs parfaitement secs (fig. 132), ou planches à poignées, recouvertes d'une peau de daim, un peu plus larges que la plaque et de 60 centimètres de longueur. Le premier sert à polir rapidement la plaque, le second à rendre le poli plus parfait, le premier est complètement imbibé de rouge d'Angleterre,

le second n'en contient que les traces, qu'il prend après un usage prolongé. Prenant le polissoir au rouge, on en frotte vivement la plaque | Fig. 132 - Polissoir. jusqu'à ce qu'elle ait atteint i

un beau bruni noir. Il faut frotter dans le sens de la longueur de | la plaque, puis dans l'autre, en finissant par le premier. On avive la surface avec le second polissoir en peau de daim sans rouge. La plaque ainsi brunie est mise dans une boîte à rainures pour s'en servir le jour même. i

§ 290. Sensibilisation de la plaque. — La boîte destinée à renfermer les substances volatiles qui servent à sensibiliser la plaque,

consiste en une cuvette en porce- l

laine à bords rodés, munie d'un \

couvercle mobile en verre dépoli, i

le tout renfermé dans une boîte en !

bois, qui reçoit la plaque. En tirant |

le couvercle en verre, on soumet I

la plaque à l'action des vapeurs j

iodées et bromées. La fig. 133 |

représente une boîte jumelle, où 1

il y a deux cuvettes : l'une conte- |

Fig 131. - B„ite jumelle à iode et à bromure, naut Ic bromurc 6.6 cliaux, l'autrc j

l'iode. La plaque est placée sur un cadre en bois qui glisse dans une \

rainure et peut ainsi être soumise avec facilité à l'action successive j de l'iode et du brome. On étale au fond de la première cuvette une couche d'iode et dans l'autre une couche de bromure de chaux.

Elle est exposée pendant 30 à 50 secondes à l'action de l'iode, i jusqu'à ce qu'elle atteigne une nusmce janne d'or, puis elle est soumise

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