‹ Traité général de photographieChapitre 40 sur 102 · DAGUERRÉOTYPE · texte numérisé non relu

DAGUERRÉOTYPE

à Faction de la vapeur du brome jusqu'au vitrage violet (pendant ! 10 secondes environ).

! Les deux opérations précédentes se font dans un cabinet obscurci à I l'aide de rideaux (mais non des verres jaunes, qui empêcheraient de discerner les couleurs de la plaque), un faible rajon de la lumière du jour ne peut pas causer d'accident ; mais dans l'opération qui suit, on opérera à la lueur d'une bougie entourée de verres jaunes, car la plaque reçoit alors le maximum de sensibilité. Cette opération consiste à placer de nouveau la plaque sur l'iode, pendant environ 30 secondes. Elle prend une teinte bleu d'acier dans ce second iodage. Enfin, la plaque ainsi sensibilisée est mise dans le châssis, pour recevoir l'impression lumineuse. Elle se conserve du reste sensible pendant plus d'une demi-heure.

§ 291. Développement de l'image. — Voici l'appareil dont on se sert pour cette opération (fig. 134). Une boîte rectangulaire en noyer porte à sa partie supérieure une rainure inclinée de 45° dans laquelle s'engage le châssis de la chambre noire. Vers le milieu de la boîte, et à 15 centimètres de la plaque, se trouve une cuvette en fer, qui la partage en deux parties. Cette cuvette contient le mercure, dont la quantité varie de 4 à 600 grammes. Au-dessous se trouve une lampe à alcool, dont la flamme peut être réglée de façon à maintenir constante la température de mercure. Enfin, un thermomètre coudé à mercure, dont la boule plonge dans le métal échaufi^é et dont la tige sort delà f.^. 134. - Boîte à mercure, boîte, indique la température du bain métallique. Un carreau jaune se trouve sur le côté et sert à suivre, à la lueur d'une bougie, la marche de l'opération.

On commence par échauffer le mercure jusqu'à ce que le thermomètre indique une température de 50*^ à 60"". Le châssis qui porte la plaque est introduit dans la boîte, de telle façon que le mercure et la surface sensible se trouvent en regard. L'image se développe ordinairement en 2 ou 3 minutes, suivant la dimension de la plaque. Quand elle a atteint la perfection voulue, on la retire et on la soumet au fixage.

On reconnaît que le temps de pose a été trop long, si l'image est grise et les contours des objets effacés ; et trop court, si les parties fortement éclairées du modèle se dessinent seules.

PROCÉDÉS NÉGATIFS

§ 292. Du fixage. — La plaque est immergée 10 minutes dans riijposulfite de soude, puis rincée à l'eau pure. Ensuite, elle est mise sur un support à chlorurer (fîg. 135), et recouverte d'autant qu'elle peut retenir d'une solution de sel d'or (Lyposulfite d'or et de soude) dans la proportion de 1 gr. de sel d'or sur 1000 d'eau, et enfin cliauflée à l'aide d'une lampe à alcool de manière à produire rapidement des bulles sur toute sa surface. Les clairs de l'épreuve, qui présentaient au sortir de l'iiyposulflte une Fig. 1,5. - p,e,i à chlorure, peinte bleuàtro, deviennent, sous l'action de ce liquide, d'un beau blanc. Enfin, rejetant rapidement le chlorure d'or qui couvre la plaque, on immerge immédiatement celle-ci dans l'eau distillée ou dans l'eau de pluie bien filtrée, puis on la lave sous un fort courant d'eau de manière à enlever les dernières traces de sel d'or. On finit par de l'eau distillée et on sèche l'épreuve à la lampe à alcool.

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