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SECTION II. — APPAREILS DIVERS

§ 124. Boite à escamoter. — La boîte à escamoter représentée fîg. 40 et 41 est employée pour changer en pleine lumière les glaces préparées à l'albumine ou au collodion sec. En voici la description.

1)2 GÉNÉRALITÉS

La boîte à glaces (fîg. 40), se compose d'une boîte ABCDQ, de grandeur à contenir 24 à 25 glaces.

GF est un couvercle mobile glissant dans les rainures KL, AB, à frottement doux.

La partie IJMN est la plus intéressante de l'appareil. Elle se compose d'une planchette MN fixée sur le couvercle, et glissant avec lui entre les coulisses. Cette planchette porte une ouverture 0 de la largeur des glaces. Un tiroir intérieur poussé par un ressort la

Fig. 40, — lioîte__à glaces.

ferme constamment ; mais en tirant sur le bouton R, on ramène le tiroir auquel il est attaché, il ouvre alors l'ouverture 0, et retombe en vertu du ressort aussitôt qu'on le lâche.

AB est une bande de cuivre percée de trous espacés juste comme •les glaces à l'intérieur, H est une aiguille pointue portant un trou correspondant à ceux de la bande AB sur laquelle elle glisse en même temps que le couvercle entier. Au-dessous de chaque trou sont des numéros de 1 à 25.

Si, amenant l'aiguille H vis-à-vis d'un des trous, nous l'y arrêtons par une goupille attachée à la boîte au moyen d'une petite ficelle, nous serons sûrs qu'en ouvrant le ressort R, la glace placée en face du numéro sur lequel l'aiguille est fixée, passera par l'ouverture 0. Lorsque la lumière a agi, on fait rentrer la glace au même endroit, on avance l'aiguille d'un numéro, et par conséquent le châssis GF auquel elle tient, et l'on sait toujours à un moment donné combien de glaces sont impressionnées, et combien il en reste de disponibles.

Il s'agit maintenant de changer la glace en pleine lumière sans danger pour la couche sensible. On y parvient aisément au moyen

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du châssis à escamoter (fig. 41). Ce châssis se compose d'un bâtis analogue à ceux des châssis ordinaires, présentant du côté de l'intérieur de la chambre noire deux trappes verticales V, V, dont l'une dans la figure est ouverte et l'autre fermée. On les maintient dans cette dernière position au moyen de petits taquets de cuivre placés sur ABIM.

Sur la partie extérieure de ce châssis, est un cadre BCMN, qui permet au volet P de s'élever ou de s'abaisser dans son intérieur parallèlement à la surface AU. Ce mouvement est facilité par deux petits ressorts placés dans l'épaisseur du cadre, et qui repoussent le volet P vers le dehors. T est une bascule tournant autour d'un axe fixé sur le volet P. Elle a une épaisseur calculée de manière qu'en appuyant sur le volet P pour l'enfoncer, et faisant tourner la bascule parallèlement aux côtés MN et BC, cette bascule entre sous l'épaulement du cadre BCMN, et maintient le volet P immobile.

Dans la figure 41 on voit la bascule détournée, le volet P repoussé parles ressorts, et l'on aperçoit une fente au milieu de la face IJMN. C'est par cette fente qu'on introduit la glace préparée. Il faut pour cela que le volet P soit desserré comme dans la figure.

La glace étant introduite dans le châssis, si nous tournons la traverse T en l'appuyant sur le volet P, l'ouverture de IJMN se trouvera fermée par un rebord intérieur que porte le volet P. Voyons maintenant l'usage simultané des deux appareils.

Les volets V et V'du châssis (fig. 41) étant fermés et maintenus par leurs taquets, et la boîte â glace étant dans la position indiquée par la fig. 40, on détourne la bascule T pour desserrer le volet P. On place la partie JN du châssis dans la partie JN du couvercle de la boîte, on fait glisser dans cette coulisse la partie IJMN du châssis qui est garnie de deux petits coulisseaux de cuivre, jusqu'à ce que l'arrêt a vienne butter contre JN (fig. 41). Dans cette position, les deux fentes coïncident, et si, plaçant verticalement la boîte au-dessus du châssis, pendant que ces appareils se tiennent, on ouvre le ressort R, une glace, par son propre poids, tombera de la boîte dans le châssis. Vous laissez repartir le ressort R qui ferme la fente

(,4 GÉNÉRALITÉS

(lu couvercle, vous tournez la bascule T sous le cadre, elle appuie sur la glace intérieure le volet P, et en même temps, elle ferme la fente

£•. VERMOKCKEM SC.

Fig. 42. — AB table pour supporter la chambre noire ; K, L, vis en bois à volants E et F pour hausser la table AB; DC articulations pour lecas où la table AB s'incline ; GAIJ châssis de bois qui supporte le tout.

Fig. 'il, — A, table pour supporter In cliambre noire; E, vis pour l'incliner ; C, B. piècesà coulisses pour fixer fortcuiPut cette table lorscjun la vis E a joué; F, U. piècps <le bois à créinaillière pour hausser ou baisser la table, à l'uicle de la vis sans lin et «lu pignon FO ; ÎJKLN, trépied qui porte le tout.

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de IJMN. Vous séparez alors le châssis de la boîte au moyen des coulisses en cuivre IJ et en MN, dont il est parlé plus haut et le châssis est emporté à la chambre noire, et la glace est prête à être impressionnée.

Cette opération terminée, pour rentrer la glace impressionée dans la boîte, il faut agir inversement, réunir les deux appareils ensemble, détourner la bascule, pour rendre la glace libre, tourner le châssis verticalement au-dessus de la boîte, ouvrir le ressort R; la glace retombe â sa place, où elle est reçue sans choc par un caoutchouc disposé au fond de la boîte. On fait avancer l'aiguille H et le couvercle GF d'un numéro, on retourne sens dessus dessous la boîte et son châssis, et on recommence la même série d'opérations.

§ 125. Pieds de chambre noire. — Les chambres noires sont ordinairement supportées par un trépied, appareil trop connu pour en faire une description.

Les figures 42 et 43 représentent deux pieds d'atelier, le premier pour les chambres noires à très-long tirage et très-lourdes, le second pour les chambres grandes, mais courtes. La légende explicative placée au-dessous nous dispense de les décrire.

§ 126. Glaces, verres et boites à glaces. — On se sert généralement de glaces pour le procédé à l'albumine, et de verres ordinaires pour le procédé au collodion, sauf les dimensions au-dessus de 30^ sur 40.

Les glaces se conservent dans des boîtes à rainures en bois.

§ 127. Support à glace, crochets. — Pour supporter les glaces,

on emploie quelquefois des ventouses

de caoutchouc ou des cadres à manche.

La ventouse, ou boule creuse à rebords en caoutchouc épais, s'applique sur la glace en la comprimant pour en chasser l'air. Il est bon de mouiller les points de contact. En desserrant la boule, la glace y adhère (fig. 44).

Le cadre à manche (fig. 45) s'em- ventouse de caoutchouc .le

ploie beaucoup pour le développement m. Davaune.

des glaces au collodion sec, et il est très-commode. Un coup-d'œil &ur la figure suffit pour en faire comprendre la construction. Il est bon que les arrêts des coins soient moins élevés que la glace. Ces cadres peuvent se faire en bois verni, et les lames qui retiennent les glaces, en argent ou en ivoire.

Quant aux crochets, les meilleurs sont en baleine ou en argent.

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On les fait tantôt simples, tantôt bifurques. On sait qu'il est facile de ployer la baleine dans la flamme d'une bougie; après le refroidissement, elle conserve la forme qu'on lui a donnée.

Flg. 45. — Cadre à manche, avec coins d'ivoire.

§ 128. Cuvettes. — • Les cuvettes en gutta-percha sont les plus employées; elles sont plates, ou à recouvrement (fîg. 46). Ces dernières sont surtout commodes pour la sensibilisation de la glace dans le bain d'argent. La cuvette en porcelaine est meilleure, parce qu'elle

n'est pas attaquée par les solutions argentifères. On emploie en Angleterre des cuvettes en verre moulé encore préférables aux précédentes.

Fig. 46. -Cuvette en gutta-percha. CUVCttc à fond dc

verre se fait en enchâssant une lame de verre dans du bois de chêne verni à la gomme-laque, et en coulant de la cire à cacheter fondue sur

Fig. 4'7. — Crochet à glace.

Fig. 48. — Cuvette en verre moulé.

les joints. On en fait dont les bords intérieurs sont également garnis de verre, qu'on colle sur les parois à l'aide de glu marine fondue.

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Ces cuvettes ne durent pas aussi longtemps que les autres, mais elles sont recherchées à cause de leur bas prix, surtout pour les grandes dimensions.

Les cuvettes verticales méritent d'êtres mentionnées.

Le meilleur modèle, que nous ayons vu jusqu'ici, est fabriqué par M. Forrest, à Liverpool. Il consiste (fîg. 48) en une cuvette en verre moulé, à section elliptique, afin de ne pas érailler la couche de collodion de la glace qui j est introduite. Deux bandes de caoutchouc aa, reliées à un T en zinc, composent le support. Ces cuvettes sont excellentes à cause de leur solidité, du peu de liquide qu'elles tiennent, de la facilité avec laquelle elles se nettoient, et surtout, à cause de leur transparence qui permet de voir la glace. Pour les bains d'argent, les mêmes cuvettes sont construites en verre jaune, ce qui préserve la glace sensibilisée de l'action de la lumière. Pour le voyage, la cuvette D (fig. 49) s'enferme dans une enveloppe en gutta, ccB, qui sert de support; le couvercle E, en bois et caoutchouc.

Fig. 49 . — Curette en verre moulé et son couvercle.

s'adapte sur la cuvette avec la vis F. Ces cuvettes sont beaucoup plus solides que celles en gutta, et se ferment hermétiquement. On peut ainsi, en voyage, se passer de flacon pour le bain d'argent, le cyanure ou tout autre bain, puisque ces solutions se transportent dans les cuvettes mêmes.

On se sert, pour plonger la glace dans ces cuvettes, de crochets en verre cannelé et recuit (fig. 47). Une lame plate ferait adhérer la glace à son support.

Tout est donc verre dans cet excellent système, de sorte que les bains, surtout le bain d'argent, sont affranchis de tout contact étranger et dangereux.

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