‹ Traité général de versification françaiseChapitre 5 sur 54 · VIII PRÉFACE · texte numérisé non relu

VIII PRÉFACE

été téméraire de regarder la révolution romantique comme accomplie. Le bruit des récentes luttes littéraires était à peine apaisé. Aujourd'hui les œuvres de Victor Hugo sont entrées en possession de leur renommée, et la Légende des siècles^ parue en 1859, est à juste titre considérée comme un modèle achevé de Tart romantique, comme ime œuvre supérieure de laquelle la critique peut aTec alÉPrité déduire les lois de la mé-

trique nouvelte.

C'est pourquoi, voulant mettre en regard l'un de Tautre le xvir siècle, cette grande époque de l*att classique, et le xix® siècle, le premier de rère romantique, nous avons exclusivement porté toute notre attention sur les tragédies de Racine et sur les Légendes des siècle» de Victor Hugo. Les unes représentent l'art classique dans sa forme la plus parfaite, les autres Tart romantique dans sa forme la plus libre. Ces deux œuvres, si diflFérentes Tune de l'autre et entre lesquelles nous n'établissons jamais de comparaison, sont en quelque sorte les deux pôles, les deux points

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