LIN
Lignes a menus échecs et a amorces vives. Ce ! LIN et CHANVRE. Les anciennes ordonnances sont les lignes armées de petits haims, et qu'on défendent de faire rouir le lin et le chanvre dans les
amorce avec du petit poisson : l'usage en est défendu par l'ordonnance de 1669, tit. XXXI, art. 1 1. LIGNETTE. Petite ficelle que les pêcheurs et les oiseliers emploient pour faire quelques - uns de leurs filets.
On appelle aussi lignette ou brumet une ligne menue et fort déliée qui sert pour la pêche à la canne. V. Ligne.
LIGNEURSouLIGNOTIERS.On appelle ainsi, sur les vaisseaux moruyers , ceux qui pèchent avec des lignes. V. Morue.
LILINGA. Suivant Bélon, c'est ainsi qu'on appelle la vandoise dans le voisinage du lac de Bourron en Thrace , où l'on en prend une si grande quantité, qu'on en sale et fait sécher pour Constantinople.
LIMANDE , pleuronectes limanda. (Lin.) Poisson du genre des pleuronectes.
Description, — Ce poisson (P/. 'j^Jig. 2) a 66 rayons à la dorsale et 6 1 à la nageoire de l'anus ; la «audale un peu échancrée en croissant} les écailles dures et dentelées } la ligne latérale entourant la pectorale en demi-cercle , et allant ensuite directement jusqu'à la caudale} l'ouverture de la bouche étroite ; les deux mâchoires d'égale longueur; l'œil supérieur placé au sommet de la tête ; le côté droit jaune , le gauche blanc ; l'iris couleur d'or et la caudale brune. Il parvient rarement à plus d'un pied de long.
Habitation. — Ce poisson se trouve non-seulement dans l'Océan atlantique , mais encore dans la Baltique et dans la Méditerranée.
Nourriture. — La limande se nourrit de vers ou d'insectes marins et très-souvent de petits crabes. Propagation. — Elle fraie au printemps.
Qualités. — La limande est un poisson de bon goût, et comme il est très-abondant, on en mange à une grande distance de la mer. Le temps de l'année où il est meilleur, au moins dans les contrées du nord de l'Europe , est la fin de l'hiver ou le commencement du printemps} mais lorsqu'il a frayé, sa chair est moins savoureuse et plus molle. On le fait sécher sur plusieurs côtes de l'Angleterre et de la Hollande. On mange les limandes en friture , cuites sur le gril, après avoir été marinées, en court-bouillon ou entre deux plats.
Pèche. — On pêche beaucoup de ce poisson sur les côtes de France, et notamment sur celles de Bretagne : on le prend à la ligne et au filet.
LIMANDELLE.(P/. 7,/^. 3.) Poisson du genre pleuronecte, qui a 80 rayons à la nageoire du dos } les dents obtuses } les écailles arrondies et lisses} les lèvres grosses, l'ouverture de la bouche petite } la caudale presque rectiligne } le côté droit d'un brun clair, avec des taches blanches , et d'autres d'un brun foncé. On pêche ce poisson sur les côtes de France, où il atteint quelquefois 2 ou 3 pieds : il est rare.
LIMANDOIDE. Poisson du genre Pleuronecte. V. ce mot.
LIME. On appelle ainsi des endroits où la surface de l'eau est unie et comme en repos , et où ordinairement il se rassemble beaucoup de sardines.
rivières ou les étangs, parce que les eaux imprégnées des émanations de ces plantes acquièrent une qualité malfaisante, qui peut faire périr le poisson. Cette prohibition fut consignée non-seulement dans les ordonnances , mais encore dans plusieurs Coutumes, telles que celles de la Normandie, du Bourbonnais et d'Amiens. Elle était en vigueur dans quelques contrées d'Allemagne} nous la retrouvons même dans les constitutions du royaume de Sicile, en 1 220 , et il n'y était dérogé que pour des cas extraordinaires. V. Rouissage.
LINETÏE. L'un des noms vulgaires du perlon, poisson du genre des trigles. V. Perlon.
LINGARD. Morue longue , qu'on apporte salée de l'Amérique.
LINGUE ouMOLVE,^W«5 molva. (Lin.) Poisson du genre des gades (P/. ^^fig- 10) , qui a 2 nageoires dorsales} la nageoire de la queue arrondie} la mâchoire supérieure plusavancée que l'inférieure} un barbillon au bout du museau} le corps rond, brun en dessus , jaune sur \ès côtés et blanc en dessous , et très-long , ayant souvent 4 pieds et quelquefois le double de longueur, d'où lui est venu le nom de gade longj les nageoires grises , bordées de blanc , et tachées quelquefois de noirj les écailles oblongues.
habitation. — Le lingue ou la molve habite àpeu-près les mêmes mers que la morue. Il se trouve abondamment autour de la Grande-Bretagne, entre les Hébrides , vers le comté d'Yorck , et dans les mers de l'Amérique.
Nourriture. — Il se nourrit de crabes, de jeunes ou petits poissons, notamment de plies.
Propagation. — Il dépose ses œufs le long des marais que l'on voit à l'embouchure des rivières dans les mers qu'il habite. Le frai a lieu aux approches du solstice. La multiplication de ce poisson est immense} ce qui en fait, après la morue et le hareng , le poisson le plus important pour les mers du Nord. On en consomme beaucoup en Angleterre et en Norwege , d'où on en exporte encore davantage. Qualités. — La chair du lingue est fort blanche. On a émis plusieurs opinions sur sa qualité : Schoneveld et d'autres auteurs ont dit qu'elle était plus délicate que celle du cabillaud, soit fraîche, soit séchée ou salée. Anderson a observé que c'était avec ce poisson qu'on faisait, dans le Nord , le meilleur Tondfish et le meilleur klippjish ^ enfin, en Danemarck et en Angleterre, les lingues sont plus estimés que les autres poissons qu'on prépare de même. Les Schetlanddis préfèrent, pour leur usage, la chair du lingue frais à celle du cabillaud. D'un autre côté, plusieurs auteurs ont prétendu que les gros lingues étaient coriaces , et que c'étaient les poissons les moins estimés de ceux que l'on sale. Dans les ports de Flandre, on fait peu de cas des lingues frais} on trouve leur chair coriace, même spongieuse, et on assure qu'elle se corrompt promptement. Duhamel, qui rapporte ces opinions , pense qu'on doit les attribuer à la différence des saisons où on pêche les lingues, et il s'appuie de l'assertion de Lcuwenboeck, qui dit que les lingues sont de bonne qua-