AVA
AUCHON ou AUÇON. V. Achon.
AUFFE ou SPARTE. Plante qui vient d'Espaene, dont on se sert pour faire des filets à grandes mailles, et le plus souvent des cordages, qu'en Provence ou nomme sortis. Une pièce de ces cordages s'appelle mailles.
AUMAILLADE. Filet en tramail qui sert à la Teste-dc-Bucli pour la pêche dite cara. On y prend des sèches , des barbues, etc. On l'appelle aussi armaillade. V. Battude.
AUMEE. Nom que les fabricans de filets donnent aux filets à grandes mailles, qui sont des deux côtés des nappes propres à la pèche ou à la chasse , tels que le tramail et autres, V. Filet et Tramail.
AUllADO. Nom vulgaire du spare-dorade, sur les côtes de France , et principalement sur celles de la Méditerranée. V. au mot Spare.
AURERAS. On appelle ainsi en Provence les mailles d'une partie de l'aissaugue, qui ont 2 pouces et demi d'ouverture en carré. V. Aissavgue.
AURIOL. C'est le maquereau sur les côtes de la Méditerranée et particulièrement de la Provence. V. au mot Maquereau.
AUSSIERE. Corde faite avec plusieurs faisceaux de fils commis ensemble et roulés les uns sur les autres. On appelle aussi en Provence aussitre une bordure de filet, qu'on attache au bout des filets déliés.
AUVEL. Sorte de claie de canne pour faire l'enceinte des bourdigues} celles qui sont les plus serrées se nomment ségueriés ^ l'auvel courant a les cannes moins serrées. Quant à Vauvel à\\, canadou, les cannes sont encore plus écartées. V. Bourdigues.
AVAL (descente), du latin advallare ^ fait de ad et vallis , conduire d val^ aller en descendant. C'est un terme de navigation des rivières qui est opposé au terme di'amont. Un bateau navigue d'aca/ lorsqu'il descend, et à^ amont lorsqu'il remonte. Lorsqu'aç'a/ est employé dans ce sens, il a pour origine le latin advallis , d'où l'on a fait advallare., avaler, pour descendre. Avaler a ensuite produit avalaisoTi., pour une chute d'eau impétueuse.
Le vent d'aval est celui qui vient du couchant.
AVALANT. Un bateau qui va en avalant est celui c[ui descend la rivière. Le bateau montant doit céder à Vavalant.
AVALAGE, AVALESON, AVALLSON. Ces
termes , dit Garran de Coulon , sont synonymes; ils viennent de l'ancien mot aval ., qui veulï dire en bas.
Ils signifient littéralement descente ^ mais on les ti'ouve dans les titres de quelques seigneuries, pour désigner le droit d'avoir un gord.^ de mettre des nasses pour prendre les anguilles et les autres poissons qui y descendent , ou le produit de cette espèce de pèche.
Les pêcheurs de la Loire nomment encore avaloirs des espèces de fosses que l'on fait pour prendre les anguilles et autres poissons et qu'on nomme ailleurs gords , montnirs g\. pêcheries.
L'art. 21 ode la Coutume de Normandie \iOT\.G^ue jiul ne peut construire un moulin y si les deux rives