V. ce mot
POISSON DORÉ. V. Dorade chinoise.
POISSON GOURMAND. On a ainsi appelé la girelle , sans doute à cause de sa voracité. V. Gi-
relle.
POISSON JUIF. V. Marteau.
POISSON-LUNE. On désigne ainsi une espèce de tétrodon qui est ronde et brillante comme la lune en son plein , ainsi que le Gai verdâtre et le Chrjrsostose-Lune. V. ces mots.
POISSON A MOUSTACHE. C'est le silure.
POISSON DE ROCHER. On donne ce iiom à beaucoup de poissons qui se tiennent exclusivement parmi les rochers et les-pierres.
POISSON ROUGE. V. Dorade.
POISSO^S ROYAUX. On appelle ainsi, dans l'ordonnance de 1681 sur la pêche maiitime , les esturgeons , saumons , truites , dauphins, baleines, marsouins , veaux de mer, thons et souffleurs.
V. les réglemens concernant les poissons royaux, à l'article Pêche maritime , § i3.
POISSONS SACRÉS. Les Anciens regardaient plusieurs espèces de poissons comme des divinités et ils leur rendaient des honneurs.
L'anguille était chez les Égyptiens un poisson sacré, et les prêtres défendaient au peuple de s'en nourrir. Cette défense avait pour motif réel que la chair grasse et mucilagineuse de ce poisson , nourri du limon du Nil, occasionnait des maladies.
Le chrysophrys des Anciens, ou la dorade, était le poisson consacré à Vénus de Cythèiej le dauphin et le thon étaient des poissons sacrés, et la superstition en associait d'autres au partage de cet honneur : tels étaient la dorade, le pompile, l'anthias , le leuchos de Théocrite, etc. , soit qu'en différentes villes de la Grèce on leur rendît un c^Ite particulier, soit qu'ils fussent offerts de préférence à quelque divinité, comme le dauphin et le thon l'étaient à Apollon et à Neptune , et l'anguille du lac Copaïs au dieu Mars.
Le barbeau, que l'on regardait comme n'étant pas favoral)le à l'amour , était consacré à la chaste Diane j le bogue à Mercure marin, parce que, suivant les Grecs, ce poisson avait la faculté de produire des sons , et qu'il jouissait, en quelque sorte, de l'attribut de la parole j le cithare à Apollon , à cause des lignes qui traversent son corps et qui représentent les cordes d'un instrument de musique ; le latos , qui est la perche du Nil et l'un des plus grands et des meilleurs poissons de ce fleuve, était adoré par les Egyptiens. L'oxyrinque pointu , ainsi nommé à cause de la conformation de son museau , fut proclamé le fils du Nil, et adoré comme produit par Typhon, divinité malfaisante. La trigle-hiron-