‹ Traité général des eaux et forêts, chasses et pêchesChapitre 33 sur 344 · BIC · texte numérisé non relu

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tacé est commun dans les mers de l'Europe. V. Pagure.

BERTAVELLE. Nasse que les Génois font avec du jonc.

BERTAULE , BERTOULENS , BERTOU- LETTE ou BERTOULONNET. Ce sont les noms cju'on donne en Languedoc aux filets qu'ailleurs on nomme verveux. Les herloulettes de Cette sont de très-petits verveux. V. Verveux.

BERTONNEAU. C'est un des noms vulgaires du Turbot. V. ce mot.

BESOLE. Espèce de lavaret qui se prend dans le lac de Genève.

BETTE -MARINE. Les Provençaux nomment ainsi de petits bateaux qui leur servent pour plusieurs sortes de pêches.

BEUG. Petit filet dont se servent les Hollandais pour prendre des morues; ils le liaient à la rame, avec de petits bateaux.

BEZOGO. On ne sait point à quel genre se rapporte ce poisson, qui est cependant assez abondant, et dont les Bascjues font une pêche avantageuse. Le bézogo parvient souvent à plus d'un pied de longueur ^ il a les yeux grands, couverts d'une membrane clignotante ; la circonférence de l'iris argentée, et auprès de la prunelle un cercle rouge; la couleur changeante, ayant des reflets bleus et noirs, un mélange de gris cendré, de rouge et de blanc argentin ; le crâne formant une petite' émioence audessus des orbites ; la gueule petite ; les dents courtes, aiguës, disposées en plusieurs rangées sur l'une et l'autre mâchoire ; l'aileron du dos occupant les trois cinquièmes de la longueur totale du poisson, et composé de 25 rayons, dont 12 pointus; les nageoires branchiales ayant leur articulation près des opercules des ouïes, s'étendant au delà de la moitié de la longueur du corps , et formées de 17 rajons tous rameux ; les nageoires de dessous le ventre n'ayant chacune que 6 rayons, dont le premier est piquant. A l'aileron de derrière l'anus, il n'y a que les trois premiers rayons c|ui le soient; l'ailerou de la cjueue est fourchu, et tous les rayons qui le forment sont rameux. Il y a de chaque côté, au-dessus des nageoires branchiales, une tache noire qui a une forme à-peu-près ronde : ces nageoires, ainsi que l'aileron de la queue , sont rouges.

Ces poissons fournissent aux habitans de Biarritz une de leurs principales pêches ; leur saison est l'hiver : les circonstances les plus favorables sont lé froid et le vent du nord. On les prend à la ligne jusqu'à 6 lieues au large; en mars, ils s'écartent encore plus de la côte, et l'on cesse d'en faire la pêche. Ce poisson est estimé : les Français en transportent assez loin de la mer, où on le consomme frais. Les Espagnols en confisent pour les conserver plus longtemps : ils nomment cette préparation escabecher.

BICHE. V. Caranx glaucpie.

BICHETTE. Filet c|ui ne diffère du haveneau que parce que le filet, au lieu d'être monté sur deux perches droites , l'est sur deux perches courbes. Cet instrument, PI. 24, iV". VU ,Jig. 9 , est composé de deux bâtons, a a, courbés en arc : ils se croisent comme les perches de haveneaux , et sont arrêtés au point de jonction par un clou rivé; mais à cause

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de leur courbure, les bouts b b, qui terminent la biclielte, se rapprochent; et ceux a a, que les pêcheurs tiennent dans leurs mains, s'écartent. Il y a, comme aux haveneaux, une traverse au-dessous de e e et une corde b b , qui borde le bout du filet 5 on la charge d'un peu de plomb. Le fond du filet fait un sac proportionnellement plus profond que celui du haveneau.

Le bichette sert pour prendre au fond des pêcheries les petits poiiisons qui y restent , ainsi que dans les mares qui n'assèchent point au retour de la marée ; mais cet usage lui est commun avec plusieurs autres petits filets. V. les Réglemens, l'article Pèche maritime j § 3^ et le Recueil à la fin de ce Dictiomiaire.

BIECHARIE. Tramail dont on se sert sur la Dordogne pour prendre des saumons et des aloses : on le nomme aussi bicharrière.

J3IGEARRENS. Filet du genre des demi-folles, qui est en usage en Gascogne pour prendre des poissons plats. \'. Estoneyres.

BIEF ou BIEZ. C'est un canal qui renferme et conduit l'eau dans quelque élévation, pour la faire tomber sur la roue d'un moulin. Les arrière-biefs sont les biefs qui sont au delà en remontant. Le propriétaire d'un moulin est censé propriétaire du canal qui y conduit l'eau , quand ce canal est fait de main d'homme. V. le Code civil , art. 64^ , et le Répertoire de jurisprudence.

BILLOTTÉE. On dit vendre le poisson d'un étang à la billottée quand on le vend par lots ou en bloc ^ ce qui ne se fait que pour la blanchaille ou le petit poisson. V. Etang.

BIRE, ou BURE, ou BOUTEILLE. Sorte de nasse faite d'osier , que les pêcheurs mettent au bout de leurs dideaux ou diguiaux. Les verges doivent être éloignées les unes des autres de 12 lignes au moins. (Art. g du tit. XXXI de Vord. de 1669.)

Il est défendu aux pêcheurs de mettre des bires ou nasses d'osier à bout des dideaux pendant le temps du frai, à peine de 20 fr. d'amende et de confiscation du harnais pour la premièi'e fois, et d'être privés de la pêche pour la seconde. (^Art. 8 du tit. XXXI.) V. Dideau, Diguiaux , Guideau,

Un décret, du 21 janvier 1812 , défend aux pêcheurs de la Loire d'y placer des bires ou nasses, à partir de 40 brasses en amont des ponts de Nantes.

BISCAYENNE ou TOLLE. Petite chaloupe qui va presque toujours à la rame , et sert à entrer les bâtimens dans le port, ainsi qu'à plusieurs pêches. Les hiscayennes ou bisquines du Havre portent 25 à 26 pieds de quille, 4 k 5 pieds de bau; elles ont beaucoup de façon 5 on les démâte lorsqu'on va à la rame. la grande voile s'amarre à un des bancs ou taude.

BITORD. C'est une menue corde faite de deux fils commis ensemble. Le luzin est un fil retors sans être commis, au lieu que le bitord est commis; c'est en quoi consiste la différence de ces deux espèces de cordages. V. Hameçon.

BIVALVES. Coquilles qui ont deux battans ou valves, et s'ouvrent comme une boîte. V. Coquille et Conchyologie.

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BLANC, BLANCHE , BLANCHAILLE, BLAN- CHEMÉLIE, BLAQUET, BLANQUET, MÉ- NISE ou MENUISE. Tous ces mots désignent le menu poisson , le fretin , les petits poissons dont on ne peut que difficilement distinguer l'espèce. On s'en sert à faire des appâts pour prendre les poissons voraces; mais les ordonnances défendent de prendre la blanchaille, en déterminant la largeur des mailles des filets que l'on peut employer. V. Appât.

Mais il y a sur les côtes de Haute-Normantlie de petits poissons qu'on appelle expressément blaquets ou blanches, et on en distingue deux espèces; savoir, la franche-blanche et la bâtarde.

Le petit poisson que les Normands appellent franc- blaquet on franche-blanche , est du genre -des harengs. Il a sous le ventre des aspérités comme l'alose, la feinte, le hareng, etc.; sa tête ne diffère en rien de celle du hareng ; la mâchoire inférieure excède beaucoup la supérieure ; les ailerons et les nageoires sont en même nombre, et placés comme aux harengs; la queue est fourchue , mais les deux parties sont égales, au lieu qu'aux harengs la partie d'en bas excède un peu celle d'en haut. Ce poisson ressemble à la sardine en ce qu'il est, proportionnellement à sa grandeur, plus large que le hareng, ayant du bout du museau à la naissance de l'aileron de la queue quatre fois sa largeur.

Dans les mois de juin et de juillet, il est gros et de bon goût; c'est aussi alors qu'on en trouve dans les parcs en plus grande quantité : il est plein d'œufs et de laite en novembre et en décembre.

Quand la saison de la franche -blanquette se passe, il paraît une autre sorte de blanche , que les pêcheurs nomment cclan ou célan- gardon , qui ne diffère de la blanche , dont nous venons de parler, que parce que sa chair est beaucoup plus sèche. Les pêcheurs assurent que le franc -blaquet de Normandie est le même poisson que celui qu'on appelle œillet à Honfleur, etflion ou fisson en Picardie.

\-ie faux-blaquet est à-peu-près de la même longueur que le franc-blaquet; mais il est plus menu, puisque cinq fois sa largeur font sa longueur, prise depuis le bout du museau jusqu'à la naissance de l'aileron de la cjueue : ainsi ce petit poisson ressemble encore plus aux harengs que le franc-blaquet. La forme de sa tête est absolument la même; les bords de ses mâchoires sont bruns; la mâchoire inférieure excède plus encore la supérieure que celle du franc-blaquet.

Réglemens.

La pêche du poisson nommé blanche ou blaque étant destructive, puisqu'elle se fait sur les plus petits poissons, elle est défendue dans les parcs et ailleurs aux pêcheurs à la mer, par l'art. 28 de la déclaration du roi, du 23 avril 1726, et par les deux déclarations, des 2 septembre 1726 et 24 décembre de la même année. V. au Recueil k la fin de ce Dictionnaire.

BLANCHISSEURS , BLANCFHSSEUSES , BLANCHISSERIE, BLANCHERIE, ne peuvent s'établir indifféremment par-tout sur les rivières. ^ (Régi. ge'n. du Conseil, de \y?Hi..)

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