‹ Traité général des eaux et forêts, chasses et pêchesChapitre 67 sur 344 · ÉCR · texte numérisé non relu

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goût. On pèche ce poisson au fond des ports et dans les étangs qui communiquent à la mer,

ECHAFÀUD. C'est un établissement qu'on fait au bord de la mer pour décoller, trancher, élanguer et saler les morues. V. Monte.

ECHANLATTES. V. Chanlattes.

ECHARDE. V. Épinoche.

ECHAUDÉS (HARENGS). Ce sont ceux qui ont été poussés à un feu trop vif dans les roussables,

ÉCHIQUIER. V. Carreau.

ECHOUER. Se dit quand un vaisseau, manquant d'eau , porte sur le fond.

ECLAIRE. Ouverture pratiquée à la table à habiller la morue verte , pour faire tomber le poisson dans la cale du vaisseau.

ECUSSES. Ancien instrument de pêche prohibé par les ordonnances de iSaô, i388, i4o2 , i5j5 et i55o, citées dans Saint-Yon^ p. 224, et auxquelles se réière l'ordonnance de 1669, tit. XXXI, art. 10.

ECLUSE. Les pécheurs-parquiers nomment ainsi les parcs de pierre. Y. Parc.

ECOREUR. Homme chargé par l'équipage de tenir compte du poisson qu'il livre aux marchands.

ECREVISSE , astacus. Genre de crustacés de la division des pédiocles à longue queue. Ce genre, à raison de l'espèce fluviatile qui se trouve dans toute l'Europe et que l'on mange par - tout , est un des plus généralement connus et des plus étudiés parmi ceux des crustacés.

Description. — Les écrevisses ont le corcelet àpeu-près cylindrique, le devant de la tête prolongé en pointe aplatie et armée d'épines ; les yeux placés à côté de cette partie, et ayant la forme d'un demiglobe , porté sur une espèce de fourreau cylindrique attaché à un muscle fort et nerveux, et au moyen duquel ils sont mobiles , et peuvent rentrer et sortir à volonté d'une cavité où ils sont situés j les antennes placées entre les yeux; les antennes supérieures iort déliées à leur pointe, et ordinairement aussi longues que le corps , et entre ces antennes et un peu au-dessous de leur base se voient les petites antennes, que quelques auteurs ont mal-ù-propos appelées antennules : elles sont presque de même forme que les antennes, mais considérablement plus courtes.

Les instrumens du manger sont : une lèvre supérieure osseuse, petite, triangulaire 5 quatre paires d'antennules , accompagnées de mâchoires, et deux grosses dents osseuses, qui se meuvent latéralement, sans compter les bras, qui ont leur attache plus bas. Toutes ces différentes parties concourent à l'action du manger; mais il est difficile de déterminer à quoi , dans cette opération , est employée telle ou telle pièce. Il paraît cependant que les antennules servent à tàter les alimens , les bras à les porter à la bouche, et les mâchoires à les atténuer.

La queue de l'écrevisse fait la moitié de l'animal, elle est composée de six pièces ; les anneaux ont en dessous des parties remarquables attachées près de leur bord extérieur , et qu'on nomme filets : c'est à ces filets que l'écrevisse femelle attache ses œufs, et il est probable que ceux du mâle servent à quelque chose dans l'acte de la génération ; mais comme on n a pas encore bien observé l'accounlement des

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