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tie de ces eaux qu'eu février, où il en tombe ciuelquefois trop abondamment.
5". Les gelées continuant quelquefois bien avant on lévrier, la pêche est trop retardée pour le carême.
6^ En péchant en octobre, on a le temps de faire les réparations nécessaires à la levée, à la bonde, aux dechargeoirs et aux grilles, qui, au bout de 5 ans, se trouvent quelquefois en mauvais état.
De la poche des étangs. — Quand on veut pêcher un étang, on lève le pilon de la bonde pour laisser écouler l'eau peu à peu. 11 faut néanmoins l'ouvrir assez pour que l'eau baisse dans l'étang ; car, dans ceux où il se rend des sources considérables, on n'avancerait rien , si l'eau qu'on laisse couler par la bonde n'était pas en plus grande quantité que celle que les sources fournissent. Mais si l'on tirait l'eau trop vite, le poisson, n'ayant pas le temps de se débarrasser des herbes, resterait à sec et serait perdu. 11 arriverait encore que celui qui serait sous des îles flottantes y resterait pris comme sous une trappe 5 au lieu que laissant couler l'eau lentement, le poisson, qui sent que l'eau lui manque, cherche des endroits où elle est plus profonde; peu à peu il gagne le tossé du milieu et se rend dans la poêle qui est auprès de la bonde. C'est pourquoi l'eau est quelquefois six semaines ou deux mois à s'écouler. Enfin lorsqu'il n'y a plus d'eau que dans la poêle , il s'est rassemblé une quantité prodigieuse de poissons en cet endroit , où on les prend avec de petites seinettes ou des trubles. C'est alors qu'il faut garder l'étang jour et nuit; car un voleur aurait bientôt fait une pêche fort abondante avec un épervier.
Pendant que l'eau s'écoule , on forme des parcs de claies, ou avec des planches, à un endroit où il reste de l'eau c, P/. 21, N°. III, et le matin à la fraîcheur, quand on pêche la poêle, des hommes accoutumés à juger par habitude de l'espèce et de la grosseur des poissons les mettent promptement, chacun suivant leur espèce et leur grosseur, dans différens compartimens, les anguilles à part, îa menuise dans d'autres parcs; dans un autre, la blanchaille ; les brochets qui se vendent à la pièce dans un parc séparé , ceux qui se vendent comme carpes dans un autre. 11 en est de même des perches. Pour ce qui est des carpes, cjuand on a séparé les grosses, qui se vendent à la pièce , on distribue les autres suivant leur longueur ; celles de 12, celles de 11, celles de 10 et celles de 8 pouces sont séparées, et au moyen de ce triage, on est en état de les vendre au marchand , qui se charge du transport : ou bien, comme cela se pratique souvent, les conventions étant faites entre le propriétaire de l'étang et le marchand , celui-ci préside à la pêche de la poêle et fait sur-le-champ charger le poisson snr ses voitures , et l'enlève.
Quand on veut garder pendant quelque temps les poissons dans les réservoirs , il est essentiel de maintenir toujours un petit courant d'eau dans ces réservoirs, parce que la multitude des poissons les aurait bientôt viciés et qu'ils périraient tous. On connaît que l'eau commence à être viciée, c'est-àdire privée de l'air propre à la respiration , lorsque le poisson monte à sa surface et sort son museau do l'eau.
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Il y a des étangs vaseux où l'on ne peut pas former une bonne poêle : en ce cas, on ne pêche pas dans l'étang, mais on fait dans la fosse f, N°. II, à la décharge de l'étang, avec des planches , de la maçonnerie ou des gazons , ce qu'on nomme tombereau^ iV". IV. C'est une enceinte dans laquelle, ayant ôté la cage de la bonde et levé le pilon , on laisse passer le poisson avec l'eau ; et c'est dans cet cet endroit qu'on le pêche.
Vis-à-vis le trou de la bonde a , on fait un évasement b b , pour que la vitesse du courant s'amortisse et ne blesse pas le poisson. Quand tout l'espace c c est rempli d'eau , on baisse le pilon de la bonde, et on pêche dans le tombereau. Lorsqu'on a pris tout le poisson , on ouvre la vanne d pour laisser écouler l'eau du tombereau , et on met un panier de bonde derrière cette vanne pour arrêter le poisson qu'on n'aurait pas pris. Lorsque le tombereau est vide, on ferme la vanne d, et on ouvre la bonde a, pour la laisser se remplir de nouveau : ainsi on pêche l'étang par éclusées. Il est important que le fond du tombereau c c soit bien uni et ferme } quelquesuns le planchéient.
Un étang auquel on rend l'eau aussitôt qu'on a pris tout le poisson amené par le courant dans la poêle, en offre quelquefois dès le lendemain une grande quantité, parce que beaucoup de poissons, sur-tout de gros, s'enfoncent dans la vase et y restent jusqu'à ce qu'ils sentent le retour de l'eau. C'est cela qui fait que les étangs péchés tous les 3 ans offrent quelquefois des anguilles et des carpes d'une grosseur considérable.
Il y a des propriétaires qui , lors de la vente de leur poisson, mettent pour clause dans leur marché que l'on rejettera à l'eau un certain nombre de pièces , et cette méthode est digne d'approbation.
Il est des étangs qu'on ne peut mettre complètement à sec et qu'il faut par conséquent pêcher avec des filets. Ceux-là n'ont pas besoin d'être empoissonnés ; cependant il est d'usage de leur rendre tout l'alvin qu'on prend. Le grand inconvénient de ces étangs est qu'on ne connaît jamais la quantité de poisson qu'ils contiennent , et que le vendeur ou l'acheteur de la pêche peut être trompé.
Du marché pour la 'vente du poisson. — Ce que nous allons dire sur le marché, la vente et la prisée du poisson, varie suivant la position des étangs , et le plus ou moins de facilité qu'il y a à transporter le poisson. De plus , cette marchandise , comme toute autre, est sujette à augmenter ou à diminuer de prix suivant les circonstances : par exemple, le prix du poisson augmente à la suite des hivers très-rudes, et sur-tout des étés secs , le poisson ayant souffert dans quantité d'étangs ; il est bon d'être prévenu de ces circonstances.
La carpe se vend ordinairement à l'échantillon, avec 4 àu cent, c'est-à-dire à la mesure par pied et
{)0uce , qui se prend depuis le bas de l'œil jusqu'à 'ongle de la fourchette de la queue. Les marchands prétendent que ce doit être deux écailles au-dessus de cet angle; mais quelque chose que l'on fasse, le marchand parvient toujours à trouver son compte : car si on lui vend toutes lê"s carpes de lO pouces et au-dessus, 3oo francs le millier, ou 3o centimes la
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pièce, il rebutera toutes celles qui seront au-dessous de 1 1 pouces, et il demandera ce qu'il aura rebute pour un prix très-modique : voilà ce qu'on appelle le savoir-faire du marchand.
Il n'est guère possible de vendre en bloc tout le poisson d'un étangj car si le vendeur, sachant ce qu'il a mis dans son étang , connaît ce qu'il doit en tirer, l'acquéreur, de son côté, veut être certain s'il y trouvera son compte.
Le brochet se mesure comme la carpe et assez souvent se vend de même; mais on ne donne point les 4 au cent; ce qui ne regarde pas les gros brochets qu'on nomme carreaux, qui se vendent à la pièce. Et si ceux de 24 pouces et au-dessus se vendent , par supposition, 5 francs, ceux de 21 pouces et au -dessus jusqu'à 24» celui-ci non compris, se vendront 5 francs; ceux de i5 jusqu'à 18 exclusivement, 75 centimes à 1 franc, et celui de 12 pouces jusqu'à i5 exclusivement, 4° à 5o centimes. Tous les autres se vendent comme les carpes à 3o centimes la pièce et les 4 au cent, et les marchands font leur possible pour avoir comme carpes les brochets de 12 pouces.
Des accidens auxquels sont exposés les étangs empoissonnés. — Il peut survenir beaucoup d'accidens à un étang alviné, jusqu'à ce qu'il soit en pêche. Le plus fâcheux est s'il manquait d'eau pendant l'été. C'est la saison où les poissons profitent le plus; c'est aussi celle où ils ont plus besoin de nourriture. Ainsi, s'il était possible, il faudrait mettre beaucoup d'eau dans l'étang, pour qu'en étendant la nappe d'eau , ils eussent abondamment de quoi se nourrir. C'est là ce qui fait apercevoir le grand avantage des étangs qui peuvent tirer l'eau de quelques sources abondantes ou d'une rivière 9 dans des années très-sèches, on est quelquefois obligé de pêcher hors de saison un étang supérieur, pour fournir de l'eau à celui qui est plus bas. On a même vu acheter l'eau et le poisson d'un petit étang élevé, pour ne pas perdre le poisson d'un grand étang.
C'est pour prévenir ces inconvéniens qu'on doit, dans le mois de mars, curer les fossés qui conduisent l'eau à l'étang; réparer les déchargeoirs s'ils perdent l'eau , ainsi que la chaussée , et particulièrement la bonde , derrièi'e laquelle on fera un cul-de-lampe, si cela est nécessaire. Avec ces précautions, si la poêle est suffisamment profonde , on perdra peu de poisson.
Quand les étangs sont bien pleins, les gelées ne font pas périr le poisson. Il est de l'instinct du poisson , lorsqu'il sent l'eau froide, de se retirer dans les endroits où il y a le plus d'eau et de se bourber. Ainsi , quand il n'y aurait dans la poêle que 5 pieds d'eau , comme il est bien rare que dans les forts hivers la glace ait 2 pieds d'épaisseur, il resterait suffisamment d'eau sous la glace pour que le poisson y subsistât. Ceux qui mettent du poisson dans des fossés et des viviers doivent prêter attention à ceci , afin de donner assez de profondeur à leurs réservoirs pour ne point craindre les grands hivers.
Une circonstance bien fâcheuse et à laquelle il n'y a souvent point de remède, est quand une gelée très- forte prend subitement ; car alors les poissons qui n'ont pas gagné les endroits où l'eau est pro-
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fonde, sont surpris sous la glace et périssent infailliblement quand le froid continue. En ce cas, si l'on peut jouir de l'eau d'une rivière, il faut en verser beaucoup dans l'étang pour rompre la glace j mais il y a bien des circonstances où ce moyen, dont peu de propriétaires peuvent profiter, est insuffisant : par exemple, dans les faux dégels, si la glace est formée sur toute la superficie de l'étang, et qu'il survienne une pluie, celte eau s'amasse sur la glace. Dans ce cas, lorsque les poissons trouvent quelque ouverture au banc de glace, ils se pressent de sortir dexîessous pour s'égayer dans cette eau nouvelle ; et alors , si le froid reprend , le poisson se trouve enfermé dans la glace et meurt infailliblement. Le seul moyen de réparer cet inconvénient serait de tirer par les déchargeoirs, ou même par la bonde , l'eau qui couvre la glace. C'est à quoi sert admirablement une vanne, si l'on en a établi aux déchargeoirs. Comme elle tire l'eau de la superficie, elle produit un meilleur effet que la bonde , qui tire celle du fond. Heureusement les faux dégels ne sont pas ordinaires.
L'excès de la chaleur ainsi que celui du froid sont également pernicieux aux poissons 5 ils se plongent alors, se cachent dans les creux, et s'enfoncent dans la vase} ils y subsistent tant qu'ils y peuvent recevoir un air nouveau. Pendant les grandes gelées, ils reçoivent ce secours dans les rivières , par l'eau qui coule sous la glace j et dans les lacs, par celle qui les traverse , ou par les torrens qui y débouchent 5 mais comme ces avantages n'existent pas toujours dans les étangs, le poisson doit nécessairement y souffrir beaucoup ; il y périt souvent, sur- tout si l'étang n'a pas une grande profondeur; la glace se resserre pour lors , et l'air qui reste enfermé dans l'eau n'étant pas renouvelé , se trouve bientôt épuisé de ce qui pourrait se trouver de convenable aux poissons : la maladie et la destruction s'ensuivent.
Pour obvier à ces accidens, on pourrait introduire plusieurs courans d'air nouveau à divers endroits de l'étang , soit en établissant des tuyaux en fer, en bois, ou de toute autre matière, entourés d'une botte de paille , à la manière dont les Flamands conservent les pommes de terre dans des fosses, de façon qu'elle surmonte de quelque peu le tuyau audessus de la glace, pour empêcher que le froid excessif ne pénètre dedans ; il faut plonger pe»pendiculairement dans les trous qu'on aura eu soin de faire à la glace, ayant eu la précaution de lester le bout qui doit occuper le fond de l'eau. On peut encore se servir d'un moyen plus simple, c'est de casser la glace à plusieurs endroits, et le répéter jusqu'à ce que le temps soit adouci (1).
Il faut, dans les temps de la gelée, faire garder soigneusement les étangs jour et nuit; car les maraudeurs ne manquent pas d'aller la nuit faire des trous à la glace; ils y attirent avec de la lumière tout le poisson de l'étang , qu'ils prennent aisément avec une truble.
(i) Varennes de Fenille a public un excellent Mémoire sur les causes de la roortalité des poissons dans les etanj^s. Ce Mémoire se trouve à la suite de son Ouvrage sur le? forêts.
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Il se forme dans les étangs des touffes de joncs ou de roseaux, qu'on nomme des j'oncAères. Elles grossissent journellement et forment des iles, qui ont quelquefois assez de consistance pour qu'on puisse marcher dessus. Ce sont des retraites assurées pour les rats d'eau, qui détruisent les petits poissons , et pour les loutres, qui attaquent les plus gros et font une destruction énorme, sans parler des hérons, des canards, etc., qui profitent de ces retraites pour faire leur pêche. Le moyen de parer à cet inconvénient , qui est considérable , est de détruire avec un bateau et des crocs ces touffes d'herbes, avant qu'elles aient pris une certaine consistance ; mais comme elles ne manqueraient pas de reprendre racine, il faut les transporter hors de l'étang. Si on les avait laissées s'accumuler à un certain point, il serait impossible de les détruire tant que l'étang serait plein; mais lorsqu'il est vide, on fera bien de les enlever hors de l'étang , sans quoi ces iles ou miternes reparaîtraient bientôt plus grandes qu'auparavant.
On prétend qu'il faut, dans le mois de juin, ia.ucher les roseaux et les glais , qui, se multipliant énormément dans les étangs, font tort au poisson. Cela est praticable pour les viviers et autres petits réservoirs; mais à l'égard des grands étangs, on s'engagerait à faire une dépense considérable , dont on ne serait pas dédommagé ; il faut remettre à les détruire lorsque l'étang est à sec.
Observons aussi que si les grandes herbes ont les inconvéniens qu'on vient de rapporter, elles ont, d'un autre côté, l'Avantage de fournir, par leurs feuilles et par leurs graines, de la nourriture aux carpes et aux autres poissons qui mangent des végétaux, et médiatement, en nourrissant des milliers d'insectes qui servent de pâture à toutes les espèces de poissons. Elles ont de plus l'utilité de garantir le poisson des rayons d'un soleil trop ardent , de faciliter la sortie et d'assurer la conservation de son frai , et de s'opposer aux délits de j)êche. Ainsi, on peut dire que l'excès des herbes est seul nuisible.
Du dépérissement des étangs. — Quoique nous ayons dit que les grenouilles ne causaient aucun dommage aux étangs , l'exemple suivant prouverait le contraire.
ce Un économe de Koenisberg, voyant dépérir ses étangs, chercha à en connaître la cause; il crut l'avoir trouvée en apercevant qu'une armée de grenouilles les infestait; depuis long-temps il laissait vivre en paix ces animaux sans les soupçonner de malice; enfin, il observa cj^ue les grenouilles dévoraient le frai et attaquaient les poissons affaiblis par cette circonstance. Connaissant la cause du mal et désirant y remédier , il peupla ses étangs d'écrevisses; celles-ci mangèrent les grenouilles, et ses })oissons prospérèrent, ij
De l'à-sec des étangs. — Il arrive que quand on pêche tard, l'étang ne se remplissant pas, on est obligé de le laisser à sec. Il en est de même si l'on manque d'alvin , et encore quand il y a des réparations considérables à faire à la chaussée, à la poêle, à la bonde ou aux déchargeoirs. Dans tous ces cas, on est obligé de laisser l'étang à sec ; mais indépeiidamment de ces cas forcés , on fera bien de le tenir
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à sec pendant un , 2 ou 3 ans , tous les 9 à 12 ans, pour raffermir le fond , détruire les roseaux et les grands joncs. Lorsqu'on empoissonnera l'étang ainsi reposé, on prendra, à la première pêche, peu de blanchaille 5 mais la carpe y prospérera tellement, c[u'au bout de 2 ans elle sera aussi forte qu'elle l'aurait été à la troisième année. Outre ce dédommagement, on
on pourra y semer de menus grains , qui y réussiront au mieux ; car le séjour de l'eau aura rendu ces fonds très-fertiles. De plus, par les labours réitérés, on détruira les plantes ac[uatiques qui endommagent les étangs, et on formera un terrain neuf, où le poisson trouvera en abondance de quoi se nourrir.
Une dépense considérable, mais qui est quelquefois inévitable , est de curer les étangs qui se sont remplis. On en a vu où l'on était obligé d'enlever dans une grande partie près de 2 pieds de vase et de plantes pourries. V. A-sec.
Méthode qu'on suit en Allemagne , relativement à la conduite des étangs. — M. Bosc indique cette méthode dans le Nouveau Dictionnaire d'' Agriculture, en observant qu'elle est très - avantageuse , mais qu'elle ne peut être pratiquée par-tout, attendu qu'elle exige la possession de trois ou quatre étangs à la suite les uns des autres, ou au moins très-rapprochés. Voici cette méthode :
L'un des étangs, le plus petit, ne renferme que de grosses carpes, au nombre de 25 femelles et i5 mâles par arpent ou à-peu-pi'ès. Ces 25 femelles fourniront par an, à raison de 3oo,ooo chacune, terme moyen, 7,5oo,ooo petits, qui, réduits au sixième à ta fin de l'année par la mort naturelle et les accidens, font i,25o,ooo de ce qu'on appelle feuille- Chaque automne, en novettibi'è , on transporte la totalité de cette feuille dans le second étang. Si ce petit étang est supérieur, comme cela doit être autant que possible , cette feuille est entraînée par l'eau , et les pères et mères sont arrêtés par la grille. Elle ne demande par conséquent aucuns frais de transport. Dans le second étang, plus grand que le premier, il n'y a pas non plus de poissons vorares; les petites carpes y acquièrent donc de la force, sauf la destruction naturelle ou accidentelle , que l'on peut évaluer au plus à la moitié. Au bout de l'année, on pêche cet étang , dont les carpes auront 6 à 8 et même 10 pouces, selon la chaleur du climat et l'abondance de la nourriture; la plupart pèseront plus d'une demi-livre. On vend une partie de ces petites carpes, et on introduit le reste dans le troisième étang, dans le rapport de 5oo à 1000 par arpent. Dans ce troisième étang, on met, ou, mieux, on laisse des brochetons d'un ou 2 ans , qui sont peu dangereux pour les carpes, et cjui détruisent tous les petits poissons qui sont descendus des étangs supérieurs, les grenouilles, les crapauds, etc. , même le frai de ces carpes; car il paraît qu'il en est qui fraient à leur troisième année, leur laissant d'aulajit plus de moyen de subsistance. Dans cet étang, elles augmentent beaucoup plus en grosseur dans le cours d'une année, peut-être du double , qu'elles ne l'auraient fait dans le même espace de temps par la pra-
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tique ordinaire. On les vend donc plus cher. L'augmentation de dépense qu'entraîne cette méthode est presque nulle quand elle se répartit sur un aussi grand nombre d'individus.
Quand on veut avoir des carpes d'un plus fort échantillon , on met dans un quatrième étang celles qui sont tirées de ce dernier, à raison de moins de 5oo par arpent, et on y met également des brochets pour manger les produits de leur frai. Là, on laisse les carpes aussi long-temps qu'on le juge à propos, mais rarement plus de 3 ans, sur-tout si elles sont destinées à la vente; car, on le répète, une car]^)e qui a passé 6 ans, croit avec trop de lenteur pour que l'augmentation de son prix doive engager à la conserver plus long-temps. Le luxe seul des grandes villes peut, dans des cas extraordinaires, en dédommager le propriétaire. A cette époque, elle pèse 3 à 4 livres.
ce On conçoit bien, dit M. Bosc, que j'ai développé la série des opérations au rebours de la pratique, puisqu'il faut que le troisième étang soit vide pour recevoir les produits du second , et le second pour recevoir ceux du premier. » Outre l'augmentation de nourriture que cette méthode procure aux carpes 5 outre la connaissance presque exacte qu'elle donne de la quantité de pièces qui se trouvent dans le second et le troisième étang, ce qui assure une surveillance plus facile et une vente en gros plus avantageuse, elle fait encore gagner à la feuille 2 à 3 mois de plus la première année ; ce qui est extrêmement important, et ce, parce que les vieilles carpes jettent leur frai les premières, c'est-à-dire en février ou en mars , selon le climat et la chaleur du local ou de l'année.
Observations sur le frai. — C'est encore M. Bosc qui nous fournira ces observations, ce Le poisson, dit - il , ne s'accouple pas comme les cjuadrupèdes et les oiseaux. La femelle fait sortir les œufs de son ventre à l'époque fixée par la nature , et les dépose sur les plantes, les pierres, etc. , dans les endroits les moins profonds et les plus chauds des étangs et des rivières , et ce n'est que lorsqu'ils sont ainsi fixés, que le mâle va répandre sur eux sa laite, c'està-dire sa liqueur prolifique, ordinairement plusieurs heures après. Un mâle peut féconder les œufs de cinq à six femelles et peut-être plus ; mais comme le plus souvent le hasard les conduit, il faut qu'il y ait toujours un mâle pour deux ou trois femelles. C'est toujours au côté de l'étang exposé au midi et le plus éloigné des sources, que se trouve le frai, parce que c'est là que la chaleur est la plus forte. Les étangs ombragés, alimentés par des eaux froides, dont le fond est argileux, dont les bords sont à pic, c'est-à-dire offrent plus d'un demi-pied d'eau, sont très-peu favorables à la production et au développement du frai. Comme les grosses pierres sont très-utiles aux poissons pour comprimer leur ventre et favoriser la sortie des œufs et de la laite, les propriétaires doivent en mettre quelques-unes de distance en distance sur les bords méridionaux de l'extrémité de leurs étangs, et disposées de manière qu'elles ne soient couvertes , à l'époque du frai, que do 2 ou 3 pouces d'eau.
Le frai est une matière gélatineuse parsemée de
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points blancs ou bruns. Beaucoup de poissons vivent de ce tVai pendant le peu de jours qu'il subsiste. L'observation que le Frai est toujours sur les bords de l'étang doit engager à tenir l'eau constamment à la même hauteur, à empêcher les bestiaux d'en approcher pendant tout le temps qu'il a lieu , c'està-dire depuis janvier jusqu'en juin, plus ou moins tôt ou tard, selon le climat et l'année. C'est alors aussi qu'il faut faire la chasse la plus active à tous les quadrupèdes et oiseaux qui vivent de poissons, parce qu'ils en détruiraient plus alors en 8 jours que pendant le reste de l'année, le poisson étant souvent à moitié hors de l'eau et ne faisant aucune attention au danger pendant qu'il s'occupe de jeter son frai.
Troisième Section. — De la législation sur les
étangs .
Chailland , dans son Dictionnaire des Eaux et Forets, rapporte les dispositions des diverses Coutumes sur la propriété et la police des étangs , sur les droits attribués aux ci-devant seigneurs relativement aux étangs , sur leur empoissonnement et les réparations à y faire, sur l'écoulement de leurs eaux, sur les étangs en saisie, relief, rachat, retrait et douaire y relatifs , sur les étangs vendus et retirés , etc.
La plupart de ces dispositions ont été abrogées par la loi du 4 août 1789 , qui supprime les justices seigneuriales.
Suivant les Coutumes de Troyes, Chaumont, Nivernais , Beauce y Mézières , Anjou , la Marche , et d'après un arrêt du parlement de Grenoble ^ du 7 novembre i455, et un autre du parlement de Paris^ du 24 novembre 1460 , il était permis aux seigneurs féodaux et même dans quelques localités , à tout particulier de faire des étangs et d'en répandre les eaux sur les terres voisines, en dédommageant les propriétaires. Mais aujourd'hui il n'y a c|u'un motif de nécessité ou d'utilité publicpie légalement constatées qui puisse forcer un propriétaire à aliéner sa propriété malgré lui. ( Code civil, art. 545.)
Boutaric, dans son Traité des Droits seigneuriaux, p. 570, édition de 1781, observe que l'on doit, nonseulement , en construisant un étang , le faire de manière qu'il ne puisse nuire ni aux particuliers ni aux chemins , mais qu'il faut encore l'entretenir constamment en cet état- Dès qu'il manque quelque chose à la chaussée ou à la bonde , le propriétaire doit s'empresser de le réparer, sinon il répondra de tous les dommages que pourra occasionner la chute des eaux. Ce n'est pas ici le cas de la force majeure : le dégât ne provient que de la négligence du propriétaire de l'étang, et c'est sur lui qu'il doit retomber.
Parla même raison , le voisin qui s'apercevrait du mauvais état de l'étang pourrait sommer le propriétaire de le rétablir ; mais indépendamment de cette sommation, le voisin peut toujours poursuivre ses dommages -intérêts dès qu'il est à même de prouver que le dégât a été occasionné par le mauvais état de Pétang.
Il y a plus : la loi du ii septembre 1792 porte que , a lorsque des étangs , d'après les avis et procès-verbaux des gens de l'art, pourront occasionner,
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par la stagnation de leurs eaux, des maladies épidémiques ou desépizooties, ou que, par leur position , ils seront sujets à des inondations qui envahissent et ravagent les propriétés inférieures, les conseils généraux des départemens (aujourd'hui les préfets ) sont autorisés à en ordonner la destruction sur la demande des conseils des communes et d'après l'avis des administrations de district (aujourd'hui les sous-préfets ). ?>
La loi du 28 septembre 1791 7 tit. II, art. i5, et l'art. 457 du Code pénal ^Q 1810, rendent les propriétaires des moulins, usines et étangs, garans des dommages causés par la trop grande élévation des déversoirs de leurs étangs, et déterminent l'amende qui est encourue dans ce cas.
Lorsqu'il est question de rehausser la chaussée pour l'agrandir , Revel , sur les Statuts de Bresse , liv. III ^ section i^e. • Collet, sur les mêmes lois, et Boutaric , à l'endroit déjà cité , enseignent que le propriétaire ne le peut pas sans le consentement des voisins; et que même, lorsqu'on est obligé de le faire pour travailler aux réparations, il faut, aussitôt qu'elles sont achevées , rétablir la chaussée à son premier niveau. Il est donc de la prudence de celui qui forme un étang d'élever tout d'un coup sa chaussée à une hauteur qui puisse lui servir dans tous les cas et dans toutes les occasions.
Il arrive souvent, observe Boutaric, que des étangs sont si voisins les uns des autres, que l'eau de l'étang inférieur touche la chaussée de l'étang supérieur. Dans cette position , le propriétaire de l'étang inférieur est tenu de donner à l'autre la vidange eu temps convenable pour la pêche.
Quant à l'étang inférieur, dont les eaux touchent la chaussée de l'élang supérieur, Revel et Collet distinguent lequel des deux étangs a été établi le premier. Si c'est l'inférieur, disent-ils, le propriétaire de l'étang supérieur a eu tort de n'avoir pas pris de justes mesures, et d'avoir tenu sa chaussée si bas. Si, au contraire, l'étang supérieur est le plus ancien , en ce cas l'étang inférieur est tenu des dégradations que les eaux causent à l'étang supérieur: c'est la faute du propriétaire s'il a mal choisi son emplacement et s'il a construit son étang dans un lieu où il pourrait continuellement nuire à ses voisins.
Lorsqu'il n'est pas possible de constater lequel des deux étangs a été construit avant l'autre, il semble qu'on ne peut rien faire de mieux que de suivre la disposition de l'art. 176 de la Coutume d' Orléans.
Aux termes de cette loi , quand l'étang supérieur est tellement plein d'eau qu'il ne peut se vider par l'obstacle qu'y apportent les eaux de l'étang inférieur, le maître de celui-ci est tenu, sur la sommation qui lui en est faite, de lever sa bonde dans 3 jours, quand même il n'y serait pas assujetti, à titre de servitude , pourvu que ce soit dans la saison convenable pour la pêche.
Tous les auteurs s'accordent à étendre cette règle aux Coutumes muettes 5 cependant le Répertoire de Jurisprudence , au mot Etang , dont nous tirons ces observations, rapporte une espèce dans laquelle on s'en est écarté. Un jugement du 3i mars 1784, des
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eaux et forêts au Souverain , a confirmé une sentence de la maîtrise de Nevers, qui avait débouté le propriétaire d'un étang supérieur de la demande par lui faite pour forcer le maître de l'étang inférieur à lever la bonde de cet étang.
« Les juges, est-il dit dans le Répertoire de Jurisprudence, se sont sans doute déterminés par les opérations et les expériences faites par les experts. Ils ont vraisemblablement pensé , d'après ces expériences, que la difficulté de l'écoulement des eaux de l'étang supérieur provenait d'un vice de la construction j qu'il était trop creusé , ou que le croc de sa bonde n'avait pas une ouverture assez considérable: d'où résultait la difficulté de vider ses eaux 5 que, pour être dans le cas de l'application de la règle générale , et pouvoir exercer cette espèce de servitude sur l'étang inférieur , il fallait être véritablement dans l'impossibilité de pêcher, par la position même du local et par le refluement des eaux de l'inférieur vers le supérieur. »
Revel , à l'endroit déjà cité, observe que, ce si l'eau d'un étang regorge jusqu'à un cliemin, et qu'il en soit inondé, le propriétaire de cet étang peut être contraint d'y bâtir un pont pour la commodité du passage. "
Lorsqu'un étang est possédé par plusieui's, les réparations doivent être faites en commun , et si l'un des copropriétaires s'y refuse , il peut être forcé par les autres , parce qu'il n'est pas juste que sa négligence nuise à ceux-ci. C'est encore une observation de Revel.
L'art. 173 de la Coutume d'Orléans y c[ui forme à cet égard un droit commun, ne permet de pêcher un étang que par la bonde ; la raison en est que l'évacuation des eaux par un autre endroit causerait, sur les héritages voisins, les plus grands ravages.
L'art. 177 delà même Co//^«/ne prescrit encore une règle importante pour la pêche des étangs ; il porte que le propriétaire de l'étang supérieur ne peut pas le faire pêcher dans le temps que le propriétaire de l'étang inférieur met le sien en pêche.
La Coutume de Normandie porte que ce ceux qui ont nouveaux étangs ou écluses ne peuvent retenir les eaux des fleuves et rivières , qu'elles ne courent continuellement pour la commodité de ceux qui sont au-dessous, à peine de tous dépens, dommages et intérêts, jj ( V. à cet égard les mots Cours d'eau, dans le Dictionnaire des forêts. )
Le propriétaire d'un étang peut suivre son poisson, qui a remonté , par une crue ou un débordement d'eau , jusque dans la fosse ou auge de l'étang supérieur, et il peut faire vider cette fosse dans la huitaine, le propriétaire de l'étang supérieur étant présent ou dûment appelé. Mais ce droit de suite cesse à l'égard du poisson c|ui est remonté jusque dans l'élang supérieur.
Cette dernière disposition est consacrée par l'art. 564 du Code civil, portant que ce les pigeons, lapins, poissons qui passent dans un autre colombier, garenne ou étang, appartiennent au propriétaire de ces objets, pourvu qu'ils n'y aient point été attirés par fraude et artifice, jj
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Peines contre ceux qui pèchent dans les étangs
d'autrui.
L'art. 18 du tit. XXXI de l'ordonnance de 1669 fait défenses à toutes personnes d'aller sur les mares, étangs ou fossés lorsqu'ils sont glacés, de faire des trous dans la glace, et d'y porter des flambeaux , brandons ou autres feux, à peine d'êti'e punis comme voleurs.
Mais comme l'ordonnance ne parlait que d'un cas particulier, et ne disait point de quelles peines devaient être punis ceux qui péchaient dans les étangs, gords et fossés d'autrui , on avait recours aux anciennes ordonnances et Coutumes , dont voici les dispositions :
L'édit du mois de juillet 1607, art. 7, porte: Suivant l'édit de notre très-honoré seigneur et grandoncle le roi François, seront les larrons des garennes et étangs très-rigoureusement châtiés et punis des peines ordonnées contre les autres larrons. (Fontanon , tom. 2, p. 343.)
Suivant la Coutume d' Orléans, tit. VIII, art. 169 : ce Etangs, fosses et fossés cjui sont en front et lieu public , sont défendus à ceux qui n'y ont droit pour y pouvoir liquer, pêcher et prendre poisson par filets, nasses, troubleaux, étriquets et autres engins, quels qu'ils soient , à peine d'être punis comme de larcin. 33
Suivant les Coutumes de Menetou, chap. V, art. i3; Montargis,c\ia.^.6^ art. l^r.j Tremhlenj, chap. II , art. 8 , et La Ferté-Imhaut , chap. V, art. 8: ce Etangs sont défendus, et qui y pêche doit être puni comme voleur. 35
Suivant la Coutume de Nivernois , chap. XVI ^ art. 3 : ce Si aucun pêche en eaux et rivières banales , sans le congé du seigneur ou de son fermier, il y a amende arbitraire avec restitution des poissons pour chacune fois, et outre s'il est trouvé en présent méfait avec les filets et harnois , il y a confiscation des nacelles , filets et harnois , avec ladite amende ^ et s'il est trouvé outre la troisième fois, il doit être puni comme de furt 5 et s'il est trouvé péchant de nuit au feu et étangs et fossés en héritage d'autrui, défendus, et n'y a contravention au contraire, il doit être puni comme de furt ; et quant à ceux qui mettent chaux et autres appâts , ils doivent être punis selon droit, les ordonnances royaux , et ainsi qu'il appartient. 33
Suivant la Coutume delà Sale-sur-Isle , tit. I^""., art. 95 Vitry, tit. XI, art. 121; Troyes, tit. X, art. 179; Chaumont, tit. IX, art. 110; Anjou, tit. X, art. 192; Bordeaux , chap. XII, art. 12 ; Nivernois , chap. XVI , art. 3 : « Ceux qui pèchent de jour dans les étangs, viviers, etc., appartenant à des particuliers, doivent être condamnés en l'amende de 60 s. tournois, et à restitution du poisson pour la première fois , et puis corporellement pour la seconde. ■»
Suivant la Coutume du Maine, tit. XI , art. 209 : ce Si le sujet pêche les étangs ou défends, rivières ou ruisseaux défensables de son seigneur , il encourt l'amende de 60 s. mansois ; et s'il le fait de nuit, il doit être puni extraordinairement. 33
Suivant la même Coutume, tit. X, art. 162,
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part. IV , ce De poisson emblé en étang , le larron coutuniier de ce taire doit être puni corpoiellement.«
Suivant les Coutumes de Bretagne, tit. XVIII , art. 390, et Doudan, tit. XIV, art. i^j : « Nul ne peut pêcher es étangs et fossés où il n'a droit, sous peine de punition corporelle. 55
Suivant la Coutume d'Etampes , chap. XV, art. i83 : « Il est loisible à toutes personnes ayant étangs , viviers et fossés , prendre et faire prendre ceux qu'ils y trouvent pêcher et les mener en prison, pour par les juges être punis comme larrons. 35
L'article 388 du Code pénal Ae 1810 considère , ainsi que Pavaient iait les anciennes Coutumes, l'action de prendre du poisson dans un étang comme un vol et non comme un simple délit.
Il porte la peine de la réclusion contre ceux qui auraient volé des bois dans les ventes, des pierres dans les carrières , et du poisson dans les étangs, viviers ou réservoirs.
Ainsi, ce n'est point devant les tribunaux de police correctionnelle que doit être portée la plainte du propriétaire d'un étang où il aurait été enlevé frauduleusement du poisson 5 elle doit être remise au procureur du roi pour procéder à l'information et faire suivre l'affaire au criminel, c'est-à-dire devant la cour d'assises.
ÉTANGS APPARTENANT AU ROI. Autrefois la vente du poisson provenant des étangs appartenant au roi se faisait dans la même forme que les adjudications des bois, ainsi qu'il paraît par les anciennes ordonnances recueillies par Saint- Yon. Il fut dans la suite jugé plus à propos d'affermer la pêche de 3 ans en 3 ans. Enfin le roi prit le parti de les afféager tous, et les officiers des maîtrises furent déchargés de ce soin.
Aujourd'hui les étangs qui font partie de la liste civile sont administrés par l'intendant du domaine de Sa Majesté. Quant aux étangs qui se trouvent dans les forêts de l'état, leur mise en ferme appartient à l'Administration des forêts.