‹ Traité général des eaux et fort̂s, chasses et pêches, composé d'un recueil des reglemens forestiers, dʹun dictionnaire des eaux et forêts, d'un dictionnaire de chasses et d'un dictionnaire des pêches; avec un atlas pour chaque dictionnaire. [In four volumes] Quatriéme partie. Dictionnaire des pêches ... Avec un Atlas composé de 44 planchesChapitre 124 sur 292 · MAL · texte numérisé non relu

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Les unes sont carrées, les antres en losange. On appelle en Provence majours des mailles de filets de pêche qui ont à -peu-près 6 lignes en carré d'ouverture $ celles appelées grands majours en ont 7. Maille royale t c est, en quelques endroits, un filet qu'on peut regarder comme une cibaudière ou folle, à cause de la grandeur de ses mailles.

-«Les mailles en losange sont celles dont la pointe est en haut quand le 'filet est tendu. Les mailles carrées ne sont pas autant en usage que les mailles en losange. On connaît aussi , dans la composition des filets , des mailles doubles. Y. Filet.

La grandeur des mailles , pour les filets à pêcher dans les rivières, est déterminée par les ordonnances. V. au mot Pêche*

MAILLE. Nom que les Provençaux donnent aux pièces' de cordage qui , par leur réunion , forment un halin : de sorte que , suivant la différente longueur, on dit qu'il est composé de tant de mailles; ce qui est bien différent? des mailles d'un filet.

MAILLER. C'est fabriquer des filets.

M AILLE UR, synonyme de laceur. Ouvrier qui fait des Filets. V. ce mot.

MAITRE DE PALANGRE. V. Cordes,

MAITRES -PÉCHEURS. Bénomi nation employée dans l'ordonnance de 1669 pour désigner les pécheurs reçus aux sièges des maîtrises. Eux seuls avaient le droit de pêcher sur les fleuves et rivières navigables. Ils devaient avoir au moins Page de ao ans. Ils répondaient des délits qui pouvaient se commettre sur les fleuves et rivières navigables. Y. le lit. XXXI de l'Ordonnance de 1669 , et le mot Pêche.

MAITRESSE CORDE. V. Cordes.

MALADIES DES POISSONS. Nous en parlons à l'article Poisson. V. ce mot.

MAL ARM AT, trigla cataphracta. (Lin.) Poisson du genre péristédion, établi par Lacépède, aux dépens au genre trigle de Linnœus.

Description. — Lemalarmat (V. la. PL bffig* 4) a le corps octogone et entièrement cuirassé ,* et de la longueur d'environ 2 pieds ; la tête entourée en dessus d'une seule écaille armée d'aiguillons ; la mâchoire supérieure rugueuse r et terminée par une fourche composée ' de deux appendices osseuses , larges et plates (ce qui lui a fait donner le nom de fourche morine)\ la bouche grande et dépourvue de dents ; le menton muni de beaucoup de barbillons courts et de deux longs ramifiés $ lés opercules for-* mes d'une seule lame terminée en pointe $ le ventre large sur le devant et l'anus très-près de la tête $ le corps d'un rouge pâle, ainsi que les nageoires anales et dorsales 5 les autres nageoires grises.

Habitation. — Ce poisson est fort rare sur les côtes de l'Océan et dans la Manche \ mais il est abondant sur les côtes de Provence et d'Espagne.

Nourriture. — Il se nourrit de vers* et dé plantes marines.

Qualités. — Sa chair est dure et sèche ; cependant on la recherche , parce qu'avec un peu d'art on en fait de bons ragoûts après l'avoir écaillée dans l'eau bouillante, ou de fort bons rôtis, en la faisant cuire dans" son écaille même, qui est très-fine.

Pêche. •*- On le prend dans les - grands fonds ,

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